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41 résultats trouvés pour la recherche finance |
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Actualités : Easybourse : articles, interviews, études graphiques
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Calyon : suppression de 1 200 postes ? |
D'après le quotidien économique La Tribune, Calyon, filiale de financement et d'investissement du Crédit Agricole, pourrait envisager de supprimer quelque 1 200 emplois. Calyon a récemment... |
Lagarde : la croissance 2008 'autour de 1%' |
Christine Lagarde, ministre de l'Economie, a finalement admis hier que la croissance française devrait tourner 'autour de 1%' pour l'année 2008, au Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI. Le... |
Fannie Mae et Freddie Mac placés sous tutelle |
Fannie Mae et Freddie Mac, les deux géants américains du refinancement hypothécaire, ont finalement été mis sous tutelle gouvernementale, a annoncé hier le Trésor américain. Cette mise sous tutelle... |
USA : chômage au plus haut depuis 2003 |
Les chiffres du chômage aux Etats-Unis pour le mois d'août sont tombés, résultat : un plus haut de septembre 2003 a été rejoint à 6,1%. Contrairement aux attentes des analystes, le taux de chômage... |
Atticus Capital nie la rumeur de sa liquidation |
Les dirigeants du fonds d'investissement Atticus Capital nient les rumeurs qui portaient sur ses possibles liquidations suivies d'une fermeture, d'après le Wall Street Journal. Tim Barakett,... |
L'Etat, au capital des chantiers de St-Nazaire ? |
Ce vendredi, le président de la République, Nicolas Sarkozy, a de nouveau affirmé la volonté de l'Etat d'entrer dans le capital des ex-Chantiers de l'Atlantique à hauteur de 9%. Le chef de l'Etat a... |
Recul de l'industrie allemande |
En Allemagne, la production industrielle s'est contractée pour le mois de juillet, dépassant largement les prévisions des analystes. Ainsi, en recul de 1,8%, la production industrielle germanique... |
Dell voudrait vendre la plupart de ses usines |
Dell, constructeur informatique, aurait prévu de vendre la plupart de ses usines sur les 18 prochains mois afin de réaliser des économies, d'après le Wall Street Journal. Le groupe aurait... |
GDF Suez s'étend en Mer du Nord et à Singapour |
Le groupe énergétique français, GDF Suez, a déclaré être en discussion avec Nederlandse Aardolie Maatschappij BV (NAM) afin d'acquérir un ensemble d'actifs pétroliers d'exploration, de production et... |
Un ex-courtier arrêté dans l'affaire d'escroquerie |
Dans l'affaire qui secoue le Crédit Suisse aux Etats-Unis, Julian Tzolov, un des deux ex-courtiers de la banque helvétique, a été arrêté ce jeudi à l'aéroport JFK de New York par le FBI. Eric Butler,... |
L'euro passe sous la barre des 1,43 dollar |
La monnaie européenne n'en finit plus de chuter depuis plusieurs semaines maintenant. L'euro vient de passer un nouveau cap en franchissant la barre des 1,43 dollar à 1,4286 dollar ce vendredi matin... |
Bonus écolo, la limite ne sera pas abaissée |
Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, n'aura pas obtenu satisfaction sur l'abaissement du plafond permettant aux acheteurs de véhicules neufs de bénéficier du bonus écologique, d'après Les... |
Actualités : Les Echos - analyse de la séance boursière
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Actualités : MoneyWeek
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Natixis : poubelle de la Caisse d'épargne et de la Banque populaire |
Natixis a décidé d'une augmentation de capital pour faire face à la grave crise dans laquelle la banque d'affaires est tombée depuis le début de la crise des subprime. Les actionnaires ne l'entendent pas de cette oreille.
Pour eux, l'opération réduirait de 40% les dividendes à nombre égal d'actions. En somme, pour ne pas perdre de dividendes, les actionnaires de Natixis vont devoir racheter des actions.
Deux fonds américains actionnaires, Greenlight Capital et Royal Capital Management ont vivement protesté contre cette augmentation de capital, jugée "inacceptable" et "extrêmement destructrice" par David Einhorn cité par Le Figaro.
Les petits actionnaires réclament la revente des CCI (Certificats coopératif d'investissement) de la Société générale plutôt que le recours à une augmentation de capital. Mais les deux actionnaires majoritaires, la Caisse d'épargne et la Banque populaire, se sont fermement opposés à cette option.
