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Actualités : MoneyWeek
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Le capitalisme meurt de sa monnaie |
Cette nuit, le 10 octobre, Wall Street puis Tokyo clôturent en très lourde perte : - Dow Jones : - 7,33% - Nikkei : - 9,62%
Le CAC40 a ouvert en baisse de 8%.
Les Bourses sont le symbole du capitalisme. Celui-ci est-il en train de s'effondrer ?
Avant le capital, il y a la monnaie Ce n'est pas le capitalisme qui s'effondre, c'est un système monétaire basé sur une imbrication de monnaies fiduciaires dématérialisées.
Les banques ne sont pas confrontées à une crise de liquidités, elles sont confrontées à une crise de solvabilité, comme nous le clamons depuis des mois. Il ne s'agit pas de manque d'argent temporaire. Il s'agit de la capacité à faire face à leurs obligations et leurs engagements.
Nous avons atteint le point de non retour. A toute émission supplémentaire de monnaie, les marchés réagissent désormais avec un sursaut de bon sens : négativement. Trop c'est trop, semblent-ils dire. Dans leur aveuglement et leur surdité les banques centrales, autistes, baissent leurs taux.
La monnaie fiduciaire a toujours fait faillite Dans un monde idéal, la monnaie fiduciaire pourrait marcher. Mais nous ne vivons pas dans un monde idéal, il n'existe pas.
Depuis la nuit des temps, les humains ont essayé de trouver un système d'échange fiable, de peaufiner le troc. La monnaie n'est pas autre chose qu'un moyen de stocker du travail déjà fait pour pouvoir l'échanger plus tard. La première richesse, c'est celle que procure le travail.
La monnaie a donc toujours été ancrée à un actif tangible qui exigeait l'exécution préalable d'un travail : or, argent, coquillage rare, perle. On pouvait choisir d'aller chercher la monnaie (or, coquillage), mais cela demandait du travail.
La monnaie fiduciaire n'est pas ancrée sur un actif tangible. Elle repose sur la confiance. Fiducie = confiance. Il faut faire confiance à l ‘émetteur qui bat monnaie en fonction de sa richesse.
Les monnaies fiduciaires ont toutes fait faillite car l'émetteur a toujours succombé à la tentation d'émettre plus que ce que sa richesse lui permettait. Le monde idéal, ce n'est pas ici. Au paradis, la monnaie fiduciaire règne peut-être.
Les monnaies actuelles n'échapperont pas à la faillite Nous avons été ivres de consommation, d'émission monétaire et les gouvernements successifs des pays riches ont acheté de la paix sociale en émettant de la monnaie.
Le dollar étalon, qui arrange tout le monde, repose sur du vent : une montagne de dettes publiques et privées. 10 250 milliards de dollars. Ce chiffre n'a plus aucun sens, c'est presque 30 % du PIB mondial annuel.
Les réserves internationales reposent sur ce dollar. Toutes les banques centrales ont émis de la monnaie au motif que "si les Etats-Unis le faisaient, pourquoi pas nous ?".
Des gouvernements complaisants ont poussé les banques centrales à émettre cet argent sans travail, basé sur aucune production de biens ou de services. Les politiques de relance par la consommation incitent les gens à dépenser ce qu'ils n'ont pas encore. Les cadeaux fiscaux aggravent les déficits budgétaires.
L'imbrication des monnaies fiduciaires est telle que la faillite sera collective.
Apprendre à vivre sans crédit Il va falloir nous habituer à dépenser ce que nous avons déjà et non dépenser ce que nous n'avons pas encore. Ce sera vrai à titre individuel comme à titre collectif.
Le problème, que découvrent aujourd'hui avec stupeur les anglais, est que l'épargne "garantie" ne peut être retirée. En gros, " c'est garanti, d'accord, mais n'y touchez pas".
En France, hier, une cliente de la Caisse d'épargne était pour la première fois contactée par téléphone par son conseiller financier qui lui proposait un prêt !
Cette personne n'avait jamais emprunté et son compte n'avait jamais été débiteur. La démarche du conseiller financier témoigne telle d'une ultime folie ou d'une tentative désespérée pour "rétablir la confiance" ?
Il va falloir retrouver le vrai sens de la monnaie basée sur le travail et un actif tangible.
Au moment où je termine ce message, l'or cote 920 $ l'once à Londres, son prix a augmenté de 21,8% en un mois. |
Krach : décodez la langue de bois |
Ce n'est pas le moment de craquer. C'est le krach ! Les marchés ont perdu le nord, les banques centrales et nos gouvernements tentent tant bien que mal de réparer la boussole. Et moi, dans tout ça, malmenée par des nouvelles tout aussi alarmantes les unes que les autres, je fais quoi ?
Epargne et sommeil garantis, sous somnifères La schizophrénie me guette. Le déposant que je suis devrais pouvoir dormir tranquille. Mon argent est garanti. Impossible de vous dire où il est ni de quoi il a l'air, mais il est garanti. Mes dépôts sont protégés à hauteur de 70 000 euros par banque. Certains de nos voisins européens sont plus vernis : l'épargne des Grecs, des Néerlandais ou des Espagnols est protégée à hauteur de 100 000 euros. Tous les pays ne se montrent pas aussi généreux mais l'Union européenne a revu à la hausse la garantie minimale de remboursement de 20 000 à 50 000 euros.
Encore faut-il pouvoir en revoir la couleur si ma banque fait faillite. La Commission européenne souhaite raccourcir le délai de remboursement, qui est de plusieurs mois actuellement, à quelques jours. Une telle célérité relèverait de l'exploit. Quand tout allait bien, il fallait déjà commander, avec quelques jours d'avance, ses billets pour un retrait un tant soit peu supérieur à quelques centaines d'euros, alors quand tout va mal... J'attends de voir. Quoique, je n'ai peut-être pas très longtemps à attendre vu la fulgurance de l'épidémie bancaire.
Ne nous voilons pas la face, ces mesures sont surtout destinées à empêcher tout mouvement de panique. Si vous et moi allions retirer notre argent de la banque, cela ne ferait qu'aggraver la situation. En 1929, certaines banques n'avaient pas résisté aux retraits massifs des particuliers désemparés. D'autres avaient même fermé leurs guichets pour éviter la débandade. Je vous invite d'ailleurs à lire le dossier de Moneyweek de cette semaine pour tirer les leçons de la crise de 1929.
Le fantôme du Crédit Lyonnais traverse la Manche Dormez tranquilles, braves gens. Votre banque ne fera pas faillite. Au pire, l'Etat la sauvera. Le gouvernement britannique, par nature le plus hostile à l'intervention de l'Etat, a tout bonnement devancé la catastrophe : il a semi-nationalisé sept grandes institutions, comme Barclays, HSBC, la Royal Bank of Scotland... Outre-Manche, ils appellent cela un programme de recapitalisation. L'idée : remettre de l'huile dans des rouages bien grippés. Montant du graissage : 64,3 milliards d'euros.
