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Actualit�s : Easybourse : articles, interviews, études graphiques
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Obama annonce des réductions d'impôts |
Dans le cadre de son plan de relance économique, le prochain président des Etats-Unis, le démocrate Barack Obama, a annoncé ce jeudi une mesure de réduction d'impôts concernant 95% des ménages... |
Natixis aurait perdu jusqu'à 2 MdsE en 2008 |
La filiale des Banques Populaires et Caisses d'Epargne, Natixis, pourrait avoir enregistré des pertes de 1,5 à 2 milliards d'euros pour l'ensemble de l'année dernière, selon Les Echos. La... |
Lenovo : autour de 2 500 postes supprimés |
Le groupe chinois Lenovo, spécialiste de la fabrication d'ordinateurs, a fait savoir ce jeudi qu'il comptait réduire ses effectifs mondiaux de 11%, soit environ 2 500 postes supprimés pour faire face... |
Gadonneix : possible hausse des tarifs chez EDF |
Dans une interview accordée au Parisien/Aujourd'hui en France, le PDG d'EDF, Pierre Gadonneix, a indiqué que la possibilité d'une hausse des prix de l'électricité n'était pas à exclure dans... |
Chômage allemand : première hausse depuis 2006 |
Le nombre de demandeurs d'emplois en Allemagne a connu une hausse de 18 000 chômeurs au mois de décembre, soit la première hausse de puis le mois de février 2006. Les analystes s'attendaient à une... |
Sarkozy : bientôt de nouvelles aides aux banques |
Nicolas Sarkozy a fait savoir ce mercredi que l'Etat français allait mobiliser à nouveau des fonds pour aider les banques françaises. Lors de ses v?ux aux parlementaires, le président de la... |
Sodexo maintient ses objectifs pour 2008-2009 |
Le groupe de restauration collective Sodexo a publié ce mercredi ses résultats du premier trimestre de son exercice 2008-2009, enregistrant un chiffre d'affaires en hausse de 5,6%. Michel Landel,... |
Mark & Spencer : jusqu'à 1 230 postes supprimés |
Le groupe britannique Mark & Spencer a présenté ce mercredi un plan d'économies qui comprend la fermeture de 27 magasins et jusqu'à 1 230 suppressions de postes. La fermeture de ces 27 supérettes... |
Bank of America réduit sa part dans le chinois CCB |
Bank of America a diminué la participation qu'elle détient dans la banque chinoise China Construction Bank. La banque américaine a ramené sa part de 19,1% à 16,6% du capital de la banque chinoise et... |
Actualit�s : Les Echos - analyse de la séance boursière
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Analyse de la séance à 09h04 : Paris ouvre en hausse, Natixis chute - informations placements boursiers investissements. |
Après deux séances de baisse, Paris a ouvert en hausse dans le sillage de la bonne résistance des indices new yorkais. Le secteur automobile est bien orienté, Michelin gagnant 2,05% et Peugeot 1,45%. A l'inverse, Natixis recule de 4,42% à la suite d'informations évoquant une forte perte en 2008. A 9h03, le Cac 40 gagne 0,34% à 3.335,74 points. |
Actualit�s : MoneyWeek
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Les fonds responsables prolifèrent |
Alors que la crise bat son plein, les fonds d'investissement dits socialement responsables se multiplient. Le dernier indicateur Novethic en recensait 196 en juin 2008, contre seulement 175 en décembre 2007. Au total, les encours se sont un peu effrités : 19,5 Mds€, contre 20,3 Mds fin 2007. Mais, face à l'ampleur de la crise, une baisse de 4% n'est pas dramatique. Faut-il miser sur ces fonds ? Offrent-ils plus de garanties de transparence ?
Pour répondre, il faut d'abord se pencher sur la définition d'un fonds d'investissement socialement responsable. "Il n'existe pas de définition absolue, explique Anne-Catherine Husson-Traore, directrice générale de Novethic. La question est trop subjective."
Près de la moitié des fonds ISR ne s'interdisent aucun secteur d'investissement. Ils retiennent les entreprises les mieux notées sur les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance d'entreprise (ESG) par des agences spécialisées. En France, la plus connue est Vigeo.
Depuis 2001, un Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises, édité par l'Ademe, recense et présente les méthodes de chacune de ces agences de notation extrafinancière.
Les autres fonds ISR optent soit pour une approche thématique, sélectionnant des secteurs d'activité "pro-environnement", comme celui des énergies renouvelables, soit pour une approche d'exclusion. Les gestionnaires s'interdisent alors d'investir le moindre centime dans des valeurs de l'armement, du sexe ou encore du nucléaire ou des OGM. "Cette logique d'exclusion vient des Etats- Unis ou de fonds européens. Très peu de la part des Français, qui préfèrent la première approche, dite des 'meilleurs de la classe'", poursuit Anne-Catherine Husson-Traore.
La transparence, premier pas de l'éthique En résumé, à chaque fonds ISR sa vision de l'éthique. Et, au final, "certains fonds, qui n'ont pas d'étiquette ISR, n'en sont pas moins très responsables", avoue Roland Gérard, conseiller de gestion en patrimoine, qui vient de lancer une assurance vie n'investissant que dans des fonds ISR. "Pour sélectionner les fonds partenaires, je me suis d'abord fondé sur leur transparence. Exit les fonds qui utilisent les modèles mathématiques, les produits dérivés. Sinon c'est Casino Royale", explique-t-il.
Un point crucial selon Jacques Attali, président de PlaNet Finance, organisme qui vise à aider le développement de la microfinance : "Sans transparence, l'ISR reste pour beaucoup un alibi de communication."
L'investisseur particulier va donc devoir s'informer. Dans les banques, "les conseillers ne sont pas formés pour répondre. S'ils le sont, rares sont ceux qui vont prendre du temps pour expliquer de quoi il retourne à quelqu'un venu mettre 3 000 euros. Mais avec la crise, les choses vont peut-être changer", espère Anne-Catherine Husson-Traore.
Signe des temps, les assemblées générales deviennent de plus en plus musclées, les actionnaires individuels commencent à demander des comptes aux entreprises.
Reste la question des performances financières. Investir responsable est-il profitable ? "Sur le long terme, cela le devient. Nos objectifs sont de surperformer les référents de 2 à 3%. Chez nous, il s'agit du MSCI World", répond Raphaël Loth de chez Fortis.
Pragmatique, Anne-Catherine Husson- Traore déclare : "Il n'y a pas de signe de surperformance ou de sous-performance en investissant dans l'ISR. La surperformance vient des gestionnaires. Il y a tellement de fonds ISR qui ont des participations dans les entreprises du CAC 40 qu'il n'y a pas de raison qu'ils ne baissent pas, comme les autres, en pleine crise. " Mais pour elle, ce n'est pas un hasard si General Motors, Chrysler et Ford sont les premières du secteur automobile à s'effondrer : elles avaient les plus mauvaises notes sur les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance.
En conclusion, croiser les notations financières et les notations ESG avant d'investir dans un fonds peut être utile pour un placement à long terme.
Première parution le 11/12/2008 dans le numéro 12 de MoneyWeek |
Bretton Woods, le faux sommet miracle |
Le monde entier réclame un nouveau Bretton Woods, mais semble avoir oublié ce qui s'est réellement passé lors de ce sommet monétaire.
Pourquoi vouloir un nouveau Bretton Woods ? Médias et gouvernants ne cessent d'appeler à un nouveau Bretton Woods. Le récent G20, qui a réuni les vingt plus grandes économies mondiales, est devenu dans la presse canadienne "le petit frère" de Bretton Woods. Gordon Brown estimait même à la sortie du sommet qu'ils avaient tracé "la route d'un nouveau Bretton Woods".
Même Dimitri Medvedev a fait référence à ces accords, qui ont marqué l'économie mondiale d'après-guerre. Le monde entier semble se rappeler avec fierté de cette réunion que Keynes a pourtant décrite comme une "vaste bouffonnerie". Ce sommet est en effet loin d'avoir apporté des solutions miracle. En juillet 1944, après que les Alliés eurent débarqué en Normandie, les représentants des futurs vainqueurs se réunissent pour décider des règles du jeu de l'économie.
La crise de 1929 et ses conséquences, dont l'arrivée du nazisme, ont fait réfléchir les gouvernements. Il est alors impensable que se rejoue le même scénario, il faut donc encadrer le système financier. Aujourd'hui, les gouvernants qui souhaitent un nouveau Bretton Woods s'arrêtent au simple aspect "union sacrée" qu'il présente en apparence.
Que s'est-il décidé en 1944 ? Quarante-quatre pays étaient réunis dans cette bourgade proche de Washington pour fixer les règles du système monétaire. La crise de 1929 avait montré les limites de l'étalon-or. Pour faire face à la Grande Dépression, les différents gouvernements ont peu à peu suspendu la convertibilité en or de leur monnaie.
Les Etats ont alors entrepris une véritable course à la dévaluation. Celui dont la monnaie était la plus faible devenait le plus compétitif à l'exportation – ce qui rappelle certaines déclarations de dirigeants européens sur l'euro fort. Cette course déraisonnée n'a fait qu'amplifier l'ampleur de la crise.
Après la guerre, il fallait repartir sur des bases saines et ne plus se tirer dans les pattes. Lors du sommet, deux philosophies se sont affrontées : celle de Keynes, qui représentait le Royaume-Uni, prônait la création d'une monnaie internationale, le bancor, qui servirait dans les échanges internationaux, et celle des Etats-Unis, menée par Harry Dexter White, qui demandait que le dollar devienne la référence de base. La puissance des Etats-Unis à ce moment-là – ils détenaient alors 80% des réserves mondiales d'or – leur permit d'imposer leurs vues.
