| trier les résultats par : |
118 résultats trouvés pour la recherche argent |
12. Gagner de l'argent sur internet  |
| Site qui vous propose une liste de moyens pour gagner de l'argent sur internet. Argent facile avec bons plans, cash-bar, e-mails rémunérés, jeux rémunérés, surf rémunéré, chèques, cadeaux, webmasters, trafic, popularité, revenus, astuces.Internautes et webmasters, gagnez fric et trafic! |
| http://membres.lycos.fr/soondary/ |
| Accueil > Informatique et Internet > Internet > Gagner de l'argent > Guides et annuaires |
|
|
23. strategicmedia  |
| Lancée le 31 mai 2006, la nouvelle ossature de www.strategicmedia.ma vous offre :
61656 Une Grande Fenêtre sur l’actualité marocaine : infos Economiques, politiques, tourisme, énergie, investissements, débats, faits divers,…
61656 Disponibilité de la revue à 7H du matin.
61656 Surveillance et veille stratégique sur la presse
61656 Rapidité d’accès à l’actualité nationale et internationale
61656 Articles en texte intégral
61656 Recherches dans les archives
61656 Extraits intégraux des journaux et magazines marocains et internationaux en français et en Arabe, soit une trentaine de titres.
61656 Le moteur de recherche permet de lancer une requête par date, par journal ou par mots-clés.
61656 Economie d’argent et de temps. |
| http://www.strategicmedia.ma |
| Accueil > Actualités et médias > Journaux et magazines |
|
|
31. Bijoux Fantaisie de Lamu  |
| Bijoux fantaisie classiques, ethniques, originaux, top mode : colliers, bracelets, bagues, boucles, sautoirs, breloques, montres, etc. Bijouterie a mini prix, livraison express et paiement securise. |
| http://www.bijoux-de-lamu.com |
| Accueil > Commerce > Bijouterie et horlogerie > Bijouterie > Bijoux fantaisie |
|
|
| |
Actualit�s : MoneyWeek
|
Monuments classés : ce qu'on ne dit pas |
Etre châtelain n'est pas une sinécure. Posséder son manoir ou arpenter des salons anciens est tentant. Avant de vous lancer dans l'achat d'un monument classé ou inscrit aux monuments historiques, méfiez-vous. Ne vous laissez pas abuser par ce que certains appellent des avantages fiscaux. Il ne s'agit que de compensations des devoirs qui vont de pair avec la possession d'un tel bien.
Car il n'est pas question de laisser péricliter votre bâtiment, ce qui est coûteux. Avant, les terres des châteaux procuraient les revenus nécessaires à leur entretien. Aujourd'hui, faute de terres, il faut avoir des revenus suffisants pour assurer les travaux. D'autant plus qu'ils sont soumis au contrôle de l'Etat. Sachez que vous vous embarquez dans des études coûteuses et des travaux sous surveillance d'un architecte en chef des monuments historiques. Etre propriétaire d'un bâtiment classé demande de l'argent, mais aussi beaucoup de patience.
Des subventions en baisse Vous bénéficierez tout de même de coups de pouce. Tout d'abord, au travers de subventions publiques. Problème : elles ne cessent de diminuer. D'après La Demeure Historique, l'association des monuments historiques privés, les subventions versées par l'Etat ont chuté de 60% sur trois ans. En échange des frais que représente l'entretien d'un monument historique, vous pourrez également bénéficier de compensations fiscales.
Concrètement, il s'agit d'une déduction de votre impôt sur le revenu – après versement des subventions – du solde des travaux. Attention, pour bénéficier d'une réduction à 100%, il faut remplir certaines conditions. Il faut soit avoir touché des aides publiques, soit être ouvert au public, selon un quota de jours imposé. Si ces conditions ne sont pas remplies, le taux de déduction fiscale n'est plus que de 50%.
Ces mesures pourraient cependant changer avec la nouvelle loi sur les Finances 2009. Il deviendra plus compliqué de bénéficier de 100% de déduction. Il faudra en effet obligatoirement être ouvert au public entre quarante et cinquante jours par an. "Etre ouvert au public est extrêmement contraignant. Il faut engager du personnel ou être disponible soi-même, réaliser certains travaux, comme un parking, entretenir les jardins, renoncer à vivre dans les plus belles pièces de votre propriété car elles sont visitées...", alerte Bertrand Le Nail, du cabinet Le Nail spécialisé dans la vente de monuments historiques.
Droits de succession : report et non exonération Certains invoquent alors l'exonération de droits de succession comme argument d'achat. Méfiance, il ne s'agit pas d'une exonération mais d'un report, accompagné de l'obligation d'être ouvert aux visites. Si l'héritier décide de vendre, il paiera alors ces fameux droits, basés sur la valeur actuelle du bien, plus des charges pour le report. Un cadeau empoisonné. "Un monument historique s'achète et se vend facilement. Il ne faut pas le considérer comme une niche fiscale, ni un patrimoine à transmettre nécessairement à ses enfants. C'est de plus en plus une aventure de passionnés, qui acceptent des sacrifices contre le bonheur d'avoir une très belle maison et de participer à la sauvegarde de notre patrimoine", conclut Bertrand Le Nail.
Quand on aime, on ne compte pas. |
Grande distribution : une pilule difficile à avaler |
Inflation, déflation, quelles que soient les circonstances, le secteur de l'alimentaire fait grise mine. Petit coup d'oeil sur les géants du secteur.
Les distributeurs étranglés Avec la chute du pouvoir d'achat, nous n'avons pas hésité à couper toutes les dépenses possibles. La nourriture n'a pas fait exception. Résultat, les distributeurs ont du mal à garder la tête hors de l'eau, et le paient en Bourse.
Carrefour a ainsi vu son cours s'effondrer de 46% depuis le début de l'année et a perdu près de 37% en cinq ans. Autre Français, Casino a chuté de plus de 37% depuis janvier, et totalise une baisse de 40% sur cinq ans. Même le champion du secteur, le Britannique Tesco, n'est pas à la fête. La chaîne de supermarchés a pourtant réalisé une hausse de plus de 16% à la bourse en cinq ans – nettement mieux que ses concurrents français donc, mais a perdu 39% depuis le 1er janvier dernier.
