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39 résultats trouvés pour la recherche bourse |
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Actualités : Easybourse : articles, interviews, études graphiques
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Sanofi-Aventis plombé par un concurrent du Plavix |
Ce jeudi, le titre Sanofi-Aventis enregistre le plus fort recul du CAC 40 avec -3,24%, à 47 euros. Un médicament développé par Sanofi-Aventis, le Plavix, se révèlerait être moins efficace que celui... |
Bercy se résignerait à abaisser ses prévisions |
Le gouvernement se résignerait lui aussi à réviser à la baisse ses prévisions de croissance en France, selon une source proche du gouvernement. La croissance n'atteindrait pas les prévisions... |
La banque IKB confirme son rachat par Lone Star |
L'établissement de prêt IKB a bien fait l'objet d'un rachat par le fonds de capital-investissement Lone Star qui acquiert ainsi une participation de 90,8% de IKB. La banque publique allemande KfW... |
Contraction dans l'industrie et les services |
Toujours pas d'amélioration en zone euro dans les activités de services et d'industrie, avec une nouvelle contraction en août pour le troisième mois d'affilé. Les indicateurs de RBS-Markit,... |
Fortis cède sa part d'ABN Amro TEDA à Old Mutual |
Le groupe financier Fortis Bank fait part d'un accord avec Old Mutual et Tianjin Teda Investment pour une cession. Fortis revend sa part de 49% dans ABN Amro Teda Fund Management à Old Mutual à... |
Lehman : échec d'une levée de fonds de 5Mds$ ? |
Déjà dans une situation plus que délicate, Lehman Brothers viendrait de se voir refuser un accord sur une levée de fonds de 5 milliards de dollars auprès d'un fonds d'investissement sud-coréen, selon... |
Etude graphique : Eurostoxx Bank Index |
Notre strategie de février dernier semble prendre fin : Notre strategie envoyée début février sur l'Eurostoxx Bank Index prônait pour un cycle baissier avec un dernier... |
Actualités : Les Echos - analyse de la séance boursière
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Actualités : MoneyWeek
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Que penser de la Russie ? |
Certains avaient annoncé la fin de l'histoire, d'autres voyaient déjà se profiler dans les conflits des Balkans le choc des civilisations, bref, la chute de l'URSS avait débridé les imaginations et ouvert la voie à une refonte de l'ordre mondial.
Côté finance, les investisseurs avaient observé avec intérêt l'ouverture d'un nouveau et vaste marché. Privé de liberté de consommer au cours du XXe siècle, les Russes allaient-ils se lancer dans des achats effrénés au XXIe siècle ?
La prospérité n'aura bien évidemment pas été immédiate, mais depuis quelques années émerge en Russie une classe moyenne, dont l'envie de consommer est manifeste. Les investisseurs étrangers peuvent se frotter les mains : les ventes de détail progressent de plus de 10% par an, tandis que les ventes de voitures ont augmenté de 41% au premier semestre de l'année.
La guerre pourrait-elle mettre un terme à cette croissance et faire fuir les investisseurs hors de Russie ?
L'incursion militaire en Géorgie laissera des séquelles. "Nous n'avions pas besoin de ça. Cela ne va pas briser l'économie russe, mais la guerre a des effets néfastes sur les sentiments des investisseurs", résume Ivan Mazalov, de Prosperity Capital Management.
Avec cette démonstration de force, la Russie rappelle qu'elle est loin d'être un père tranquille. Marché émergent, à risque, pays aux ambitions hégémoniques, puissance voulant échapper aux influences occidentales, les investisseurs découvrent l'autre visage russe.
Le vernis s'écaille Concernant la Russie, la méfiance doit être de mise, et ce indépendamment de la guerre. Son économie montre ses premières fissures.
Le RTS Index, équivalent de notre CAC 40, traverse une période baissière et a déjà perdu 20% par rapport à ses sommets de mai. Une baisse qui reflète la peur d'un ralentissement économique durable. Pour la Banque européenne pour la Reconstruction et le Développement, la croissance, de 8,7% au premier trimestre, est trop forte. Le risque de surchauffe est là. D'autant plus que la Russie n'est pas épargnée par l'inflation, qui atteint désormais 15%. Elle touche de plus en plus de produits de consommation, ne se cantonnant plus seulement à l'énergie et à l'alimentation. La Russie n'échappe pas non plus à l'autre mal du moment : le credit crunch, c'est-à-dire le resserrement des conditions de crédit. Les classes moyennes pourraient en pâtir, ce qui découragerait encore un peu plus les investisseurs étrangers.