Comment ce système a-t-il explosé trente ans plus tard ? Dans ce nouveau modèle, qui a régi le système monétaire jusque dans les années 1970, seul le dollar est convertible en or. Le billet vert est considéré comme "as good as gold", aussi bon que de l'or. Toutes les autres devises étaient fixées par rapport à la monnaie américaine.
Ce taux de change pouvait être réévalué en cas d'événements particuliers. Cet avantage déterminant qu'ont obtenu les Etats-Unis leur a permis de faire tourner la planche à billets sans craindre la moindre baisse du pouvoir d'achat du dollar.
Les Américains se sont gavés de billets et ont créé de la richesse artificielle. Le manque de contrôle vis-à-vis de leur politique monétaire a naturellement mené à la destruction du dispositif. La coupe a fini par déborder. Les pays européens ont menacé de réclamer la conversion de leurs réserves de change en dollars en or américain. Le 15 août 1971, le président Richard Nixon suspend la convertibilité du billet vert. Le système de Bretton Woods se fissure et, deux ans plus tard, les taux de change flottants sont mis en place. L'étalon-or est définitivement abandonné.
Un nouveau Bretton Woods est-il souhaitable ? La situation actuelle est grave et la crise a montré les dysfonctionnements du système financier. Le recours à la baisse des taux directeurs, à la suite du krach des valeurs Internet, a facilité la création d'une bulle du crédit hypothécaire.
La meilleure solution serait certainement de laisser ce levier tranquille, mais il n'y a pas besoin de fixer les règles du système monétaire, contrairement à ce qui se passait en 1944. Un sommet pour réguler les marchés financiers n'a rien à voir avec l'esprit de Bretton Woods. De plus, la faible durée de vie de ces accords, environ trente ans, prouve que le système était loin d'être parfait et qu'il n'y a pas vraiment de raisons d'éprouver de la nostalgie. Cela prouve simplement que les dirigeants peuvent se mettre d'accord et prendre de véritables décisions.
Sur cet aspect, la réunion du G20 n'est pas à la hauteur de son (piètre) prédécesseur. |
Savoir reconnaître les actions décotées |
C'est l'idée fixe du moment sur les marchés : "Trouver les valeurs sous-évaluées". La débâcle boursière a fait fuir les investisseurs. Toutes les valeurs en ont été, plus ou moins, victimes et tous les titres des membres du CAC 40 sont à la baisse depuis le 1er janvier.
Mais toutes ne méritent pas un tel traitement. Certes, nous entrons en récession et l'activité des entreprises va naturellement en pâtir, mais la plupart des entreprises réalisent encore des bénéfices, parfois même plus que l'an passé.
Il y a donc de bonnes affaires à saisir. Certains titres sont laminés alors même que leur bilan est sain, d'autres ont tellement perdu qu'ils ne valent quasiment plus rien. Plus que jamais, il est donc primordial de savoir si telle ou telle action a été trop lourdement sanctionnée. C'est la devise de tout bon "contrarien" : acheter quand tout le monde vend.
Pour dénicher ce genre d'occasions, les analystes ont recours à des petits calculs qui peuvent vous être utiles ; ils appellent cela la valorisation.
Que vaut vraiment un titre ? Pour calculer la valorisation d'une entreprise, il faut d'abord juger de sa capitalisation, c'est-à-dire de la valeur boursière de l'entreprise, en multipliant le nombre d'actions en circulation par son cours actuel ; cela représente l'effort financier qu'il faudrait entreprendre pour racheter (en théorie) tous les titres. Il suffit ensuite de comparer le résultat à la valeur réelle de l'entreprise. Mais c'est à ce moment-là que les choses se compliquent car il est difficile de définir ce que vaut une entreprise.
Traditionnellement, on se fie aux bénéfices dégagés. Le PER (Price Earning Ratio) est alors l'indicateur de référence. Il définit le nombre d'années de bénéfices représentés par la capitalisation. En clair, lorsque la valeur d'un PER est de 15, cela signifie que la capitalisation vaut 15 fois la valeur des bénéfices.
Traditionnellement, c'est en comparant le PER d'un titre avec ceux des autres entreprises du secteur que l'on sait si la société en question est sous-valorisée ou non. Plus le PER est faible, moins la valorisation est élevée, donc moins le titre est cher.
L'étude de ce PER ne peut cependant pas suffire à définir une bonne occasion. Le PER le plus bas représentera souvent la moins bonne entreprise du secteur, celle dont les perspectives de bénéfices sont les plus faibles. La plus mauvaise société sera bien souvent la moins chère ; pour autant, cela ne promet pas de folles envolées, bien au contraire. Le cours d'un titre prend forcément en compte le futur, le PER lui ne permet pas d'anticiper, il se contente d'étudier la situation actuelle. Pour les entreprises en pleine croissance, celles qui débutent, le PER est souvent très élevé, mais les perspectives de croissance des bénéfices sont énormes et le PER n'en tient pas compte.
En général, pour juger du niveau du PER, il est nécessaire de le comparer avec son historique. En pleine terra incognita, comme c'est le cas en ce moment, il devient particulièrement compliqué d'établir des comparaisons avec les périodes précédentes d'un titre. Le PER n'est pas d'un grand secours lorsque les références habituelles n'ont plus cours.
Méfiez-vous de la valorisation par l'actif net Pour y remédier, beaucoup d'analystes ressortent un indicateur oublié pour juger de la cherté d'un titre : la valorisation par l'actif net. Derrière ce concept abstrait se cache une idée simple : celle de comparer le prix d'achat de toutes les actions et celui de vente à la casse. Les actifs sont tous les biens que possède la société. La valorisation par l'actif net compare donc la capitalisation aux biens de l'entreprise et à sa trésorerie, dettes incluses.
Si la capitalisation est inférieure aux actifs, cela signifie que les biens de l'entreprise valent plus cher que la société dans son ensemble. Suivant cette logique, qui paraît relever du simple bon sens, cette entreprise est alors largement sous-évaluée, puisque sa vente au détail rapporterait plus que ne coûterait l'achat de tous les titres.
L'inconvénient de ce calcul, c'est qu'il intègre assez mal le ralentissement de l'économie. Certains analystes vont, par exemple, estimer que General Motors, l'un des fleurons américains de l'automobile, est sous-évalué depuis la dégringolade du titre, jugeant que l'appareil de production vaut plus cher que le groupe lui-même. C'est oublier que plus personne ne veut acheter la chaîne de production du géant américain. La mode des énormes 4x4 gros consommateurs de pétrole est passée et les outils de GM, même s'ils sont en parfait état, sont totalement obsolètes face à la réalité du marché.
Cela n'est qu'un exemple du danger de se fier à la valeur de l'actif net. Cette théorie de la "valeur à la casse" oublie que l'activité continue et donc que l'entreprise, si elle est en difficulté, va continuer à faire des déficits et à taper dans sa trésorerie. Elle devra compenser en vendant une part de ses actifs. Il n'y a donc pas forcément d'anomalie à ce qu'une entreprise capitalise moins que ce qu'elle possède en réalité, même si cela peut paraître étrange au premier abord.
Première parution le 04/12/2008 dans le numéro 11 de MoneyWeek |
Vous croyez en l'innovation, choisissez un FCPI |
Les fonds communs de placement en innovation ont été créés en 1997 pour soutenir les PME innovantes.
Selon les fonds, le niveau de souscription est compris entre 500 et 1 000 euros au minimum. La collecte des investissements auprès des particuliers est réalisée tout au long d'une année civile, la prise de participation des FCPI dans les capitaux des entreprises se fera au cours des deux années suivantes.
Vous ne savez pas concrètement dans quelles entreprises vous investissez, au mieux aurez-vous des orientations sectorielles, mais pas toujours.
La loi oblige les FCPI à investir :
- 60% de leur collecte dans le capital d'entreprises européennes de moins de 2 000 salariés, soumises à l'impôt sur les sociétés, détenues majoritairement par une personne physique qui a obtenu la reconnaissance du caractère innovant de ses produits ou qui a des dépenses de recherche et développement élevées ;
- 6% de la collecte doit se diriger dans des entreprises dont le capital est inférieur à 2 millions d'euros ;
- pour le reste, les gérants peuvent investir librement en actions, en obligations… avec un maximum de 20% d'investissement dans des petites entreprises européennes cotées innovantes.
Avantage fiscal : vous pouvez déduire 25% de votre investissement, dans la limite de 3 000 euros pour une personne seule, au titre de vos revenus imposables. Pas de taxation sur les plus-values si vous gardez vos parts pendant au moins cinq ans.
Les FCPI ISF Depuis la loi TEPA, si vous êtes redevable de l'impôt solidarité fortune, vous pouvez déduire en plus 50% des montants investis dans les PME innovantes (selon le FCPI retenu, cela ira de 60 à 100% de votre mise). Mais sachez que les FCPI ISF sont censés être plus risqués, puisque 40% des fonds collectés doivent être investis dans des entreprises âgées de moins de cinq ans.
Chiffres : En 2007, 779 millions d'euros ont été investis dans une vingtaine de FCPI classiques et 167 millions d'euros ont été collectés au titre des FCPI-ISF. Au total, entre 1997 et 2006, 193 FCPI ont été créés, qui ont levé 3,5 Mds€ sur la période et accompagné 700 entreprises, selon l'AFIC.
Pour plus d'informations avant de choisir votre FCPI, renseignez-vous auprès de l'Afic, association française des investisseurs en capital www.afic.asso.fr |
J'aimerais savoir ce que veut dire commodities mais j'ai honte de poser la question... |
Sous le nom de commodities, on retrouve aussi bien des matières premières agricoles, des métaux que du pétrole. Autant de produits qui ont une vie sur les marchés financiers.