Le cours de Tesco se porte tout de même mieux que celui de ses concurrents anglais Sainsbury (-34% depuis le 1er janvier, et -6% en cinq ans) et Morrison, mais le distributeur commence à sentir le vent de la crise. D'après les analystes, son cours pourrait encore chuter de 20%. D'ailleurs, nombreux sont ceux qui le recommandent à la vente, comme Clive Black, de Shore Capital, et Tom Gadsby de la Société Générale.
Le modèle de Tesco, qui avait jusqu'ici fait son succès, est désormais à la peine. Le distributeur a en effet misé sur une stratégie d'expansion géographique, mais voit ses ventes ralentir dans les pays qui avaient pourtant contribué à son succès. Ainsi, il traverse une période difficile en Hongrie, en Pologne et en Corée du Sud. A tel point que Tesco a affirmé à Shore Capital qu'il prévoyait une croissance de ses ventes de seulement 2%, contre 3 à 4% prévus initialement.
Relativisons tout de même, Tesco reste l'un des acteurs du secteur en meilleure santé. Surtout comparé à l'indice distribution-alimentation de la Zone euro. Il a fait -43% depuis le début de l'année et -33% sur cinq ans.
De l'air ! Afin de regagner une certaine marge de manoeuvre et de respirer à nouveau, les distributeurs cherchent à reporter la pression qu'ils subissent sur d'autres, c'est-à-dire sur leurs fournisseurs.
Tesco a ainsi récemment tenté de faire passer les délais de paiement à ses fournisseurs de 30 à 60 jours. "Plus grande sera la détresse dans le domaine de la distribution, plus nous assisterons à ce genre de choses", note David Stoddart, analyste chez Altium Securities. Quand ils ne parviennent pas à négocier de délais auprès des fournisseurs, les distributeurs tentent d'obtenir des rabais de leur part. Leur objectif est double. Ils cherchent à faire baisser les prix afin d'être ensuite eux-mêmes en mesure d'offrir des promotions à la période de Noël. Ils espèrent aussi disposer de plus de fonds afin d'éviter d'emprunter aux banques, voire même pour certains de parvenir à les rembourser.
Au début de l'année, les producteurs avaient augmenté leurs prix, à la suite de la hausse des cours des matières premières. Maintenant que ces derniers sont redevenus plus raisonnables, les fournisseurs subissent une pression accrue de la part des distributeurs afin de réajuster à la baisse leurs étiquettes. Une situation qui peut donner lieu à des blocages, comme cela a récemment été le cas en France, alors que les agriculteurs ont déclaré être pris à la gorge.
Le débat ne fait de toute façon que commencer : face à des consommateurs en demande d'une baisse des prix, fournisseurs et distributeurs se rejettent la responsabilité et s'accusent mutuellement d'en profiter pour augmenter leurs marges.
Quelle que soit la part de responsabilités, la situation s'annonce difficile pour les fournisseurs.
En Angleterre, le magazine anglais Investors Chronicle cite plusieurs fournisseurs alimentaires à éviter : Uniq, qui a déjà annoncé un avertissement sur résultats, Robert Wiseman, qui affirme avoir besoin d'augmenter le prix de son lait pour faire face à l'inflation, Tate & Lyle, lourdement endetté, ou encore Premier Foods, Finsbury Food et Zetar. Une liste suffisamment longue pour comprendre qu'il faut se tenir à l'écart du secteur pour l'instant.
En France, si vous possédez des actions d'entreprises alimentaires, comme Entremont, Duc, LDC, Brossard, Bonduel… surveillez-les de près. |
Le chômage, ennemi public numéro 1 |
Le pouvoir d'achat n'est plus la première préoccupation des Français. Le sondage TNS Sofres/La Croix le révèle : en octobre, le chômage lui est passé devant pour 33% des Français, toutes catégories socioprofessionnelles, régions ou âges confondus. Une crainte qui malheureusement n'est pas sans fondements.
Des chiffres alarmants Ainsi, le directeur général du Bureau international du travail a donné la mesure du problème le 20 octobre : "D'ici la fin 2009, le monde devrait compter 210 millions de chômeurs ou plus, en fonction de l'impact de la crise financière." C'est 20 millions de plus qu'en 2007. Entre-temps, la crise financière est passée par là. Elle est à l'origine "d'une crise sociale qui s'annonce longue et sévère", selon Juan Somavia.
Les derniers chiffres de l'Unédic confirment que l'Hexagone ne passera pas à côté du fléau. Fin 2008, 46 000 personnes viendront grossir les rangs des chômeurs. Et contrairement à ce qu'espérait l'assurance chômage, la décrue ne sera pas pour la fin de l'année mais pour... 2011. Pour l'OCDE, le taux de chômage en France pourrait s'élever à 7,6% en 2009, contre 6% dans la zone euro.
Des PME fragiles Le pessimisme s'explique. Avec un pouvoir d'achat en berne, les Français limitent leurs dépenses. Les résultats des entreprises en subissent les conséquences. Pour faire face à leurs charges, à leurs investissements, elles ont besoin de crédits.
Mais les banques au bord de la faillite jouent les abonnés absents. Selon une enquête de la chambre de commerce et d'industrie de Paris, 20% des petites et moyennes entreprises avouaient ressentir le durcissement des conditions de crédits. Un problème qui risque de faire vaciller ces entrepreneurs, qui trop souvent jouent le rôle de banquiers pour les plus grandes entreprises, à en croire le Comité Richelieu. "Vu la longueur des délais de paiement, les PME supportent la trésorerie des autres", évoque cette association française de PME innovantes.
En France, on recense 1,3 million d'entreprises de moins de 10 salariés, 236 000 emploient de 10 à 50 salariés. En février 2008, le ministère de l'Economie et l'Oseo estimaient que 55% de la population active travaillaient dans les PME. Ces dernières ont été à l'origine de 2,3 millions de nouveaux emplois sur un total de 2,8 millions, au cours des vingt dernières années.
Alors si les PME s'écroulent, la menace du chômage devient plus aiguë. Mais se sachant fragiles, les patrons se refusent à embaucher. En région parisienne, selon la CCI, ils ne sont que 18% à envisager un recrutement dans les six prochains mois. C'est 6% de moins que l'an passé.