Le contribuable que je suis crie au vol. Pourquoi diable remettre de l'argent dans des paniers percés. Et cet argent, au fait, d'où vient-il ? Sur le moment, cette perfusion de liquidités va peut-être soulager le marché. Mais un jour ou l'autre, il faudra en payer le prix. Comme toujours, c'est le contribuable qui mettra la main à la poche.
Les contribuables britanniques n'ont pas vécu l'affaire Crédit Lyonnais, ils vont en faire la dure expérience. Paris n'avait pas voulu abandonner le Crédit Lyonnais en 1993 et a multiplié les plans de sauvetage. Le gouvernement a fini par créer un consortium de réalisation qui avait hérité des dettes et des actifs de la banque. Mauvaise affaire. Bizarrement, le plan Paulson y ressemble. Le Crédit Lyonnais a finalement été recapitalisé puis privatisé. Un vrai gouffre financier.
Le contribuable en sait quelque chose. En 2006, des experts ont estimé le coût de l'affaire à 16,8 milliards d'euros. Bernard Tapie n'était pas encore passé à la caisse pour obtenir ses dommages et intérêts.
Paris a promis qu'il soutiendrait les groupes financiers tricolores en cas de problèmes. Je ne trouve pas cela très rassurant. Si le Crédit Agricole fait faillite, j'en verrai la facture sur ma feuille d'imposition.
Heureusement que l'écureuil se marie avec la Banque Populaire et qu'ils vont se garder Natixis, une noisette véreuse.
Les banques centrales baissent leur taux, et moi, et moi, et moi... Mon dédoublement de personnalité ne s'arrête pas là. Que doit penser l'investisseur que je suis de la décision de sept grandes banques centrales de baisser leur taux ? Tout le monde espérait une telle décision. Mais personne n'aurait parié sur une telle précipitation. La dernière initiative de cet acabit remonte à 2001, après les attentats du 11 septembre.
Dans la Zone euro, aux Etats-Unis, mais aussi en Angleterre, en Suisse, en Suède, au Canada et en Chine, emprunter de l'argent va coûter un peu moins cher aux banques. Le peu de liquidités disponible devrait un peu mieux circuler. Et le crédit être moins rationné.
Cette mesure choc n'a cependant pas empêché les places européennes de dévisser. Elle donc arrive un peu tard, nos économies étant déjà entrées en récession. Pourquoi la BCE a-t-elle tant traîné les pieds ?
Cette mesure semble également insuffisante vu l'ampleur de la crise. Il en faudra plus pour résoudre tous les problèmes des marchés financiers. Les autorités politiques et économiques auront beau faire des pieds et des mains et concocter en urgence des potions magiques, cela ne fera pas revenir la confiance.
J'épargne, j'investis, je paie des impôts... mais mes dépôts ne sont plus que des codes informatiques dans des ordinateurs de banques titubantes. Les marchés actions dégringolent. Et ma déclaration d'imposition n'est pas prête de faire une cure d'amincissement.
Vive l'or. Lui seul se tient bien. Il est monté à plus de 920 $ hier. L'or n'est pas un investissement, c'est une assurance sauvetage, une bouée de survie quand tout coule. |
Tous concernés par la guerre du rail |
L'ordre vient de tout là-haut, de Bruxelles : terminé les monopoles, le réseau ferroviaire européen doit être libéralisé en 2010 sur les trajets internationaux, puis en 2017 sur l'intégralité du transport passagers.
Sur le fret, le monopole de notre champion national, la SNCF, a déjà été aboli et la compagnie s'est fait grignoter 10% de ses parts de marché depuis 2006 par Veolia, Euro Cargo Rail ou encore les trains Colas.
Air France : de l'air au rail Que Veolia Transport veuille s'imposer sur le rail français est compréhensible. Le groupe gère déjà des réseaux de transport en Europe, en Amérique du Nord et en Australie. En revanche, pourquoi Air France-KLM tient-il à s'associer à Veolia et à pénétrer ce marché sur lequel il n'a pas de savoir-faire ?
Air France établit une stratégie sur le long terme. La hausse du coût du carburant vient mettre à mal les compagnies aériennes. Depuis un an, nombre d'entre elles ont mis la clé sous la porte, sans compter les lignes qui ont fermé faute de passagers. Le rail apporte donc une diversification, au cas où l'aérien se transformerait en voie de garage.
De plus, cette libéralisation offre à Air France-KLM l'occasion de reprendre ce qui lui appartenait. Sur les trajets de moins de trois heures trente, en particulier au départ ou à l'arrivée de Paris, le train a pris l'ascendant sur l'avion. La nouvelle suprématie du rail a même contraint Air France à fermer certaines destinations.
Être présent sur les deux modes de transport lui permettrait également de développer de nouveaux types de correspondance bien pratiques : ses trains en provenance du sud de la France conduiraient directement les passagers à Roissy pour un vol vers l'étranger.
Une association entre la SNCF et Air France avait un temps été évoquée, mais La Vie du rail international a été le premier magazine à révéler que Veolia et Air France-KLM travaillaient sur un projet commun depuis quatre ans. En juin dernier, les deux compagnies auraient même signé un "protocole d'accord confidentiel".
L'avantage d'une telle association : la complémentarité. Veolia fera rouler les TGV tandis qu'Air France s'occupera de la vente de billets.
Où nous conduiront les TGV Air France-Veolia ? En 2010, les concurrents de la SNCF n'auront le droit d'opérer que sur les lignes reliant la France à l'étranger. Ce qui laissait donc supposer qu'Air France-Veolia se concentrerait tout d'abord sur les liaisons entre Paris et Londres ou Amsterdam.
D'après Le Figaro, pourtant, telle n'est pas sa priorité. Le nouveau venu aimerait attaquer directement la SNCF sur ses lignes les plus rentables. Comme Paris-Marseille, par exemple, où le rail tient 63% des parts de marché.
Puisque la loi ne les autorisera pas avant 2017 à se concentrer uniquement sur la France, les deux associés auraient trouvé la parade : ouvrir, à la place d'un simple Paris-Marseille, un Bruxelles-Vintimille. Prochain trajet dans leur ligne de mire, Paris-Nantes, sur lequel la SNCF détient 96% des parts de marché.
À bord de quels trains monterons-nous ? Les deux "nouveaux" se penchent sur la question, car il faudra que tout le matériel soit prêt à l'usage pour le 1er janvier 2010. Air France se montre très tenté par la dernière création d'Alstom : l'AGV (automotrice à grande vitesse).
Ce TGV nouvelle génération pourrait atteindre 360 km/h en vitesse de pointe. Autre solution, dont la SNCF appréciera toute l'ironie : la location de rames à la SNCF.