Ils ont même assuré qu'ils achèteraient à hauteur de leur participation actuelle et qu'ils s'adjugeraient toutes les actions qui n'auraient pas trouvé preneur. Mais les investisseurs ne sont pas rassurés.
Incompétence ou malhonnêteté Les sommes perdues par les actionnaires de Natixis sont déjà énormes. En moins de deux ans d'existence, le cours de l'action est passé, de 19,50 €, à 6 €, soit une perte de 70%.
On imagine aisément le sentiment des actionnaires qui apprennent que leurs dividendes vont en plus être laminés.
La Caisse d'épargne et la Banque populaire, qui détiennent près de 70% du capital à elles deux, ont déjà donné leur accord pour l'opération. Les deux banques, qui sont à l'origine de la création de Natixis fin 2006, espèrent ainsi récupérer les 2 Mds€ d'avance accordés à leur filiale. Ces fonds avaient servi à renflouer Natixis, frappée de plein fouet par la crise. Les subprime lui auraient coûté plus de 2,2 Mds€.
La Caisse d'épargne et la Banque populaire se sont servies de Natixis comme poubelle. En vendant tous leurs titres empoisonnés à leur filiale, les deux maisons mères se sont évitées de sérieux remous et ont limité la casse chez elles.
Elles n'assument ainsi que les deux tiers de leurs mauvais placements, faisant payer la différence aux petits porteurs. Ceux-ci se sont vus proposer des actions Natixis par de zélés conseillers financiers. Le cabinet de défense des actionnaires minoritaires, Deminor, a même écrit à l'AMF pour réclamer une enquête sur Natixis. "Deminor a d'ores et déjà alerté les autorités de marché sur cette affaire et notamment sur les méthodes utilisées par les réseaux des Caisses d'épargne et des Banques populaires pour faire souscrire des actions Natixis à l'introduction."
Deminor a en effet recueilli de nombreux témoignages confirmant la démarche " discutable " de ces établissements, " affirme la société, qui envisage un recours devant les tribunaux.
La communication de Natixis est suspecte. Dans sa lettre Protection et Rendement, Frédéric Laurent rappelle que le 6 août 2007, son directeur général, Dominique Ferrero, annonçait que la "crise des subprime ne toucherait que très légèrement sa banque".
Le 15 mai 2008, après 1,8 Mds€ de pertes, il a alors déclaré être proche de la fin des dépréciations. Deux mois plus tard, Natixis annonçait des pertes de 3,3 Mds€. Frédéric Laurent conclut : "soit les directions générales des établissements financiers sont des incompétents notoires, soit ils se moquent de leurs actionnaires." |
Fin d'été, début de bilan |
Quel n'est pas mon étonnement en voyant les titres des journaux : les chiffres du tourisme pour cet été n'ont pas été aussi mauvais que prévus. Pourtant, combien de reportages n'ai-je pas vus à la télévision en août sur ces Français qui se serraient la ceinture en vacances : "avec deux salaires, ce couple qui n'a qu'un enfant ne mange que des pâtes pendant son séjour au bord de la mer", "nous n'irons pas au parc d'attraction cette année, c'est hors de notre budget".
Alors, marasme ou pas pour le secteur du tourisme ?
L'art de la langue de bois Qui a raison ? Depuis le 1er septembre, la bataille des chiffres fait rage sur le bilan touristique de l'été. Dans un coin du ring se trouve Hervé Novelli, secrétaire d'Etat chargé du tourisme et de l'autre côté se tient Protourisme, un cabinet d'étude spécialisé.
Du coté d'Hervé Novelli, l'optimisme est de mise : "Cette saison est tout à fait acceptable, car elle est comparable à la saison 2007 et nous n'avons pas à en rougir". Officiellement, tout va donc bien pour les hébergements touristiques, même si quelques nuances sont à apporter. La fréquentation hôtelière et les locations de meublés ont connu une légère baisse, tandis que la fréquentation des campings est stable et que celle des résidences de vacances s'est améliorée.
Autre son de cloche du côté de Protourisme. Le cabinet évoque une baisse de 3% des nuitées dans les hébergements touristiques en juillet-août. Les Français auraient boudé les hôtels et les résidences de tourisme, les meublés et les villages de vacances. En revanche, quitte à partir, ils ont privilégié la qualité et évité les logements au confort spartiate.