Pas de croissance. Pas d'embauches Le feront-ils ? Le ralentissement économique est bien réel. Croire en 1% de croissance dans l'Hexagone, c'est être optimiste aux dires même de bien des membres du gouvernement. Pour le FMI, un simple 0,2% est plus plausible. De quoi faire hésiter les employeurs à investir sur l'avenir.
D'autant qu'ils peuvent en cas de sursaut d'activité faire appel à l'intérim – aujourd'hui en chute libre – ou mieux aux heures supplémentaires défiscalisées. Selon Eric Heyer, de l'Observatoire français des conjonctures économiques, cité dans L'Expansion, "en période de ralentissement économique, on constate normalement une diminution des heures supplémentaires. Là au contraire, on constate une progression, alors même que le volume d'heures travaillées diminue." Ainsi, la mesure gouvernementale destinée à augmenter le pouvoir d'achat des Français amplifie la montée du chômage.
L'efficacité des mesures en question Reste qu'en pleine tourmente, le gouvernement n'a pas souhaité rester les bras croisés à attendre la chute des PME. Un plan de 22 Mds€ a été annoncé. Ce montant sera mis à disposition des banques pour qu'elles renforcent leurs crédits aux entreprises. Des sommes qui seront "sous haute surveillance", promet Hervé Novelli, secrétaire d'Etat chargé entre autres des PME.
Parallèlement, au niveau européen, la banque européenne d'investissement va mettre à disposition 30 Mds€, dont 3 à 4 sont destinés à la France pour aider les PME. Les représentants des PME préféreraient que les organismes d'Etat diffèrent d'un ou deux mois la collecte de leurs impôts, comme l'a décidé l'Unédic. Une mesure qui pourrait coûter 12 M€ à l'assurance chômage. Si la Sécurité sociale devait faire de même, la facture s'élèverait à 10 Mds€ selon Eric Woerth, ministre du Budget. Ce n'est pas à l'ordre du jour.
Pour distiller son aide, l'Etat fait confiance aux banques. Auront-elles à coeur de réparer leurs erreurs ? En attendant, le chômage grimpe.
Première parution : 23/10/08 |
Qui veut encore de mon baril de pétrole ? |
Si les membres de l'OPEP étaient à Vienne ce week-end, ce n'était pas pour danser une valse. Pourtant, la "réunionite" du cartel pétrolier est aussi répétitive qu'une valse à trois temps.
De cette derrière réunion, on connaissait déjà la musique. L'OPEP, qui contrôle environ 40% de la production mondiale, fait des cauchemars depuis que le prix du baril a chuté autour des 50 $ et que ses principaux clients sont à la diète forcée. Les rentrées de pétrodollars ont fondu et l'organisation menace de fermer ses robinets en espérant que les prix remontent.
Menaces sans grands effets. En octobre, le cartel a réduit sa production de 1,5 million de barils par jour (mbj pour les intimes) sans que les prix repartent à la hausse. La production totale de pétrole dans le monde était de 86,5 mbj au troisième trimestre 2008, selon l'Agence Internationale de l'Energie (AIE). La réduction de l'OPEP correspond à moins de 2% de ce total. L'organisation peut bien menacer, force est de constater qu'aujourd'hui son influence s'est réduite à peau de chagrin.
Si l'OPEP seule serre un peu plus ses robinets, les prix ne reviendront pas pour autant sur le chemin de la hausse.
Spéculation et récession, le couple infernal Durant toute la première moitié de l'année, les prix du brut se sont envolés, jusqu'à flirter avec les 150 $ le baril. L'OPEP n'y était pas pour grand-chose. Le pétrole faisait alors figure de valeur refuge. Les spéculateurs s'étaient entichés du baril, qui les protégeait contre la chute du dollar. L'or noir était devenu, comme l'or jaune, un antidollar. Même aujourd'hui, il est difficile de faire la part des choses entre l'ampleur de la spéculation et la flambée "naturelle" du pétrole dans le contexte qui était celui d'alors. La hausse appelait la hausse.
Aujourd'hui, le prix du pétrole est revenu à des niveaux étonnamment bas. Mais la dérive de l'économie mondiale, qui implique une moindre consommation, ne peut à elle seule expliquer cette glissade.
Dans l'Edito Matières Premières & Devises, de lundi dernier, notre collègue, Isabelle Mouilleseaux écrivait : " cette forte baisse du cours du baril est à mon avis exacerbée par la spéculation, qui accentue la tendance fondamentale. Quelle est sa part dans l'effondrement du baril ? Difficile à dire…" Bref, à la hausse ou à la baisse, la spéculation reste reine dans la vie des marchés pétroliers.
Malgré la spéculation, le lien entre la croissance économique et la demande en pétrole est prépondérant.
Merril Lynch, dans une note datée du 21 novembre, s'attend à une contraction de la demande globale de pétrole de 0,5% l'année prochaine, ralentissement économique oblige.
L'AIE est plus précise. Dans un joli graphique, elle met en parallèle l'évolution de la croissance mondiale et la demande de brut.
En juillet dernier, avec un PIB mondial en croissance d'à peine moins de 4%, la demande était de 88 mbj. En novembre, avec un PIB en croissance de 2,25%, la demande avait fléchi à 86,6 mbj. Et cela malgré le plongeon du prix du pétrole.
Oui, vous avez bien lu : la croissance mondiale augmente. Elle ne fait que ralentir de 4% à 2,25%. Et pourtant, la consommation de pétrole diminue. Un ralentissement de la croissance de 1,75% conduit à une diminution de consommation de 1,60%.
De ce constat, en apparence absurde, il ressort que l'économie des pays émergents, qui "font" la croissance, est moins consommatrice de pétrole que la nôtre, qui régresse. Jusqu'à quand ? Pas longtemps, estime l'AIE.
Qui consommera le plus de pétrole demain ? En 2007, la demande en or noir des pays hors OCDE représentait 43% de la demande totale. Cette proportion pourrait passer à 46% en 2009, si l'on en croit les prévisions de l'AIE. Si ce rythme se maintient, le rapport de force changerait en 2013, date à laquelle les pays hors OCDE seraient les plus gros consommateurs. Si ce n'est pas ce qu'on appelle du découplage économique, comment nommer ce processus ?