Autre phénomène inquiétant, le modèle économique du pays pourrait être en péril. Les revenus de l'Etat proviennent à 60% du pétrole et du gaz. Des ressources dont le prix a chuté de 20% depuis leur plus haut niveau. Certes, l'heure n'est pas à la faillite, mais la situation inquiète.
Un partenaire pas toujours clair Miser sur le domaine de l'énergie en Russie n'est pas sans danger. Comment oublier que le président de l'ancienne compagnie pétrolière Yukos croupit en prison ? Les millions de Mikhail Khodorkovsky n'auront pu le sauver des crimes – réels ou supposés – que lui attribue le Kremlin.
Les jours sombres de l'interventionnisme du pouvoir ne sont pas révolus. Les récentes accusations du Kremlin à l'encontre du groupe minier Mechel ont fait craindre une nouvelle affaire Yukos. Si tel était le cas, "la réputation de la Russie serait entachée au delà du réparable", explique Jack Dzierwa de US Global Investor.
Les sociétés étrangères ne sont pas à l'abri du long bras du Kremlin. La collaboration entre BP et ses partenaires russes au sein de la joint venture TNK-BP a tourné au vinaigre. Le responsable de la venture, Robert Dudley, a d'ailleurs quitté le pays, invoquant des incertitudes au sujet de la validité de son visa et affirmant être victime de harcèlement. Le gouvernement affirme qu'il n'interviendra pas. D'après le Wall Street Journal, il aurait pourtant dans l'idée de mettre la main sur cette joint venture au travers d'un des géants pétroliers qu'il contrôle.
Vaste réservoir de population, le marché russe en pleine émergence présentera probablement de nouvelles opportunités d'investissement. Pour l'instant, en revanche, prudence. Mieux vaut se tenir éloigné de la belliqueuse Russie. D'ailleurs les Russes eux-mêmes le disent. Dans une interview au journal allemand Welt am Sonnatg, le milliardaire Alexander Lebedev déclare comprendre les craintes des Occidentaux vis-à-vis des fonds d'Etat et des entreprises publiques russes. D'après lui, dans son pays, les fonctionnaires sont agressifs, corrompus, immoraux, pas qualifiés et incompétents. |
Mon or, mon pauvre or... |
Le 15 août dernier fut un vendredi noir pour l'or qui se retrouvait au tapis, sous les 800 $ l'once, à 773,90 $ exactement. Un cours qui n'avait pas été vu depuis le 20 novembre 2007.
L'or et les matières premières vivent une violente correction, voir même un krach espèrent les vendeurs de produits financiers sûrs, à savoir des :
- obligations véreuses et illiquides (subprime et compagnie) ;
- actions de filiales d'établissement bancaires, filiales créées opportunément pour se débarrasser dans le public de risques devenus gênants (Natixis et compagnie) ;
- fonds aux historiques terriblement vierges ou reconstitués après la création dudit fonds (pas d'exemple, je ne voudrais pas faire d'envieux).
Je pourrais allonger la liste, mais je ne voudrais pas être inutilement cruelle. La réalité est que les vraies choses, les biens tangibles, voient en ce moment leur prix baisser. Il vaut mieux dépenser son énergie à réfléchir pour savoir si cette tendance est durable ou non.
Récession et matières premières Les Etats-Unis et l'Europe sont entrés en récession : la croissance y est nulle (ou même négative si on prend en compte la sous-estimation de l'inflation). La seule croissance qu'on puisse objectivement constater est celle de la dette.
L'Europe et les Etats-Unis vont donc consommer moins de matières premières, pétrole en tête. Moins de métaux industriels aussi : depuis longtemps nous sous-traitons nos tâches ingrates de production dans les pays émergents qui fabriquent pour beaucoup moins cher que nous.
Reste, pour assurer la dynamique de la croissance mondiale, la Chine, l'Inde, le Brésil et la Russie. Leurs riches clients (nous) vont moins leur commander de produits finis. Leur croissance va s'en ressentir. Mais ils sont encore loin de la récession. Tout au plus vont-ils passer d'une progression à deux chiffres à une progression à un chiffre.
Je pense que les matières premières vont probablement connaître une période similaire à ce qui s'est passé en 2001–2003, avant de repartir de plus belle. Pas un krach, juste une pause.
Les pays émergents font en un demi-siècle le parcours que nous avons fait en deux siècles. De Dickens (ou Les Misérables), charbon et manufactures au téléphone mobile.