Les échos, du moins de la côte atlantique, victime de la météo, ne sont pas très bons. La Provence-Alpes-Côte d'Azur s'en sort mieux – du moins c'est que dit M. Novelli. Je me souviens pourtant avoir entendu un reportage dans lequel le patron du fameux café Sénéquier à Saint-Tropez déplorait une chute fulgurante du nombre de clients. Je ne doute cependant pas que nombre de vacanciers aient fui la grisaille des bords de l'Atlantique pour trouver le soleil méditerranéen.
Au plus proche de la réalité, les offices du tourisme ne se font pas non plus l'écho de l'optimisme de M. Novelli. Odit France a mené une enquête auprès de ces offices qui démontre que "l'année 2008 est celle qui est, de 2003 à 2008, la moins souvent citée comme meilleure année touristique". 2007 est avant dernier.
Reconnaissons tout de même un certain mérite au secrétaire d'Etat au tourisme : il veut améliorer les performances du secteur touristique : "Si nous ne faisons rien, nous sommes menacés. L'Espagne est passée devant (la France) en terme de recettes touristiques étrangères".
Nous aurions plutôt tendance à faire confiance à l'analyse de Protourisme. J'imagine que Denis Sarget, l'expert en petites capitalisations de MoneyWeek, partagerait mon avis. Alors qu'un autre journal financier recommandait à l'achat Pierre et Vacances – spécialiste des villages de vacances –, il conseillait de l'éviter. "L'activité de l'entreprise est (...) particulièrement saisonnière et dépend largement de la situation touristique de l'été" écrivait Denis Sarget à la fin du moins d'août. De plus, le groupe fait face à un nouveau problème : le départ surprise de son directeur général, Eric Debry.
Compagnies aériennes : la valse des pertes Lorsque le prix du pétrole avait commencé à baisser, les cours des compagnies aériennes s'étaient envolés. Nous vous avions prévenu de ne pas céder à l'emballement car le secteur reste soumis à de nombreuses contraintes et ne va pas connaître un retournement si subit. Une vision confirmée par la dernière annonce faite par l'Association internationale du transport aérien.
Elle prévoit en effet que les compagnies subiront des pertes supplémentaires en 2009. Sur la base d'un prix moyen du baril de 113 $, elle estime que les pertes cumulées des compagnies en 2008 seront de 5,2 milliards de dollars puis de 4 milliards en 2009. Les principales victimes : les compagnies américaines qui n'avaient pas su se couvrir contre la hausse du pétrole par des contrats à terme. Contrats qui ont évité trop de casse du côté des compagnies européennes, mais qui, malheureusement, ne sont pas éternels.
Le tourisme et l'aérien sont donc des secteurs à éviter. Avant de vous quitter tout de même, je ne résiste pas à l'envie de vous raconter quelques anecdotes sur les compagnies aériennes. Le meilleur moyen de dépenser le moins de carburant possible est d'avoir un avion léger. Les compagnies sont donc entrées dans une frénésie de "coupe du poids". Chez Air France, les gobelets pèsent désormais 9 grammes au lieu de 14. A raison de 73 millions de passagers par an, cela fait 360 tonnes de moins à transporter. La low cost Air Canada Jazz a moins de scrupules. Elle a gagné en légèreté en supprimant les gilets de sauvetage, qui pèsent 500 grammes. |
J'aimerais savoir ce que veut dire effet de levier, mais j'ai honte de poser la question… |
L'effet de levier est le rapport entre la somme investie et le montant des actifs à disposition. Par un système de prêt, le courtier vous fournit plus d'actions que ce que vous achetez.
Si vous misez 1 000 € avec un effet de levier 5, votre courtier va vous acheter pour 5 000 € d'actions. Il faudra bien sûr lui rembourser la différence, avec intérêt, au moment de la vente des actions.
L'expression vient de l'image du bâton qui fait se soulever la pierre (la valeur de vos actifs). Plus l'effet de levier est grand, plus vous prenez de risques.
Si votre portefeuille perd de sa valeur, le remboursement de l'emprunt risque d'être un moment difficile.