Leur prix est fixé par la loi de l'offre et de la demande.
Ces produits s'échangent via des contrats futures, à terme. Ainsi, l'investisseur achète aujourd'hui, à un prix donné, quelque chose qui sera livré plus tard. Il se protège ainsi des fluctuations des cours dues à de mauvaises nouvelles sur la production, par exemple.
Le CBOT, le marché de Chicago, est la référence en la matière. Il s'occupait à son origine, en 1848, uniquement des produits agricoles. Désormais, on y échange de l'or, de l'énergie, des bons du Trésor américain… Avec le temps, le CBOT s'est ouvert à d'autres contrats à terme, comme les devises et les indices d'actions. |
Fonds d'investissements féminins : dans la crise, les femmes déçoivent |
Les femmes et la finance, ça ne fait pas forcément deux. Les femmes ont gagné leurs galons dans la vie des entreprises. Elles sont de plus en plus présentes dans les directions, dans les conseils d'administration. Un bon point pour les sociétés : des études de grands noms comme Merrill Lynch ou McKinsey montrent que la mixité du management est un facteur de performance économique.
C'est à partir de cette conviction forte que travaillent les gérants du fonds Valeurs Féminines de Conseil Plus Gestion. "Ce fonds investit dans une tendance caractérisée par l'augmentation de l'influence féminine dans toutes les sphères économiques", explique Caroline Grinda, qui forme un binôme de gestion avec un homme, Jean-Louis Hostache, fondateur de Conseil Plus Gestion et à l'origine de Valeurs Féminines. "Les études montrent qu'il existe une corrélation positive entre la présence de femmes au sein des instances de direction et conseils d'administration et la performance des entreprises. Les stéréotypes n'ont pas leur place chez nous. Chaque personne a bien sûr ses caractéristiques propres. Nous avons la conviction que la diversité est source de création de valeur. Une des formes de diversité est la mixité."
Dans le fonds Valeurs Féminines, on trouvera donc des sociétés dont la présence féminine est jugée "significative" dans le top management. Pas de chiffres précis sur ladite proportion. Les gérants se réservent le filtre qualitatif et financier pour sélectionner les valeurs de leur portefeuille. Toutefois, 20% de femmes dans un conseil d'administration, c'est déjà un très beau score. Dans Valeurs Féminines, on peut donc retrouver Essilor, Publicis, Pernod Ricard ou encore Areva et son emblématique présidente, Anne Lauvergeon. Au final, les sociétés choisies sur le critère du management féminin représentent près de 70% du fonds.
Le solde provient d'un autre critère d'investissement : les secteurs dont l'acte d'achat est à forte connotation féminine. Place au luxe avec LVMH, aux cosmétiques avec Oriflame, aux loisirs avec Pierre et Vacances… On frôle la caricature dont se défendent les gestionnaires. Pourtant, les études brandies en référence valident ces stéréotypes : ce sont les femmes qui tiennent les cordons de la bourse dans les foyers. À terme, Valeurs Féminines se veut tout de même plus orienté sur la valorisation du management féminin que sur le shopping.
Le fonds a été créé il y a trois ans exactement. Depuis, la part de son portefeuille investi dans des valeurs à forte présence féminine dans les directions s'est considérablement renforcée. Preuve aussi, note Caroline Grinda, que les mentalités évoluent, avec ou sans mise en place de quotas par les autorités, et que les femmes sont de plus en plus nombreuses à briser le fameux "plafond de verre". Aujourd'hui, le fonds peut piocher dans un échantillon de plus de cent cinquante valeurs.
Néanmoins, Valeurs Féminines n'a pas mieux résisté que les autres à la crise. Au 30 septembre dernier, le fonds perdait, depuis le début de l'année, autant que son indice de référence, qui n'est pas forcément une référence d'ailleurs puisque le DJ Eurostoxx 50 n'a pas de biais féminin. Depuis sa création en octobre 2005, Valeurs Féminines abandonne 12,7% contre 9,3% pour l'indice. Toutefois, pas de quoi mettre à mal les convictions de ses gérants, pour qui l'horizon d'investissement est le long terme. "Il faudra passer par une prise de conscience des dirigeants de sociétés que la femme est créatrice de richesses pour les entreprises", explique Caroline Grinda.
Première parution : 30/10/2008 |
Les turbos adaptés aux marchés en berne |
Un turbo : mais qu'est-ce que c'est que ça ? Ce mot, pour M. Michu, rappelle naturellement les voitures, et une motorisation sportive. C'est le nom qui a été choisi pour désigner, dans cet obscur et vaste monde de la finance, un des produits dérivés les plus réactifs et spéculatifs, avec son cousin sans doute un peu plus connu, le warrant. Non, M. Michu, il n'y a pas de lézard dans l'histoire, nous parlons bien de produits boursiers.
La mécanique du turbo Le turbo est un produit dérivé d'une valeur mobilière qui peut être de plusieurs natures : une action, un indice, une matière première, une devise... Il va donc évoluer selon deux critères : ses caractéristiques propres et le changement du sous-jacent auquel il est adossé.
La différence majeure avec le warrant est que le turbo n'est pas soumis à la dimension "temps" ni à la "volatilité". Ce qui permet une gestion beaucoup moins aléatoire et plus sûre.
La caractéristique principale et essentielle d'un turbo est sa barrière désactivante (strike ou encore knock-out). Il s'agit d'un niveau donné qui, s'il est touché un seul instant, provoque la mort du turbo, et la perte totale de sa valeur. C'est ce point précis qui effraie les investisseurs à l'égard d'un tel produit. Et c'est également ce point qui le rend extrêmement intéressant pour un analyste technique, comme vous le verrez un peu plus loin.
Cette barrière désactivante crée automatiquement un effet de levier, qui permettra d'augmenter les gains (voire les pertes si vous êtes dans le mauvais sens) de façon exponentielle ; plus le sous-jacent sera proche de sa barrière, plus le turbo sera réactif, et bénéficiera de son effet de levier de façon optimale.
Le prix d'un turbo se calcule en fonction du sous-jacent auquel il se rattache. Nous n'entrerons pas dans les détails, qui seraient ici trop fastidieux, mais il s'agit d'un calcul qui prend en considération le prix du sous-jacent par rapport à la distance avec le niveau de la barrière du turbo.
L'analyse technique, l'outil du turbo L'analyse technique, comme vous le savez, est une discipline qui étudie les cours d'après leurs graphiques, avec de nombreuses règles, théories, indicateurs et statistiques. De cette étude, découlent divers niveaux de cours importants et, notamment, des seuils horizontaux, très importants pour déterminer des points de retournements, de support, ou de résistance. Or, certains de ces niveaux sont d'autant plus forts qu'ils correspondent à une conjonction de divers points théoriques.
Quel est le risque véritable premier d'un turbo ? Eh bien, vous l'aurez compris, qu'il finisse par mourir, désactivé. Ce qui se traduit par le fait que le sous-jacent atteigne le niveau de ladite barrière. Et il faut donc tout faire pour éviter ce type de configuration.
L'analyse technique permet de déterminer un niveau de stop. Ce niveau est un niveau clé qui invaliderait le scénario que l'on espère sur le cours du sous-jacent. Or, avec un produit comme le turbo, il suffit d'en sélectionner un dont la barrière est : – sur un turbo call : au-dessous du niveau de stop théorique ; – sur un turbo put : au-dessus du niveau de stop théorique.
Avec une discipline de gestion pareille, il est presque impossible de se faire "désactiver". Et c'est en cela aussi que le turbo présente un potentiel de risque/rendement bien plus avantageux, selon moi, que son grand frère, le warrant (toujours pas de lézard, M. Michu : soyez sans crainte).
Depuis plus d'un an maintenant, la tendance est devenue baissière. Et, depuis quelques mois, les marchés sont dans une déroute totalement erratique, sans logique réelle, sans sens des proportions non plus, et avec une volatilité défiant l'entendement. Aussi, l'amplitude des mouvements, sans véritable précédent, permet de jouer de très bons coups sur des produits réactifs, comme le turbo. |
Bon génie et mauvaise idée : l'Europe n'a pas besoin de fonds souverain |
Nous sommes dans une situation vraiment extrême, qui a une probabilité inférieure à 2,5% de survenir.
L'Université de Yale a étudié l'indice américain Standard & Poors depuis 1825. 183 ans de performance, c'est ce qu'on appelle du long terme. Sur cette durée, 129 années ont été positives et seulement 54 négatives. En somme, vous avez 70% de chance de ne pas perdre d'argent placé sur le S&P500 sur une année. Reste les 30% de probabilité résiduelle.
2008 est une année record dans l'exécrable : le S&P 500 accuse une perte de -41,28%. Seule année "équivalente" : 1931.
Pour ceux qui ont l'optimisme chevillé au corps, cinq années affichaient des rendements de 50 à 60% : 1862, 1879, 1885, 1933, 1954. 55 ans après, il vous est permis d'espérer une année 2009 extraordinairement faste, mais nous n'y croyons pas vraiment.
Le génie de Gauss La "loi normale de distribution" s'applique à la Bourse. Cette loi statistique, établie par Gauss, permet de "prédire" une caractéristique appartenant à une population. C'est ce qu'on appelle une densité de probabilité. Dans notre cas, la population est constituée par les années boursières du S&P 500, la caractéristique étant la performance de cet indice. La caractéristique moyenne du S&P 500, et donc la plus probable, est une performance de l'ordre de 10%. Il existe une probabilité inférieure à 2,5% d'avoir une performance aussi misérable que celle que nous avons en 2008.