Les passagers en sortiront-ils gagnants ? Les vingt mille passagers bloqués à la gare Montparnasse vendredi 5 septembre et les milliers d'autres qui ont patienté dix heures afin de rentrer de leur week-end du 15 août voient sans doute d'un bon oeil l'arrivée de la concurrence.
Il est vrai que les pannes à répétition de la SNCF commencent à plomber les avantages que nous trouvions jusqu'ici au rail. Peut-être les passagers bénéficieront-ils également de tarifs avantageux, car "le nouvel entrant peut espérer avoir des coûts inférieurs à ceux de la SNCF, en termes d'accords salariaux, de statut du personnel", analyse Émile Quinet, professeur et spécialiste des questions d'économie des transports, dans Libération.
Avant de céder à l'enthousiasme, rappelons-nous tout de même que libéralisation n'est pas toujours synonyme de qualité. Ainsi, si nous nous plaignons des pannes de la SNCF, le service sur les compagnies privées dans les transports peut aussi laisser à désirer. Ceux qui ont déjà pris le métro londonien comprendront. Tout comme ceux qui sont montés dans des trains de l'Angleterre du Nord. Avant de pouvoir y grimper toutefois, encore faut-il comprendre leur tarification opaque. |
Krach : réagissez ! |
Nous sommes en krach Un nouveau numéro de MoneyWeek sera mis en vente demain en kiosque. "Tirez les leçons de 1929", avons-nous titré.
L'Islande est la première faillite d'un Etat de l'hémisphère nord. La cotation du CAC 40 a été suspendue durant une demi-heure ce matin.
Je vous rappelle la seule stratégie valable : liquide et mobile, priorité à l'or.
L'or se comporte de façon tout à fait sensée dans un monde en folie : il progresse, mais doucement.
Ce matin, pour la première fois depuis le début de ce krach, l'or ouvrait en progression à Londres. D'habitude, l'Europe est en retard sur les Etats-Unis. La hausse de l'or se produit plutôt l'après-midi à New York. Cette fois, il semblerait que le dévissage des places asiatiques ait alimenté la hausse.
Au fur et à mesure que la crise progresse, les intervenants des marchés anticipent une baisse de taux d'intérêt. Dans des temps qui nous paraissent déjà bien lointains, une baisse de taux se traduisait par une montée des marchés actions puisque les capitaux disponibles préféraient le risque action plutôt qu'une trop faible rémunération.
Cette belle mécanique est cassée : les "capitaux disponibles" se réduisent comme une peau de chagrin. Ils se portent maintenant sur l'or. C'est ce qui explique que l'or grimpe doucement et sans panique.
Le visage monétaire du Janus à deux faces qu'est l'or commence seulement à refaire surface. L'or est le seul actif qui progresse depuis un mois. Toutes les autres matières premières sont à la baisse. Tous les autres actifs papier sont à la baisse. La pierre est également à la baisse.
"La déflation des actifs financiers sera longue et va s'accompagner d'une inflation des actifs tangibles", écrivais-je il y a quelques jours. J'avais tort : la déflation est plus rapide que prévue.
Renforcez vous en or physique (voir Bullion Vault, pour ceux qui sont éloignés de ce marché), ou les certificats adossés à l'or physique. A 900 $ l'once et à la parité eurodollar actuelle, c'est une aubaine.
Je vous rappelle mes objectifs rationnels sur le métal jaune : 2 300 $ l'once, soit 1 500 euros. Je les tiens pour rationnels car ils sont dépouillés de tout effet de panique. Ils ne reposent que sur des constats d'inflation et d'émission monétaire.
Garantie illimitée des dépôts : un fantasme "Les déposants ne paniquent pas, ils ne font pas la queue devant leur banque pour retirer leur argent", entend-on un peu partout.
Permettez-moi de rire ! Les déposants ne font pas la queue car ils ne PEUVENT PAS RETIRER leur argent. La dématérialisation a été trop loin. Pour retirer même des billets de son agence, il faut les commander à l'avance. Oui : les commander. C'est pour cela que l'Etat français ne se précipite pas, contrairement à d'autres pays européens, pour relever ses garanties bancaires.
Quant aux garanties bancaires illimitées, on voit mal comment des Etats endettés pourraient immédiatement les assumer. J'ai dit immédiatement : c'est à dire avec du cash disponible alors que les caisses sont vides. Ou plutôt si, on voit comment... avec le procédé bien connu de la planche à billets. Quand on n'a plus de cash, il faut bien le fabriquer. C'est bon pour l'or.
Nationalisation des banques : c'est le contribuable qui paye Autre fantasme, la nationalisation des banques. Ce que vous ne perdrez pas en tant que déposant, vous le paierez en tant que contribuable. Tout un tas de Crédit Lyonnais. Pas bon pour vos finances, ni les finances publiques, mais bon pour l'or !
Ma collègue Alexandra Voinchet vous en dira plus sur ce sujet dans La Quotidienne de demain. |
Profitez des politiques natalistes |
La France est championne d'Europe de la natalité. Avec ses deux enfants en moyenne chacune, la Française bat toutes ses voisines européennes.
L'Allemagne est loin derrière, avec 1,37 enfant par femme. En ces périodes de crise économique, on aurait pu penser que la natalité allait diminuer. Les familles ont de moins en moins de budget pour élever leurs enfants. Mais il semblerait que les facteurs économiques ne soient plus un critère de choix.
Outre l'aspect culturel -- les pays du Nord ont en général un meilleur taux de fécondité que les pays de l'est ou du sud de l'Europe --, le vrai motif de décision semble résider dans les aides et les infrastructures sociales. Dans ce domaine, la France est en avance par rapport aux autres pays européens, aussi bien au niveau des aides (allocations familiales), des congés parentaux, des crèches et des moyens de garde.
Le gouvernement a même l'intention d'établir un droit opposable à la garde d'enfants. Le budget de la France, destiné à aider les parents, s'élève à 83 Mds€ selon la secrétaire d'État à la Famille, Nadine Morano.
Pour remédier à ce déficit de naissances, la ministre allemande de la Famille, Ursula von der Leyen, a créé un salaire parental non imposable versé pendant quatorze mois à celui des deux parents qui s'arrête de travailler suite à la naissance. Elle projette également le triplement du nombre de jardins d'enfants, d'ici à 2013.
Les enfants, un atout pour l'économie Si la France consacre un tel budget pour favoriser les naissances et si les Allemands tentent par tous les moyens de redresser leur faible taux de fécondité, c'est parce que la natalité est un atout pour un pays.
D'abord parce que les enfants d'aujourd'hui seront la force de travail de demain et qu'ainsi ils contribueront à la santé économique du pays. Le bon taux de natalité permet aussi de renouveler les générations. Il faudrait encore légèrement s'améliorer pour arriver au taux de renouvellement de 2,1 enfants par femme.Une population qui ne se renouvelle pas est une population qui vieillit et qui meurt peu à peu.