Plusieurs produits financiers, par exemple certains certificats, fonctionnent avec un effet de levier.
Lorsque l'effet de levier se retourne contre l'investisseur, on parle alors d'effet de massue. |
Quand la Monnaie de Paris mène l'arnaque |
Depuis lundi, les nostalgiques de monnaie en métal précieux peuvent se jeter sur des pièces de 5 euros en argent, et rongent leur frein pour quelques semaines encore en attendant celles de 15 et 100 euros – cette dernière étant en or. La Monnaie de Paris frappe à nouveau des pièces et il est vrai que faire tourner une pièce ronde et brillante entre ses doigts a toujours été plus agréable que de tenir un billet froissé. Ces pièces sont à destination des collectionneurs, mais nous pourrons tout de même faire nos courses avec en France – et seulement en France. Une légère entorse à la monnaie unique.
Le PDG de la Monnaie de Paris, Christophe Beaux, cite à l'envi les grands-parents qui pourront offrir ces "Euros Or et Argent" à leurs petits-enfants. Et ainsi leur enseigner la valeur de l'argent et de l'épargne. Chers grands-parents, méfiez-vous.
Un système de calcul biaisé La première offre de la Monnaie de Paris consiste en des pièces de 5 et 15 euros en argent et des pièces de 100 euros en or, en attendant, pour 2009, des pièces de 10 et 25 euros en argent et une de 250 euros en or. Puis, en 2010, des pièces de 50 et 500 euros en or. Chaque année, les "Euros Or et Argent" seront réédités avec un millésime différent. De quoi ravir collectionneurs et grands-parents. Et pourtant, s'il est vrai que la valeur sentimentale d'un objet peut être inestimable, ces pièces-là ne valent pas les euros bien ordinaires qu'il faudra débourser pour les acquérir.
Le cours de l'argent et de l'or et la composition des pièces sous les yeux, une calculatrice dans la main, nous avons trouvé que la pièce de 5 euros valait en réalité 1,50 euros d'argent pur. Nous la payons donc 3,33 fois son prix d'argent pur. Celle de 15 euros représente une valeur de 4 euros en argent pur, soit moins de trois fois son prix. C'est encore la pièce de 100 euros en or qui est la plus intéressante : elle équivaut à 60 euros d'or pur. Nous payons donc 1,66 fois l'or qu'elle contient. Quant aux futures pièces de 2009 et 2010, leur poids en métaux précieux n'a pas encore été fixé.
Certes, il faut frapper et distribuer ces pièces. Mais n'est-ce pas payer un peu cher la silhouette de Marianne ?
Les poches trouées des économies occidentales Pourtant, nous comprenons le pouvoir d'attraction de ces pièces en métaux précieux. Il s'agit d'une tradition, disparue à l'apparition de l'euro, avec laquelle certains seront heureux de renouer. Mais surtout, les métaux précieux attirent de plus en plus de monde, même si le dernier repli de l'or a donné quelques sueurs froides aux propriétaires de métal jaune.
L'or sert de refuge face à des monnaies fiduciaires à la dérive. Comme nous vous l'expliquions, ni le dollar ni l'euro ne sont forts, malgré leurs hausses alternées. Aujourd'hui, notre confiance s'est érodée et notre bon sens nous indique que notre argent ne vaut plus grand chose. L'économie mondiale a plongé dans un gouffre dont, n'en déplaise aux optimistes, nous ne connaissons pas encore la profondeur.
Les Etats-Unis se déchargent de leurs dettes sur les épaules du reste du monde et continuent de creuser leur déficit. Celui prévu pour 2009 pulvérise d'ailleurs tous les records : il atteindra 482 milliards de dollars. Le sujet est au coeur de la campagne présidentielle américaine, les candidats étant sans cesse questionnés sur leurs méthodes pour limiter – nous n'oserions dire combler – ce déficit.
Quant aux pays occidentaux, ils n'ont aucune maîtrise de leurs déficits commerciaux et nationaux. Or quand les nations n'ont plus les moyens, elles font chauffer la planche à billets. Aujourd'hui, la masse monétaire en circulation dans nos pays est bien supérieure à la création de richesse. Une équation dont le résultat ne peut être que l'inflation. Des dépréciations de monnaies pourraient certes rééquilibrer la balance.