Oui, nous vivons une époque extraordinaire, improbable...
L'Europe n'a pas besoin de fonds souverain Je saute du coq à l'âne. La sagesse de l'Inde est réputée. Mon oeil a donc été accroché par un article de Kavaljit Singh (voxEU.org) qui critiquait l'idée de Nicolas Sarkozy concernant "notre" fonds souverain. L'article est intitulé "L'Europe n'a pas besoin de fonds souverain".
"Avec environ 3 000 milliards de dollars, les fonds étrangers souverains sont de larges réservoirs d'actifs possédés et gérés directement ou indirectement par des gouvernements", rappelle Kavaljit Singh.
Pauvre petit Sarkofonds Mmmmmm, oui, 3 000 milliards de dollars. A comparer aux 20 milliards d'euros du Sarkofonds.
"Ils peuvent être financés par des réserves monétaires, des exportation de matières premières, des privatisations et des excédents fiscaux. Les fonds souverains manipulent les devises étrangères indépendamment des réserves monétaires officielles. D'une façon générale, les fonds souverains sont créés pour diversifier et améliorer le rendement des réserves monétaires étrangères ou du produit de la vente des matières premières ; en outre ils protègent l'économie domestique des fluctuations des prix des matières premières", poursuit Kavaljit Singh.
Aïe : la description du Sarkofonds ne colle pas du tout avec celle de Kavaljit Singh. Où sont nos exportations de matières premières, nos excédents commerciaux et fiscaux ? Et surtout, la mission du Sarkofonds est très différente de la mission d'un fonds souverain. Il s'agit en fait d'un fonds de renflouage protectionniste et non pas d'un fonds de valorisation d'un trésor national déjà acquis.
Kavaljit Singh déclare que l'Europe n'a pas besoin de fonds souverain car "créer un fonds souverain afin de protéger des entreprises nationales n'est rien qu'un mouvement politique anti- commercial".
Mauvaise idée Kavaljit Singh est modéré, mais c'est un sage. Je me demande si le Sarkofonds est une bonne idée. Le protectionnisme avec peu de moyens est toujours un échec. Souvenons-nous : au bon vieux temps du protectionnisme communiste, d'un côté d'une frontière VEB Sachsenring Automobilwerke Zwickau produisait des Trabant, de l'autre, Mercedes construisait des... Mercedes.
Et en Allemagne, la blague de l'époque c'était : "pourquoi faut-il toujours prendre l'option dégivrage vitre arrière de la Trabant ? Pour ne pas se geler les mains en la poussant". Si la Trabant avait affronté la concurrence, elle aurait au moins pu rivaliser avec la Fiat 500.
A la longue, le protectionnisme n'a jamais payé. |
J'aimerais savoir ce que veut dire Fair Value mais j'ai honte de poser la question... |
La Fair Value est un concept qui signifie "juste valeur" et décrit par la SEC, l'autorité des marchés américains.
Elle définit le prix d'un actif lorsque les conditions d'achat sont parfaites, c'est-à-dire si les deux parties prenantes de la transaction sont parfaitement informées sur le marché et l'entreprise.
Elle s'appuie notamment sur la valeur des actifs immobiliers pour définir un prix conforme à l'état réel de l'entreprise.
Ce concept de juste valeur est très critiqué. Selon certains, il amplifie la crise actuelle en pénalisant les entreprises qui sont endettées pour l'avenir et dont le bilan immobilier est pénalisé.
Pour d'autres, ce système permet de limiter les bulles spéculatives et de ramener l'investisseur à la réalité de l'entreprise. Ainsi en se référant à la fair value, les incohérences du marché semblent plus évidentes. Voilà peut-être pourquoi le concept est tant décrié. |
J'aimerais savoir ce que veut dire obligation convertible mais j'ai honte de poser la question... |
Une entreprise peut émettre des obligations dites "convertibles" : leur propriétaire peut les échanger, pendant une période donnée et selon des conditions préétablies, contre des actions de cette même entreprise.
Pour l'entreprise, ce type d'émission constitue une alternative au financement par actions et au recours à l'endettement.
Pour le porteur, les obligations présentent davantage de sécurité que les actions : leurs cours est plus stable, elles produisent un coupon fixe pendant leur durée de vie et, surtout, leur conversion n'est pas obligatoire. Si, à ce moment, le cours de l'action est plus bas que le niveau de souscription de l'obligation, la convertir ne vaut pas nécessairement le coup et vice-versa.
Enfin, les obligations d'entreprise étant plus risquées que celles d'état, les premières rémunèreront mieux que les dernières en général, d'au moins 1 %. |
J'aimerais savoir ce que veut dire Gearing mais j'ai honte de poser la question... |
Faire de la dette, c'est utile pour financer son activité à condition de ne pas traîner un boulet trop handicapant.
Les financiers utilisent le gearing pour évaluer le niveau d'endettement d'une société. Ils calculent le ratio entre les dettes financières à moyen et long terme et les capitaux propres.
Au-delà de 1, c'est mauvais signe : la situation financière de l'entreprise étudiée est déséquilibrée, la dette risque d'être difficile à supporter.
En dessous de 1, l'entreprise a encore une marge de manoeuvre.
Comme tout ratio, le gearing ne se suffit pas à lui-même pour expliquer l'état financier d'une société. Il faut étudier son évolution au fil des ans et même lors d'un même exercice.
Si une entreprise vient de contracter une dette pour réaliser, par exemple, une acquisition, pas étonnant le gearing s'envole. Ce n'est pas pour autant une mauvaise nouvelle. |
Fonds de spéculation : tous les coups sont permis |
Opportunisme et volatilité Fonds de spéculation, hedge funds, fonds de couverture ou encore fonds de gestion alternative brassent des milliards, vont et viennent sur les marchés et ont une réputation sulfureuse.
Dans un monde financier parfait, un hedge fund (ou fonds de gestion alternatif) place des capitaux pour obtenir des rendements déconnectés de la tendance générale des marchés actions ou obligations.
Toujours dans ce monde parfait, le gérant d'un hedge fund est un technicien avisé et expérimenté qui engage lui-même une partie de son argent dans sa stratégie de couverture.
Les couvertures sont spécialisées : risques de change, de baisse dans un secteur d'activité donné, dans une région donnée, etc…
Dans un monde financier idyllique, la stratégie de couverture est clairement affichée et stable dans le temps. Le gestionnaire de fonds recourt à des mécanismes bien identifiés : vente à découvert, recours aux produits dérivés, arbitrage sur taux.
Mais le monde financier est imparfait, cruel et peuplé d'investisseurs cupides.
Les hedge funds déstabilisent les marchés Le problème des hedge funds tient à leur paradoxe initial : comment peut-on être totalement déconnecté de la tendance des marchés quand on investit sur ces mêmes marchés ? Et les investisseurs professionnels qui s'en remettent à ces fonds en attendent des performances toujours plus importantes.
C'est ainsi que de couverture, on est passé à spéculation.
La mission du fonds de couverture était avant tout de performer de façon inverse au risque couvert. Mais le client d'un hedge fund n'accepte plus de payer le prix éventuel de la couverture, c'est-à-dire de la garantie de son risque, par une contreperformance, même temporaire. Il veut gagner de l'argent sur son marché principal et sur sa stratégie de couverture : le beurre et l'argent du beurre.
De plus, les volumes d'argent manipulés par ces fonds, plus de 1 000 milliards d'euros en 2005, arrivent à fausser certains marchés.
Traditionnellement, les matières premières sont inversement corrélées aux marchés actions, sur des cycles assez longs. Les fonds de couverture actions se sont donc naturellement tournés vers ce secteur comme rempart contre une baisse des indices boursiers. Ils ont investi massivement dans les métaux de base et ont contribué, probablement à hauteur de 20%, à la hausse constatée sur ce secteur jusqu'au milieu de 2006. Leur départ précipité a ensuite donné lieu à un mini krach minier.
Leur comportement ne fausse pas les tendances de long terme, mais il engendre une forte volatilité qui trouble les industriels qui ont besoin de cours stables. Fort heureusement, les fonds ne peuvent intervenir que sur des secteurs à gros volumes.
Ce qui laisse quelques niches très profitables, sur des secteurs à plus faibles volumes, à l'investisseur avisé.
Source : Matières à profits |
J'aimerais savoir ce que veut dire Bon de souscription d'action mais j'ai honte de poser la question... |
En portefeuille, vous pouvez avoir des actions mais aussi des bons de souscription d'action. Ils vous donnent la possibilité d'acheter une ou plusieurs actions à une période donnée, à un prix fixé à l'avance.
À vous de voir si c'est une bonne affaire au vu du cours de Bourse de la société et si vous voulez profiter de ce droit. Si l'action cote cinq euros alors que votre BSA vous permet de l'acheter à six euros, l'utiliser ne sert à rien, vous paierez l'action moins cher en passant par le marché.
L'exercice des BSA constitue une augmentation de capital et modifie la capitalisation de la société en Bourse.
C'est ce qui s'est passé pour Altamir Amboise : cette société d'investissement a récupéré 20 millions d'euros pour financer ses futures activités. Toutefois, Altamir Amboise aurait pu ne pas en voir la couleur.
L'exercice de BSA est aléatoire, donc toujours incertain pour l'entreprise émettrice. |
J'aimerais savoir ce que veut dire achat à découvert mais j'ai honte de poser la question... |
L'achat à découvert consiste à acheter des actions sans avoir (pour le moment) réglé le prix de la transaction. Cet ordre vous permet donc de ne pas bloquer vos fonds.