Il leur faut des routes, des lignes électriques, de télécommunications, des habitats décents, de l'eau courante...
Mais l'or est un Janus à deux têtes. Son côté matière première n'est que son visage modeste. Il a aussi son côté gendarme, relique barbare.
L'or matière première et refuge monétaire La monnaie d'échange des matières premières, c'est le dollar, cette monnaie appartenant à un Empire qui n'est pas loin de la déchéance. Le dollar pouvait légitimement régner sur les matières premières dans la mesure où les Etats-Unis ont été pendant deux siècles à la fois le plus gros exportateur et le plus gros importateur mondial. En fait, les Etats-Unis se trouvaient alors dans la situation actuelle des pays dits émergents.
Europe et Etats-Unis espèrent tirer profit de la poursuite du développement des pays dits émergents. Dans des rêves insensés, ils se voient vendre des biens à ces nouveaux riches. Ils ne savent pas les écouter. La Chine le répète : "notre marché intérieur n'est pas pour vous. Nous voulons bien faire des joint ventures pour que vos entreprises fabriquent chez nous ce qu'elles revendront chez vous. Mais n'imaginez pas une seconde que vous attaquerez nos consommateurs."
Les pays émergents vont nous exporter leur inflation. Leur main-d'oeuvre se paiera plus cher. Les matières premières ne connaîtront pas de krach permettant de compenser ce surcoût. Le dollar apparaîtra nu dans ses faiblesses. Et l'or va briller le temps qu'un nouvel ordre monétaire s'installe. |
Le secteur automobile, victime de la crise |
Lorsqu'il faut réduire un budget familial, le remplacement de la voiture devient le premier poste de dépense supprimé ou retardé. Aux États-Unis, Ford et General Motors sont en déroute. Comble de malheur, leurs gros 4x4 sont des gouffres à essence. Leurs malheureux détenteurs aimeraient bien s'en débarrasser. Mais ils ne trouvent pas preneur sur le marché de l'occasion.
Dans ces conditions, comment racheter une nouvelle automobile, sans crédit, sans apport ? Pas d'argent, donc pas d'achat. Le cours des grands constructeurs automobiles américains en témoigne. L'action Général Motors valait 30 $ en septembre dernier. Elle vaut moins de 10 $. Pour retrouver sa valeur il faut qu'elle progresse de 200 %.
Et de l'autre côté de l'Atlantique ? Ce n'est pas non plus l'euphorie pour les constructeurs européens. Certes, leurs modèles sobres sont mieux adaptés au pétrole à 140 $ le baril et à l'essence à 1,60 € le litre que les gros 4 x 4 yankees. Mais Renault, qui avait annoncé des ventes en progression de 10 % en 2008, réduit ses prétentions à 5 %. Même objectif pour Peugeot. En outre, la parité eurodollar défavorable freine leurs exportations.
Faute d'anticipation, Renault et Peugeot sortent à contretemps un 4x4. Le concept de véhicule low cost, la Logan de Renault, risque de se retourner contre la marque. Trop chère pour les pays émergents, elle cannibalise la vente des modèles classiques dans les pays riches en crise.
Pour ne rien arranger, tous les constructeurs voient leurs marges rongées par le prix des matières premières, acier et aluminium en tête. Comme pour la finance, envisagez de couper les lignes automobiles de votre portefeuille au premier rebond. Et s'il n'y en avait qu'une seule à garder, ce serait peut-être Toyota. Le constructeur pionnier du véhicule hybride pourrait tirer son épingle de ce sinistre jeu de massacre. |
Secteur financier : à liquider au premier rebond |
Le 30 juin dernier, la Banque des règlements internationaux (BRI) s'alarmait de la santé de banques occidentales de premier plan. "Tôt ou tard, les actifs détériorés devront être négociés sur les marchés – pas remisés auprès des banques centrales – par des moyens qui restent à trouver", prévenait-elle. En clair, les Banques centrales vont arrêter de renflouer le monde financier.
Mais il y a un petit souci concernant la négociation sur le marché des "actifs détériorés" que souhaite la BRI : c'est que personne n'en voudra. Le mot détérioré est trop faible. Les subprimes ne sont que la partie émergée d'un iceberg, dont la partie immergée reste encore largement inconnue du grand public. La BRI a de bonnes raisons de se montrer inquiète. L'ardoise finale ne se compte pas en centaines de milliards de dollars – nombre déjà énorme, mais auquel on avait presque fini par s'habituer –, mais en milliers de milliards. Nous changeons de dimension et on comprend mieux pourquoi le giron des banques centrales est vu comme le seul refuge dans la débâcle qui s'annonce.