Dans les pays occidentaux, la récession freine la consommation de brut. Sur le Vieux Continent, la demande a baissé de 57 000 bj (barils par jour) cette année et devrait chuter de 205 000 bj par jour l'an prochain. Aux Etats-Unis, c'est -1,1 mbj cette année, et -429 000 bj en 2009, chiffre l'AIE.
Malgré ce coup de frein, la demande mondiale totale sera très légèrement plus forte en 2009 (86,5 mbj) qu'en 2008 (86,2 mbj).
Qui va tirer cette demande ? D'abord la Chine. Elle absorbe aujourd'hui plus de 9% de la production. Certes, l'empire du Milieu n'échappe pas à la crise, mais la croissance chinoise devrait rester au dessus de 8% cette année et en 2009. Pékin a sorti les grands moyens avec son new deal de 460 milliards d'euros. La Chine a consommé 7,5 mbj en 2007, selon l'AIE, et sa demande devrait continuer de croître de 5,2% en 2008 à 7,9 mbj, et de 3,7% en 2009 à 8,2 mbj. Même si l'économie chinoise faisait moins bien que prévu, son besoin de pétrole augmenterait. Il n'y a qu'en cas de passage de sa croissance sous les 5% qu'elle réduirait sa demande, estime Merril Lynch.
Et puis, il n'y a pas que la Chine. La demande indienne a augmenté de 7% entre septembre 2007 et septembre 2008, informe l'AIE. Elle est dopée par une demande croissante en gasoil, aussi bien pour alimenter les moteurs de voitures que les générateurs d'électricité, et ce malgré des prix très élevés en Inde.
La demande russe a elle grimpé de 7,2% sur le même laps de temps. Elle devrait progresser d'environ 3% en 2008 comme en 2009, pour atteindre près de 3 mbj. Pourtant, la croissance du PIB russe devrait ralentir de 5,5 à 3,5%.
Pas de régulation par le prix Une baisse du prix de 10% ne correspond qu'à une augmentation de la demande de 0,1 à 0,5%, calcule Merrill Lynch. Les conséquences d'une baisse des prix sur la consommation dépendent des pays et du régime de taxation des Etats.
Le prix du baril pourrait se reprendre et atteindre un peu moins de 80 $ à la fin de l'année et les 90 $ au premier trimestre 2009, d'après la banque.
Le point de retournement Les spéculateurs parient sur le fait que la réduction de la production est en retard sur la réduction de la consommation, ce qui tire les prix à la baisse. Jusqu'à présent, ils ont raison. Avec la récente remontée du dollar, le pétrole est moins utilisé comme couverture.
En outre, la faillite de nombreux fonds de couverture, les fameux hedge funds, fait qu'il y a moins d'intervenants sur le marché pétrolier.
Mais le sursaut du dollar n'aura qu'un temps, et les pays émergents connaissent toujours une croissance. Le retournement se profile. |
Investir sur le vin : les ingrédients d'une belle vendange |
Ah, la France et ses trois mille crus ! Qui n'a jamais choisi une bouteille sur le seul critère de son étiquette ou de son prix ? Bouteilles chères, mauvaises surprises gustatives, changements de modes de consommation, chaque Français ne consomme plus que 55 l de vin par an, selon l'Insee. C'est presque trois fois moins qu'en 1965.
Les viticulteurs doivent aujourd'hui faire un savant assemblage entre tradition et modernité, terroirs et impératifs commerciaux.
Voici quelques ingrédients de leur renouveau. La politique d'arrachage des vignes, instaurée dans les années 1980 par Bruxelles, a été un mal nécessaire pour moderniser une filière qui produisait trop et mal. Le vignoble du Languedoc-Roussillon fournit désormais 800 000 hl de moins par an qu'il y a quatre ans.
Les exportations viticoles ont pâti de l'érosion de leur réputation et subissent le ralentissement économique. Celles de vins de table et de pays ont reculé de 3,5% au premier semestre, selon UbiFrance. Celles des AOC, de meilleure qualité, ont baissé de 1% en volume mais progressé de 18% en valeur.
La Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) anticipe une année 2009 "difficile". "Les bons chiffres attendus avec la Chine, l'Inde et la Russie auront du mal à compenser les pertes sur les marchés américain ou britannique, principaux débouchés des vins et spiritueux français", pronostique-t-elle.
Nos crus subissent aussi la concurrence de ceux du Nouveau Monde. D'après une étude britannique, citée dans la revue Réussir Vigne, d'ici cinquante ans, la Chine sera le premier producteur mondial et la Grande-Bretagne aura une surface de vignoble équivalente à la nôtre.
Le pichet se modernise Pour conserver leur part de marché, les producteurs doivent comprendre leurs clients. À côté des consommateurs réguliers, fidèles à quelques vins de table mais de moins en moins nombreux, les "occasionnels" voient le vin comme une boisson plaisir, réservée aux grandes occasions. Ils dégustent un Bourgogne aligoté comme un Deen De Bortoli australien. Ils consomment moins, mais sont prêts à y mettre le prix, à condition d'avoir le bon produit et le service qui va avec. D'où le succès des cavistes, comme Nicolas ou Lavinia.
Pour autant, le vin s'achète surtout dans les hypermarchés. Même le hard discount s'y est mis : il s'y vend près d'un litre sur deux, selon une étude Onivins de 2005. Y acheter son vin n'est pas plus avantageux financièrement que dans un supermarché mais le choix y est réduit, donc plus simple.
Car l'achat de vin se veut un achat plaisir. Or, cépage, cuvée, château..., il y a de quoi perdre son latin. À l'offre de s'adapter. Certains producteurs ont eu la bonne idée de miser sur la marque. "Sud de France" regroupe ainsi les producteurs languedociens de vin de pays. Chez Nicolas, les gammes Petites Réserves ou Graines de Cépage se déclinent sur des bouteilles aux étiquettes épurées et colorées.