Ce type d'achat est particulièrement prisé pour jouer sur les effets de levier. En achetant à découvert une action à 100 euros, si votre pari réussit et qu'elle atteint les 120 euros, vous pouvez donc revendre vos actions 120 euros et ensuite payer vos 100 euros. Votre bénéfice est donc de 20 euros moins les intérêts, alors même que vous n'avez pas sorti un centime.
L'avantage, c'est que vous pouvez spéculer sur un grand nombre de valeurs différentes sur des courtes périodes.
Si vous avez beaucoup d'idées d'investissement et peu de moyens, l'achat à découvert est fait pour vous. Il est tout de même conseillé d'avoir des fonds disponibles.
Si le pari échoue, vous aurez à payer les intérêts et l'écart entre le prix d'achat et le prix de vente. |
J'aimerais savoir ce que veut dire futures mais j'ai honte de poser la question... |
Futures est tout simplement le terme anglo-saxon pour désigner les contrats à terme. Ces contrats sont des contrats de livraison sur des produits, mais servent avant tout de produits financiers. Ils portent sur un actif appelé sous-jacent et sur la quantité mise en vente. Ils définissent également un prix et une échéance au terme de laquelle le produit sera livré.
Les contrats à terme permettent donc de spéculer sur une évolution des prix à long terme sur des produits périssables ou des matières premières.
Si vous croyez à la hausse du prix du pétrole, en achetant un future sur le pétrole, vous pouvez compter le revendre avant son terme à un prix plus élevé que celui payé à l'achat. Ils permettent à l'inverse au producteur de déterminer son prix de vente à l'avance et ainsi de se protéger contre une soudaine baisse des cours. |
Actualit�s : MoneyWeek
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Suicides financiers |
"Japon : la ligne d'urgence pour les candidats au suicide saturée" annonce sobrement l'AFP. Certaines traditions restent ancrées. Au pays du Soleil Levant on a toujours le sens de l'honneur, le sabre bien affûté et la mentalité kamikaze.
Le taux de suicide au Japon est de 24 pour 100 000 habitants, 50% de plus que la moyenne mondiale. "Je crains une augmentation des suicides avec la récession économique", déclare Yukio Saito, le directeur de l'association "Inochi no Denwa" ou "le téléphone de la vie". L'association déplore de ne pouvoir répondre à la demande et de manquer de moyens.
Il est vrai que la récession durable, le Japon connaît. "Marquée par une montée du chômage qui avait doublé entre 1993 et 2003, la fin des années 90 avait connu une forte recrudescence des suicides", note l'AFP.
Certains financiers ont encore le sens de l'honneur Autrefois, la faillite était considérée comme infâmante. "L'honneur est comme les allumettes : ça ne sert qu'une fois", disait Pagnol. Le financier français Thierry Magon de la Villehuchet, cofondateur d'Access International, une société impliquée dans le scandale Madoff, s'est donné la mort dans son bureau de Manhattan le 24 décembre 2008. Thierry de la Villhuchet avait levé 1,5 milliard d'euros pour le compte de Madoff. L'aristocrate a dû estimer que son honneur était grillé, comme une allumette, et que la vie ne valait plus la peine d'être vécue. Voilà où le sens des valeurs vous mène.
Quand le fardeau de la dette et de la honte conduit au suicide Quels étaient les motifs d'Adolf Merkle pour se jeter sous un train le 6 janvier dernier ? Après tout, c'est son propre argent que le milliardaire allemand a grillé dans une spéculation sur les actions Volkswagen. Son sens de l'honneur n'était pas remis en cause, tout au plus son sens des affaires. Ce n'est pas la précarité du chômage et de la vie dans la rue qui l'a conduit au suicide. Certes, une dette de 12 milliards d'euros pesait sur sa holding, et il était en train de vendre son château de Gut Hohen Luckow, mais il aurait pu conserver un toît plus modeste et de quoi subsister.
Peut-être est-ce simplement l'idée d'affronter ses enfants qui oeuvraient dans la holding familiale VEM et surtout Ludwig, qui aurait eu à charge de licencier.
Soyez vigilant pour assumer votre retraite La dette fait des ravages et il est très désagréable pour les héritiers d'avoir à supporter un fardeau de dettes. Heureusement, le droit français prévoit qu'on puisse refuser une succession : la dette n'est pas transmissible d'une génération à l'autre.
Ce principe est vrai individuellement, mais pas collectivement. Qui va hériter du fardeau de la dette que nous avons laissé creuser par nos hommes politiques ? Nos enfants.
Loin de moi l'idée de vous conseiller un suicide façon Merckle. D'une part, il est très égoïste de perturber le trafic ferroviaire et, d'autre part, cela ne résout pas le problème. En revanche, il vaut mieux préparer soigneusement sa retraite et ne compter ni sur la collectivité, ni sur le respect du "devoir alimentaire" de la génération suivante qui sera écrasée d'impôts. |
Votre nouveau MoneyWeek |
Un nouveau numéro de MoneyWeek est aujourd'hui en kiosque. C'est le premier qui comporte également le cahier Bourse de La Vie financière.
Toute l'équipe de la rédaction espère que cette nouvelle formule sera encore plus efficace et que, surtout, elle montrera toute son utilité pour vous aider à prendre les bonnes décisions.
Bien sûr, MoneyWeek conserve sa ligne éditoriale "L'effondrement économique est généralement un triste sujet. Mais je suis une personne de nature gaie et optimiste, et je crois que, avec un peu de préparation, de tels événements peuvent être pris sans sourciller."
Enfin une âme soeur dans ce vaste monde. Cette citation reflète bien notre ligne éditoriale. Il est vrai que nous sommes de plus en plus nombreux à nous inquiéter des dérives financières.
D'habitude, notre pessimisme déprime ou agace. "Je pensais que tous vos lecteurs finiraient par se suicider et je ne soupçonnais pas que vous puissiez être si gaie et enthousiaste", s'étonnait un lecteur rencontré lors d'un Salon.
Je lui ai fait remarquer que si tous nos lecteurs se donnaient la mort par notre faute, nous n'existerions plus ; peut-être même que, en cas de multiplication du nombre de cadavres, la justice se serait penchée sur notre cas. Tout au moins pourrait-on l'espérer dans un Etat bien géré.
Mais permettez-moi de vous présenter mon âme sœur, rencontrée dans le monde inhumain d'Internet, que j'ai d'abord évoquée. Il se nomme Dmitry Orlov. Il établit une similitude entre l'effondrement de l'URSS il y a dix-sept ans et celle qui menace les Etats-Unis aujourd'hui. Selon lui, nous sommes à la veille d'un bouleversement majeur mais non pas inconnu : la faillite de l'empire américain.
Anticiper les catastrophes afin d'en tirer profit Son livre, intitulé Closing the 'Collapse Gap' : the USSR was better prepared for collapse than the US ("Combler le retard d'effondrement : l'URSS était mieux préparée que les Etats-Unis"), établit un parallèle entre les deux empires et propose au lecteur des pistes afin de survivre à l'effondrement de l'Amérique auquel il s'attend.
Nos ambitions sont encore plus grandes. Si nous anticipons les catastrophes, c'est pour faire mieux que survivre : en l'occurrence, en tirer profit au cas où nous aurions vu juste. Hélas, les cas au sujet desquels nous avons vu juste sont nombreux et la liste s'allonge...
D'où la nécessité de surveiller ses valeurs comme "le lait sur le feu" et le cahier Bourse. Car les opportunités de trading n'ont pas disparu, loin de là.
Le cahier Bourse de La Vie financière : une actualité fiable sur vos valeurs Dans ce cahier, vous trouverez un suivi approfondi de l'actualité des valeurs, avec des analyses, des interviews exclusives, des commentaires de résultats, l'agenda de la semaine et le courrier des lecteurs. Le dossier de trois pages fait le point sur un thème d'investissement, afin de détecter les opportunités du moment.
Compte tenu des circonstances, chaque conseil s'accompagne de seuils précis d'achat ou de vente et d'un ordre de vente stop, permettant de limiter ses pertes en cas de krach.
Nous espérons que vos remarques et votre fidélité nous aideront à nous améliorer au fil des semaines. |
Réserves de change chinoises : une croissance exponentielle |
Les réserves de change de la Chine proviennent de trois sources : l'excédent commercial, les investissements directs étrangers et les capitaux spéculatifs, et sont constituées de trois devises étrangères : dollar, euro et yen. Leur évolution a traversé quatre périodes.
> 1978-1989 : Deng Xiaoping lance sa réforme économique. Le secteur de l'import-export se remet en marche, après les dix ans d'interruption résultant de la Révolution culturelle (1965-1996), et le commerce extérieur du pays est légèrement excédentaire. Durant cette période, les réserves de change chinoises s'élèvent à 5 Mds$ par an, avec un pic à 5,6 Mds$ pour l'année 1989.
> 1990-1995 : le commerce extérieur connaît un développement rapide, avec un volume d'échanges qui passe de 100 à 300 Mds$. En parallèle, le montant des investissements étrangers ne cesse d'augmenter. La Chine voit ses réserves de change passer de 10 à 70 Mds$.
> 1996-1999 : leur total dépasse les 100 Mds$.

> 2000-2008 : les réserves de change augmentent de façon exponentielle. À noter toutefois : si en Chine la rapide augmentation des réserves de change témoigne de la vigueur de la croissance du pays, elle révèle aussi ce qui fait la faiblesse de son modèle économique : l'insuffisance de la demande intérieure.