Les avantages de cette belle natalité se font également sentir dès maintenant. Ces petits bébés qui sortent tout juste des maternités sont en fait des consommateurs voraces.
Premiers bénéficiaires : les vendeurs de couches. Élément indispensable à l'arrivée d'un nourrisson, les couches promettent de belles perspectives de croissance au vu des politiques natalistes dont usent et abusent les pays développés.
Malheureusement pour l'investisseur, il est impossible de profiter du filon, faute d'entreprises uniquement orientées sur le secteur. Pampers est une filiale du géant touche-à-tout Procter & Gamble.
C'est le même cas avec la nourriture pour bébé. Blédina est l'une des meilleures entreprises à profiter du boom nataliste. Mais elle aussi est une filiale non cotée du groupe Danone. Nestlé est aussi un grand acteur de la nutrition pour bébé, mais, là encore, cette activité ne représente pas une grande part de son chiffre d'affaires.
L'autre grand pôle du budget bébé, c'est le jouet. Que ferait un enfant sans son hochet ou sa girafe qui couine ? Il pleurerait toute la journée. Aucune chance donc pour que les parents décident de ne pas sacrifier une partie de leur budget pour calmer leur diabolique chérubin... |
Energie : GDF limite les pertes |
La "meilleure" performance française du moment est à mettre à l'actif de GDF (devenu GDF-Suez), qui a tout de même reculé de près de 4% entre le 1er janvier et le 26 août. Le cours du gazier français a pleinement bénéficié de l'effet de fusion avec Suez.
Dans les semaines qui ont précédé l'opération, l'action GDF a grimpé en flèche. Elle marque désormais le pas. Seules deux autres entreprises françaises ont perdu moins de 5%, Vallourec et ArcelorMittal.
Les champions de l'énergie qui "tenaient la baraque" du CAC 40 ont tous lâché durant les trois derniers mois. La flambée des matières premières s'est inversée, et Total n'est plus aussi fringant. En huit mois, l'action du pétrolier français a perdu près de 15%.
Pendant le dernier trimestre, ArcelorMittal, qui surfait jusque-là sur la hausse des prix de l'acier, a sombré de près de 20%.
On pourrait croire que les Allemands s'en sortent mieux. Pas sûr. Les pertes sont souvent très importantes de l'autre côté du Rhin. Le géant Eon a perdu plus de 70% depuis le début de l'année. Le secteur énergétique gaulois a donc pris un net avantage.
Première publication : 06/09/08 |
Au coeur du krach et de la GAF |
L'après-midi du 6 octobre a été une journée de capitulation. Les marchés ont jeté l'éponge. Aucun gérant n'a voulu répondre au téléphone à la rédaction de MoneyWeek.
Les indices boursiers de la planète ont dévissé. Les 700 milliards de dollars de Paulson sont effacés, balayés. Tout le monde pense maintenant qu'ils n'étaient pas suffisants.
La crise actuelle ressemble de plus en plus à celle de 1929. Il s'agit maintenant d'affronter la vérité : après l'éclatement de la bulle de 2001 et le point bas de février 2003, toute la croissance a reposé sur une seule chose : de l'émission monétaire.
Le krach d'aujourd'hui n'est que le dégonflement d'une bulle secondaire, gonflée entre 2001 et 2003, pour éviter un atterrissage trop brutal.
Le problème crucial qui se pose maintenant est qu'il n'existe plus de marge de manoeuvre possible. Tout a déjà été fait entre 2001 et 2003.
La grande apocalypse financière est une réalité Nous voyons une première force à l'oeuvre : celle de la déflation. Les actions et l'immobilier valent aujourd'hui moins cher qu'hier et probablement plus cher que demain. C'est vrai aux Etats-Unis, en Europe et même en Chine.
Nous allons voir une deuxième force à l'oeuvre : l'inflation. Toute cette monnaie créée sans richesse va nous revenir en pleine figure sous forme de matières premières plus coûteuses. Peut-être pas immédiatement car, dans un premier temps, l'activité industrielle et la consommation vont violemment freiner. Mais dans un deuxième temps, lorsque celles-ci auront atteint leur point bas, les prix vont remonter. Tout simplement parce que les producteurs ne voudront pas être lésés en se faisant payer en monnaie de singe.
Une monnaie de singe, c'est la mutation du dollar. Les apprentis sorciers de la finance informatisée ont simplement perdu de vue que la monnaie était la mesure d'un travail.
Pour avoir de l'or en tant que monnaie, il faut creuser, extraire, séparer et fondre le précieux métal. C'est du travail. Même pour les peuplades primitives, chez lesquelles les coquillages sont de la monnaie, les coquillages monétaires sont suffisamment rares. Ainsi, les chercher et les trouver représente un travail. Le pêcheur échange ses poissons contre la monnaie-coquillage. Mais il n'est pas sûr que celui qui choisisse de chercher la monnaie-coquillage ait une journée plus fructueuse que le pêcheur.
Hélas, les Américains ont cru que l'on pouvait impunément fabriquer une monnaie qui ne corresponde à aucun travail. Les Européens ont marché dans cette étrange combine. Et maintenant, il va falloir payer.
Le krach sera aussi pénible que celui de 2001 La période qui s'ouvre sera aussi pénible que les années 2001-2003. Le premier abcès n'a pas été crevé. Il y a surinfection. Le deuxième abcès est bien plus grave.
Vous voulez des chiffres, des données "sérieuses" ? Les voilà.
2001 à 2003 : Les taux d'intérêt américains plongent de 6,5% à 1%. Objectif : "relancer" à la suite du krach. La relance porte sur deux axes : l'immobilier et la consommation des ménages.
Pendant ce temps, Wall Street emballe à tour de bras dans des "produits financiers" des crédits hypothécaires et des crédits à la consommation. L'emballage réduit les risques et les disperse. 1 700 milliards d'actifs papier circulent. Les prêts sont de plus en plus risqués.
Tout le monde est content : l'immobilier monte de 10% à 15% entre 2001 et 2005. Les marchés montent. Les financiers empruntent de l'argent pour avoir des "effets de levier". Tout va bien.
2004 à 2007 : Les taux d'intérêt américains remontent de 1% à 5%. La Fed victorieuse a réussi son atterrissage en douceur ! Grave erreur : les premières défaillances d'emprunteurs arrivent.
2007 à maintenant : Les taux de défaillance atteignent 9%, banques et assureurs font faillite, les marchés s'effondrent. La Fed baisse à nouveau ses taux d'intérêt.
Et demain ? Du chômage, des entreprises qui ne pourront plus faire face à leur endettement, un point bas des marchés qui sera peu ou prou celui de février 2003. PLUS DE RELANCE POSSIBLE, comme en 2001. Pourquoi ? Parce que les taux d'intérêts ont déjà été baissés, pardi !
