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42 résultats trouvés pour la recherche finance |
Actualit�s : Easybourse : articles, interviews, études graphiques
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Loukhoil voudrait le contrôle de Repsol |
Le groupe pétrolier russe Loukhoil serait intéressé pour devenir premier actionnaire du groupe pétrolier espagnol Repsol. La caisse d'épargne La Caixa a fait savoir ce vendredi qu'elle négociait avec... |
Toyota et Honda réduisent production et effectifs |
Les constructeurs automobiles japonais, Toyota et Honda, ont annoncé ce vendredi qu'ils allaient procéder à de nouvelles réductions de leur production mais aussi dans leurs effectifs. Ainsi, Toyota a... |
AIG discuterait pour vendre sa part dans Alico |
L'assureur américain AIG serait en discussion avec un fonds souverain chinois pour lui céder sa participation de 49% dans American Life Insurance Co (Alico), selon le journal japonais... |
Natixis voudrait vendre sa part dans Caceis |
La banque Natixis, filiale des Caisses d'Epargne et Banques Populaires, souhaiterait mettre en vente sa participation dans la société de conservation de titres Caceis, d'après le quotidien économique... |
Citigroup envisagerait une vente du groupe |
Face à la chute de son titre en bourse ces derniers jours, la banque américaine Citigroup envisagerait toute sorte de plans pour trouver une issue à cette situation. Selon le Wall Street... |
GE discuterait avec des fonds d'Etat asiatiques |
Le groupe américain General Electric serait en discussion avec des fonds d'Etat, selon le Financial Times Deutschland qui cite Ferdinando Beccalli-Falco, patron de General Electric pour... |
Sarkozy : un fonds aux entreprises stratégiques |
Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a présenté ce jeudi le fonds souverain d'investissement pour soutenir les entreprises stratégiques françaises qui sera lancé sur une base de 20... |
Japon : déficit commercial surprise en octobre |
Pour le compte du mois d'octobre, le Japon a enregistré une balance commerciale en déficit de 63,9 milliards de yens, soit 537 millions d'euros, alors que les analystes s'attendaient à un excédent de... |
Etude graphique : EUR/USD |
La fin d'un mouvement sans précédent sur le change : L'EUR/USD a chuté du niveau de 1.6040 à celui de 1.2330 représentant pour un cambiste une dégringolade historique de ... |
Actualit�s : Les Echos - analyse de la séance boursière
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Analyse de la séance à 18h02 : Le Cac 40 glisse sous les 2.900 points - informations placements boursiers investissements. |
- Pris dans une infernale spirale baissière, les marchés ont continué de plonger ce vendredi. Au plus fort de la séance, le Cac 40 a décroché de 4,76% à 2.838,50 points. Il a finalement clôturé en repli de 3,33% à 2.881,26 points. Côté valeurs, les bancaires ont de nouveau été massacrées, à l'image de Société Générale, qui décroche de 13,8%. -  |
Analyse de la séance à 17h33 : Le Cac 40 termine en baisse de 3,33% à 2.881,26 points - informations placements boursiers investissements. |
Pris dans une infernale spirale baissière, les marchés ont continué de plonger ce vendredi. Au plus fort de la séance, le Cac 40 a décroché de 4,76% à 2.838,50 points. Il a finalement clôturé en repli de 3,33% à 2.881,26 points. Côté valeurs, les bancaires ont de nouveau été massacrées, à l'image de Société Générale, qui décroche de 13,4%. |
Analyse de la séance à 09h03 : Le Cac 40 reprend quelques couleurs, les banques montent - informations placements boursiers investissements. |
Paris regagne une partie du terrain cédé depuis mercredi dans le sillage du rebond de Tokyo et des contrats futures sur indices américains. Les banques sont généralement en hausse. Natixis gagne 3,73%, BNP Paribas 0,95%, Crédit Agricole 1,64% et Société Générale 1,90%. A 9h02, le Cac 40 gagne 0,43% à 2.993,19 points. |
Actualit�s : MoneyWeek
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Protéger son pécule : PEA et assurance vie à la rescousse |
Il devient de plus en plus difficile de placer son argent en sécurité. Les bourses s'effondrent, l'immobilier menace de suivre le même chemin. Ce n'est donc pas le moment d'investir ni dans les actions, ni dans la pierre. Une fois tous vos livrets d'épargne défiscalisée remplis, il faut trouver une autre cachette pour protéger votre cagnotte.
Les laisser stagner sur un compte à faible rendement serait désastreux avec l'inflation actuelle. Selon les derniers chiffres de l'Insee, celle-ci s'établit désormais à 3 %, en baisse par rapport aux mois précédents.
Mais cela signifie que, pour que votre épargne reste au même niveau en pouvoir d'achat, il faut que son montant augmente de 3 % par an. Il est donc impensable de laisser dormir tranquillement votre argent en attendant que la tempête se termine.
Que faire de son épargne ? En plus des livrets d'épargne traditionnels, vous pouvez donc vous réfugier sur d'autres produits. Le premier d'entre eux, le PEA, Plan d'épargne en actions, a été créé en 1992 pour favoriser l'investissement boursier jugé alors beaucoup trop faible en France. Par les temps qui courent, ce ne sera certainement pas suffisant. Le PEA n'est ni plus ni moins qu'un simple livret d'actions, mais défiscalisé.
Il y a cependant quelques contraintes. Les actions détenues sur le PEA ne peuvent être que françaises ou provenir d'entreprises dont le siège est situé dans l'Union européenne (ou l'Islande et la Norvège). Pour bénéficier de l'avantage fiscal qui permet d'éviter de payer l'impôt sur les plus-values boursières et de les exonérer de l'impôt sur le revenu, il est nécessaire de ne pas effectuer le moindre retrait pendant cinq ans. Un retrait avant les huit ans de votre PEA entraînera sa fermeture.
Pour conserver l'avantage d'un PEA (par rapport à un simple portefeuille d'actions) vous devrez donc vous résigner à ne pas toucher à votre argent pendant cinq longues années. Rien ne vous oblige cependant à respecter ce délai en cas de souci ou de besoin quelconque.
Privilégiez l'assurance vie Les versements sur un PEA sont limités à 132 000 €, une restriction handicapante. De plus, le nombre de PEA est limité à un par personne. L'assurance vie permet à l'inverse des placements sans plafond et peut être souscrite plusieurs fois pour le même assuré.
Les contrats d'assurance vie couplent en réalité une assurance décès (dont les héritiers seront les bénéficiaires) et une assurance en cas de "survie" qui offre une rente à échéance du contrat et permet ainsi un complément de retraite. Selon la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA), 12 millions de français ont souscrit ce type d'assurance.
L'assurance vie multisupports contient un fonds "en euros" qui est composé de liquidités et d'obligations qui vous rapportent régulièrement suivant un taux d'intérêt prédéfini et garanti par l'assureur. Le contrat multisupports dispose également d'un fonds d'actifs financiers de type actions. Celui-ci n'est pas garanti. En ces temps de tempête financière, mieux vaut rester éloigné des marchés boursiers, et donc privilégier le contrat uniquement "en euros".
Première parution : 23/10/08 |
HENRY, idéal contribuable |
Vous ne connaissez pas HENRY ?
Pourtant sa vie vous intéresse : c'est sur lui que reposent les espoirs de relance de la consommation américaine. C'est aussi sur ses économies que s'appuient les plans de renflouage aux Etats-Unis. Pourtant, aujourd'hui, HENRY est à bout de souffle.
HENRY est américain ; il gagne plus de 250 000 $ annuels, dont il voit une bonne partie prélevée par les impôts. HENRY est l'acronyme de High Earners, Not Rich Yet (hauts revenus mais pas encore riche) et fait parler de lui car le gouvernement se tourne vers lui pour financer le renflouement du pays. La bonne volonté et le patriotisme d'HENRY commencent à être sévèrement écornés face aux efforts demandés par l'Etat.
En 2006, les 3,6 millions de HENRY représentaient 10% du revenu total des Américains, et pourtant leurs impôts représentaient 17,3% des sommes récoltées à un niveau fédéral. En 2008, le Tax Policy Center estime que les cinq millions de HENRY paieront 24% de tous les impôts fédéraux.
Voilà le coeur du nouveau problème américain : cette part de la population est idéalement taxable. Pourtant, les HENRY sont une des pièces centrales de l'économie américaine. Ce sont eux qui consomment en priorité, qui achètent des voitures, qui emmènent leur famille en vacances et qui construisent une plus grande maison... Ce sont également eux qui créent des entreprises et donc des emplois. A eux seuls, ils possèdent 660 000 PME, qui ont permis la création de deux tiers des 6,4 millions de nouveaux emplois enregistrés entre 2003 et 2007.
Le quotidien de HENRY Cette classe sociale est examinée à la loupe par Shawn Tully dans le magazine américain Fortune. Il raconte l'histoire de plusieurs familles au travers des Etats-Unis, souvent purs produits de l'American dream, c'est-à-dire parties de rien et dont le revenu annuel est aujourd'hui compris entre 250 000 $ et 500 000 $. Les HENRY représentent environ cinq millions de foyers et sont en effet plus aisés que 98% des Américains, car le revenu moyen des ménages dans le pays est de 50 000 $. Ils sont pourtant très éloignés de la frange la plus riche de la population. Et ils sont surtout très lourdement taxés, aussi bien au niveau local que fédéral. Ils sont également dans la ligne de mire d'Obama quand ce dernier parle de hausses d'impôts. "Les impôts sont de loin mon premier poste de dépense", explique l'un des pères de famille. Son revenu annuel familial est de 375 000 $.