Première parution le 04/12/2008 dans le numéro 11 de MoneyWeek
Article lié : - La Chine couvre ses réserves de change, par Camille-Yihua Chen |
Le dollar, symbole d'une puissance financière en perdition |
Les Etats-Unis, la locomotive de l'économie mondiale se retrouve sur une voie de garage. Sa devise, devenue monnaie mondiale d'échange, a fait naître un concert d'inquiétudes à travers la planète, alors qu'elle s'effondrait face à un prix du pétrole en hausse au premier semestre 2008.
Le dollar pourrait être balayé, c'est en tout cas ce qu'anticipe George Soros dans un livre intitulé La Vérité sur la crise financière. Il y annonce une période d'instabilités politique et financière, dues à la chute du pouvoir dominant qu'exercent les Etats-Unis et à la fin du dollar comme principale réserve monétaire.
Les plus pessimistes estiment que les pays étrangers cesseront de prêter aux Etats-Unis à des taux avantageux. La Fed pourrait alors choisir de laisser le dollar s'effondrer, puisqu'un dollar fort ne parviendrait plus à remplir son rôle, qui est d'appâter les prêteurs.
Pour John Cassidy, de Portfolio, le scénario le plus probable est que les banques centrales mondiales vont petit à petit diversifier leurs réserves, abandonnant le dollar. "Qui sait ? Peut-être que dans vingt ou trente ans, l'euro ou le yuan seront devenus la monnaie préférée de la mafia russe ou des magnats du pétrole arabes, au détriment du dollar", s'interroge-t-il.
Les Etats-Unis ne cessent de perdre du poids au sein de la finance mondiale. Comme l'explique Keith Fitz-Gerald sur le site MoneyMorning.com, aujourd'hui, 78 % des activités économiques globales ont lieu en dehors des Etats-Unis. La Bourse américaine ne représente plus que 30 % de la capitalisation mondiale, 45 % de moins qu'en 2004. "Un jour, la part du lion des transactions financières se fera hors des frontières américaines", prévoit l'auteur. Ce qui laisse présager des problèmes pour les investisseurs américains eux-mêmes. "[Ceux] qui voudront connaître un certain succès dans les années à venir vont devoir apprendre tout ce qu'ils peuvent sur des marchés dont ils ne savent même pas encore prononcer le nom", poursuit Keith Fitz-Gerald. Une réflexion qui pourrait également s'appliquer aux investisseurs français.
La dépendance financière des Etats-Unis marque la fin de son règne et l'effritement de son deuxième pilier : son influence à l'étranger. Le pays se finance à coups de déficits, complaisamment achetés, jusqu'ici du moins, par nombre d'autres pays au travers, notamment, de bons du Trésor. Les Etats-Unis dépendent donc de la bonne volonté des autres à les financer. Devenant les débiteurs du monde, ils perdent en même temps leur capacité à imposer leur politique, notamment face à des pays tels que la Chine.
Imaginer que les Etats-Unis puissent faire faillite est choquant. Pourtant, nous ne pouvons que vous recommander d'éviter les T-Bonds américains et le dollar.
Première parution le 04/12/2008 dans le numéro 11 de MoneyWeek
Article lié : - Panorama de la situation économique des Etats-Unis : le moment n'est pas encore venu d'y réinvestir, par Ingrid Labuzan |
De l'or, pas seulement pour les braves ! |
"Quand on a un coeur d'or, il faut le garder pour soi", écrivait Henri Jeanson, auteur dramatique et dialoguiste français du XXe siècle. Attardons-nous sur le phénomène aurifère à travers les années passées pour vous montrer pourquoi il faut lui faire confiance dans les années à venir...
La ruée vers l'or Le métal jaune tient une ferme réputation sur les marchés : celle de "valeur refuge" par excellence. Il surnage actuellement dans un océan de pertes avec une performance positive depuis le 1er janvier. Ainsi, si elle ne comprend pas très bien ce que peuvent lui rapporter des actions sur des sociétés en vogue, des trackers sur des indices de pays émergents ou des warrants sur des devises, Mme Michu comprend très bien, en revanche, son intérêt à posséder de l'or. Ce métal reste en effet précieux !
Alors, me direz-vous, miser sur l'or équivaut-il à parier sur la poursuite de la crise, en général, et la chute des indices et des actions en particulier ? Fatalement ? C'est un tout petit peu plus subtil que cela...
Un contre-courant relatif Nous avons déjà détaillé les cours de l'once d'or sur le long terme, avec un graphique pris sur une base mensuelle. Attardons-nous maintenant sur un facteur qui mérite d'être souligné, l'évolution de ce cours, et voyons ce qu'on peut en conclure d'intéressant.
Sur les quarante dernières années, les cours de l'or sont dans une tendance clairement positive. Cependant, à partir des années 1980 et jusqu'au début des années 2000, l'or a relativement stagné, entrant dans une phase de temporisation en dents de scie qui aura donc duré vingt ans.
Intéressant de noter que cette période correspond, sur l'ensemble des indices majeurs mondiaux, à une véritable période d'euphorie, avec notamment le boom du phénomène Internet. Puis, depuis le début du XXIe siècle, le métal précieux est à son tour entré dans une phase prodigieuse, s'appréciant de près de 280% en à peine une décennie !
Que remarque-t-on alors ? Que cette époque correspond à une large période de temporisation sur les marchés actions, qui ont vu coup sur coup deux grandes vagues de forte baisse, sans jamais repartir dans une véritable tendance leur permettant de rendre caducs les sommets atteints à la fin des années 1990.
Un avenir flou, donc favorable Ainsi, dans une conjoncture qui demeure très vague et qui appelle toujours à la prudence sur l'ensemble des places mondiales de la finance, l'or devrait encore tirer son épingle du jeu. Avis, donc, à la population : l'or n'est pas seulement pour les braves !
Première parution le 04/12/2008 dans le numéro 11 de MoneyWeek
Article lié : - 100% et 150% de hausse potentielle sur l'once, par Marc Dagher |
Carmaggedon : le naufrage de l'industrie automobile américaine... et européenne ? |
"La vague des défaillances d'entreprise s'amplifie", annonçaient à la une Les Echos d'hier. Le quotidien tempérait cependant en constatant "le marché français a limité les dégâts en 2008". Certes, mais c'était en 2008.
Aujourd'hui, Les Echos titrent sur "PSA Peugeot Citroën réduit à nouveau ses cadences de production".
Mais, pensez-vous agacé, je suis en âge de lire Les Echos tout seul. Je ne vous donne ces titres que parce qu'ils me semblent très révélateurs du développement de la crise.
Les deux postes de dépenses de biens durables des consommateurs des pays riches sont, par ordre de poids, l'immobilier et la voiture. Ces deux dépenses sont le plus souvent financées par l'endettement. La crise a commencé avec l'immobilier. Elle se poursuit avec la voiture.
La construction emploie beaucoup de monde, c'est un des secteurs d'activité pour lequel la délocalisation est impossible. Pour l'automobile, en revanche, la délocalisation est possible. Les groupes européens y ont eu massivement recours et Sochau n'est plus la patrie de PSA, comme Billancourt n'est plus celle de Renault, ou Turin celle de Fiat.
Mais ce n'est pas le cas de la Rust Beltaméricaine, qui reste le berceau des trois grands constructeurs yankees, dont le sort est toujours aussi précaire. Nos confrères de MoneyWeek Grande-Bretagne ont un joli mot pour évoquer cette débâcle : ils parlent de Carmageddon. L'ironie est d'autant plus facile que l'Angleterre a choisi la voie de la 'financiarisation', abandonnant des pans entiers de son industrie au profit de l'industrie du service financier...
La belle automobile américaine dépassée Mais comment les fabricants américains en sont-ils arrivés là ? Une voiture neuve s'achète à crédit. Plus de crédit disponible, plus d'achat. Les chiffres d'affaires de General Motors, Ford et Chrysler se sont effondrés de respectivement 41,3%, 47,1% et 30,5%. La crise du crédit est incontestable, mais elle n'explique pas tout. Les causes sont bien plus profondes : peu d'évolutions techniques, qualité laissant à désirer, monstres gloutons inadaptés au carburant cher et à l'émergence de mentalités un peu plus écologiques...
L'Europe a aussi ses points faibles "Cela ne nous regarde pas", pensez-vous. "Notre industrie européenne ne souffre pas de telles tares". Pardon, mais je n'avais pas terminé ma liste des boulets et j'ajoute : trop de marques et de concessionnaires, trop de rigidité sociale. Car on ignore souvent que les employés de l'automobile font partie des cols bleus les plus choyés outre-Atlantique avec une sécurité de l'emploi, des horaires de travail à l'européenne et un système de santé et de retraite presque à la française.
Les constructeurs américains n'ont pas expatrié leurs usines pour contourner ces rigidités, contrairement à leurs confrères européens...
Les ennuis traversent facilement l'Atlantique "La faillite de GM serait plus importante que celle de Lehman Brothers", estime Kevin Tynar du cabinet d'Analyse Argus Research car 10% de l'emploi américain dépend de l'industrie automobile. Rappelons que GM en Europe, c'est Opel et que de très nombreux équipementiers sont impliqués de part et d'autre de l'Atlantique.
Une capacité de production adaptée à la vie à crédit L'autre vrai problème, que ce soit en Europe ou aux Etats-Unis, est rarement évoqué : c'est la surcapacité. La production est adaptée à un niveau de vie à crédit qui permet de changer de voiture tous les deux ou trois ans. Plus personne n'économise pour s'acheter une voiture. On l'achète avec l'argent que l'on gagnera nécessairement demain. Plus de crédit ? On garde sa voiture. Combien de temps ? Le temps qu'il faut, surtout quand on est au chômage. Aujourd'hui une voiture dépasse les 300 000 km sans problème majeur (sauf électronique).