La traversée du désert sera beaucoup plus longue La traversée du désert commence seulement. Combien de temps durera-t-elle ? Je n'en sais rien. Mais elle devrait durer plus longtemps que la précédente. La tromperie a été encore plus grave. |
Les matières premières prêtes à rebondir |
Le cours des matières premières hésite. La hausse pour prendre en compte l'inflation due à une émission massive de dollars créés à partir de rien ? Ou la baisse car la récession se profile ?
Après une période de piétinement, les matières premières devraient repartir à la hausse.
L'inflation va se propager par effet boomerang. On le constate dès maintenant sur le pétrole qui est vu – tout comme l'or – comme une couverture antidollar. Son cours monte, alors que, pourtant, tout le monde sait que l'activité va reculer.

Par ailleurs, pour surmonter la crise, les Etats-Unis devront réinvestir chez eux dans leurs infrastructures vieillissantes. Les pays émergeants continueront à s'équiper.
À terme, la hausse devrait donc l'emporter. |
Fret maritime : misez sur les armateurs |
Le secteur maritime est cyclique. La phase de croissance que connaît le fret depuis cinq ans succède à un cycle négatif de six ans, débuté en 1997, à la suite de la crise financière asiatique. Le déséquilibre entre l'offre et la demande qui se met en place laisse présager un nouveau basculement dans un cycle négatif.
Seul espoir de l'éviter : "Que les armateurs ne parviennent plus à payer toutes leurs commandes de navires et par conséquent les annulent. La diminution des capitaux disponibles avec la crise rend cette hypothèse possible. Ce mécanisme conduirait à une autorégulation du secteur", explique le président de BRS, Jean-Bernard Raoust.
Nous sommes cependant toujours dans une période exceptionnelle pour le fret. Avant un inversement de tendance, les investisseurs audacieux profiteront de belles opportunités en se concentrant sur un type d'acteur : les armateurs, plus précisément les spécialistes du vrac sec.
Les taux de fret dans le vrac restent pour l'instant très élevés. Pour certains types de navires, le prix de location journalier a été multiplié par trois entre 2006 et 2008. Ainsi, même si la cote perdait 50%, la location de vraquiers resterait rentable.
Et, pour l'instant, la cote des navires d'occasion reflète un marché dynamique : les prix de vente des cargos d'occasion ont doublé, voire triplé, entre 2005 et 2007.
À plus long terme, entre crises financières et hausses du pétrole ou des matières premières, le fret pourrait-il être condamné à se réduire comme peau de chagrin ? "Nous n'aurons plus de bananes", imagine Dan Koeppel dans Forbes. Certains prévoient déjà la fin des produits exotiques, un retour à des productions locales, un repli communautaire.
Pour d'autres, aucun retour en arrière n'est possible. "Le monde va continuer de se spécialiser. Il y aura des pays concentrés sur la production de produits comestibles, d'autres deviendront des centres de technologie, comme l'Europe et les Etats-Unis. Il y aura constamment des échanges entre les lieux de production et les centres de consommation", prédit Jean-Bernard Raoust.
L'essence même du transport maritime ne serait donc pas menacée. |
Tempêtes et naufrages du week-end |
Nos politiques et financiers ont oeuvré tout le week-end pour colmater les brèches d'un système financier qui part à vau-l'eau.
A problème global, l'Europe répond solutions nationales Paulson a enfin son plan. Les responsables américains les plus récalcitrants ont finalement adopté cette "loi de stabilisation économique d'urgence 2008". Que ce texte porte bien son nom ! Urgence : il n'a fallu que quelques heures à la Maison Blanche pour écrire un des programmes économiques les plus importants de son histoire. Et ni une ni deux, à peine voté, le texte a été promulgué. Pas de temps à perdre, argumente George Bush. Car le temps, c'est de l'argent.
"Stabilisation économique". Et oui, en si peu de temps, on peut colmater des brèches, pas changer une tuyauterie rouillée. Le plan Paulson doit permettre au système financier américain de tenir. Il ne faut pas lui en demander plus. Il faut au moins sauver les meubles jusqu'au 4 novembre, jour de l'élection présidentielle. Ensuite, George Bush ne devrait pas être mécontent de se délester du dossier.
En Europe, ce week-end aussi c'était réunion au sommet. Ou plutôt mini réunion. Car l'Europe ne se limite pas à Angela Merkel, Gordon Brown, Silvio Berlusconi et Nicolas Sarkozy. Pourtant, ils étaient les seuls conviés à la table. L'Europe politique et économique, unie, parlant d'une seule et même voix, ce n'est pas pour demain.
Pas étonnant que la réunion ait été stérile. Même le quatuor n'est pas parvenu à s'accorder. En Europe, pas de plan Paulson à l'horizon mais un catalogue de solutions nationales : chacun interviendra "selon ses propres méthodes", a insisté Nicolas Sarkozy. Quand on voit à quel point les systèmes financiers sont interdépendants, ce "patriotisme" fait grincer des dents.
Les quatre ont bien défini une philosophie commune : soutien "à la solidité, à la stabilité, et à la liquidité". En langage moins politicien, cela veut dire "ne pas laisser tomber les banques".
Pas de répit pour les sauveteurs L'Allemagne a bien compris le message. Hypo Real Estate a flanché. Tout le week-end, elle s'est creusée les méninges : comment stopper la contagion ? Pas question que"la situation critique d'un établissement bancaire entraîne une crise de tout le système financier", a répondu Angela Merkel. Quelqu'un lui a-t-il expliqué que le système était déjà en crise ? Les banques allemandes ont refusé de mettre au pot pour aider leur consoeur, et ce malgré la garantie de l'Etat. C'est bien la preuve que le système court à sa perte. Tout le monde se regarde en chien de faïence. Et tout le monde se dit "mieux vaut être seul que mal accompagné".
Hypo Real Estate l'a quand même bien mérité. La banque n'a pas dit toute la vérité. Et en ce moment, mieux vaut être transparent. HRE a demandé 35 milliards d'euros. Elle avait besoin du triple. Quand ses sauveteurs ont découvert l'étendue des dégâts, ils sont partis en courant.
Le gouvernement allemand se mord les doigts mais il sera bien obligé de bricoler une solution. C'est HRE qui prête de l'argent au secteur de l'immobilier commercial ainsi que des infrastructures et qui finance en partie les projets publics allemands. Une banqueroute de HRE déstabiliserait trop l'économie outre-Rhin pour que Berlin laisse sombrer le navire. La nuit portant conseil, le gouvernement allemand a revu son enveloppe à la hausse : 50 milliards d'euros seront finalement prêtés à HRE.