Comme l'explique l'article – à part les impôts – les principales dépenses de ces familles sont consacrées à leurs enfants. Il s'agit de payer les nounous des plus jeunes, les écoles privées des aînés, tout en mettant de côté pour l'université. Ce que font par exemple John et Kym, qui épargnent 750 $ par mois envoyer leurs trois enfants dans l'une des meilleures universités du pays. D'après eux, les études de chacun de leurs enfants devraient leur coûter 500 000 $. Ce qui ne leur laisse pas vraiment de quoi économiser pour leur retraite. Un problème commun à nombre de HENRY, comme en témoigne Tony Molino, 50 ans : "J'ai travaillé entre 50 et 60 heures par semaine toute ma vie, et je n'ai pas grand-chose à mettre de côté à la fin de chaque mois. Je vis confortablement, mais quand Joe Biden parle d'augmenter les impôts, je deviens livide".
A l'heure où le secteur automobile se tourne vers le gouvernement pour réclamer de l'argent – comme l'ont fait les banques –, les HENRY ont des sueurs froides. |
L'or déboussolé |
Début octobre, au pire de la crise boursière et bancaire, l'or se lançait dans une échappée époustouflante et à contrecourant de tous les actifs financiers. Passant ainsi de 730 $ l'once à 920 $ l'once, au moment même ou les Bourses sombraient dans les profondeurs abyssales. L'or, valeur refuge, prenait tout son sens.
Depuis, nous avons assisté à un virage à cent quatre-vingts degrés. L'or s'est d'abord essoufflé, a marqué une pause, avant d'inverser la vapeur et se retourner franchement. À la baisse. Nous avions un support solide sur les 730 $ qui aurait dû contenir les pressions vendeuses. Il n'a pas tenu.
Mauvais signe... Car à présent, l'or est probablement parti pour se diriger vers les 690 $ dans un premier temps, puis vers les 650 $.
Vente des fonds spéculatifs et regain du dollar Les fonds spéculatifs, pris à la gorge, sont obligés de vendre leur or "à tout prix". Ils ont emprunté de l'argent aux banques pour maximiser leurs effets de levier. Avec le krach boursier, leurs actifs s'effondrent. Pour rembourser l'argent emprunté, ils sont obligés de vendre les bijoux de famille. Ce qui nourrit d'autant la spirale baissière.
Autre facteur : la forte baisse du cours du pétrole et des matières premières va freiner le risque inflationniste. Le prix du baril de pétrole est ainsi passé de 147 $ à 67 $. De quoi calmer les angoisses concernant l'inflation qui constituent un fort facteur de hausse pour l'or.
Enfin et surtout, l'or est un actif très recherché lorsqu'il s'agit de se protéger de la baisse du dollar. Or le dollar rebondit violemment, passant de 1,60 $ pour 1 € cet été à 1,27 $ actuellement. Encore un facteur baissier fort.
Inflation et endettement réveilleront l'or Fondamentalement, et à plus long terme, l'or n'a probablement pas dit son dernier mot. Car à coups de milliards de dollars et d'euros imprimés pour "financer" la crise bancaire, puis la relance de l'économie, la masse monétaire n'a jamais crû aussi vite.
Tant que cette croissance se fait au même rythme que la croissance économique, tout va bien. Mais si la masse monétaire croît plus vite que la croissance économique, ce qui est le cas actuellement, la conséquence directe ne peut être qu'un regain d'inflation à moyen terme. Ce qui est un facteur fort de soutien à l'or.
L'endettement croissant des États plaide aussi en faveur de l'or, à commencer par l'endettement des États-Unis : 10 500 Mds$ de dette publique auxquels s'ajoutent plus de 30 000 Mds$ d'endettement des ménages. Or plus ces dettes croissent, plus le dollar est voué à s'affaiblir.
Le rebond actuel du billet vert n'est qu'une correction passagère (due à un différentiel de croissance et de politique de taux anticipés entre Europe et États-Unis) dans une tendance baissière longue. Une dépréciation du dollar est un facteur de soutien pour l'or.
L'après-crise et les pays émergents En outre, une fois la crise économique digérée, les pays émergents reprendront leur développement, urbanisation et industrialisation de plus belle. La demande pour les matières et le pétrole mettra à nouveau l'offre sous tension, ce qui fera remonter les prix. La hausse du prix des matières soutiendra le prix de l'or.
Enfin, Indiens et Chinois sont friands d'or. La demande d'or pour la bijouterie va suivre la hausse de leur pouvoir d'achat.
La corrélation entre demande d'or et revenu mondial par habitant est bonne. Cependant, la production baisse, les minières exploitent des filons de plus en plus pauvres. Une équation qui ne manquera pas de pousser les prix de l'or à la hausse à terme.
Se renforcer sous 650 $ l'once Mais la probabilité de voir maintenant l'or se replier autour des 650 $ est réelle. Ce serait alors une bonne fenêtre pour acheter de l'or, sachant que les fondamentaux à long terme sont positifs.
Première parution : 30/11/08 |
Les cours de l'or et du pétrole au plus bas : cherchez l'erreur |
La Russie ne compte pas moins de six entreprises cotées du secteur pétrolier et gazier. Je vous les donne par ordre décroissant de capitalisation : Rosneft, Lukoil, Surgut, Gazpromneft, TNK-BP et Tatneft. En caractères cyrilliques c'est beaucoup plus exotique, mais l'informatique ne permet pas de partager ces fantaisies.
Ces six entreprises produisent 8,4 millions de barils par jour, affichent des résultats 2008 de 44,4 milliards de dollars et ont une capitalisation totale de l'ordre de 130 milliards de dollars.
Que sont la valeur et le prix ? Des concepts philosophiques qui nourrissent des copies de potaches de terminales... mais qui peuvent aussi être utiles à l'investisseur.
Faisons la moitié du tour du globe, puis descendons dans l'autre hémisphère. Au Brésil, il existe un fleuron national de l'énergie : PetroBras. Celle-ci produit 2,3 millions de barils par jour et a gagné 18,4 milliards de dollars en 2008. Sa capitalisation est de 110 milliards de dollars.
Oui, vous avez bien lu, et, pour une fois, il ne s'agit pas d'une erreur d'un imbécile de journaliste qui n'y connaît rien.
Amusons-nous au petit jeu des ratios : les entreprises russes sont capitalisées à 15 500 $ le baril produit ; PetroBras vaut 48 000 $ le baril produit. Laissons de côté les résultats, très liés au cours du baril. Remarquons juste au passage que les Russes s'achètent trois fois les bénéfices 2008, tandis que notre belle Brésilienne se paye six fois les bénéfices 2008.
Le marché se trompe rarement L'adage du mensonge peut très bien s'appliquer au marché. Soit on ment un peu à beaucoup de monde, soit on ment beaucoup à très peu de gens.
Pareil sur les marchés : les évaluations peuvent être très fausses pour de petites entreprises cotées qui intéressent peu de monde, mais elles sont en général assez exactes pour les grosses entreprises très visibles. C'est le cas des pétrolières. Lorsqu'il y a un décalage, il n'est pas aussi criant que celui sur lequel nous venons de nous pencher.
Le marché a donc décidé que les Russes ne valaient pas lourd par rapport à la Brésilienne. Bien sûr, les Russes (enfin, les investisseurs et les actionnaires desdites entreprises) crient à l'injustice.
Mais les investisseurs considèrent les réserves et les risques du pays. Or les réserves de PetroBras sont colossales -- bien que très profondes. Le robinet russe, de son côté, commence à avoir un débit un peu riquiqui.
Quant aux risques, on parle beaucoup d'une dévaluation du rouble.
Le rouble se trouble Bien entendu, la Russie fera tout pour éviter la honte suprême : une dévaluation du rouble. Elle y emploiera ses réserves de change et son énergie, au sens propre comme figuré.
La Russie possède un peu plus de 475 milliards de dollars de réserve de change. Cependant la manne est un peu écornée par la baisse des cours du baril. Au sommet du pétrole, en août, le trésor russe se montait à 598 milliards de dollars. Le prix "indolore" du baril pour le budget de Moscou est de 65 $. En dessous, les soucis de fin de mois commencent.
Heureusement, l'inflation, qui avait connu un pic en raison de l'augmentation des denrées alimentaires, se calme.
"Il n'y aura pas de dévaluation du rouble. Il faut comprendre le terme dévaluation comme un changement brusque du cours de la monnaie nationale vers le bas, et il n'y en aura pas", déclarait le 27 octobre dernier le vice premier ministre Igor Chouvalov.
Le retour des ors Pendant ce temps, la prime de l'or, c'est-à-dire la différence de prix entre le cours officiel du fixing et le prix de l'or contenu dans une pièce atteint un niveau record. Ainsi, la pièce de 5 roubles, qui pèse 3,87 grammes, s'échange un peu plus de 73 euros, soit le double du cours de l'or.
Et, vous vous souvenez, le marché se trompe rarement...
Du côté du pétrole, il n'y a pas que la Russie que le cours actuel de l'or noir dérange, les pays du Moyen-Orient n'apprécient pas non plus. Même le Brésil pourrait commencer à grincer des dents à 55 $ le baril.
L'or jaune, comme l'or noir, prépareraient leur vengeance qu'il n'y aurait rien d'étonnant. |
Emergents / développés : l'endettement par pays |
Le montant de l'endettement des pays de l'OCDE va augmenter du fait des mesures anticrise. Il dépasse déjà aujourd'hui 48 000 Mds€ pour les pays de notre tableau.
Par comparaison, la somme des biens et services produits dans le monde en un an est de 60 000 Mds$, soit 45 000 Mds€.