L'avenir de l'automobile n'est pas rose. Profitez du rebond actuel des marchés pour vendre si vous avez conservé des valeurs dans le secteur. La restructuration sera longue et douloureuse. Autre possibilité : des fusions acquisitions en Europe qui compte trois fois plus de constructeurs que les Américains. Ce n'est pas impossible, mais la perspective paraît encore lointaine. |
BTP, le vrai moteur de la relance |
Barack Obama a l'intention de lancer une politique de grands travaux. Les Etats-Unis ont besoin de gros investissements pour moderniser leurs infrastructures routière et électrique. Cette promesse paraît nécessaire, même si elle constitue une réponse habituelle en temps de crise. Les politiques de grands travaux, mis en lumière au moment du New Deal, sont, depuis, devenues les seuls embryons de remèdes en temps de marasme financier et économique.
Si un secteur devait bénéficier de l'élection d'un démocrate à la Maison-Blanche, ce serait donc celui du BTP.
La presse financière parle beaucoup du français Lafarge pour tirer parti de ce renouvellement des infrastructures américaines, mais mieux vaut certainement préférer un indice sectoriel.
L'attribution des marchés publics résulte d'un choix politique et répond donc à des critères qui n'ont rien à voir avec la concurrence traditionnelle.

Le groupe financier First Trust vient de lancer un tout nouvel ETF retraçant les variations du secteur de la construction. Ce dernier prend en compte les fluctuations de soixante-sept groupes spécialisés dans le monde entier.
Le tracker First Trust ISE Global Energy & Construction connaîtra un coup d'accélérateur à moyen terme. En outre, si une partie du plan de relance devrait être renforcée, ce sera celle qui concerne le BTP. |
Fonds, argent, actions : trop de tout |
"Il y a trop de tout", me confiait Claire Mangin, une gérante de portefeuille de Cholet Dupont, lundi. Nous étions bien d'accord, elle et moi. Nous partageons la même vue – plutôt pessimiste – sur l'évolution de la crise.
- Il y a trop d'actions bradées, mais personne n'en veut vraiment. Pour s'en convaincre, il suffit de regarder les volumes de début d'année sur les places financières.
- Il y a trop d'argent en attente dans des bons du Trésor américains, qui offrent un rendement négatif puisque le taux d'intérêt est en dessous de l'inflation.
- Il y a trop de voitures en attente d'acquéreurs chez les constructeurs automobiles européens ou américains.
- Il y a trop de vêtements en soldes dans les magasins, m'apprend BFM ce matin. Les acheteurs ne sont pas au rendez-vous de la grande braderie annuelle déplorent les syndicats de commerçants.
- Il y a trop de pétrole si l'on en croit les cours – sous 50 $ le baril – qui sont bien au dessous des seuils de rentabilité de nombreux producteurs.
Il y a trop de logements à vendre dans les agences immobilières et les rares clients trouvent les prix encore trop élevés.
Pour le pétrole et les logements, il semblerait qu'il y ait surtout trop de vendeurs.
L'abondance n'est pas nécessairement signe de bonheur En fait, cette abondance est un bien mauvais signe. "Il y a même trop de fonds et d'OPCVM obscurs", poursuivait Claire Mangin.
C'est vrai. Pas un matin sans la naissance d'un nouveau fonds, d'un nouveau tracker, d'un nouvel instrument financier.
"On se croirait dans un supermarché, avec les produits en rayon 'vus à la télé', les têtes de gondoles et la promotion du jour", appuie une autre gérante de portefeuille, Régine Guesdon à la Financière d'Uzès. "Les gens vont maintenant rechercher ce qui est simple, compréhensible".
Oui, nous serons vraiment sortis de la crise lorsqu'il y aura moins de choses en vente, qu'il sera facile d'en comprendre le fonctionnement. Pourquoi un souscripteur d'assurance-vie chez AXA se retrouve-t-il avec un produit UBS du Luxembourg qui est en réalité investi dans du Madoff ? Parce que quand il y a trop de tout, on ne fait attention à rien.
Il y a une chose pour laquelle il n'y a pas encore d'excès Les colonnes du Monde daté de lundi titre "La ruée vers l'or est imminente". Bigre ! Un frisson me parcourt. Y aurait-il aussi trop d'or pour que Le Monde vante ainsi la "relique barbare", ultime planche de salut dans un monde où il y a trop d'argent qui ne se fonde sur rien ?
Heureusement, non, pas encore. D'abord Le Monde reproduit une traduction d'un article de breakingviews.com. On y apprend que les achats d'or ont augmenté de 51% (en dollars) tandis que l'offre des minières ne gonflait que de 2%. Ouf ! Il n'y a pas trop d'or.
"En janvier 1980, juste avant que la Réserve fédérale américaine n'évite une catastrophe inflationniste, la valeur de l'or avait atteint le record de 875 $ l'once, soit l'équivalent de 2 430 $ actuels (1 745 euros). Mais, de nos jours, les sommes manipulées par les spéculateurs sont bien plus importantes qu'en 1980. Si une vraie bulle devait se former aujourd'hui, ce vieux record serait très largement battu".
Pour une fois, ce n'est pas moi qui le dit...
Vous avez de l'or ? Got Gold ? |
La fin d'une mauvaise année |
Ah, vous auriez aimé des promesses d'un futur enchanteur, des voeux classiques. Rien de tout cela.
Il est probable que 2009 soit de la même veine que 2008. Il y aura peut-être un petit rebond des marchés actions qui fera croire que tout est comme avant. Mais ce ne sera qu'un feu de paille.
Tout ne sera jamais plus comme avant car la mécanique qui faisait avancer l'économie mondiale est cassée. La croissance de la première économie du monde – les Etats-Unis – se base sur de la surconsommation depuis trop longtemps.
La surconsommation consiste à acheter des biens inutiles avec de l'argent en devenir, de l'argent que l'on n'a pas encore gagné.
La surconsommation ne repartira pas car les prêteurs qui la finançaient, les pays dits émergents, Chine en tête, ont perdu beaucoup d'argent en 2008. Ils vont maintenant employer l'argent qui leur reste à éviter une catastrophe chez eux. Charité bien ordonnée commence par soi-même, les Chinois n'ignorent pas ce dicton.
Le soufflé doit encore se dégonfler Vous trouvez que des marchés actions qui ont perdu la moitié de leur valeur et des biens immobiliers qui ont baissé de 25%, c'est suffisant pour avoir purgé la bulle. Erreur : le soufflé est bien plus monstrueux que cela.
Voici quelques repères, glanés ça et là, qui donnent une idée de ce monstrueux soufflé.
- Une dette colossale à résorber : en 1929, la dette américaine valait juste un peu plus de 1,5 le produit intérieur brut. Elle a culminé en 1933 à plus de 2,5 fois la richesse américaine. Aujourd'hui, cette dette vaut 3,3 fois le PIB des Etats-Unis.
- Une émission de papier monnaie monstrueuse. Aux Etats-Unis, comme dans les pays riches, la monnaie gonfle sans aucun rapport avec la croissance de la richesse. Entre 2007 et 2008, l'augmentation de la masse monétaire américaine a culminé à 15% tandis que le PIB augmentait au mieux de 4%. Aujourd'hui encore, la croissance de la monnaie américaine est de 10% annuellement pour une croissance nulle. Plus de la moitié de la monnaie en circulation ne correspond à aucun actif réel.
- Des actifs papiers reliés à rien. Durant les six dernières années, les contrats sur le pétrole ont augmenté trois fois plus vite que la demande réelle de pétrole. Les volumes de contrats put/call sur les marchés actions ont été multiplié par six depuis 2000.
- Une démesure financière qui ne choque plus. Avant la faillite de l'Islande, l'encours des prêts consentis par les trois plus grosses banques du pays valait dix fois le PIB du pays.
2009 : encore une année de purge Le dégonflement de toutes ces bulles devrait se poursuivre en 2009. Une baisse supplémentaire de 25 à 30% des indices actions ne serait pas étonnante.
Le bons sens ne semble pas encore revenu dans tous les esprits financiers.
Un exemple ? Les actions General Motors se reprennent car GMAC Finance, l'établissement financier de GM – celui qui accorde des prêts aux acheteurs d'automobile – a obtenu le statut de "banque". GMAC a donc droit aux prêts gouvernementaux de renflouage, nous explique le magazine américain Forbes.
Vous avez bien compris : le gouvernement américain croit encore au schéma de la surconsommation et est prêt à renflouer un organisme financier totalement privé. Le seul but de cette "banque" est de vendre à crédit les voitures fabriquées par sa maison mère, des voitures dont personne ne veut plus. Les marchés, eux, apprécient cette situation. Les Etats-Unis sont un pays capitaliste, nous dit-on.
Un autre exemple ? Le Monde du 31 décembre note que la livre sterling est à parité avec l'euro. Bien sûr, la faiblesse de la monnaie britannique n'est pas la priorité du gouvernement, qui doit contrer la crise. Le pays, laboratoire avancé de la finance, vit du crédit et de ses dérivés depuis des années. Las, le financement de la dette publique pourrait devenir plus compliqué avec une monnaie de singe. "A terme, la faiblesse de la livre sterling pourrait détourner les capitaux étrangers des emprunts d'Etat britanniques. Le gouvernement compte sans doute sur une augmentation de l'épargne privée pour compenser cette défiance", rapporte dans le quotidien un expert de la banque Citigroup à Londres.
Le comble de l'absurdité ne choque personne : les ménages britanniques n'épargnent plus depuis belle lurette, ayant adopté un modèle de surconsommation à l'américaine. Pour surmonter la crise, le gouvernement creuse sa dette et incite ces mêmes ménages à dépenser. Les étrangers se méfient et la livre baisse. D'où surgira l'épargne privée miraculeuse dont parle l'expert ? Mystère...