Chez Fortis, le week-end a également été agité. Le plan de sauvetage du Benelux a échoué. Les Pays-Bas ont dit "stop" et nationalisé les activités néerlandaises de banque et d'assurance de Fortis. En Belgique et au Luxembourg, le nouveau sauveur s'appelle BNP Paribas. En échange, l'Etat belge va devenir le premier actionnaire de BNP.
Solutions nippones Chez Crédit Agricole, on s'est mis au japonais depuis ce week-end. La banque agricole nippone Norinchukin a fait un chèque de 200 millions d'euros et est désormais actionnaire du Crédit Agricole, même si ce n'est qu'à hauteur de 0,5% du capital. Mais le geste est symbolique. Dans la tempête, on avait presque oublié l'Archipel. On le croyait encore empêtré dans le marasme économique depuis la crise de 1997.
Bigre, le Japon est sorti de sa torpeur. Il a de l'ambition et des moyens. Norinchukin qui rentre au Crédit Agricole ; Nomura qui devient le nouveau propriétaire des activités de Lehman Brothers en Europe, au Moyen-Orient et en Asie-Pacifique ; Mitsubishi UFJ Financial Group qui s'intronise actionnaire de 20% de Morgan Stanley ; Sumitomo Mitsui qui place ses billes dans Barclays et Merril Lynch : le Japon revient dans le jeu. Discrètement mais efficacement. Les banques nippones "ont saisi des opportunités" et "ont mené leur raid à une vitesse que l'on ne connaissait pas de la part des Japonais, grands adeptes au contraire des décisions toujours mûrement réfléchies et des risques évalués à la loupe", écrivait vendredi le correspondant à Tokyo des Echos.
La puissance financière japonaise, assise sur une épargne massive, est donc, aux côtés des fonds souverains chinois et moyen-orientaux, un nouveau joker dans un monde financier qui rebat les cartes. |
Comment passer un ordre de bourse ? |
Vous avez décidé d'acheter une ou des valeurs cotées en Bourse. Il vous faut donc passer à la pratique, c'est-à-dire passer un ordre de Bourse ; peut-être êtes-vous peu familiarisé, voire pas du tout, avec ce type d'opération. Pas de problème, laissez vous guider.
Avant tout, à qui vous adresser ? Il vous faut contacter un intermédiaire habilité, c'est-à-dire à une entreprise d'investissement ou un établissement de crédit (Banques, Caisses d'Épargne, etc.).
Ces intermédiaires agissent dans le cadre d'un monopole pour la fourniture de prestations d'investissement à des tiers. Vous devez donc passer obligatoirement par eux pour investir Bourse. Concrètement, pour un particulier, les banques et les courtiers internet sont les plus adaptés.
Vous n'avez que l'embarras du choix.
Que faut-il indiquer quand on passe un ordre ? Quel que soit le moyen de transmission de votre ordre à votre intermédiaire (lettre, téléphone -- pour lequel il vous sera demandé une confirmation écrite -- fax, minitel ou internet), il y a des indications obligatoires à respecter afin que votre ordre soit valide et exécuté dans la plus grande clarté, sans contestation possible. En voici une liste précise :
- le sens de l'opération, soit un achat, soit une vente
- le nom de la société, ainsi que la nature du titre, caractérisée par le code ISIN. Ce dernier indique le nom, la nature et le marché de cotation de chaque valeur. Cette dernière précision est donc de moins en moins demandée car le code ISIN fournit l'indication reprise en clair à l'écran ou sur le bordereau papier ou informatique.
- le nombre de titres souhaités (achat) ou proposés (vente)
- le règlement, au comptant ou au SRD. Par défaut, l'ordre sera considéré comme passé au comptant, c'est-à-dire payable à l'exécution.
- le type d'ordre, au marché, à cours limité, etc. (voir précédemment)
- le prix, cours demandé pour l'achat ou la vente
- la durée de validité, jour, à date déterminée (avec comme limite, pour les valeurs négociées au comptant, le dernier jour du mois), et à révocation (soit une année civile maximum). Attention : à défaut d'indication, c'est la durée jour qui est retenue.
Exemple :
Nous sommes le 1/09/05 et vous désirez acquérir 100 actions SUEZ au comptant et au prix limite de 22,40 euros, avec comme durée de validité le mois. Vous indiquerez :
Nom = SUEZ Code Isin = FR0000120529 Opération = achat Quantité = 100 Type = cours limité Cours/prix = 22,40 € Marché/règlement = comptant Validité = 31/09/05 |
L'audit de MoneyWeek : Will Smith |
Comment est-il devenu riche ? Will Smith grandit à Philadelphie où il intègre l'une des plus prestigieuses écoles secondaires. Élève brillant, il obtient une bourse pour intégrer le fameux MIT. Mais il préfère se lancer dans une carrière artistique.
Il fonde avec son ami Jeff Townes un groupe de hip-hop qui connaît un gros succès aux Etats-Unis. Ensemble, ils obtiennent un Grammy Award en 1989. Will Smith a 21 ans. Il dilapide son magot (environ 6 M$) : "L'argent coulait à flots et je ne me rendais pas compte de sa valeur. Le fisc me réclamait près de 3 M$ et je n'avais plus que 2 $ en poche."
Comment est-il devenu acteur ? En 1993, Will Smith devient le héros de la série à succès Le Prince de Bel-Air qui lui permet de renflouer ses caisses. Il joue le rôle principal, celui d'un jeune enfant des rues de Philadelphie qui débarque chez son riche oncle de Los Angeles.
Le succès de sa série lui vaut l'un des rôles principaux dans le film Bad Boys en 1995. Le film d'action à gros budget lui permet d'être reconnu à Hollywood et d'empocher la coquette somme de 2 M$.
L'année suivante, il tient l'affiche du blockbuster Independence Day, cachet de 5 M$, la même somme que pour son autre grand succès, Men in Black un an plus tard.
Combien gagne le nouveau roi de Hollywood ? Selon Forbes, Will Smith est l'acteur le mieux payé du monde. Au cours de l'année dernière, il a empoché 80 M$. Il ne tourne plus de film si son cachet n'atteint pas les 20 M$.
Sa carrière musicale se poursuit en solo puisque les bandes originales de ses films lui sont souvent confiées, et qu'elles deviennent des tubes internationaux. Il a écoulé plus de vingt-cinq millions d'albums dans le monde. |
La bombe des hedge funds |
Qui seront les prochains à exploser ? Tous les regards se tournent vers l'industrie des hedge funds. Ces fonds spéculatifs sont peu connus en France, si ce n'est d'un microcosme de professionnels de la finance. Du coup, ils ont mauvaise réputation.
Or, il n'y a pas de fumée sans feu. Est-on en train de découvrir qu'ils méritent cette réputation ? Peut-être.