La France, l'Allemagne et l'Italie possèdent les plus forts taux d'épargne du monde (de 13 à 7%).

En revanche, ce taux d'épargne est presque nul aux Etats-Unis et au Canada (moins de 2 %). Parallèlement, les réserves de change des pays émergents atteignent plus du double de celles des pays développés.
Nous assistons donc à un véritable transfert de richesse entre le monde développé et le monde émergent. |
La crise, l'argent et nous |
Le modèle de la banque en ligne, qui avait jusqu'à présent peu pris dans le paysage bancaire, sera-t-il une victime collatérale de la crise financière ?
Ma banque est "traditionnelle". Je peux me rendre à son agence, dans le bureau de mon conseiller bancaire pour négocier et rouspéter. Un face à face humain que les Français apprécient d'autant plus qu'ils sont inquiets sur la santé de leur établissement financier.
A titre très personnel, j'en suis toujours à me dépêtrer dans les tracasseries administratives pour obtenir mon prêt immobilier. Voilà deux mois et demi que les retards s'accumulent et que je revendique mon dû – ces fameuses offres de prêt – et réclame à mon banquier un "geste commercial" à la hauteur de mon agacement. Pour le moment, mais rien n'est encore signé, je suis assez fière de mes talents de négociatrice. En ligne, tout ceci serait impossible.
L'ordinateur remplace difficilement le conseiller bancaire Mais les connaissez-vous d'abord ? Axa Banque, la Banque Accord, Boursorama Banque, ING Direct sont quelques-uns des acteurs qui se partagent le marché français de la banque directe ou lowcost. Le cabinet d'études Xerfi vient même de consacrer une étude sur le lowcost dans la banque et dans l'assurance. Pas moins de 260 pages pour expliquer que ce business model est encore loin d'être abouti et qu'un acteur voulant s'y démarquer devrait plutôt faire ceci ou cela... L'étude pose pourtant la vraie bonne question : "y a-t-il la place pour du vrai lowcost dans la banque et l'assurance ?" Réponse : ce n'est pas si évident que cela.
Subprime, CDS et autre jargon. Apprentis sorciers du trading en costume-cravate, grands manitous des ordinateurs aux bonus extravagants. La crise a creusé un abîme entre le microcosme de la finance et le commun des mortels. Selon un sondage Ifop en octobre, 68% des Français estiment que les banques sont responsables de la crise financière et boursière actuelle. La défiance à l'encontre des banques se généralise, conclue l'institut de sondage.
Il y a deux ans, un autre sondage de Global Market Institute affirmait que 57% des Français redoutaient qu'Internet devienne le seul moyen de communiquer avec sa banque. La crise est depuis passée par là et nul doute qu'elle en a échaudé plus d'un. Les banques traditionnelles sont malmenées, leur activité de banque de détail commence à flancher. Les banques en ligne doivent être encore moins bien loties.
La crise a changé notre rapport avec l'argent Quoiqu'on en dise, cette crise a profondément changé le rapport des Français avec l'argent. Une preuve : en septembre dernier, Philosophie Magazine faisait ses gros titres sur un dossier intitulé "L'argent, totem ou tabou ?". On pouvait y lire des analyses du genre : "longtemps caché, stigmatisé par Socrate, Aristote ou la chrétienté, l'argent est consacré par la modernité qui fait de l'appât du gain le grand moteur de la vie sociale. Reste à savoir si sa prétention à fixer la valeur de tous les biens n'est pas démesurée." Instructif !
Même le très sérieux The Economist, dans sa publication Intelligent Life, consacre un article long de six pages sur l'argent au sein des couples et commence ainsi : "avec la crise du crédit vient la crise du couple". Prometteur également !
La crise actuelle a-t-elle pu tuer la dictature de l'argent tout-puissant, alpha et oméga de tous nos comportements ? Vivre pour gagner de l'argent ou gagner de l'argent pour vivre, ces questions refont surface.
Le G20 aurait dû se pencher sur la question. Redéfinir le capitalisme demande d'analyser la secousse provoquée par la crise financière dans notre manière d'appréhender l'argent.
Les cigales vont redevenir fourmis. Les Français resserrent aujourd'hui les cordons de leur bourse dans l'attente de jours encore moins bons. Sage précaution à titre individuel que de se constituer un petit matelas financier et de revoir son train de vie. Mauvais idée, à l'échelle d'un pays, car cela accentue le ralentissement économique.
La charité en prend un coup Malheureusement, la crise pourrait rendre les Français moins généreux même envers les bonnes causes. L'année dernière, la grand-messe du Téléthon avait permis de récolter 13,3 millions d'euros. L'enveloppe pourrait être plus légère cette année car les Français ne cachent pas qu'ils seront moins prodigues. D'ailleurs, depuis le début de l'année, leurs dons ont, selon un autre sondage Ifop, baissé de 1,5 à 2 euros en moyenne. "La baisse ressentie du pouvoir d'achat qui s'érige en principale contrainte et incite ces Français à la réserve", estime l'Ifop. Près de la moitié des Français fait preuve de charité chaque année et cela ne devrait pas changer malgré tout. Chez les autres 50%, l'excuse de la crise financière est fréquente (pour 20% d'entre eux).
Nous citions hier La Lettre de l'Expansion, qui publiait l'étude d'un cabinet financier selon lequel entre 15 et 20% du patrimoine des riches était en train de partir en fumée, dépassant les pertes des autres catégories sociales. C'est autant d'argent en moins pour les caisses des associations caritatives.
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A petits soucis, petits crédits : la mairie de Paris propose des microcrédits |
C'est nouveau. Depuis le 8 octobre, la mairie de Paris offre des microcrédits, de 300 à 3 000 euros aux Parisiens modestes : ceux dont les revenus mensuels n'excèdent pas les 2 000 euros pour une personne seule, les 2 500 euros pour un couple et les 4 500 euros pour un couple avec deux enfants.
Le taux d'intérêt fixé à 4%, sans frais de dossier ni assurance pour une durée de six à trente-six mois ne pouvait pas s'appliquer à tout le monde. Il est trop attractif pour ce qui s'assimile à du crédit à la consommation. En effet, le financement du permis de conduire, l'achat d'un véhicule, d'un chauffe-eau… entrent dans le cadre des projets pouvant être avalisés.
Pourtant, la mairie de Paris estime que le microcrédit personnel ne "vient pas se substituer aux prêts à la consommation classiques ou aux dispositifs d'aide sociale. Il ne peut pas servir à combler des découverts, à racheter des dettes, ou à créer une entreprise."
A regarder d'un peu plus près, la mission de ce crédit est avant tout sociale. La philosophie est la suivante : oui, nous vous aiderons à acheter un véhicule, mais uniquement parce qu'il vous est nécessaire pour retrouver un emploi. Oui, pour financer cette formation en restauration, si vous voulez vous reconvertir dans le domaine. Non au financement des cours Florent pour devenir intermittent du spectacle. Favoriser le retour à l'emploi, un logement décent et l'accès aux soins, tels sont les objectifs.
Sur un an, le Crédit municipal de Paris estime que "1 000 dossiers seront acceptés. Dès le deuxième jour nous avons été contactés pour des prêts moyens de 1 000 à 1 500 euros." Chaque dossier est examiné de façon collégiale, tous ne seront pas acceptés.
Première parution : 23/10/08 |
Pauvres riches : les milliardaires et le monde de l'art sont aussi touchés par la crise |
Le caviar en tartines et le champagne au petit déjeuner, c'est terminé. Signe que les temps sont durs, même les milliardaires russes souffrent de la crise. Evidemment, plus la fortune est importante, plus les chances de perdre beaucoup le sont également. Roman Abramovitch, l'ex-homme le plus riche de Russie et connu en Occident pour être le propriétaire du club de foot de Chelsea, a ainsi vu 20 milliards de dollars partir en fumée en Bourse. Résultat, il vient de différer son mariage avec Dacha Joukova. Pas le temps de penser au plaisir en ce moment...
L'information provient d'estimations de Bloomberg, qui a publié un "amusant" tableau des pertes des portefeuilles des milliardaires russes. Voici quelques uns des grands gagnants du classement : - Vladimir Lisin : 22 milliards de dollars - Alexei Mordashov : 19,2 milliards de dollars - Vladimir Potanin : 19,1 milliards de dollars - Oleg Deripaska : 19 milliards de dollars
La liste (qui date de mi-octobre) comprend 25 milliardaires et le montant cumulé de leurs pertes en Bourse serait, selon les comptes de Bloomberg, de près de 238 milliards de dollars. Au delà du montant de ces pertes, ces hommes d'affaires risquent d'avoir de futurs problèmes, car la valeur de leur capital – largement, donc, investi en Bourse – leur a servi à faire de nombreux emprunts.
Les milliardaires russes vont-ils connaître des problèmes de remboursements comme le commun des mortels ?
Chez nous, les huit familles françaises qui possèdent ou contrôlent les plus grandes compagnies cotées ont perdu 23 milliards d'euros depuis janvier dernier, selon Breakingviews.com.
Surveiller ses dépenses Les riches sont moins riches, en tout cas les Russes. Les conséquences ne se sont pas fait attendre. Le marché de l'art est en berne, pis, c'est la débandade.
Au cours de ces dernières semaines, à New York, les oeuvres vendues dans les ventes Christie's partent souvent 45% en dessous de la valeur à laquelle elles avaient été estimées. Une nouvelle qui n'a même pas de quoi réjouir son concurrent Sotheby's, qui traverse à peu près les mêmes turbulences. Heureux sont les propriétaires de tableaux qui n'ont pas un pressant besoin d'argent. Ils peuvent se permettre de repousser la vente de leur bien. C'est ce qu'ont fait les propriétaires d'un Arlequin de Picasso. Estimé à plus de 30 millions d'euros, il a été retiré de la vente à la dernière minute, "ravalée", dans le jargon du milieu.