C'est pourquoi nous classons le secteur bancaire comme celui dont il faut se débarrasser en priorité.
Il n'a pas fini de payer une politique de recherche de volume au mépris de la qualité. La mécanique du crédit hypothécaire est simple : un prêt garanti par de l'immobilier, une notation favorable du risque de ce prêt, un morcellement de la dette initiale et une remise sur le marché des petits morceaux. Voilà comment un prêt, consenti à des gens qui en temps normal n'y auraient jamais eu accès, se retrouve estampillé comme produit "sûr". Qu'est-ce qu'un temps normal, me direz-vous ? Une époque durant laquelle les taux d'intérêt sont adaptés aux conditions économiques et notamment à l'inflation.
Or, de 2001 à 2006, les temps n'ont pas été normaux. Les Banques centrales ont abaissé leurs taux directeurs pour éviter une crise profonde due à l'éclatement de la bulle des nouvelles technologies. De la relance par la consommation, on est passé à la relance par l'endettement.
Maintenant que vous avez à nouveau en tête la mécanique des subprimes, passons à la partie immergée de l'iceberg. Lorsque les gens en sont réduits à ne plus pouvoir rembourser leur prêt hypothécaire, on peut s'attendre à ce qu'ils éprouvent également des difficultés pour payer leurs autres achats à crédit, leurs voitures, leurs prêts habitation ou leurs travaux. Tout cela rajoute encore quelques centaines de milliards de dollars à l'ardoise initiale. L'Association des banques américaines a publié le taux de retard de paiement le plus élevé depuis quinze ans. Ce type de prêts a également suivi la filière de transformation des subprimes : notation, morcellement, mise sur le marché. Les montants en jeu sont quatre fois moindres que ceux du crédit hypothécaire, mais ils ne sont quand même pas négligeables.
Mais tout cela n'est finalement que de la petite bière. Car pourquoi se limiter à des prêts consentis à des particuliers ? Ici, rentrent en scène les CDS qui sont les subprimes appliqués aux entreprises. CDS est l'acronyme de credit default swap, qui désigne un tour de passe-passe entre établissements financiers. Les CDS peuvent s'appréhender comme un subprime appliqué aux entreprises.
À l'origine se trouve un prêt fait par une banque à une entreprise. Une seconde banque peut accepter de couvrir le risque de crédit de ce prêt. C'est le swap, ou échange. Si l'entreprise se trouve en défaut de paiement, ou credit default, la seconde banque paiera. Bien sûr, pour cet échange, la première banque verse une prime d'assurance à la seconde.
Le marché du CDS s'est développé de façon exponentielle dans la sphère financière. Un prêt n'est plus une affaire entre une banque et une entreprise qui se connaissent de longue date. Un prêt garanti par un CDS devient un actif papier négociable. Les banques ont pu accorder des prêts à tour de bras, même à des candidats pas très fiables, puisqu'elles avaient toujours la possibilité de s'assurer. Ainsi, Bear Stearns détenait 2 500 Mds$ de CDS.
Ce marché, qui a grossi d'un facteur 20 depuis 2000, pèse environ 63 000 Mds$. Il s'agit d'un marché nouveau, donc son comportement en cas de récession est inconnu. Il n'y a pas d'historique auquel se raccrocher. Comme pour les subprimes on est tenté de se dire : c'est une affaire de financiers qui ne nous regarde pas. Mais les CDS, comme les subprimes, ont été "titrisés" et sont une source possible de gangrène pour les compagnies d'assurances, les fonds de couverture et de pension.
Il est prudent de vous débarrasser de vos valeurs de la banque, de la finance et de l'assurance au premier rebond du marché. Et placez aussi impérativement un ordre de vente stop pour limiter vos pertes en cas de nouvelle baisse.
La subtile distinction entre économie réelle et économie financière que faisaient certains intellectuels à l'automne 2007 s'est avérée un miroir aux alouettes. Il y aurait une "économie financière" et une "véritable économie" ou "économie réelle". Les dégâts du crédit hypothécaire se limiteraient à la sphère financière et cette bulle n'interférerait aucunement avec l'économie réelle des entreprises qui resteraient en parfaite santé. C'est faux. L'économie réelle a besoin de consommateurs disposant d'argent. Or le consommateur se serre la ceinture. |
Jeux olympiques : profitez de la vague du 'tous au sport' |
C'est pavlovien. Quand nous nous installons dans notre canapé pour regarder l'athlétisme, le foot, la natation, le tennis ou encore le vélo, nous avons envie de faire du sport. La dernière Coupe du monde de football n'aura peut-être pas été pour rien dans l'augmentation de 4 % du marché mondial du sport, soit 189,7 Mds€ en 2006 selon NPD.