Tirs de mortiers dans le paysage des hedge funds Le petit monde de la finance bruisse de rumeurs. L'une d'elle porte sur Wyser-Pratte Management Co., illustre inconnu jusqu'à aujourd'hui. Ma recherche sur Internet m'a laissée sur ma faim. Pas de site Internet consultable. J'apprends juste qu'il s'agit d'un fonds d'investissement dans des sociétés européennes sous-évaluées. Son patron est un franco-autrichien né en 1940 à Vichy – cela promettait – naturalisé Américain. L'homme s'est créé une réputation d'investisseur aux dents longues en rachetant des boîtes américaines dans les années 1970 et s'est lancé à la conquête du Vieux Continent dans les années 1990. Récemment, le fonds a pris des participations dans le capital de Valeo, de Maurel & Prom, d'Ingenico, de TUI.
Mais ses affaires ont l'air d'aller beaucoup moins bien, laissent entendre les rumeurs. Des fonds auraient été gelés. Plus moyens d'obtenir une date et une valeur pour retirer son argent.
En France, la société de gestion ADI est sur la sellette. Il s'agit de l'une des principales sociétés de gestion alternative de l'Hexagone. Elle gérait 4,4 milliards d'euros fin août. Combien lui en reste-t-il un mois plus tard ? Sans doute bien moins. ADI a fermé 5 fonds, ce qui représente 10 % de ses encours.
Ce gel s'appelle lock-up dans le jargon. Ceux qui ont mis leurs billes dans ces fonds doivent ronger leurs freins. Ils se précipiteront sans doute dès la réouverture pour récupérer leur argent. Une sortie massive de cash qui ne fera qu'empirer la situation des ces fonds.
Une salve de faillites n'est pas à exclure Ce ne sera sans doute pas une exception dans le paysage des hedge funds. Beaucoup en sont conscients, peu en parlent. Notre confrère, L'Agefi Hebdo, a senti le vent tourner. Il vient de sortir un dossier sur cette « industrie en danger ». Une mine de citations toutes plus anxiogènes les unes que les autres. La palme revient à Ken Heinz, président du Hedge Fund Research Inc : « 350 fonds ont été liquidés au cours du premier semestre 2008, soit une croissance de 15% sur un an. Et à ce rythme, nous anticipons la disparition de 700 fonds pour cette année. »
Cela va faire très mal dans le petit monde de la finance. 700 dépôts de bilan sur quelque 7 652 hedge funds enregistrés fin juin dernier, cela fait un taux de faillite de 10% environ. Même les banques s'en sortent mieux.
Qui plus est, les hedge funds n'auront pas la chance des banques d'être généreusement renfloués voire nationalisés, au motif que leur banqueroute ne risque pas de renverser le système.
Raccourci idiot. Les hedge funds sont de véritables pieuvres : ils ont étendu leurs tentacules dans de nombreuses entreprises. Ils sont devenus un maillon indispensable du financement de l'activité industrielle. Sans ces ressources financières, de nombreuses entreprises risquent d'aller encore plus mal qu'elles ne vont. Pas de quoi rassurer !
Et d'où vient leur argent ? Des retraites des petits ouvriers californiens. Sans rire, les hedge funds sont à l'origine des fonds de pension qui complètent le système anglo-saxon. Bien évidemment, les gérants de hedge ont aussi excellé dans l'invention de produits financiers nébuleux.
L'année dernière, on a découvert que des produits pourris avaient été dispatchés de par le monde, croyant que l'on en réduirait ainsi les vices cachés. Cela a donné la crise des subprime : à trop vouloir se débarrasser du risque, on se l'est repris en pleine tête.
Avec les hedge funds, on risque le même retour de boomerang. On découvre que ces fonds ont aussi des avoirs un peu magouillés mais nul ne sait dire combien et quand ils vont nous exploser à la tête. Il n'y a pas de fumée sans feu. Les hedge funds sont les nouveaux diables. |
Vagues sur eBay : passez sous le radar des taxes |
Vous ou votre entourage aimez vendre et acheter sur eBay. Vos enfants y voient un moyen d'arrondir leur argent de poche, tout en se débarrassant de leurs vieilleries. Votre femme utilise eBay pour renouveler sa garde-robe. Tout le monde est ravi. Mais attention à ne pas devenir accro.
Désormais, les particuliers qui auront touché plus de 2 000 € par mois pendant trois mois consécutifs en vendant leurs biens, seront considérés comme des professionnels du commerce. Leur activité sera donc régie et soumise aux mêmes taxes.
Trahison ? Pas sûr, eBay tente peut-être par là d'apaiser les foudres des sénateurs. Le Club Sénat a, en effet, rendu en juillet un rapport sur "les micro-revenus en provenance d'Internet". Et si, dans votre escarcelle, les sommes se comptent en simple dizaine d'euros, à l'échelle de l'Hexagone, les "rapporteurs" les estiment à plusieurs dizaines de millions d'euros.
Une manne qui échappe à l'impôt, aux taxes diverses et variées.
Les caisses étant vides, allez savoir si la préconisation du Club Sénat de les taxer à hauteur de 13% ne va pas être adoptée. La taxe serait prélevée à la source, au moment de la transaction, pour être sûr que nul n'y échappe. Soyez vigilants. |
Moissons et investissements à court-terme : suivez la météo ! |
Avec la volatilité accrue des marchés financiers agricoles, il est tentant de miser sur le court terme. Comment y parvenir ?
Le certificat ciblé, visant une seule matière, plutôt qu'un panier de valeurs, me semble approprié pour un investissement à six mois. Tant que nous étions dans une phase baissière du dollar, il était important d'opter pour un certificat Quanto, qui neutralise la perte de change sur le dollar, monnaie d'échange sur les matières premières agricoles. Aujourd'hui, dans la mesure où le dollar devrait remonter, il est possible de se passer de ce surcoût.
Sur quelles matières premières faut-il miser et quand ?
Il faut retenir des matières premières agricoles sur lesquelles beaucoup d'informations sont disponibles. Donc, favorisez le soja, le maïs et le blé. Pour se placer, il est important d'attendre les premières estimations des semis (novembre) et la sortie en janvier du rapport du ministère américain de l'Agriculture (USDA).
Il donne une indication précise de l'évolution et de la part des terres agricoles allouées au blé, au maïs et au soja. Ainsi, si beaucoup de maïs est planté, alors les cours devraient avoir tendance à baisser, ceux du blé et du soja à monter. A priori, comme la récolte de blé a été record cet été, il est possible que les agriculteurs américains favorisent le maïs, pour lequel on anticipe une forte demande liée à l'éthanol. Mais il faut attendre la sortie du rapport avant de jouer à la hausse ou à la baisse.
Est-il plus avantageux de miser à la baisse ou à la hausse ?
Quel que soit votre pari, il n'est possible de gagner que si l'on suit de très près la météo aux États-Unis, premier producteur et exportateur mondial. L'USDA publie tous les quinze jours des rapports sur l'évolution des rendements estimés, en fonction de la météo. Si vous sentez que la météo va en contradiction avec votre pari, sortez. Sinon, maintenez votre position pour sortir quelques semaines avant la récolte.