Une décision sans doute sage au regard des dernières transactions réalisées. Un autre Picasso, Marie-Thérèse et sa soeur lisant, a été adjugé à 18 millions de dollars, son estimation basse.
Sans compter les invendus. Pourtant, les artistes sont de taille : Mark Rothko et Francis Bacon. A croire qu'être exposé à la Tate Gallery (Britain ou Modern) en ce moment porte malheur. Une toile de Rothko estimée à 30 millions de dollars n'a pas trouvé preneur. Tout comme un autoportrait de Francis Bacon. Il était estimé à 40 millions de dollars, mais les enchères se sont arrêtées à 27,4 millions. Ce peintre avait pourtant connu une vente record en mai dernier. Un de ses triptyques était parti à 86,2 millions de dollars.
Christopher Burge, président honoraire de Christie's, était cité dans La Tribune à propos des crises du marché de l'art : "j'ai connu celle de 1974 (après le choc pétrolier de 1973), de 1991 (guerre du Golfe), et de 2001 (après notamment les attentats contre le World Trade center), mais je crois que celle-ci va être pire qu'en 2001".
Les riches en détresse Revenons dans notre monde, celui où "riche" n'évoque pas automatiquement les milliardaires russes. Là aussi, chez les Français les plus à l'aise, les nouvelles ne sont pas bonnes. D'après La Lettre de l'Expansion, qui publie une étude d'un cabinet financier, entre 15 et 20% du patrimoine des riches est en train de partir en fumée, dépassant les pertes des autres catégories sociales.
L'avenir ne semble pas non plus réserver de bonnes surprises aux cadres, puisque leur retraite s'annonce quelque peu périlleuse. D'après le journal La Tribune, le régime de retraite complémentaire des cadres subit les effets de la crise. Ainsi, les produits financiers de l'Agirc ont chuté de 600 millions d'euros. Il vaudrait donc mieux compter sur soi en priorité pour préparer sa retraite. Pas facile cependant quand son patrimoine fond. Un véritable casse-tête. |
Retraites : le système des fonds de pension mis à mal par la crise |
"Ils ont l'air heureux sur les écrans publicitaires de la télévision, ces couples américains prévoyants qui jouissent de leurs années de retraite, les 'golden years'(les années dorées) parce qu'ils ont sagement épargné et investi", ironise Le Monde.
Mais voilà, dans la vraie vie, les Américains déchantent. Leurs pécules pour les vieux jours ont fondu depuis le krach.
Dans le système de retraite par capitalisation outre-Atlantique, les travailleurs cotisent pendant leur vie active pour payer leur retraite. "Les fonds de pension étatiques et locaux sont composés d'une mosaïque de 2 700 fonds qui gèrent 1 400 Mds$ pour 21 millions d'employés, des enseignants aux employés communaux en passant par les pompiers", explique le Financial Times.
Si le fonds de pension est "systématique dans le secteur public", il est "optionnel dans le secteur privé où il ne concerne plus que 5% des employés contre 60% en 1980", précisent Les Echos.
Dans les portefeuilles de ces fonds, quelques produits sûrs comme des obligations, mais surtout beaucoup d'actions, ces mêmes qui ont dévissé. La débâcle boursière a donc fait très mal. "Environ 40% sont insuffisamment financés, ce qui veut dire qu'ils ne pourront pas payer les retraites à venir, pourtant promises aux employés", prévient le Financial Times.
Le cas Calpers est emblématique. En Californie, cet organisme gère "les retraites et les prestations sociales de 1,6 million de fonctionnaires", rappelle Le Monde. Le fonds "a perdu en douze mois 67 Mds$, soit 25% de sa valeur : ses actifs, qui valaient 260,6 Mds en octobre 2007, en valent 190 Mds actuellement", poursuit le journal. Après quatre années de résultats à deux chiffres, note le Los Angeles Times, l'exercice s'annonce rude.
Cela s'annonce surtout difficile pour les Américains concernés. Les plus "chanceux" cotisent à un fonds à prestations définies : ils recevront à leur départ en retraite une rente mensuelle fixe. Chez General Motors, le poids de ces retraites est un énorme boulet dans les finances du constructeur automobile.
Les moins "chanceux" sont prisonniers d'un système plus récent qui, aussi illogique que cela puisse paraître, garantit les cotisations versées mais pas les rentes à venir. Ce sont les fameux comptes 401(k), "investis principalement en actions", détaillent Les Echos. C'est désormais "le salarié (qui) supporte le risque lié à l'évolution de la valeur de l'épargne investie", note Le Monde.
Finies les retraites dorées Les Américains ont de quoi se faire des cheveux blancs. Certains fonds de pension, comme Calpers, vont revoir à la hausse le montant des cotisations. Les salariés devront mettre davantage au pot sans être sûrs de recevoir quelque chose en retour.
Les actuels retraités, quant à eux, risquent de voir leur rente sérieusement écornée. Mauvaises nouvelles en somme pour leur pouvoir d'achat. Mauvaises nouvelles également pour l'économie qui devra se passer de la propension à dépenser des petits vieux américains.
Première parution : 30/10/08 |
L'impossible démantèlement nucléaire |
Le recyclage est un secteur qui fourmille d'opportunités. Traiter les déchets nucléaires, démanteler les centrales, même domaine, mêmes bons coups ?
Le secteur est en pleine expansion. Des installations radioactives sur le déclin jonchent la planète, les associations écologiques crient au scandale, les gouvernements décident peu à peu d'intervenir. Le devis pour ces "travaux" de retraitement se monterait à 1 000 Mds$ à l'échelle mondiale.
La tâche est vaste : il faut traiter à la fois les installations nucléaires militaires, les laboratoires de recherche et les réacteurs produisant de l'électricité. Toute installation nucléaire a en effet une durée de vie limitée. La France l'estime à quarante ans.
En France, la plupart de nos installations en sont à la moitié de leur vie, mais la gestion de l'héritage nucléaire est une question qui s'anticipe. Le retraitement des sites et des déchets nucléaires est en passe de devenir un vrai business, les sommes en jeu sont colossales. Claudio Pescatore, de l'Agence de l'énergie nucléaire de l'OCDE, a établi dans Le Monde que "le démantèlement nucléaire est devenu une activité industrielle, représentant un chiffre d'affaires en augmentation régulière de 5 à 6 Mds$ par an".
Autre raison de croire en l'avenir du secteur : le nombre croissant d'incidents sur des sites radioactifs pousse la question du traitement du nucléaire sur le devant de la scène. Depuis juillet dernier, les scandales s'égrènent : défaillances à l'usine de la Socrati à Bollène, de la Comurhex à Romans et de la centrale EDF à Tricastin. En plus de ces incidents, rien qu'en France, plusieurs vieux sites de production de radium sont en attente d'un processus de décontamination.
Perte de contrôle Pourtant, ce secteur en plein boom est constellé de pièges. En premier lieu, tout ce qui touche au nucléaire est hautement sensible, l'État y est donc omniprésent. Chaque opération est soumise à la surveillance d'une agence publique ; en France, il s'agit de l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra).
Autre souci, et non des moindres : le contrôle du coût est quasi impossible. Les dérapages sont de rigueur, les prix des chantiers de démantèlement explosent à chaque fois. Un exemple : le démantèlement du réacteur de Brennilis, dans le Finistère. L'histoire dure depuis 1985. Le coût de l'opération, d'après le réseau "Sortir du nucléaire", est déjà vingt fois supérieur à ce qui avait été prévu au départ. Depuis 2007, le chantier est même à l'arrêt, à la suite d'une décision du Conseil d'État – preuve des implications politiques dans ces dossiers. Le démantèlement devrait reprendre en 2009, sous la surveillance des élus locaux et d'associations.
Complications également autour du démantèlement de la centrale des monts d'Arrée. Il y a un an, cinq associations s'unissaient pour interpeller le gouvernement sur la dangerosité du chantier et le dépassement de ses coûts. L'explosion des coûts est en partie liée aux enjeux de sécurité, essentiels dans le traitement de déchets radioactifs. Le coût réel des opérations n'est jamais vraiment connu au départ.
En règle générale, les estimations varient de 500 à 800 M$ par démantèlement de réacteur. Georges Leka s'en explique dans Le Monde : "On n'est jamais assez prudents. Les estimations initiales sont toujours revues à la hausse, jamais à la baisse. Car les exigences sont constamment renforcées."
L'avenir du secteur est également très incertain. Les recherches sur de nouveaux modes de stockage de déchets radioactifs sont toujours en cours d'expérimentation. En 2010, la Hongrie ouvrira son premier centre de stockage dans une cavité souterraine. Coût de l'opération : 152 M€, fournis par les sociétés productrices des déchets. À quoi il faut ajouter environ 120 M€ pour les recherches géologiques et la préparation du site.
Méfiance également quand il s'agit d'investir sur des entreprises qui produisent du nucléaire, car elles devront participer à la note du retraitement. Ainsi, Areva a déjà provisionné un fonds spécifique avec 10 Mds€, tandis qu'EDF a mis de côté 7,8 Mds€. Cependant, il n'est pas sûr que cela suffise au démantèlement de toutes les centrales vieillissantes. Si le fonds d'EDF s'avère insuffisant, le contribuable devra-t-il participer ?
Première parution : 23/10/08 |
Investir dans le nucléaire : attention, danger ! |
La logique veut que le marché du nucléaire soit lucratif mais il est aussi extrêmement politique. Or les politiques réagissent aussi en fonction des émotions de leurs peuples. Au moindre incident, les programmes peuvent être gelés.