Personne pourtant n'a envie de voir ses économies dépréciées ou perdre leur valeur sous l'effet de l'inflation. L'or est un rempart contre ces deux problèmes. C'est pourquoi son cours est passé de 250 $ en 2003 à 850 $ en 2007. Soit une augmentation de plus de 35% par an pendant quatre ans. S'il connaît aujourd'hui un repli autour de 800 $, il devrait à nouveau grimper.
Si, en attendant, votre sentimentalisme vous pousse à acheter des "Euros Or et Argent", rien n'est perdu. Il vous suffit de vous armer de patience. Lorsque l'or aura atteint 1 000 euros l'once et l'argent 30 euros l'once, ces pièces ne seront plus une arnaque. Aujourd'hui, une once d'or, qui pèse 3,1 grammes se négocie 572 euros.
| Pièces Or et Argent |
Poids en métal précieux |
| 5 euros |
10 grammes d'argent |
| 15 euros |
15 grammes d'argent |
| 100 euros |
3,1 grammes d'or |
Le poids des pièces Or et Argent en métaux précieux |
Misez sur les jeux d'argent en ligne |
Moroses, les Français s'en remettent à la chance pour voir grossir leur portefeuille. Ils jouent, grattent, misent et parient à tout va. Le secteur des jeux d'argent se porte très bien.
Au niveau mondial, le produit brut des jeux, soit la somme misée par les joueurs défalquée de leurs gains, a dépassé 244 Mds€ en 2007 selon le rapport de Global Betting and Gaming Consultants. Il progresse vite. Dans l'Hexagone, la croissance annuelle du secteur est de 5% depuis 1998.
Avec la légalisation des paris sportifs et des jeux de casino en ligne prévue courant 2009, tout va s'accélérer. D'ici à 2012, les analystes prévoient une explosion des jeux en ligne : + 123 %. Légaux ou non, les jeux en ligne existent…
Déjà, la mission sur l'ouverture du marché des jeux d'argent et de hasard conduite par Bruno Durieux, inspecteur général des finances, estime que "75% du produit brut des jeux d'argent en ligne seraient réalisés par des opérateurs non autorisés en France".
Il faut dire que les 28,5 millions de joueurs français n'ont pas forcément conscience de mener une activité illégale en allant jouer au poker sur un site comme celui d'unibet.com ou PartyGaming. Tout comme la Française des jeux ou le PMU, ils sont accessibles en un clic de souris, leur contenu est traduit en français…
Mieux, ils sont cotés.
Les acteurs traditionnels furieux Une situation qui agace les groupes de casinos français comme Partouche, Barrière, Joa Casinos ou Tranchant, interdits d'Internet pour l'instant. Leur activité en est bien évidemment pénalisée. Sur les neuf analystes financiers qui suivent le groupe Partouche(PAR, Paris), dont près de 30% du capital est coté à la Bourse de Paris, sept recommandent de vendre ou d'alléger son portefeuille des titres du groupe.
A l'inverse, ces spécialistes préconisent l'achat de la plupart des titres de groupes de jeux en ligne : Unibet (UNIB, Stockholm), Bwin (BWIN, Vienne) et PartyGaming (PRTY, Londres). Ce dernier, créé en 1997, propose des jeux de roulette, du craps, des machines à sous, mais aussi du poker ou du bingo, il semble d'ailleurs être le mieux orienté pour l'avenir. Hébergé à Gibraltar, cet acteur a le mérite d'être diversifié en termes tant de services proposés que géographiquement.
L'Europe pèse 30% de son chiffre d'affaires, l'Amérique du Nord, 19 % et le reste du monde, 51 %. Ce positionnement le protège des décisions brutales d'états à l'encontre des acteurs des jeux en ligne. Cela a été le cas en 2006.
Les états-Unis ont décidé, en dépit des condamnations de l'Organisation mondiale du commerce, de bloquer les gains de leurs ressortissants jouant en ligne. Pour y parvenir, le Congrès américain a adopté une loi interdisant les transactions bancaires vers les sites de jeux d'argent off shore.
Aux banques de gérer le problème.