Faut-il se limiter au suivi des données américaines ?
Elles donnent le tempo, mais les cataclysmes dans les autres pays producteurs et exportateurs que sont le Canada, l'Argentine, l'Union européenne, la Russie ou l'Australie sont évidemment à prendre en compte. |
Actualités : MoneyWeek
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L'audit de MoneyWeek : Will Smith |
Comment est-il devenu riche ? Will Smith grandit à Philadelphie où il intègre l'une des plus prestigieuses écoles secondaires. Élève brillant, il obtient une bourse pour intégrer le fameux MIT. Mais il préfère se lancer dans une carrière artistique.
Il fonde avec son ami Jeff Townes un groupe de hip-hop qui connaît un gros succès aux Etats-Unis. Ensemble, ils obtiennent un Grammy Award en 1989. Will Smith a 21 ans. Il dilapide son magot (environ 6 M$) : "L'argent coulait à flots et je ne me rendais pas compte de sa valeur. Le fisc me réclamait près de 3 M$ et je n'avais plus que 2 $ en poche."
Comment est-il devenu acteur ? En 1993, Will Smith devient le héros de la série à succès Le Prince de Bel-Air qui lui permet de renflouer ses caisses. Il joue le rôle principal, celui d'un jeune enfant des rues de Philadelphie qui débarque chez son riche oncle de Los Angeles.
Le succès de sa série lui vaut l'un des rôles principaux dans le film Bad Boys en 1995. Le film d'action à gros budget lui permet d'être reconnu à Hollywood et d'empocher la coquette somme de 2 M$.
L'année suivante, il tient l'affiche du blockbuster Independence Day, cachet de 5 M$, la même somme que pour son autre grand succès, Men in Black un an plus tard.
Combien gagne le nouveau roi de Hollywood ? Selon Forbes, Will Smith est l'acteur le mieux payé du monde. Au cours de l'année dernière, il a empoché 80 M$. Il ne tourne plus de film si son cachet n'atteint pas les 20 M$.
Sa carrière musicale se poursuit en solo puisque les bandes originales de ses films lui sont souvent confiées, et qu'elles deviennent des tubes internationaux. Il a écoulé plus de vingt-cinq millions d'albums dans le monde. |
L'audit de MoneyWeek : Sophie Marceau |
Comment a-t-elle commencé le cinéma ? Sophie Marceau n'a que 42 ans, mais elle a déjà trente ans de cinéma derrière elle. À 14 ans elle, qui décharge des camions sur les marchés pour se faire un peu d'argent de poche décroche le rôle phare du célèbre film La Boum.
Le second opus l'installera dans le coeur des Français et lui fera gagner un césar. Avec son premier cachet, elle s'offre une petite voiture électrique qu'elle se fait voler peu après.
Comment est-elle passée du statut de jeune actrice à celui de star ? Son rôle dans La Boum lui permet d'être considérée comme un jeune talent prometteur. À 19 ans, elle tourne avec Maurice Pialat et Gérard Depardieu dans le film Police. Mais c'est surtout grâce au film L'Étudiante qu'elle prouvera sa capacité à interpréter les rôles de jeune fille romantique.
En 1995, les réalisateurs américains commencent à s'intéresser à la jeune Française. Elle participera au film Braveheart, avec Mel Gibson, un vrai carton. Un petit rôle à côté de celui qu'elle décroche dans Le monde ne suffit pas, épisode de la célèbre saga des James Bond.
Combien gagne-t-elle ? Sophie Marceau gagne entre 1 et 2 M€ par tournage. Entre 2004 et 2007, elle aurait gagné 2,4 M€, malgré des films au succès moyen, comme Anthony Zimmer et La Disparue de Deauville.
En plus de ses cachets, l'actrice réclame 50 000 € pour se déplacer lors d'un événement publicitaire. C'est ainsi que Nesspresso a dû renoncer à la faire venir pour son lancement sur les Champs-Élysées.
Sophie Marceau sait monnayer son image de "petite fiancée des Français". |
L'audit de MoneyWeek : Alexandre Dumas père |
Comment a-t-il commencé ? Alexandre, orphelin très jeune, est élevé par sa mère dans le culte du héros paternel, général de la Révolution. Ses études bâclées, il devient obscur clerc chez un notaire... En 1823, il entre au service du duc d'Orléans, l'homme le plus riche de France, qui mène grand train grâce à une liste civile (rente) de plus de 12 millions de francs.
Il lui inspire Henri III et sa cour, donnée à la Comédie-Française. Enfin le succès ! À 27 ans, Dumas devient l'auteur le plus lu et le mieux payé de France, devant Victor Hugo. Prolifique, le mulâtre s'entoure de "nègres" et publie plus d'une œuvre par an. Son œuvre, Les Trois Mousquetaires, en 1844, marque le sommet de sa fortune.
Que fit-il de son argent ? L'argent est "bon serviteur, mais mauvais maître". Il ne sut jamais l'apprivoiser. Dumas était un flambeur ; son vrai nom, Davy de La Pailleterie, le prédestinait à l'esbroufe. Il fait édifier la réplique du château de Monte-Cristo. Parc anglais, bâtiment Renaissance et dépendance gothique style château d'If...
Dans cette folie architecturale, il écrit quatre pages à l'heure. La pendaison de crémaillère réunit 600 invités qui passent sous l'entrée ornée de la devise "J'aime qui m'aime" ; aux murs, ils découvrent des tableaux de Delacroix. À Paris, Dumas se fait construire un théâtre.
Comment finit-il ? À ce train, l'argent se dépense plus vite que la plume ne le gagne. En 1851, pourchassé par plus de cent cinquante créanciers, l'auteur fuit en Belgique. La "bulle financière" Dumas est crevée. Les procès avec ses nègres l'empêchent de refaire surface financièrement, malgré une production toujours abondante. Dumas père mourra pauvre dans les bras de Dumas fils. |
L'audit de MoneyWeek : Amy Winehouse |
Combien vaut-elle ? Amy a fait son entrée dans le classement du Sunday Times des jeunes talents musicaux britanniques les plus riches. à 24 ans, elle se place à la dixième position.
En cinq ans de carrière, la jeune femme est à la tête de 13 M€. Amy signe à 16 ans un contrat chez Island Records, et sort en 2003 son premier album, Franck. En 2006, Back to Black se vend à sept millions d’exemplaires. Elle prépare son troisième album, et est pressentie pour interpréter le thème du prochain James Bond.
Qui peut se payer Amy ? Amy étant l’icône du moment, sa présence peut rapporter gros et se monnaye en conséquence. La marque Louis Vuitton a déboursé 500 000 £ (633 000 €) pour que la star chante au cours de son défilé parisien | |