Tant que des nouvelles aussi stupides que ces deux exemples émailleront les colonnes des journaux, l'économie ne sera pas assainie et la bulle loin d'être purgée.
Ne vous laissez pas séduire. Méfiez-vous des actions et considérez toute remontée comme un rebond transitoire et éphémère. Méfiez-vous des obligations à long terme, car l'inflation repartira. Investissez à court terme et avec la plus grande prudence. |
Panorama de la situation économique des Etats-Unis : le moment n'est pas encore venu d'y réinvestir |
"Summers, comme la plupart de ses compatriotes, a tenu pour acquis que le modèle américain représentait le meilleur moyen d'organiser l'économie – la preuve en étant que les Etats-Unis avaient émergé comme l'unique superpuissance." C'est avec ces mots que le journaliste du magazine mensuel américain Portfolio, John Cassidy, commente le voyage au Japon effectué, en 1998, par Larry Summers, alors secrétaire au Trésor des Etats-Unis. Il y était allé pour donner des leçons d'économie au Japon, alors en pleine crise financière.
Ce titre de superpuissance est aujourd'hui plus que contesté. Quel avenir peut-on imaginer pour la vacillante première économie mondiale ?
Ce n'est pas une crise passagère que traversent les Etats-Unis, mais une remise en question de leur modèle. Pour John Cassidy, le fond du problème est que les trois piliers de la suprématie économique américaine – puissance de Wall Street, capacité à imposer sa politique à l'étranger et domination du dollar – se sont effrités. Trois domaines interdépendants auxquels la crise est venue porter un coup d'arrêt. Les Américains vont avoir du mal à inverser le cours des choses.
Le bourbier intérieur "Tout ce que j'observe me dit que, malgré le net déclin déjà enregistré, une chute mortelle de la valeur des logements nous attend encore, car la dépression et la déflation se profilent. La prochaine étape du grand cauchemar immobilier américain est juste devant nous", alerte l'analyste financier Martin Weiss.
La crise est venue de l'immobilier et le secteur est toujours en plein marasme. En octobre, le nombre de nouvelles constructions a chuté de 6,3%, selon le département du Commerce américain. Il s'agit du niveau le plus bas de ces dix-huit derniers mois. Pourquoi construire de nouveaux logements alors qu'il en existe déjà trop ? Plus de quatre millions de biens cherchent toujours un acquéreur sur le marché national, une offre suffisante pour les dix mois à venir. Or, un marché immobilier est considéré équilibré lorsque le réservoir de produits à la vente correspond à six mois de transactions.
Du côté des propriétaires, pas d'embellie non plus. Les prix des logements chutent, mais les traites demeurent toujours aussi élevées. Au moins 7 millions et demi d'Américains doivent désormais plus d'argent que ce que vaut leur maison, d'après l'organisme de recherche sur l'immobilier First American Core Logic, tandis que MoodysEconomy.com estime qu'ils pourraient bientôt être 12 millions dans cette situation. Impossible d'imaginer une amélioration sur le front de l'immobilier alors que plus de 4 millions d'Américains viennent de manquer au moins une fois l'échéance de leur remboursement.
Le salut n'est pas à chercher du côté de l'industrie qui, bien au contraire, n'en finit pas d'agoniser depuis le début de la crise. Terminé l'espoir qu'un dollar faible sauverait les fabricants en favorisant les exportations. En octobre, l'activité dans le secteur industriel s'est contractée plus rapidement qu'elle ne l'avait jamais fait depuis 1982, selon l'indice de l'Institute for Supply Management. Il est peu probable que la situation s'améliore. D'autant que les géants du pays dépendent maintenant du bon vouloir du gouvernement pour leur survie, comme en témoigne la lutte des Big Three de l'industrie automobile, General Motors, Ford, Chrysler.
Quant aux pays étrangers, également victimes de la crise du crédit, ils ne sont pas prêts de se ruer sur les produits made in USA, plus chers que ceux fabriqués en Chine.
Ce qui ne manquera pas d'approfondir une autre plaie : le chômage. D'après l'AFP, l'économie américaine a perdu 1,2 million d'emplois depuis le début de l'année et l'état de l'industrie laisse présager de nouveaux plans de licenciements. Le taux de chômage est passé de 4,5% au début 2007 à 6,5% en octobre 2008. Son plus haut niveau depuis quatorze ans.
La situation des Américains nous intéresse car elle nous enseigne une chose : la relance aura du mal à se faire par la consommation. Industrie au ralenti, ménages endettés, voire au chômage : autant d'indices qui montrent que l'amélioration économique ne viendra pas des consommateurs. La situation dont hérite Barack Obama est bien différente de celle du début de mandat de George W. Bush en 2001.
A l'époque, l'économie ralentissait également. Une donnée majeure changeait cependant la donne : le crédit. Dans sa lettre d'information, Thoughts from the Frontline, John Mauldin précise qu'entre 2 et 3% de la croissance du PIB étaient alors dus aux emprunts immobiliers ou à ceux pour la consommation des ménages. Aujourd'hui, les crédits sont bloqués et les Américains sont de toute façon peu enclins à emprunter. La Fed a déjà fait passer ses taux de 5,25%, il y a un an, à 1% en octobre, sans que cela ne relance pour autant les mécanismes du crédit. La nouvelle baisse d'un demi-point de la Réserve fédérale en décembre n'a pas changé la donne. Parvenue à un seuil aussi bas, la Banque centrale américaine a grillé presque toutes ses cartouches.
Première parution le 04/12/2008 dans le numéro 11 de MoneyWeek |
Achetez bas et vendre haut |
"Achetez bas, vendre haut" est un dicton populaire pour les investisseurs boursiers. Pourtant, combien de faux mouvements, d'achats ou de vente à contretemps sont dus à ce principe.
Je reprends à mon compte un exemple donné par Michel Pireu, du site canadien ressourceinvestor.com.
Prenons deux actions, A et B. A a baissé de 40 à 10. B a progressé de 4 à 10. Elles sont toutes deux à 10, cela n'a pas échappé à votre sagacité. Eh bien, beaucoup d'investisseur préféreront acheter A, en pensant :
- j'ai acheté bas ; - A a plus de chance d'arriver à 40 que B.
Faux, absolument faux. Michel Pireu a raison. C'est aussi ma propre expérience d'investisseur.
B est une gagnante. A est une perdante. Vae victis, malheur au vaincu.
LA bonne résolution de 2009 Je vous suggère une bonne résolution pour 2009, et s'il n'y en avait qu'une seule, je ne vous suggérerai que celle-là : n'achetez que ce qui monte.
Ah oui, allez-vous me dire, le bon conseil : rien ne monte !
Faux, absolument, faux. Il y a toujours quelque chose qui monte, même dans les plus vilains marchés. Mais c'est beaucoup plus difficile à trouver.
Et puis tenez, si vous êtes vraiment paresseux, prenez des fonds bears, ces fonds qui répliquent l'inverse d'une performance. Comme tout baisse et que ce n'est probablement pas fini, vous n'aurez pas beaucoup de chance de vous tromper.
Alors, bonne année 2009, bons investissements et n'oubliez pas LA bonne résolution... |
Méfiez-vous des 'valeurs Obama' |
L'élection de Barack Obama est un événement politique majeur. Son programme regorge de plans de relances sectorielles et de mesures économiques qui, selon certains, pourraient faire de son triomphe un événement financier décisif. Ainsi peut-on tirer de ses choix stratégiques des enseignements quant à l'avenir de certaines industries. La presse financière du monde entier a même établi une liste de "valeurs Obama". Mais ce concept pose quelques questions.
Pour croire aux "valeurs Obama", il faut compter sur la mise en oeuvre effective du programme présidentiel. Ici réside le premier point d'interrogation, donc de risque pour un investisseur. Ce ne serait pourtant pas une première si certaines promesses de campagne restaient lettre morte.
D'autant que, avec des finances aussi mauvaises, les Etats-Unis n'ont pas forcément les moyens de leurs ambitions annoncées. Il y aura certainement un bon nombre de mesures que le nouvel élu devra laisser de côté, faute de moyens.
Pour investir profitablement, il est donc nécessaire d'éviter ce premier écueil. De plus, à MoneyWeek, nous n'aimons pas placer notre argent en fonction de choix politiques, par nature susceptibles de changer à court ou moyen terme.
Deuxième problème : les "valeurs Obama" citées par la presse sont très souvent des entreprises américaines ou qui réalisent une grande partie de leur chiffre d'affaires au pays de l'Oncle Sam. Or, sauf à croire en l'homme providentiel capable de stopper la crise en trois coups de cuillères à pot, il y a peu de chances pour que les Etats-Unis se relèvent à court terme et donc que les valeurs américaines repartent nettement à la hausse.
Fausses bonnes idées Selon les pronostics de l'OCDE, le PIB américain devrait baisser de 0,9% en 2009. Les ventes aux détails, qui représentent près d'un tiers de la consommation américaine, ont perdu 2,8% au mois d'octobre, après avoir déjà chuté de 1,3% en septembre. Croire que l'économie américaine va se relever sous la simple impulsion du Président, c'est donner beaucoup de crédits au locataire de la Maison-Blanche. Or, ces chiffres inquiétants vont forcément pénaliser les entreprises dont le marché de base est américain.
Passé ces objections sur l'impact réel ou supposé du Président sur les marchés, on peut regarder dans le détail ces fameuses valeurs. On y trouve, selon nous, quelques mauvaises pioches. Pour Investir, | |