Suite à la catastrophe de Tchernobyl, en 1986, le Royaume-Uni n'a plus commandé de centrales pendant huit ans, douze aux États-Unis, rappelle Tom Burke, cofondateur de E3G et membre de l'Energy Institute. La "simple anomalie de fonctionnement" de Tricastin a eu des effets désastreux sur l'économie locale.
L'imaginaire collectif n'est pas favorable au nucléaire. Dans la tête des gens, il n'y a qu'un pas entre les nucléaires civil et militaire. Alors, en absence d'une autorité de sécurité mondiale pour le nucléaire civil comme il peut en exister pour le nucléaire militaire, avec boycott à la clé, la réalisation des réacteurs peut être remise en cause sans préavis.
Cela a d'ailleurs été le cas pour le Superphénix, réacteur de quatrième génération, dont la capacité à créer son propre combustible a terrifié la population. Le gouvernement Jospin a abandonné son développement.
Bien sûr, de nombreuses centrales verront le jour d'ici 2050 mais avec combien de retard dans la construction ? En Finlande, le premier EPR construit par Areva sera opérationnel avec deux ans de retard. Au passage, le surcoût se chiffre en centaines de millions d'euros. Aux États-Unis, les rapports ne cessent de tomber concernant les surcoûts des projets de centrales électriques.
Première parution : 23/10/08
Articles conseillés : - Energie : retour en grâce du nucléaire, par Céline Astruc |
La montagne G20 a accouché d'une souris |
A Reims hier, on était "déçu et triste", dixit le socialiste Bertrand Delanoë, et le PS s'enfonçait dans la crise politique suite à un congrès extraordinaire.
A Washington, Nicolas Sarkozy, lui, a parlé d'un sommet "historique" au sortir de deux jours de réunion entre les pays du G20.
A Reims, les bulles de champagne n'ont pas pétillé. A Washington, on s'est évertué à trouver des pistes de solutions pour sortir de la crise née de l'éclatement de la bulle financière.
Bretton Woods, pas de retour Quand les pays se sont réunis à Bretton Woods en 1944, cela faisait déjà deux ans qu'ils préparaient des plans pour tracer les bases du capitalisme de l'après-guerre. Il ne fallait pas en attendre autant de la réunion de ce week-end à Washington. Pourtant, dans ces temps bien difficiles, certains espéraient un "Bretton Woods II". Au final, les pays du G20 sont repartis avec un calendrier de travail et la consigne de tout faire pour relancer leur économie. Une consigne longue de huit pages tout de même, et forte de 47 actions.
C'est pourtant bien peu pour remettre en selle l'économie mondiale.
Prochain rendez-vous en avril prochain, avec Barack Obama cette fois-ci. Car l'absence des Etats-Unis à Washington était flagrante. D'ailleurs, ce matin, la presse française s'appesantissait beaucoup plus sur cette réunion que son homologue américaine, qui semblait l'ignorer. A croire que cette réunion du G20, vivement réclamée par le président français et président temporaire de l'Union européenne, Nicolas Sarkozy, était une "affaire d'Européens".
Les pertes de banques, le sempiternel retour Cela devient aussi une spécialité d'Européens que d'annoncer des pertes bancaires. Alors que l'on entend presque plus parler des banques américaines, une petite faisait les gros titres en fin de semaine dernière : la FSA qui n'est autre que la filiale américaine en assurance de Dexia. La banque a finalement décidé de s'en séparer en grande partie.
Dexia a beau avoir été secourue par les Etats français, belge et luxembourgeois, elle ne se porte pas mieux. La banque affiche au contraire une perte de 1,5 milliard d'euros au troisième trimestre. Depuis le début de l'année, l'institution a perdu 723 millions d'euros.
Décidément, l'actualité financière belge était mouvementée ce week-end. Nos voisins belges s'inquiètent pour leurs comptes chez Dexia. Certains d'entre eux n'en ont même plus le loisir : la faillite de la banque islandaise Kaupthing a bloqué leur épargne. Et leur petite manifestation dans les rues de Bruxelles ce week-end n'y changera rien. Avec une Islande au bord de la banqueroute, leur pécule n'est pas prêt de rentrer au bercail.
Mais que l'on se rassure, si les banques européennes continuent à faire des pertes, ce n'est pas à cause de dysfonctionnements. C'est en tous cas l'invraisemblable argument qu'a utilisé Natixis la semaine dernière pour justifier une nouvelle perte de 250 millions d'euros en octobre. Doit-on comprendre que le fonctionnement normal de la banque est de dilapider l'argent des déposants ?
A Washington, le sommet n'a pas été avare en promesses, bien au contraire. Tous, de Sarkozy à Lula, ont multiplié les déclarations de bonne intention. Tous se sont dits prêts à remettre au pot pour aider les banques en mal de liquidités. Mais pas un mot sur ce que devrait être le "fonctionnement normal" d'une banque.
Si vous laissez couler l'eau du robinet sans avoir bouché votre baignoire, vous n'êtes pas prêts de vous délasser dans votre bain. Pas besoin d'attraper une migraine pour le comprendre. |
Paul H. Dembinski, Finance servante ou finance trompeuse ? |
Dans un langage d'universitaire qu'il faudra surmonter, ce livre donne des pistes pour répondre à une question très actuelle : "Comment pouvons-nous nous faire abuser par ce qui n'est qu'un outil ?"
L'auteur qualifie notre époque, qui a succédé aux Trente Glorieuses, d'années euphoriques. Même si les performances économiques sont moins bonnes que dans la période précédente, il est admis que "la seule institution sociale capable de garantir le bonheur tant collectif qu'individuel serait ainsi le libre jeu du marché".
Ainsi, la finance moderne s'est construite autour d'une monnaie mondialisée et délivrée de "tout étalon qui lui serait exogène", du couple "risque rendement", de la notion de couverture de risques. Elle a supprimé les contacts humains dans les transactions. Elle manipule une importante masse d'épargne provenant de la capitalisation des retraites.
Parallèlement, les pays riches recourent à la dette, pensant préserver l'étalon monétaire de l'érosion de l'inflation. Notre présent dépend des projections de notre avenir. "Paradoxalement, c'est par la consommation d'aujourd'hui que nous sommes censés nous assurer des lendemains qui chantent."
L'auteur montre comment la finance a fini par renverser le rôle de l'argent. "Les bénéfices ne sont plus le fruit normal de l'entreprise alimentée par l'argent, mais le fruit normal de l'argent alimenté par l'entreprise", dénonce l'auteur.
La façade de l'avenir toujours plus radieux calculé par des modèles financiers, et le recours à des montages enchaînant le présent à un avenir factice, s'écroulent. C'est le moment de redécouvrir la frugalité, c'est-à-dire l'autolimitation dans la consommation et la "liberté de l'imprévoyance".
> Finance servante ou finance trompeuse ?, Paul H. Dembinski, Desclée de Brouwer, coll. "Parole et Silence", 2008, 19 € |
La récession s'installe |
La monnaie britannique chute face à l'euro et au dollar. Hier, en début d'après-midi, 1 livre sterling valait 1,1869 euro et 1,4862 dollar. C'est le signe que la récession dans laquelle s'enfonce la Grande-Bretagne risque d'être longue et douloureuse, déplorent nos collègues du MoneyWeek britannique.
L'euro n'est pas mieux loti et ne cesse de se déprécier face au billet vert. Parce que le Vieux Continent ne se porte pas mieux. L'Allemagne, jusqu'à peu encensée comme la "locomotive européenne", est sur une voie de garage. Même les Germains n'échappent pas au marasme : depuis deux trimestres, le PIB de l'Allemagne a reculé, c'est la récession.
Si la livre sterling plonge, le dollar lui se porte plutôt bien. Le billet vert est à nouveau considéré comme un refuge en période de fortes incertitudes. Il ne faut pas en conclure pour autant que les Etats-Unis sont sortis d'affaire.
L'OCDE sonne le tocsin : la récession est là De toute façon, prévient l'Organisation pour la coopération et le développement économiques, on devrait passer par la récession. Elle estime que les 30 pays de sa zone y sont déjà entrés. "Les projections de l'OCDE laissent entrevoir un ralentissement prolongé de l'activité avec un recul probable du PIB de 0,3% en 2009 mais les incertitudes sont importantes", explique l'organisation. Comprendre : on pourrait et devrait encore faire moins bien que ces -0,3%, que le Fonds monétaire international calcule également.
"En particulier, la situation financière pourrait mettre plus de temps que prévu à se normaliser, de nouveaux établissements financiers pourraient se retrouver au bord de la faillite et les économies de marché émergentes pourraient être plus durement touchées par le tassement du commerce mondial et par une réévaluation des risques de la part des investisseurs étrangers". L'OCDE devient franchement pessimiste.
Ne nous leurrons pas en effet. Le nouveau sauvetage d'AIG n'amène pas à l'optimisme. Les cadavres n'en finissent pas de remonter. La déconfiture de Natixis n'incite guère plus à l'optimisme. Le plus risible – et je ris jaune -, c'est l'entêtement du groupe à vouloir minimiser ses erreurs : non la banque n'a pas perdu 1 milliard d'euros en opérations de trading, comme le suggérait la presse française, mais SEULEMENT 250 millions, en octobre.