L'avenir des récoltants passe pour beaucoup par leur talent à nous mettre "le vin à la bouche" en multipliant les innovations marketing. Le bouchon à vis convainc de plus en plus de partisans du liège. Au Canada, le vin français se vend dans des tétra-bricks aux couleurs vives et la marque French Rabbit fait un carton. On est bien loin du "cubi" en plastique.
Autant d'adaptations indispensables à la modernisation de la filière viticole française. Chez les quelques producteurs de vins cotés en Bourse, comme Pernod Ricard ou le groupe languedocien JeanJean, ce n'est pas la grande forme. Ceux qui, comme Laroche, en revanche, ont su faire le bon mélange entre tous ces ingrédients devraient réaliser de belles vendanges.
Première parution : 30/10/2008 |
Evolution des cours du plomb : retournement de tendance en vue ? |
Le déclin initié depuis plus d'un an touche à sa fin Depuis octobre 2007, les cours ont perdu plus de 70% de leur valeur et ce de façon vertigineuse et sans appel. Un décompte elliottistenous montre très clairement que nous sommes sur le point d'achever une phase baissière en cinq temps traditionnels (notés de 1 à 5 sur le graphique), ce qui induit un rebond proche. Rebond qui sera important, puisque proportionnel à l'intensité de la chute qui le précède.
Reprise majeure attendue Après une légère poursuite du déclin actuel en direction du seuil psychologique des 1 000 $ par tonne, une reprise significative est en effet privilégiée, techniquement parlant.

Aussi, tant que les 825 $ ne sont pas nettement enfoncés, un rebond vers les 1 540 $ par tonne est à envisager dans un premier temps. Ce niveau correspond à la fois à la borne supérieure du canal baissier en place depuis le retournement et à la fois au plancher de juin dernier.
Au-dessus de ce niveau, la prochaine cible théorique se situe vers les 2 160 $ par tonne (retracement classique de Fibonacci de 38,2% de toute la baisse et sommet de juillet dernier). |
Tabac et alcool : la carte du vice s'éapanouit dans les Emergents |
Les derniers chiffres du chômageen France sont mauvais : + 45 000 pour octobre. Sans activités, ces chômeurs vont-ils se réfugier dans l'alcool et le tabac ?
Sobres Occidentaux Cela arrangerait sûrement les professionnels de l'alcool et du tabac, deux secteurs en quête de nouveaux consommateurs. Dans les pays occidentaux, les interdictions de fumer dans les lieux publics ont en effet pénalisé les fabricants de cigarettes, mais aussi les ventes d'alcool dans les bars. En France, le nombre de débits de tabac est ainsi passé de 33 000 en 2002 à 29 000 aujourd'hui, selon l'association des buralistes.
Au cours du premier semestre 2008, le marché du tabac a vu son volume diminuer de 4,4%, conséquence à la fois de l'interdiction de fumer dans les lieux publics et de la hausse de 6% du prix des cigarettes instaurée en août 2007. Le phénomène est le même aux Etats-Unis, où la baisse de la consommation pour l'année 2008 devrait se chiffrer à 3%.
Cette chute de la consommation, couplée à une recherche de coupe des coûts depuis son rachat d'Altadis, pousse le géant Imperial Tobacco à mener des plans de licenciements en France. A la suite de l'acquisition du Franco-espagnol, Imperial Tobacco a annoncé en juin dernier la suppression d'environ 2 440 emplois, dont 1 060 en France. Cela représente environ 6% de ses effectifs mondiaux. Le groupe a également prévu de fermer six usines en Europe, sur les 58 qu'il y possède.
Merrill Lynch prévoit pour 2009 un ralentissement global de l'activité alcool et tabac en Occident. Il s'attend à une baisse de 10% des gains réalisés dans cette zone par les entreprises du secteur.
Résultat, les cours de ces sociétés sont sévèrement touchés en Bourse. Pourtant, Merrill Lynch relativise et conseille même à l'achat deux titres du secteur : Diageo (spécialiste des alcools et spiritueux) et British American Tobacco (BAT). Les raisons : leur implantation dans des pays émergents. D'une manière générale, Merrill Lynch juge que les entreprises qui commercialisent des produits addictifs et possèdent des marques fortes devraient sortir de la crise moins abîmées que les autres.
Consommateurs émergents Absence de lois anti-tabac aussi contraignantes que les nôtres dans les pays émergents et apparition d'une classe moyenne qui abandonne les marques locales pour des produits internationaux, autant de facteurs qui soutiennent les ventes des produits du secteur alcool-tabac dans les pays émergents.
Dans le magazine anglais Investors Chronicle, Bruce Davidson, analyste chez Blue Oar, détaille la part des pays émergents dans les activités des géants du secteur.
BAT : 52% de son résultat d'exploitation provient des marchés émergents. En tête, l'Afrique du Sud (14%), suivi du Brésil (9%), de la Russie (3%), du Mexique (3%) et du Venezuela (3%).
Imperial Tobacco : sa présence sur les marchés émergents est beaucoup plus importante depuis son rachat d'Altadis. La moitié des ventes en volume de ce dernier se font en effet en Russie, au Maroc, en Pologne et au Moyen-Orient.
SABMiller : le spécialiste de la bière réalise 88% de son résultat d'exploitation dans les pays émergents.
Philip Morris International : lors de l'annonce de ses résultats du troisième trimestre, il a révélé que la croissance en volume avait nettement progressé en Russie (13%) et en Indonésie (8%).
Rémy Cointreau : le groupe français de vins et de spiritueux vient d'annoncer pour le premier semestre un bénéfice net en hausse de 26,7%. Il s'en explique : "Ce premier semestre a été marqué par l'amélioration de la rentabilité du champagne, la bonne progression des cognacs très haut de gamme ainsi que la croissance soutenue de l'activité sur les marchés émergents, notamment en Chine et en Russie". Les plus fortes progressions pour le cognac ont d'ailleurs été enregistrées "en Chine et sur l'ensemble du sud-est asiatique, tant en volume qu'en valeur".