La Fédération professionnelle des entreprises du sport et des loisirs recense 39 millions de sportifs amateurs, rien que dans l'Hexagone : 85,4 % des Français de 4 à 65 ans pratiquent au moins occasionnellement une activité physique. D'un pays occidental à l'autre, des chiffres analogues circulent. Seules varient les disciplines exercées.
En France, le vélo, la natation et la pétanque arrivent sur le podium, devant la randonnée. Dans d'autres pays, le foot, le basket ou le golf prennent la tête du classement. Un casse-tête pour les équipementiers, comme Adidas, Nike, Speedo, Arena.
La guerre des parts de marché se joue nation par nation, sport par sport, à coups de sponsoring. Difficile de savoir qui l'emportera à long terme. Alors, même si, selon Bruno Lalande, directeur de TNS Sport, "Adidas a pris un coup d'avance lors de jeux olympiques", nous préférons nous tenir éloignés de l'action. La distribution d'articles de sport nous a bien tenté, mais l'enseigne la plus innovante et la plus performante à nos yeux n'est pas cotée. Il s'agit de Decathlon, propriété du groupe Mulliez. Tout n'est pas perdu pour autant.
Selon NPD, le segment le plus dynamique du secteur est celui du textile. Son chiffre d'affaires mondial s'est élevé à 83,7 Mds€ en 2006, en progression de 6 %. "Une tendance de long terme, pour Renaud Vaschalde, analyste pour la société d'étude. Les consommateurs sont de plus en plus désireux de porter des vêtements de sport ou d'inspiration sport, jugés plus pratiques sans oublier d'être à la mode."
Les textiles techniques font gagner les champions A tel point en fait, que le cabinet Asterop a révélé, en octobre 2007, que "pour s'habiller les Français commençaient par passer chez les spécialistes du sport, avant d'aller dans les chaînes de vêtements ou encore les grandes surfaces". Miser sur les fabricants de textiles pour l'industrie des sports de loisirs peut être lucratif. Techniques, ils sont derrière les exploits des médaillés olympiques comme Laure Manaudou.
Si dans l'Hexagone, comme dans beaucoup de pays, les sportifs du dimanche cherchent plus à s'amuser qu'à gagner des compétitions, ils n'en restent pas moins friands de tenues qui leur permettent de moins transpirer, de mincir, d'oxygéner les muscles… Le succès des vêtements de sport TYR, Speedo, Skins ou Canterbury en témoigne. Malheureusement, si les réseaux de distribution de ces marques grandissent, elles restent non cotées.
Guettez-les ! |
Notre bien le plus précieux : l'eau |
L'accès à l'eau potable est l'un des points de contentieux les plus vifs entre Israël et la Palestine, à tel point que le processus d'Oslo avait soigneusement évité d'aborder la question. Trouver aujourd'hui une solution à ce problème semble d'autant plus improbable que la région traverse une véritable crise de l'eau.
La Palestine, exsangue, se meurt de soif. Selon B'Tselem, une organisation israélienne de défense des droits de l'homme, 20% de la Cisjordanie n'est pas connecté au réseau d'eau et les réserves de l'hiver sont épuisées. Le déficit en eau pour l'année devrait être de 69 millions de mètres cubes. A Gaza, l'eau est saturée par la pollution. Certains prévoient une catastrophe sanitaire. Les territoires palestiniens dépendent des autorisations israéliennes pour développer de nouveaux accès à l'eau.
Autorisations qu'Israël est peu encline à donner, alors même qu'elle va devoir restreindre sa consommation d'eau, le pays n'ayant jamais connu une telle sécheresse. Il ne s'agit pas d'une catastrophe liée à un été torride, mais d'un phénomène durable. Le pays devra modifier ses habitudes de vie, car l'eau, ressource essentielle, viendra à manquer. Alors que son usage domestique augmente de 4% par an, le déficit en eau d'Israël devrait se monter à 350 millions de mètres cube en 2008.
Catastrophe annoncée également en Chine. Dépassée par sa démographie, débordée par sa croissance, le pays n'a pas assez d'eau pour répondre à ses besoins. Les sous-sols et les fleuves sont pollués et les deux tiers des villes n'ont pas assez d'eau. Certaines d'entre elles pourraient d'ailleurs connaître une réelle pénurie d'ici cinq à sept ans.