Les pays émergents resteront en croissance, malgré tout Que dire de ces fameuses économies émergentes et de la théorie du découplage ? Dans le dernier numéro de MoneyWeek, en kiosque actuellement, un des invités de notre table ronde, Armand de Coussergues, gérant chez Financière de l'Echiquier, prévient : "la théorie du découplage a fait long feu. Le ralentissement américain affecte la Chine, son partenaire commercial, où cela va plus mal qu'on ne le dit." Il faut néanmoins relativiser : les pays émergents devaient afficher des taux de croissance à nous faire pâlir d'envie et continueront de tirer la croissance mondiale.
Un sursaut dans l'agonie ? C'est sur cette croissance mondiale que se pencheront ce week-end les leaders politiques du G20. D'aucun voient déjà cette réunion comme le "BrettonWoods des temps modernes".
"Le monde change, nous sommes au XXIe siècle, et toute l'idée de la France c'est qu'on ne peut pas continuer au XXIe siècle avec l'organisation du XXe (...) ce qui était vrai en 1945 ne peut plus être vrai aujourd'hui, ce n'est pas une question de courage, c'est une question de bon sens, de regarder les choses en face ». Les talents oratoires de Nicolas Sarkozy sont indiscutables. Le président français a même reçu hier le "prix du courage politique" décerné par la revue Politique internationale. Suprême distinction pour ce fidèle descendant du tribun antique Cicéron.
En revanche, je doute que cela suffise : réécrire le capitalisme en un week-end semble mission divine. Il y a malheureusement fort à parier pour que cette réunion internationale accouche de belles mais stériles idées.
A défaut de jouer dans la cour des orateurs grandiloquents, peut-être devrions-nous relire Socrate : rechercher la sagesse par la conscience de notre ignorance. "Je sais que je ne sais rien", prêchait le philosophe grec, vêtu de guenilles. C'était sa plus grande richesse. |
Réchauffement climatique : le rouleau compresseur |
L'énorme impact d'un petit degré Un petit écart de température, mais une grande différence pour l'humanité : moins d'un degré Celsius, c'est l'augmentation moyenne de la température en plus d'un siècle.
Pour mémoire, la dernière grande période glacière affichait 5°C ou 6°C de différence par rapport à la température moyenne actuelle. Mais le monde à l'époque était radicalement différent. Demandez donc aux mammouths ! On peut donc dire que chaque petit degré a un impact colossal sur le climat terrestre.
Température moyenne globale

Le réchauffement trouverait son origine dans l'activité humaine qui émet les fameux gaz à effet de serre : dioxyde de carbone, méthane, protoxyde d'azote, ozone, chlorofluorocarbone, hexafluorure de soufre... Cette origine humaine du réchauffement ne fait pas encore tout à fait l'unanimité, mais est très probable. Et la communauté scientifique plaide pour le principe de précaution.
Si rien n'est fait, les modèles de prévisions climatiques indiquent de +2°C à +6°C d'ici 50 ans. Montée des eaux, assèchement des régions déjà arides, baisse des rendements agricoles, cyclones... la liste des conséquences désastreuses est plus longue que les sept plaies d'Egypte.
Bref, même si le réchauffement constaté n'était qu'un phénomène naturel dû à une activité solaire plus intense, mieux vaut se tenir à carreau et ne pas aggraver la situation.
Le CO2, un nouveau marché D'où les accords de Kyoto portant sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, entrés en vigueur en 1994 et ratifiés par 189 Etats. Objectif : retrouver en 2010 le niveau d'émission de 1990.
Deux grands absents refusent de signer les accords de Kyoto – les Etats-Unis, premier pollueur mondial et la Chine, deuxième pollueur mondial –, et sont montrés du doigt.
L'Europe s'est quant à elle engagée à réduire ses émissions de 8% et a procédé à une distribution de quotas nationaux au sein de ses pays membres. La législation est incitative et les pollueurs peuvent acheter du droit à polluer aux bons élèves qui sont parvenus à réduire leurs émissions.
En 2005, 12% des crédits attribués ont ainsi changé de main. Une bourse du CO2 s'est ainsi créée*, fréquentée par les producteurs d'électricité européens et quelques gros industriels. Le cours de la tonne de CO2 dépend de la sévérité des quotas attribués ainsi que des cours du pétrole et du gaz. Lorsque le prix des hydrocarbures augmente, de l'électricité d'appoint est produite par du charbon, plus économique mais plus polluant.
Quotas européens d'émission de CO2

Après un bon départ, ce marché confidentiel a connu son krach au printemps 2006. En effet, le bilan européen a établi que six pays n'avaient pas dépensé leur quota. Du coup, la tonne de CO2 est passée de 30 euros à 10 euros puisque les bons élèves étaient vendeurs en masse. Mauvaise nouvelle pour la planète ! Des quotas nationaux plus sévères vont être mis en place par l'Europe pour la période 2008-2012.
Source : Matières à Profits |
Actualit�s : MoneyWeek
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Paul H. Dembinski, Finance servante ou finance trompeuse ? |
Dans un langage d'universitaire qu'il faudra surmonter, ce livre donne des pistes pour répondre à une question très actuelle : "Comment pouvons-nous nous faire abuser par ce qui n'est qu'un outil ?"
L'auteur qualifie notre époque, qui a succédé aux Trente Glorieuses, d'années euphoriques. Même si les performances économiques sont moins bonnes que dans la période précédente, il est admis que "la seule institution sociale capable de garantir le bonheur tant collectif qu'individuel serait ainsi le libre jeu du marché".
Ainsi, la finance moderne s'est construite autour d'une monnaie mondialisée et délivrée de "tout étalon qui lui serait exogène", du couple "risque rendement", de la notion de couverture de risques. Elle a supprimé les contacts humains dans les transactions. Elle manipule une importante masse d'épargne provenant de la capitalisation des retraites.
Parallèlement, les pays riches recourent à la dette, pensant préserver l'étalon monétaire de l'érosion de l'inflation. Notre présent dépend des projections de notre avenir. "Paradoxalement, c'est par la consommation d'aujourd'hui que nous sommes censés nous assurer des lendemains qui chantent."
L'auteur montre comment la finance a fini par renverser le rôle de l'argent. "Les bénéfices ne sont plus le fruit normal de l'entreprise alimentée par l'argent, mais le fruit normal de l'argent alimenté par l'entreprise", dénonce l'auteur.
La façade de l'avenir toujours plus radieux calculé par des modèles financiers, et le recours à des montages enchaînant le présent à un avenir factice, s'écroulent. C'est le moment de redécouvrir la frugalité, c'est-à-dire l'autolimitation dans la consommation et la "liberté de l'imprévoyance".
> Finance servante ou finance trompeuse ?, Paul H. Dembinski, Desclée de Brouwer, coll. "Parole et Silence", 2008, 19 € |
Nassim Nicholas Taleb, Le cygne noir : savoir que le hasard existe |
Les opportunités les plus fortes, comme les conséquences les plus dramatiques proviennent de "cygnes noirs", des événements aléatoires, hautement improbables. Mais ce que la nature humaine refuse d'imaginer finit par survenir ; l'impact est d'autant plus important sur nos vies que nous sommes aveuglés par des prévisions de l'avenir erronées.
Tel est le thème du dernier opus de Nassim Nicholas Taleb, Américain d'origine libanaise. Cet essai philosophique sur l'importance du hasard est inclassable. L'auteur y multiplie les anecdotes personnelles, les exemples, pour mieux mettre à la portée de tous son point de vue.
Internet, la crise financière d'aujourd'hui, la saga Harry Potter, sont autant de cygnes noirs, positifs ou négatifs. À trop lorgner sur le passé, nous aidant de statistiques qui ne tiennent pas compte des données "hors normes", nous tirons des conclusions fausses sur ce qui est vrai. Car, s'il est toujours possible de confirmer qu'une chose est fausse, il est beaucoup plus difficile de dire qu'une chose est vraie.
De plus, notre vision de la réalité est déformée par les discours de gens "respectables", "formés à être ennuyeux et raisonnables", banquiers, journalistes…
Enfin, si tous nous savons que prévenir est mieux que guérir, dans la réalité nous taxons de gaspilleurs ceux qui voudraient prendre des mesures préventives.
Pour l'auteur, la clé du succès est de prévoir l'imprévisible, les scénarios impossibles, à l'instar d'un George Soros, qui avant d'investir cherche tous les arguments qui pourraient réfuter sa théorie. Un modèle pour Nassim Nicholas Taleb, ex-trader, qui dévoile sa philosophie : "Les marchés financiers prometteurs et les valeurs sûres m'inquiètent beaucoup plus que les opérations de spéculation. Les premières présentent des risques invisibles, les secondes n'offrent aucune surprise puisque l'on sait bien qu'elles sont volatiles."
Et si lui cherche à se mettre en contact avec des "cygnes noirs" positifs, il conseille à chacun de faire comme bon lui semble, sans s'occuper du regard des autres. Car après tout "rater un train n'est pénible que si l'on court après".
> Nassim Nicholas Taleb, Le Cygne noir, la puissance de l'imprévisible, Les Belles Lettres, 2008, 23 euros. |
Crises financières : devenez un as des krachs |
Toutes les mêmes, les crises ? C'est la question qu'explore Crises financières.
Les crises peuvent avoir pour origine des bulles sur des produits aussi variés que la tulipe ou les valeurs informatiques (dot.com), mais leurs mécanismes présentent des similitudes.
Difficile alors de comprendre pourquoi, à chaque fois, nous tombons dans les mêmes pièges, qui nous mènent de bulles en krachs.
La faute en incombe en partie aux politiques financières et monétaires qui sont mises en place. Crises financières les explique, sans tomber dans le jargon des spécialistes.