Des états en mal de recettes fiscales L'action du gouvernement américain avait porté ses fruits, provoquant un krach dans le secteur. En l'espace de quelques mois, les sites de jeux en ligne cotés en Bourse ont tous vu leur cours s'effondrer : – 57,94% pour PartyGaming à l'époque, – 64,18% pour Sportingbet, – 26,11% pour 888 holdings…
Cette initiative américaine ne s'est pas encore exportée, mais elle pourrait faire des émules. L'Allemagne est à deux doigts de l'appliquer, la France la juge "pertinente", l'Italie et la Suède s'y intéressent. La raison en est simple : ils veulent contrôler un secteur jugé dangereux mais qui rapporte beaucoup d'argent.
En France, les taxes sur les jeux d'argent rapportent près de 5,3 Mds€ à l'état pour qui il est hors de question que l'ouverture des jeux en ligne soit pénalisante. Celle-ci devrait donc être particulièrement encadrée, des licences devraient être vendues, comme c'est le cas pour les casinos physiques. Une des conditions d'obtention prévues est, bien sûr, un hébergement en France.
Mais ce schéma ne saurait exister sans mesure efficace pour lutter contre les sites installés dans les paradis fiscaux ou par des états bienveillants à leur égard. C'est le cas de Malte, qui pourrait accueillir sous peu Gigamédia (GIGM), une société immatriculée à Singapour avec un siège social à Taïwan, des sites hébergés près de Montréal, en proie aujourd'hui à des tracasseries juridiques de la part du Canada.
Certes, le temps que les états harmonisent leurs politiques de contrôle sur le secteur, les groupes de jeux en ligne peuvent avoir de beaux jours devant eux, quitte à déménager. Mais, à long terme, prendre des actions dans leurs affaires paraît hasardeux. D'autant que les acteurs du secteur traditionnel vont se lancer dans l'aventure avec un atout dans leur manche : la notoriété. |
J'aimerais savoir ce que veut dire certificat, mais j'ai honte de poser la question… |
Un certificat est une valeur mobilière cotée en continu. Le certificat se réfère à un sous-jacent, par exemple un contrat à terme sur une matière première, un panier d'actions, ou encore un indice.
Les certificats permettent donc de diversifier ses placements. Mais, contrairement aux valeurs boursières traditionnelles, les certificats ont des durées de vie limitée. Les échéances vont de un à cinq ans.
Une fois arrivé à terme, le contrat est remboursé en fonction du prix du sous-jacent. Avant son terme, le certificat est parfaitement liquide et négociable en continu. Il existe des certificats, dits "turbos", à effets de levier permettant de jouer la hausse ou la baisse et même la stabilité du sous-jacent. Mais attention à la liquidité.
Certains certificats sur les contrats à terme de matière première affichent de très faibles volumes journaliers de transactions. |
Cours du pétrole : Sacré Gustav ! |
"Les cours du pétrole repassent sous les 110 $, malgré la menace de Gustav", tel était l'un des titres d'une page des Echos du mardi 2 septembre. Avant le passage de l'ouragan Gustav, les compagnies pétrolières ont appliqué le "principe de précaution" (traduire : ne rien faire pour ne rien risquer, surtout quand on ne sait rien). Elles s'étaient donc mises au chômage technique depuis dimanche. Bilan : une perte de production de 1,3 million de barils par jour.
Loin de s'enflammer, le pétrole est venu titiller les 105 $. Il est vrai que Gustav a en plus été déclassé, passant de la catégorie 3 à 2 sur une échelle de 5. Eh oui, même les ouragans connaissent des chutes de cours. Bref, Gustav s'est déballonné et le pétrole aussi.
Le lendemain, le Wall Street Journal titre "le reflux du pétrole renforce le dollar". Le quotidien financier américain nous apprend cependant que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (l'OPEP) a le doigt sur la gâchette : "l'OPEP pourrait couper sa production la semaine prochaine si les prix du brut descendaient sous 100 $".
S'ensuivent diverses considérations sur les intérêts de l'OPEP. Trop cher, le pétrole ne se vendra pas, les goinfres réduisant leur consommation. Pas assez cher, l'Arabie Saoudite n'équilibre plus son budget : son point mort se situe à 90 $.
Au fait, quel dollar ? me direz-vous, subtil lecteur. Celui à 1,60 euro ou à 1,45 euro ? Aïe, au milieu de toutes ces flottaisons à la dérive sur leur marée de liquidités, on a un peu le mal de mer. Pour tout compliquer, le Wall Street Journal nous dit que "la montée du yuan vis à vis de l'euro, et non du dollar, est le signe d'un changement". Lequel ? Ce n'est pas très clair. En attendant, la livre sterling sombre aussi. Mais le Brent de la mer du Nord se vend en dollars.