Une soif inextinguible Contrairement aux idées reçues, les pays pauvres ne seront pas les seuls à souffrir de problèmes d'approvisionnement en eau. Véritable enjeu de survie, la question de l'accès à l'eau sera parmi les plus graves de ce siècle.
Les besoins en liquide bleu ne feront qu'augmenter, soumis à une pression démographique de plus en plus forte, mais aussi à une demande croissante de pays en plein boom. Les Chinois ont besoin d'eau pour leur agriculture, leur industrie. Bientôt, ils en voudront pour laver leurs voitures et remplir leurs piscines.
Si la consommation mondiale d'eau se maintient à son niveau actuel, les Nations Unies estiment que, dans moins de 25 ans, cinq milliards d'êtres humains vivront dans des zones où il leur sera impossible de boire à leur soif, de cuisiner et de s'assurer une hygiène de base.
Notre population et notre consommation augmentent, pas la quantité d'eau sur terre. La planète est couverte de 70% d'eau, mais seuls 2,5% de ce liquide sont potables. Des ressources relativement faibles au regard de la pression démographique, du changement climatique et de la pollution.
Les analystes les plus sérieux s'inquiètent. Vous ne pourrez qualifier Merrill Lynch ou Goldman Sachs d'écologistes alarmistes. Leurs analystes prévoient pourtant des pénuries d'eau à l'échelle mondiale, qui pourraient s'avérer plus dangereuses pour l'humanité que la hausse des prix des matières premières ou la diminution des ressources énergétiques.
Un coût humain et économique L'accès à l'eau, son assainissement et l'hygiène sont autant de thèmes qui vont être abordés cette semaine à Stockholm, au cours de la semaine internationale de l'eau. 2 500 experts, issus du milieu scientifique, des organisations internationales ou de gouvernements, vont plancher sur la question.
L'occasion de rappeler les conséquences du manque d'eau potable dans le monde. 2,6 milliards de personnes n'y ont pas accès, soit plus d'un terrien sur trois. La soif n'est pas la seule cause de mortalité. Le manque d'assainissement et d'hygiène causent la mort de 5 000 enfants chaque jour.
La situation est évidemment dramatique dans les pays pauvres, comme en Afrique, mais elle concerne également nos voisins. Qui savait qu'en Europe, 20 millions de personnes n'ont pas d'installation sanitaire réelle ?
Dans les pays en voie de développement, les maladies et les décès liés au manque d'eau propre freinent la croissance et le développement. La rareté de cette ressource pénalise également leur production agricole et leur capacité à nourrir les populations.
Les pays développés verront, quant à eux, souffrir certains secteurs liés à l'eau. Quand la neige aura fondu de nos montagnes, l'économie de régions entières sera menacée.
Miser sur une denrée irremplaçable Les besoins en eau seront éternels, la demande de plus en plus forte. Jusqu'à aujourd'hui, aucun produit de substitution n'existe.
Le secteur de l'eau présente donc de bonnes opportunités d'investissement sur le long terme. Les acteurs du secteur se distinguent selon leur type d'activités : approvisionnement et traitement de l'eau, technologies liées à l'eau, services environnementaux. Regardez en particulier les équipementiers, fabricants de pompes, de valves, de tuyaux et autres matériaux permettant d'acheminer de l'eau. La désalinisation d'eau de mer est également un secteur digne d'intérêt.
Enfin, si vous préférez les produits plus financiers, sachez qu'il existe un hedge fund canadien qui se concentre de plus en plus sur l'eau : Sextant Capital Management. |
Déchets industriels et mafia russe |
Quel rapport y a-t-il entre les déchets industriels et la mafia russe ?
A priori aucun... et pourtant...
Dans les années 60, la corruption s'étend dans l'Union soviétique. C'est un secret de polichinelle. Au-delà des belles images officielles de la propagande, le citoyen moyen vit dans la pénurie et la misère. Mais le citoyen moyen est débrouillard, cela lui permet de survivre malgré tout. Et pour survivre, il se voit contraint de recourir au marché parallèle, et de pratiquer le travail "au noir".