Le livre peut même être amusant. Un exemple ? Même Isaac Newton s'est fait avoir en Bourse, par la bulle de la South Sea Company. "Le 20 avril 1720, il vendit ses actions à 7 000 livres sterling […] pour un profit de 100%. Mais le marché continua de monter et Isaac Newton, craignant de manquer une opportunité, ré-entra dans le marché au sommet et perdit 20 000 livres, ce qui lui fit dire : 'Je peux calculer le mouvement des astres célestes, mais pas la folie des gens'."
Crises financières, Jacques Gravereau et Jacques Trauman (éditeurs), Economica, 2001 |
L'audit de MoneyWeek : George Lucas |
Comment a-t-il débuté ? En 1967, George Lucas sort diplômé de l'université de Californie du Sud spécialisée dans les arts du cinéma.
Son court-métrage Labyrinthe électronique : THX 1138 4EB, a remporté le prix des étudiants qui lui a ouvert les portes de Warner Bros pour assister Francis Ford Coppola. Lucas était payé 3 000 $.
Il a impressionné Coppola au point que celui-ci a poussé les studios à financer (à hauteur de 1 M$) l'adaptation de son court-métrage.
Pour tenir le budget, il a réalisé les explosions du film avec de simples feux d'artifice à 10 $ et un plateau miniature qu'il a fabriqué lui-même. Ce film rapporta 15 000 $ à George Lucas.
Son premier vrai film, American Graffiti (1973), lui a rapporté 50 000 $.
Comment a-t-il créé Star Wars ? Après deux ans d'écriture, Lucas a vendu son scénario pour près de 20 000 euros. Il a été rémunéré 85 000 euros pour le mettre en scène, avec une clause lui permettant de récupérer 40 % des bénéfices.
Le film a amassé 1,5 M$ pour son premier week-end. La saga Star Wars a rapporté 4,3 Mds$ depuis, alors que les produits dérivés ont engendré 13,5 Mds$. En 2007, il a empoché 200 millions d'euros en un seul jour, lorsque le fabricant de jouets Hasbro lui a racheté ses stock-options offertes dix ans plus tôt.
Comment dépense-t-il son argent ? Une grosse part de l'argent de Lucas est réinvestie dans ses différentes sociétés de production, à l'avant-garde des effets spéciaux durant les trente dernières années.
Il vit et travaille dans ses bureaux qui occupent plus de 2000 ha et sont surnommés le Ranch Skywalker. Ils auraient coûté 100 M$.
Il n'a pourtant pas oublié d'où il venait. En 2006, il a donné 175 M$ à son ancienne université. |
L'audit de MoneyWeek : Will Smith |
Comment est-il devenu riche ? Will Smith grandit à Philadelphie où il intègre l'une des plus prestigieuses écoles secondaires. Élève brillant, il obtient une bourse pour intégrer le fameux MIT. Mais il préfère se lancer dans une carrière artistique.
Il fonde avec son ami Jeff Townes un groupe de hip-hop qui connaît un gros succès aux Etats-Unis. Ensemble, ils obtiennent un Grammy Award en 1989. Will Smith a 21 ans. Il dilapide son magot (environ 6 M$) : "L'argent coulait à flots et je ne me rendais pas compte de sa valeur. Le fisc me réclamait près de 3 M$ et je n'avais plus que 2 $ en poche."
Comment est-il devenu acteur ? En 1993, Will Smith devient le héros de la série à succès Le Prince de Bel-Air qui lui permet de renflouer ses caisses. Il joue le rôle principal, celui d'un jeune enfant des rues de Philadelphie qui débarque chez son riche oncle de Los Angeles.
Le succès de sa série lui vaut l'un des rôles principaux dans le film Bad Boys en 1995. Le film d'action à gros budget lui permet d'être reconnu à Hollywood et d'empocher la coquette somme de 2 M$.
L'année suivante, il tient l'affiche du blockbuster Independence Day, cachet de 5 M$, la même somme que pour son autre grand succès, Men in Black un an plus tard.
Combien gagne le nouveau roi de Hollywood ? Selon Forbes, Will Smith est l'acteur le mieux payé du monde. Au cours de l'année dernière, il a empoché 80 M$. Il ne tourne plus de film si son cachet n'atteint pas les 20 M$.
Sa carrière musicale se poursuit en solo puisque les bandes originales de ses films lui sont souvent confiées, et qu'elles deviennent des tubes internationaux. Il a écoulé plus de vingt-cinq millions d'albums dans le monde. |
L'audit de MoneyWeek : Sophie Marceau |
Comment a-t-elle commencé le cinéma ? Sophie Marceau n'a que 42 ans, mais elle a déjà trente ans de cinéma derrière elle. À 14 ans elle, qui décharge des camions sur les marchés pour se faire un peu d'argent de poche décroche le rôle phare du célèbre film La Boum.
Le second opus l'installera dans le coeur des Français et lui fera gagner un césar. Avec son premier cachet, elle s'offre une petite voiture électrique qu'elle se fait voler peu après.
Comment est-elle passée du statut de jeune actrice à celui de star ? Son rôle dans La Boum lui permet d'être considérée comme un jeune talent prometteur. À 19 ans, elle tourne avec Maurice Pialat et Gérard Depardieu dans le film Police. Mais c'est surtout grâce au film L'Étudiante qu'elle prouvera sa capacité à interpréter les rôles de jeune fille romantique.
En 1995, les réalisateurs américains commencent à s'intéresser à la jeune Française. Elle participera au film Braveheart, avec Mel Gibson, un vrai carton. Un petit rôle à côté de celui qu'elle décroche dans Le monde ne suffit pas, épisode de la célèbre saga des James Bond.
Combien gagne-t-elle ? Sophie Marceau gagne entre 1 et 2 M€ par tournage. Entre 2004 et 2007, elle aurait gagné 2,4 M€, malgré des films au succès moyen, comme Anthony Zimmer et La Disparue de Deauville.
En plus de ses cachets, l'actrice réclame 50 000 € pour se déplacer lors d'un événement publicitaire. C'est ainsi que Nesspresso a dû renoncer à la faire venir pour son lancement sur les Champs-Élysées.
Sophie Marceau sait monnayer son image de "petite fiancée des Français". |
L'audit de MoneyWeek : Alexandre Dumas père |
Comment a-t-il commencé ? Alexandre, orphelin très jeune, est élevé par sa mère dans le culte du héros paternel, général de la Révolution. Ses études bâclées, il devient obscur clerc chez un notaire... En 1823, il entre au service du duc d'Orléans, l'homme le plus riche de France, qui mène grand train grâce à une liste civile (rente) de plus de 12 millions de francs.
Il lui inspire Henri III et sa cour, donnée à la Comédie-Française. Enfin le succès ! À 27 ans, Dumas devient l'auteur le plus lu et le mieux payé de France, devant Victor Hugo. Prolifique, le mulâtre s'entoure de "nègres" et publie plus d'une œuvre par an. Son œuvre, Les Trois Mousquetaires, en 1844, marque le sommet de sa fortune.
Que fit-il de son argent ? L'argent est "bon serviteur, mais mauvais maître". Il ne sut jamais l'apprivoiser. Dumas était un flambeur ; son vrai nom, Davy de La Pailleterie, le prédestinait à l'esbroufe. Il fait édifier la réplique du château de Monte-Cristo. Parc anglais, bâtiment Renaissance et dépendance gothique style château d'If...
Dans cette folie architecturale, il écrit quatre pages à l'heure. La pendaison de crémaillère réunit 600 invités qui passent sous l'entrée ornée de la devise "J'aime qui m'aime" ; aux murs, ils découvrent des tableaux de Delacroix. À Paris, Dumas se fait construire un théâtre.
Comment finit-il ? À ce train, l'argent se dépense plus vite que la plume ne le gagne. En 1851, pourchassé par plus de cent cinquante créanciers, l'auteur fuit en Belgique. La "bulle financière" Dumas est crevée. Les procès avec ses nègres l'empêchent de refaire surface financièrement, malgré une production toujours abondante. Dumas père mourra pauvre dans les bras de Dumas fils. |
L'audit de MoneyWeek : Amy Winehouse |
Combien vaut-elle ? Amy a fait son entrée dans le classement du Sunday Times des jeunes talents musicaux britanniques les plus riches. à 24 ans, elle se place à la dixième position.
En cinq ans de carrière, la jeune femme est à la tête de 13 M€. Amy signe à 16 ans un contrat chez Island Records, et sort en 2003 son premier album, Franck. En 2006, Back to Black se vend à sept millions d’exemplaires. Elle prépare son troisième album, et est pressentie pour interpréter le thème du prochain James Bond.
Qui peut se payer Amy ? Amy étant l’icône du moment, sa présence peut rapporter gros et se monnaye en conséquence. La marque Louis Vuitton a déboursé 500 000 £ (633 000 €) pour que la star chante au cours de son défilé parisien, lors de la Fashion Week, en février dernier.
George Clooney et Julia Roberts ont essayé de faire venir Amy à un gala de charité à New York, contre une rémunération de 500 000 $ (321 000 €).
Quel est le revers de ce rêve ? Amy Winehouse est aussi connue pour sa vie tumultueuse. Elle fait régulièrement la une des magazines pour sa consommation de drogue ou ses arrestations. Et ce n’est pas son mari qui la calme. Blake Filder-Civil est en prison pour agression. Les tabloïds anglais annoncent cependant que la jeune femme souhaite divorcer. Une opération coûteuse. Le mari emprisonné réclamerait 3 M£ (3,8 M€), soit 250 000 £, par mois de mariage. Mais ces années de vie commune ne seront pas perdues. La maison d’édition Penguin vient de proposer au couple un million de livres sterling pour un récit de leur mariage. |
L'audit de MoneyWeek : Paris Hilton |
Comment est-elle devenue célèbre ? Paris Hilton est l’héritière de l’empire des hôtels Hilton.