La vérité, c'est que la clairvoyance se fait rare, en ces temps troublés. On ne lit plus grand-chose sur les histoires d'offre et de demande. Et pourtant, à MoneyWeek, il nous semble qu'à long terme, c'est bien là ce qui fait les prix. Le reste n'est que turbulence anecdotique. En ce qui concerne ces lois de l'offre et de la demande, il ne nous semble pas que tout ce que nous écrivons depuis des années soit subitement devenu faux au motif que : - les Jeux olympiques sont terminés ; - les 4x4 se vendent moins bien.
Les autruches, la tête dans les sables pétrolifères Dans le nord du Canada, des forêts sont rasées, un désastre écologique s'étend pour pouvoir exploiter les fameux sables bitumineux. Ces sables pétrolifères ne sont rentables qu'à partir de 60 $ le baril (prix qui date du temps du dollar à 1,35 euro). Les Canadiens sont des gens pragmatiques et écologiques. Ils ne saccageraient pas de vastes territoires de leur beau pays pour de simples soubresauts de marché.
Mais, sur le court terme, les cours du pétrole bénéficient d'une aide inattendue pour baisser : la faillite du fonds Ospraie, spécialisé dans les matières premières et pesant trois milliards de dollars. Manque de chance, Lehman Brothers (décidément de tous les mauvais coups) possédait 20% d'intérêts dans ce fonds. Trois milliards de dollars, ce qui fait 30 millions de barils à 100 $, en supposant qu'Ospraie n'ait que des contrats à terme sur le pétrole. Cette faillite va peut-être dissuader les spéculateurs de revenir sur l'or noir, dont le cours pourrait bien se stabiliser autour de 100 $ durant un certain temps. Ce qui fait, rappelons-le, une substantielle augmentation (50%) par rapport à l'année dernière.
Et l'uranium, dans tout ça... Le pétrole cher, en principe, il n'y a rien de mieux pour le nucléaire. Quid de l'uranium, me demandait-on hier soir ? Eh bien, l'uranium est toujours en phase de purge de bulle, pauvre bête. Il se traîne autour de 65 $ la livre. Loin, très loin, des 95 $ de la fin de l'année 2007. Loin, très loin de son sommet de 135 $ la livre atteint en avril 2007. Son cours est totalement inerte face aux turbulences pétrolières. L'uranium affiche un électroencéphalogramme plat. Les bipèdes investisseurs ne s'y intéressent plus.
La bulle de l'uranium est typique de notre époque. Il ne semble pas que le pétrole soit à loger à la même enseigne. L'uranium est abondant et plus facile à extraire que le pétrole. |
Après les JO, la Chine n'attire plus |
L'aubaine des JO n'a pas eu lieu. Si, politiquement et sportivement, ces Jeux sont une totale réussite pour la Chine, économiquement, le bilan est plus mitigé.
La Bourse de Shanghai s'est effondrée cet été, les touristes ne sont pas vraiment venus en masse. La compagnie Air China a annoncé une baisse de son trafic en juillet et les hôtels n'étaient pas pleins au mois d'août. La production industrielle aurait même diminué de 15% en juillet pour limiter la pollution afin de ne pas gêner les athlètes.
La Chine vient de tomber du podium des pays les plus attrayants.
Adidas remballe ses usines Les Jeux olympiques de Pékin se terminent et les Occidentaux quittent la Chine. Adidas, l'un des grands sponsors de ces Jeux, va peut-être partir avec ses usines sous le bras. C'est en tout cas ce qu'a annoncé Herbert Hainer, patron d'Adidas, dans l'hebdomadaire allemand Wirtschaftswoche.
La célèbre marque aux trois bandes estime que les salaires chinois sont trop élevés. Selon Heiner, Adidas, qui produit actuellement la moitié de ses modèles en Chine, préférerait se tourner vers l'ex Indochine ou les pays de l'Est, avec comme préférence le Cambodge et le Laos. "Les salaires, qui sont fixés par le gouvernement, sont progressivement devenus trop élevés", a estimé le dirigeant d'Adidas.