Un possible ralentissement de la croissance des pays émergents vient tout de même réveiller les craintes pour 2009. Dans les pays émergents, les consommateurs pourraient se retourner vers les marques locales, nettement moins chères que les produits internationaux. Pour avoir fumé des cigarettes chinoises, j'imagine cependant que la qualité des grandes marques internationales, comparée aux produits locaux, pourrait fidéliser nombre de nouveaux consommateurs. |
L'Inde : un nouvel Eldorado pour l'investisseur ? |
L'Inde est courtisée. José Manuel Barroso déclarait la semaine dernière à Pékin que, pour trouver une réponse à la crise : "Nous avons besoin de l'Asie et plus particulièrement de pays comme la Chine, l'Inde ou le Japon."
Un rôle que le Premier ministre, Manmohan Singh, est prêt à donner à son pays, déjà dixième économie mondiale : "Les pays en développement comme l'Inde sont eux aussi touchés par la crise et doivent participer à son règlement." Effectivement, l'Inde subit certains effets de la crise : sa croissance ralentit. De 9%, elle pourrait descendre jusqu'à 6%.
Malgré ce ralentissement, l'Inde est en bonne position pour se sortir des turbulences avec les honneurs. Grand avantage sur nos économies occidentales : ses banques sont relativement épargnées, car elles sont restées éloignées des produits toxiques. Cette année, son agriculture se porte bien, grâce à une mousson plus que satisfaisante.
Et, tout simplement, le pays n'est que très faiblement endetté. Une rareté, par les temps qui courent. Certes, l'Inde vient d'emprunter 3,5 Mds€ au Japon. Ils sont cependant destinés à un beau projet : construire un nouveau chemin de fer entre New Delhi et Bombay. Cela améliorerait le transport des marchandises. Emprunter pour renforcer ses infrastructures, voilà qui peut même sembler sage.
L'Inde est dépendante de ses exportations et subira, dans un effet de domino, le marasme économique dans lequel s'enfoncent les économies occidentales, rétorqueront les détracteurs. En effet, et cela pourrait ralentir sa croissance. D'autant que la rentrée de capitaux a déjà été freinée. Depuis le début de l'année, les investisseurs étrangers ont vendu pour 9 Mds$ des actifs qu'ils possédaient en Inde.
Les Indiens : la véritable force du pays Relativisons. D'une part, les investissements étrangers en Inde entre 2003 et 2007 se sont élevés à 42,5 Mds$, d'après la société de gestion Franklin Templeton. D'autre part, l'Inde s'en sortirait bien même sans les étrangers. D'après le directeur de Templeton en Inde, Sukumar Rajah, la croissance indienne se monterait à 7,5% même si les investissements étrangers devaient cesser.
L'économie du pays est de plus en plus portée par les Indiens eux-mêmes. Il est loin le temps où les Indiens étaient principalement des agriculteurs. Aujourd'hui, l'agriculture ne représente plus que 15% des activités, tandis que l'industrie tourne aux alentours de 26%. La part des services s'élargit. Le nombre d'étudiants qualifiés ne cesse de croître. D'après Sukumar Rajah, l'Inde pourrait bientôt compter le plus grand nombre d'ingénieurs au monde.
La nouvelle force de l'Inde est son marché intérieur. Les produits de consommation et les services se destinent de plus en plus à la population locale. McKinsey estime que la consommation intérieure va quadrupler d'ici 2025, pour représenter un total de 1 521 Mds$. Il faut s'attendre à ce que l'Inde devienne le cinquième plus grand marché de consommateurs au monde.
Non seulement l'Inde aura de moins en moins besoin d'exporter, mais imaginez les opportunités que cela représente pour les entreprises. Cela vous donne envie d'investir sur le marché indien ? Malheureusement, après tant de bonnes nouvelles, il faut modérer son enthousiasme.
Il est encore un peu tôt pour investir sur le marché actions. De janvier à septembre 2008, la Bourse indienne a perdu environ 37 % et rien n'indique que la chute soit terminée. À cause du contexte mondial, la Bourse reste très volatile.
En revanche, certaines compagnies devraient à l'avenir connaître un véritable essor. Nous pensons en priorité aux entreprises qui fabriquent des biens de consommation courante, mais aussi à celles liées aux activités de construction. Les infrastructures représentent aujourd'hui 4,5% du PIB indien. Pour être en phase avec la croissance du pays, ce taux devrait être de 8 ou 9%. Investir en Inde n'est qu'une histoire de patience.
Première parution : 30/10/08 |
Bon génie et mauvaise idée : l'Europe n'a pas besoin de fonds souverain |
Nous sommes dans une situation vraiment extrême, qui a une probabilité inférieure à 2,5% de survenir.
L'Université de Yale a étudié l'indice américain Standard & Poors depuis 1825. 183 ans de performance, c'est ce qu'on appelle du long terme. Sur cette durée, 129 années ont été positives et seulement 54 négatives. En somme, vous avez 70% de chance de ne pas perdre d'argent placé sur le S&P500 sur une année. Reste les 30% de probabilité résiduelle.
2008 est une année record dans l'exécrable : le S&P 500 accuse une perte de -41,28%. Seule année "équivalente" : 1931.
Pour ceux qui ont l'optimisme chevillé au corps, cinq années affichaient des rendements de 50 à 60% : 1862, 1879, 1885, 1933, 1954. 55 ans après, il vous est permis d'espérer une année 2009 extraordinairement faste, mais nous n'y croyons pas vraiment.
Le génie de Gauss La "loi normale de distribution" s'applique à la Bourse. Cette loi statistique, établie par Gauss, permet de "prédire" une caractéristique appartenant à une population. C'est ce qu'on appelle une densité de probabilité. Dans notre cas, la population est constituée par les années boursières du S&P 500, la caractéristique étant la performance de cet indice. La caractéristique moyenne du S&P 500, et donc la plus probable, est une performance de l'ordre de 10%. Il existe une probabilité inférieure à 2,5% d'avoir une performance aussi misérable que celle que nous avons en 2008.
Oui, nous vivons une époque extraordinaire, improbable...
L'Europe n'a pas besoin de fonds souverain Je saute du coq à l'âne. La sagesse de l'Inde est réputée. Mon oeil a donc été accroché par un article de Kavaljit Singh (voxEU.org) qui critiquait l'idée de Nicolas Sarkozy concernant "notre" fonds souverain. L'article est intitulé "L'Europe n'a pas besoin de fonds souverain".