C'est ainsi qu'un peu partout en Union soviétique se montent des ateliers clandestins. En effet, des ouvriers qualifiés ont réalisé qu'un des aspects de la faible productivité industrielle soviétique résidait dans le gaspillage des déchets industriels. Voulant profiter de l'occasion pour arrondir leurs fins de mois et nourrir correctement leurs enfants, ces petits malins décident qu'il est trop bête de fermer les yeux sur les monceaux de résidus textiles, de cuirs, de métaux, qui finissent à la décharge. Mieux vaut fermer les mains sur ce pactole ! Alors on s'organise, on se réunit en douce, on élabore des projets permettant de réutiliser ces déchets de matériaux à l'intérieur de l'usine, évidemment en achetant des complicités car ce serait tout de même un peu visible en y regardant de près. Résultat, le directeur lui-même, couvert par la hiérarchie du PC de la ville, de la région, les policiers gradés, le commissaire de police du coin, les miliciens, le représentant de la Justice aussi, bien sûr le directeur du magasin qui revend cette production venue de nulle part, les fonctionnaires de tout poil supposés tout contrôler, etc... tous sont généreusement arrosés. Sans oublier personne, car ça pourrait gripper cette belle mécanique.
Mais certains patrons d'entreprises ont vent de ces montages et veulent profiter eux aussi de l'aubaine. Dès lors, des ateliers semi-clandestins se créent partout, surtout en Russie. Tous associés" en quelque sorte, et à tout le moins complices, les responsables de toute la chaîne de "production" certifient quand c'est nécessaire, que telle ou telle quantité de matières premières a été endommagée, ou égarée dans le transport. Pfiiit !!! Ainsi, utilisant les biens et la main d'œuvre d'Etat de l'économie planifiée, une économie libérale de l'ombre se met subrepticement en place. Les copieux bénéfices sont répartis entre les différents "acteurs".
Une industrie originale du recyclage des déchets est née...
Mais pour que cette industrie clandestine puisse vivre et se développer, assurant ainsi de juteux revenus à tous les niveaux de la pyramide, les différents responsables doivent pouvoir continuer à l'alimenter en matières premières, et pour cela, être garantis de la couverture du pouvoir, toujours plus gourmand. La machine s'emballe, devenant de plus en plus coûteuse.
Dans les entreprises officielles, dont la production est toujours chaotique et la productivité insuffisante, on sort à tour de bras des bilans truqués permettant aux fraudeurs de recevoir primes imméritées, décorations et promotions.
Les experts russes pensent qu'au début de l'ère Eltsine, cette économie clandestine représentait environ 30% du PNB, et occupait jusqu'à un ouvrier sur cinq !
Seulement voilà, dès la fin des années 60, la pègre, informée comme il se doit de tout ce qui est clandestin, refuse d'être tenue à l'écart de ces juteux montages. D'autant qu'elle subit les foudres de la police et de la justice, sans parler de la fustigation morale du PC, et se retrouve souvent emprisonnée tandis que les dignitaires de l'Etat vivent dans le luxe.
Les gangsters se révoltent et prennent pour cible les maillons clés de la chaîne de production parallèle. Chantages, menaces, meurtres, rapts, accidents... les enrichis de la clandestinité doivent se résoudre à partager. Fin des années 70 et dans les années 80, la nomenklatura, qui se croyait intouchable, doit payer les "parrains" pour être protégée, et les exécuteurs pour ne pas trépasser. Pire, petit à petit, les millionnaires clandestins sont infiltrés par les bandits qui prennent en main le contrôle de l'industrie clandestine et en retirent l'essentiel. La nomenklatura a pactisé avec le diable, acceptant de couvrir les criminels de sang dans leurs autres activités répréhensibles, lesquels, par réciprocité, font preuve de générosité à la hauteur de ce qu'ils estiment suffisant.
Mais déjà la roue tourne, l'Union soviétique a vécu, l'histoire des déchets clandestins est connue, et nous arrivons aux années 90. Le "recyclage" industriel passe de mode. D'autres opportunités s'offrent à la mafia russe, avec l'arrivée des nouvelles technologies...
Source : Défis & Profits |
Calife à la place du calife |
Pas besoin d'être un informaticien de génie pour comprendre que les choses sont en train de bouger sur la planète du net.
A la fin des années 1990, tel un rouleau compresseur, Google écrasait tous ses concurrents dans le domaine de la recherche sur le Web. Alta Vista, alors considéré comme le meilleur moteur de recherche, et Yahoo s'inclinent devant lui. Depuis, sa suprématie ne s'est jamais démentie.
Yahoo et Microsoft ont bien essayé, à coup d'investissements de centaines de millions de dollars, de reprendre la main. Peine perdue. Google détient 62% des parts du marché américain de recherche sur Internet. Yahoo affiche un pauvre 21%, quant à Microsoft, il se traîne avec 8,5%. Ce qui explique que Microsoft ait lorgné vers Yahoo avec insistance et qu'il renforce son partenariat avec le réseau social Facebook.