Selon Reuters, le salaire minimum à Shenzen aurait quadruplé entre 1992 et aujourd'hui. Le salarié devient presque un privilégié avec ses 93 € par mois. Il a même de quoi s'acheter une paire des fameuses chaussures qu'il produit. Dans certaines grandes villes, il peut espérer toucher 200 €.
Dans ces conditions, le Vietnam, avec un salaire mensuel moyen aux alentours de 50 €, fait saliver le patron d'Adidas. Mais, Herbert Hainer oublie l'eldorado du Bangladesh ou la moyenne est à 20 €, soit dix fois moins qu'en Chine. Adidas pourrait donc décider de délocaliser une bonne partie de ses 265 usines chinoises vers des zones encore plus attractives. Le P-DG d'Adidas exagère sur l'intérêt d'une délocalisation de la production chinoise vers des pays à main-d'œuvre encore meilleur marché. Un déplacement des usines coûte cher.
Cela dit, le mouvement est bien réel. L'empire du Milieu est de moins en moins attractif, c'est la rançon du succès. La Chine, qui attirait surtout pour son immense quantité de main d'œuvre bon marché, a peut-être trouvé plus forte qu'elle à ce petit jeu. Certes, on trouve de plus en plus d'ouvriers qualifiés attirant des entreprises différentes, mais l'usine du monde va se vider de ses investisseurs.
Comme Adidas, beaucoup d'entreprises cherchant des ouvriers peu ou pas qualifiés préféreront les pays de l'Est ou les plus pauvres des pays asiatiques. Pas question de retourner en Europe ou aux États-Unis (où le déficit commercial vers la Chine a coûté 2,3 millions d'emplois depuis 2001). Tant qu'il y aura moins cher, une relocalisation n'est pas envisagée.
Les entreprises n'ont, en plus, pas intérêt à déserter la Chine totalement car elle va rapidement devenir le plus grand marché du monde. Adidas a cette fois vu juste. La preuve, la marque de sport vient d'ouvrir son plus grand magasin du monde à Pékin (plus de 3 000 m2). Adidas compte sur l'effet JO (qui devrait motiver les sportifs du dimanche chinois) et... sur la hausse des salaires. Ce qui est mauvais pour la production est bon pour les ventes. Plus les Chinois sont payés, plus ils peuvent acheter de baskets. Adidas aurait ainsi accumulé 1,1 Md$ de bénéfices avant impôts en 2007 rien qu'au pays de Mao, soit un boom de 68%.
Selon l'association Play Fair, "la valeur du marché chinois des articles de sport se situerait entre 4,2 et 5,6 Mds$ par an et les analystes prédisent que les dépenses des [...] consommateurs continueront à connaître une croissance à deux chiffres". La Chine a changé de discipline, passant du statut d'"usine du monde" à celui de "plus grand marché mondial". |
Ne négligez plus l'argent pour l'or |
Ah l'argent ! Petit frère terrible de l'or, à la fois indomptable et surtout très capricieux. Beaucoup le fuient, lui préférant son grand frère bien plus posé et "prévisible" ; cet aîné qui ouvre la voie, donne la tendance et en qui on a tellement plus confiance...
Mais ne vous fiez pas aux apparences. Le vilain petit canard pourrait bien se transformer en cygne majestueux et envié de tous...
Une équation simple et fondamentale Vous le savez, la matière première c'est avant tout une équation basique : la confrontation d'une offre, d'une demande et d'un stock. Elle est à la base de toute tendance, c'est elle qui donne le ton.
Après, bien sûr, viennent se greffer bien d'autres éléments -- souvent plus psychologiques, voire spéculatifs -- qui vont en général exacerber la tendance de fond.
Cap sur les fondamentaux ...
La demande sur une tendance franchement haussière Le chiffre vient de tomber. La demande s'est élevée à un peu plus de 911 millions d'onces en 2006 (911, un chiffre mythique...).
Bon, d'accord... c'est un peu moins que les 925 millions d'onces consommées en 2005. Mais rappelez-vous que 2005 a été une année de record absolu. Avant cette date, jamais la demande d'argent n'avait dépassé les 900 millions d'onces.
Au diable la photo argentique Je sais ce que vous allez me dire... Vous avez parlé de l'argent avec | |