"Avec environ 3 000 milliards de dollars, les fonds étrangers souverains sont de larges réservoirs d'actifs possédés et gérés directement ou indirectement par des gouvernements", rappelle Kavaljit Singh.
Pauvre petit Sarkofonds Mmmmmm, oui, 3 000 milliards de dollars. A comparer aux 20 milliards d'euros du Sarkofonds.
"Ils peuvent être financés par des réserves monétaires, des exportation de matières premières, des privatisations et des excédents fiscaux. Les fonds souverains manipulent les devises étrangères indépendamment des réserves monétaires officielles. D'une façon générale, les fonds souverains sont créés pour diversifier et améliorer le rendement des réserves monétaires étrangères ou du produit de la vente des matières premières ; en outre ils protègent l'économie domestique des fluctuations des prix des matières premières", poursuit Kavaljit Singh.
Aïe : la description du Sarkofonds ne colle pas du tout avec celle de Kavaljit Singh. Où sont nos exportations de matières premières, nos excédents commerciaux et fiscaux ? Et surtout, la mission du Sarkofonds est très différente de la mission d'un fonds souverain. Il s'agit en fait d'un fonds de renflouage protectionniste et non pas d'un fonds de valorisation d'un trésor national déjà acquis.
Kavaljit Singh déclare que l'Europe n'a pas besoin de fonds souverain car "créer un fonds souverain afin de protéger des entreprises nationales n'est rien qu'un mouvement politique anti- commercial".
Mauvaise idée Kavaljit Singh est modéré, mais c'est un sage. Je me demande si le Sarkofonds est une bonne idée. Le protectionnisme avec peu de moyens est toujours un échec. Souvenons-nous : au bon vieux temps du protectionnisme communiste, d'un côté d'une frontière VEB Sachsenring Automobilwerke Zwickau produisait des Trabant, de l'autre, Mercedes construisait des... Mercedes.
Et en Allemagne, la blague de l'époque c'était : "pourquoi faut-il toujours prendre l'option dégivrage vitre arrière de la Trabant ? Pour ne pas se geler les mains en la poussant". Si la Trabant avait affronté la concurrence, elle aurait au moins pu rivaliser avec la Fiat 500.
A la longue, le protectionnisme n'a jamais payé. |
Comment sauver les systèmes de retraites ? |
Pour le moment, les dirigeants américains ne se sont guère souciés du sort des fonds de pension, trop occupés qu'ils étaient à renflouer la barque percée des institutions bancaires. Mais la prise de conscience se fait que la ruine du système des retraites est un mal profond pour l'économie, américaine d'abord, mondiale ensuite.
La crise s'annonce d'autant plus durable. "Il va falloir apprendre la frugalité et travailler plus longtemps ! Un des effets attendus de la crise actuelle sera une présence accrue des seniors sur le marché du travail.
Actuellement, 16,4% des Américains sont encore actifs, le pourcentage le plus élevé depuis trente-huit ans, selon les statistiques officielles", avertit Le Monde, alors qu'en France le travail des seniors est un chantier à peine entamé.
Les Américains peuvent à peine compter sur les tuteurs de leur système pour espérer voir la couleur de leur retraite. "Quand le fonds de pension est un fonds d'entreprise, il existe, en général, un système de garantie élaborée par l'État afin de se substituer à l'entreprise en cas de faillite, explique Le Monde.
C'est le cas, par exemple, aux États-Unis, où depuis 1974 existe le Pension Benefit Guaranty Corporation (PBGC). Financé par les cotisations des employeurs, il vise à couvrir les millions de salariés et de retraités bénéficiaires d'un plan de retraite à prestations définies." "Quand un employeur ne peut plus maintenir un plan de pension, souvent après l'annonce de sa banqueroute, le plan est stoppé et le PBGC hérite de ses actifs et de ses dettes et garantit les rentes qui sont souvent plus basses que promises", poursuit The Washington Times. Mais le PBGC "se retrouve en grand besoin d'argent", déplore The Washington Times.
Recapitaliser les fonds de pension En Pologne, le jeune système des fonds de pension semble mieux pensé. "Il y a plusieurs niveaux de garantie", explique l'économiste de l'OCDE, Rafal Kierzenkowski, au Monde. "Les quinze opérateurs privés actuellement sur le marché – polonais et étrangers – ont une obligation de performance minimale, ce qui est une première garantie. En cas de rentabilité insuffisante, l'opérateur doit puiser dans un fonds de réserves qu'il a dû constituer au fur et à mesure de son activité. Et si les sommes accumulées ne suffisent pas, il peut prélever le solde dans un fonds de garantie constitué par l'ensemble des fonds existants. En dernier recours, l'État intervient et couvre le déficit."
Surtout, en Pologne, "environ les deux tiers des fonds collectés sont investis dans des actifs sans risque – bons du Trésor et obligations d'État" et les fonds ont même réduit leur exposition aux marchés actions avec la crise, explique l'expert.
Un exemple pour les Pays-Bas où "il n'existe pas de système de garantie, mais (où) leur solvabilité est assurée, en principe, par des règles prudentielles très strictes. Ainsi, le niveau de couverture des engagements ne peut pas être inférieur à 105%", note Le Monde.
Toutefois, deux fonds de pension "sont tombés sous le ratio de solvabilité fixé par la banque centrale nationale, les obligeant à mettre en oeuvre des programmes de rétablissement", révèle The Wall Street Journal. Les retraites néerlandaises semblent mal embarquées. "Les fonds de pension affrontent la pire année de leur histoire", résume le Financial Times.
Des dégâts qui prendront bien plus que quelques mois à se réparer. Il y a encore de l'argent dans les caisses pour assurer le versement des retraites les prochains mois. Qu'en sera-t-il dans un an ? Nul ne le sait.
Avant la crise, les fonds de pension répertoriés dans le monde géraient environ 18 000 Mds$, selon une étude de DB Research de septembre 2007. Ces quinze derniers jours, "la tornade boursière", selon le terme des Échos, leur a fait perdre 2 000 Mds$. Échaudés par le krach, les fonds de pension devraient boycotter les marchés actions pendant un certain temps, qu'importent les mesures de soutien, comme la baisse des taux de la Réserve fédérale américaine.