Aujourd'hui, c'est Cuil qui essaye de faire un coup à la Google... pour renverser Google. Ce moteur de recherche, lancé fin juillet, a été créé par des anciens de Google et d'IBM. Avec 20 000 employés, cela devait bien arriver un jour à Google ! Cuil, à prononcer "cool", est soutenu par 33 millions de dollars de fonds de capital risque.
Déjà, la bataille des pages a commencé. Cuil affirme recenser plus de 120 milliards de pages Web. Une fanfaronnade dont se rit Google. Le géant assure avoir visionné 1 000 milliards de pages, mais avoir ensuite fait une sélection d'une dizaine de milliards, pour privilégier la qualité. Quant aux 120 milliards de pages de Cuil, encore faudrait-il qu'elles fonctionnent. Ratés de départ ou véritables problèmes, certains mots ne donnaient pas de résultats satisfaisants dans les premiers jours d'existence de Cuil.
Cuil a tout de même un avantage : il affirme respecter la vie privée des internautes et ne pas garder de trace des recherches effectuées, contrairement à son concurrent.
Cuil n'est pas le seul à essayer de détrôner Google. Des startups s'attaquent au Goliath du net : Vivismo, Snap, Mahalo ou encore Powerset, racheté en juillet par Microsoft. Une startup pourrait un jour créer une innovation technologique capable d'ébranler Google. Mais il est probable qu'avant d'en arriver là, ce dernier l'aura rachetée. Ou sera dès le départ son actionnaire majoritaire. D'après le Wall Street Journal, Google lancerait en effet son propre fonds d'investissement. Le but : investir dans des entreprises au berceau plutôt que des les racheter une fois qu'elles ont fait leurs preuves.
Un modèle en pleine expansion Etre premier sur la recherche par mot clé, c'est bien. Mais Google fourmille d'idées et entend bien s'imposer dans tous les domaines du net. L'Américain propose donc aussi une banque d'images, des dépêches, des informations. Dernière proposition en date : une encyclopédie en ligne, pour concurrencer Wikipédia.
Avec Knol (pour knowledge, connaissance), Google s'attaque à un des plus importants sites du monde en terme de trafic. Wikipédia, qui est un projet non commercial, est une encyclopédie libre à laquelle ont déjà contribué 400 000 personnes. Elle existe dans environ 200 langues (mais une centaine seulement de ces éditions seraient actives), propose 10 millions d'articles, dont un quart en anglais et 700 000 en français.
Si Wikipédia est libre de considérations monétaires, la nouvelle encyclopédie de Google a quelques principes commerciaux bien en tête. Contrairement à Wikipédia, les articles seront signés par leurs auteurs. Ces derniers pourront toucher une rémunération. S'ils acceptent que les publicités Adsense de Google apparaissent sur leur page, une quote-part leur sera reversée. Comme Google ne fait pas les choses à moitié, il a également trouvé un autre moyen de se différencier de Wikipédia : par les images. Grâce à un accord avec le magazine New Yorker, il pourra ajouter des illustrations tirées du magazine. D'autres journaux devraient accepter un même type de partenariat.
La suprématie de Google ne semble donc pas menacée. Du moins en Occident. Car chez les Chinois, ce n'est pas lui qui remporte les suffrages des internautes. En Chine, le rapport de force s'inverse. Google ne détient plus que 25% de parts de marché. Le moteur de recherche chinois Baidu en affiche quant à lui 60%. En revanche, il est plus difficile pour le Chinois de sortir de ses frontières : il ne possède que 1% de parts de marché au Japon. Heureusement, son potentiel de croissance en Chine reste exceptionnel.
Le taux de pénétration d'Internet dans le pays n'est en effet que de 16%, selon Nielsen, contre 71% aux Etats-Unis. Le chiffre d'affaires de Baidu augmente au même rythme que celui du nombre d'internautes chinois. Entre 2006 et 2007, son chiffre d'affaires a progressé de 108,2%, pour atteindre 239 millions de dollars.
Un investissement qui semble tentant. Attention cependant, les meilleures opportunités de gains avec Baidu sont peut-être déjà dernière nous. Le réservoir d'internautes chinois est certes vaste. Mais le Web reste une préoccupation très éloignée de toute une frange de la population, en particulier dans les immenses zones rurales du pays. |
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