En 2003, elle fait partie de l’émission The Simple Life, une émission TV américaine dont le concept est de faire découvrir la vraie vie (« la vie simple ») à deux riches héritières. Elle s’y montre particulièrement snob et hautaine. La presse people s’empare alors du phénomène.
La jeune femme, qui a pour seule caractéristique d’être une riche héritière de la jet-set la plus outrancière, fascine le public américain. En 2006, elle est même la personnalité la plus médiatisée au monde.
Combien sa notoriété lui a-t-elle rapportée ? Sans talent et sans métier, Paris Hilton multiplie pourtant les activités lucratives. « J’ai gagné 100 M$ l’année dernière » affirmait-elle en 2007.
D’autres estiment que la somme approcherait plutôt les 300 M$ cette année là. L’empire familial vaudrait quant à lui près de 6 Md$.
L’argent n’a plus aucun sens pour elle. Elle multiplie les frasques les plus ridicules. La dernière en date : elle a tagué de son nom une suite à 16 000 $ d’un des plus prestigieux hôtels de Moscou.
Comment gagne-t-elle autant d’argent ? Paris Hilton s’est lancée dans la chanson et dans le cinéma. Son album s’est vendu à 600 000 exemplaires. Ses films, médiocres, suscitent la curiosité du public.
Sa ligne de parfums, de produits cosmétiques, et ses différents clubs et casinos complètent ses revenus.
Génie du « peoplebusiness » et du marketing, Paris Hilton sait rentabiliser l’intérêt des médias. |
L'audit de MoneyWeek : Patrick Bruel |
Comment a-t-il commencé sa carrière musicale ? Patrick Bruel débute comme acteur, dans Le coup de sirocco. Mais sa vocation de chanteur lui est venue dès 1975, lors d’un concert de Michel Sardou. En 1989, avec sa chanson « Alors regarde » la bruelmania démarre.
Depuis, Bruel a sorti huit albums avec, pour chacun d’entre eux, un cachet de 4,5 à 5,2 M€. Parallèlement, l’artiste a poursuivi sa carrière de comédien et compte pas moins d’une trentaine de films à son actif.
Quelles sont ses autres activités ? En 1998, Patrick Bruel est sacré champion du monde d’un des quarante tournois du World Series de poker et empoche 224 000 $. Bruel joue assidûment et, prudent, a un compte en banque dédié à cette activité.
En 2005, il décide Thierry Bizot, producteur chez Elephant et Cie, à monter une émission sur le poker. « Poker » rentre donc au programme sur Canal+, commentée par le champion.
Le chanteur lance ensuite des produits dérivés autour du poker. Il fait de la publicité pour un site payant anglais de poker en ligne, une activité qu’il doit arrêter sous la pression légale, car ces sites payants de jeux sont interdits en France.
Et du côté de sa vie privée ? Avant de se séparer, Patrick Bruel a souvent fait la une des magazines avec son épouse, la scénariste et écrivain Amanda Sthers. Mais la star souhaite préserver son intimité et n’hésite pas à attaquer en justice les magazines people. Une activité lucrative. Le chanteur et son ex femme ont figuré à la 4e place du classement du Figaro des stars qui ont le plus gagné d’argent avec les procès. En 2007, le couple a empoché 131 500 euros. |
Jim Rogers : le Warren Buffett des matières premières |
« Fannie et Freddie sont des scandales en devenir », la bulle immobilière va éclater, la faiblesse du dollar va s’aggraver, aucun pays n’a une devise saine. Un résumé de la presse du jour ? Loin de là. Le milliardaire Jim Rogers écrivait tout cela en 2005.
Une finesse d’analyse qui explique d’ailleurs la richesse de l’homme. Car dès ses premiers pas en tant qu’investisseur, après ses études, Jim Rogers mise sur les matières premières. Au point de créer l’un des plus grands fonds qui leur sont dédiées : le Quantum Fund.
Le boom des matières premières s’adresse aux investisseurs ordinaires, ceux qui ont la tête pleine d’idées reçues sur les matières premières et n’osent pas y miser un centime. Jim Rogers désarme nos craintes, explique simplement le fonctionnement de ces marchés, leurs cycles, leurs risques et comment s’y lancer.
Indice rassurant : l’homme d’affaires avisé expliquait en 2005 que lorsque la Bourse chute, le cours des matières premières augmente et qu’il est positivement corrélé à celui de l’inflation. Il n’y a pas lieu de se réjouir des malheurs actuels des marchés actions et encore moins de l’inflation. Mais reconnaissons que la période qui s’ouvre devient favorable aux matières premières.
Jim Rogers est loin d’être un optimiste. Il mise sur les matières premières depuis la fin de ses études, et son fonds Quantum Fund s’est apprécié de 4 000% en dix ans. Avant d’investir, il étudie la géopolitique, le climat, l’offre, la demande… Des pistes de travail dont il donne les clés dans son livre. Avec ses investissements réfléchis et rationnels, il explique comment les matières premières peuvent devenir une stratégie d’investissement sur le long terme, une couverture du risque des marchés actions.
Plus qu’un visionnaire, Jim Rogers est un homme réfléchi, qui doit son succès à son travail et sa volonté : plus d’un ont essayé de le détourner de ses positions contrariennes, mais jamais il ne s’est laissé influencer. Et si toutes ses prévisions ne se sont pas réalisées – comme un yuan flottant librement pour les J.O. de Pékin – il reste un excellent pédagogue.
> Jim Rogers, le Boom des matières premières Valor éditions, 256 p. 34 € |
Un polar au coeur de la Cosa Nostra |
Du sang, des meurtres, de la corruption, des trafics, voilà l’univers dans lequel nous plonge Claude Ducouloux-Favard, docteur d’état en droit comparé des affaires.
Au travers de portraits des personnages de la mafia, il nous retrace l’histoire de cette organisation tentaculaire. Il nous explique comment, d’une société secrète sicilienne destinée à résister tant aux Bourbons qu’aux troupes de Garibaldi, la mafia est devenue l’entreprise numéro un d’Italie avec un chiffre d’affaires de 90 Mds€ par an. Le tout avec des marges bénéficiaires de près de 400 %.
L’auteur évoque, bien entendu, la difficile lutte antimafia, les vains combats de don Peppino, de Giuseppe Impastato, du juge Rocco Chinici. L’impossible et douloureuse résistance des entrepreneurs face aux pratiques de la Mafia, n’est pas oubliée. Que faire contre le trucage des appels d’offres, la concurrence déloyale, la prise en main de votre entreprise quand votre famille ou votre vie sont mises en jeu ?
De nombreux chapitres sont consacrés aux héros de la lutte antimafia, à savoir Giovanni Falcone et Paolo Borsellino, dont les méthodes ont conduit au « maxi procès » et à la condamnation de quatre cent soixante-quinze personnes en 1986. La bataille, l’unique bataille victorieuse contre la Cosa Nostra, subjugue. Menée par Tano Grasso, simple marchand de chaussures, la ville entière de Capo d’Orlando s’est rebellée contre l’impôt mafieux de 3 %. L’union fait la force.
Mais, trop souvent, la corruption, la peur, l’omerta, tant dans les cercles judiciaires que politiques ou économiques ruinent tous les efforts des bonnes volontés. La seule attaque possible : confisquer ou séquestrer les biens de la mafia. Entre 1992 et 2006, près de plus de 5 Mds€ ont été pris, et réinjectés dans l’économie saine.
Reste qu’en attendant, la Cosa Nostra se modernise, utilise Internet pour recycler son argent, s’implante dans les jeux en ligne, poker en tête, mais n’oublie pas des industries dans l’air du temps comme le traitement des déchets. Un secteur en « or » pour les « éco-mafiosi », plus dangereux que jamais, pour l’économie comme pour la planète.
Claude Ducouloux-Favard, La Mafia italienne, Arnaud Franel éditions, 2008, 19,95€ |
L'audit de MoneyWeek : André Agassi |
Comment est-il passé de boursier à rentier du tennis ? André Agassi fait ses armes dans l’une des plus prestigieuses académies de tennis, celle de Nick Bollettieri. Il ne doit y effectuer qu’un stage de deux mois, sa famille n’ayant pas les moyens de lui payer un cursus plus long.
Mais Nick Bollettieri comprend vite tout le talent du garçon et lui permet de suivre les cours gracieusement. à seulement 16 ans, il devient professionnel. Il se fait remarquer par ses cheveux longs décolorés et ses tenues fluo.
Son style et sa facétie sur le court lui valent de devenir le chouchou du public.
Que vaut son parcours tennistique ? En 20 ans de carrière, André Agassi accumule les titres. Il remporte huit titres du grand chelem, dont un Roland-garros. Il est longtemps numéro un mondial, malgré la concurrence de l’ogre Pete Sampras. Ses exploits lui permettent d’amasser plus de 31 M$ de gains – il a notamment perçu plus de 4 M$ en 1999, l’année de son titre à Roland-garros. Ce n’est là qu’une partie de son salaire. Ses contrats publicitaires s’élevent également à plusieurs dizaines de millions de dollars.
Que devient André Agassi ? Il prend sa retraite du circuit de tennis professionnel à 36 ans. Près de deux ans plus tard, André Agassi entre dans le classement des cent personnalités les plus influentes du monde, établi par le magazine américain Time. Il y apparaît pour son action avec son association « The André Agassi charitable Foundation ». En 2006, il aurait fait plus de 1 M$ de dons (environ 5 % de ses revenus) à cette fondation qui s’occupe d’enfants en difficulté. |
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