Ce fly to safety qu'ils pourraient opérer vers des actifs réputés sûrs, comme des obligations d'État, est un écueil de plus sur le chemin du rebond boursier. Nous avons là un "krach dans le krach".
Première parution : 30/10/08
Articles conseillés : - Retraites : le système des fonds de pension mis à mal par la crise, par Alexandra Voinchet |
Crise financière : la guérison est encore loin |
"C'est historique". "Du jamais vu". Hier matin, les gérants de La Française des Placements n'avaient que ces mots à la bouche pour qualifier l'ampleur de la crise financière et économique à laquelle nous sommes confrontés.
Le plus dur est devant nous Les gérants de La Française des Placements ne manquaient pas d'arguments pour attester de l'unicité de la période que nous traversons.
Depuis cet été, tous les indicateurs montrent la déroute de l'économie américaine avec, parallèlement à une hausse du chômage, une chute de la consommation et de la production. Et cette récession devrait encore durer de longs trimestres, même si La Française des Placements estime que le plus dur est devant nous. Les dernières semaines de cette année et les premières de 2009 s'annoncent périlleuses.
Seul motif de réjouissance pour La Française des Placements : les Etats-Unis devraient échapper à une déflation durable bien que les prix soient sur la pente descendante.
"Avec un temps de retard, rien de meilleur en Europe...", prévient la société de gestion. En fidèles suiveurs, les Européens doivent donc s'attendre à des jours plus noirs. Comme si cette analyse ne suffisait pas à nous saper le moral, les marchés en ont rajouté une couche hier, avec toute une salve de données macroéconomiques sur l'état de santé de l'immobilier tricolore, sur le moral des industriels français ou sur la chute de la croissance allemande. Une litanie de chiffres propre à filer la migraine. Alors, de par le monde, les économies se gavent d'aspirine.
Céphalée carabinée... Le Royaume-Uni a pris une dose de cheval en injectant 20 milliards de livres, soit 1% de son PIB, et en décidant de baisser sa TVA à 15%. Gordon Brown, médecin malgré lui, n'y est pas allé de main morte. C'est les étrennes avant l'heure.
Aux Etats-Unis, Obama prépare une prescription médicale carabinée. "Obama veut un électrochoc pour l'économie", résume à juste titre Le Figaro.
Même le Pakistan, pays insignifiant sur la scène économique mondiale, est passé par la pharmacie du Fonds monétaire international pour obtenir un crédit stand-by de 7,6 milliards de dollars.
Mais l'aspirine a des effets secondaires. Prise à trop fortes doses, elle peut entraîner des maux bien plus graves qu'un simple mal de tête. Or les prescripteurs du moment semblent l'avoir oublié.
Pourtant, le stimulus fiscal de Londres ne sera pas indolore. Hier, nos collègues de la version anglaise de MoneyWeek lançaient une mise en garde : "plus d'emprunts, plus de dépenses, et – éventuellement –, plus de taxes pour payer tout cela". "Ce gouvernement encourage le shopping et décourage le travail". Et rien n'est gagné pour autant.
Et il ne faut pas compter sur la croissance outre-Manche pour aider au rétablissement du malade, au moins dans un premier temps.
... avec effets secondaires à la clé Le Royaume-Uni, qui se vantait autrefois d'être un champion de l'équilibre budgétaire, devra bien payer un jour pour ses cadeaux fiscaux. Il faudra attendre 2015-2016 pour renouer avec la discipline d'avant la crise, prévient le chancelier de l'Echiquier, Alistair Darling. Les mesures de relance "vont littéralement faire exploser les déficits et la dette britanniques", écrivait hier Le Monde.
Mais, "jusque-là, les prévisions de croissance et des finances publiques sont tout autant énigmatiques que les analyses", s'offusque The Guardian. D'ici à 2015-2016, "la dette publique du Royaume-Uni sera montée jusqu'à 57% du PIB en 2012, contre 41% cette année. Et encore ce chiffre ne tient-il pas compte des 37 milliards de livres dépensés par le gouvernement pour sauver de la faillite et pour partiellement nationaliser Lloyds TSB, Royal Bank of Scotland et Halifax Bank of Scotland", analyse Le Monde.
En France, déjà mauvais élève de la Zone euro, le déficit public grimpera à 3,9% en 2010, selon l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
Aux Etats-Unis, on ne compte même plus. Sous Georges Bush, la Maison Blanche a déjà signé un chèque de 700 milliards de dollars. Sous Barack Obama, elle en fera un autre du même montant environ. Il y a un an, de telles injections monétaires étaient inimaginables ; aujourd'hui, s'en passer serait un suicide. Les économistes de la banque Goldman Sachs l'attestent : une dépression coûterait beaucoup plus cher à l'Etat. Le choix est vite vu.
Est-il besoin de préciser que, comme au Royaume-Uni, le contrecoup pour les finances publiques va être rude ? Car ce qu'on donne aujourd'hui devra être remboursé demain. La note sera salée pour des Etats-Unis déjà endettés à hauteur de 77% de leur PIB. De plus, la reprise, qui s'annonce molle, ne sera pas d'un grand secours pour rembourser ces dettes.
Qui paiera le prix fort ? Nous mêmes, contribuables et consommateurs. Selon PricewaterhouseCoopers, cité par The Guardian, tout Britannique gagnant 40 000 livres sterling par an verra son impôt annuel augmenter de 1 000 livres en 2011 à cause des mesures de ce plan. Et la TVA reviendra dès 2010 à son niveau habituel. Décidément, le rétablissement sera long. |
La crise pèse sur le moral des petits patrons et sur l'emploi |
La crise est devenu l'ennemi public numéro un. Près de huit Français sur dix s'en inquiètent, selon un sondage TNS Sofres publié mi-novembre. 64% redoutent que cette crise financière n'entraîne une récession durable et profonde en France.
"Il faut savoir résister au pessimisme des autres", ironise l'humoriste grinçant Guy Bedos. Plus facile à dire qu'à faire. En ce moment, nous sommes noyés sous les sondages et autres enquêtes en tous genres qui nous rappellent à quel point l'économie va mal. Très mal ! Même la boulangère m'a tenu un monologue déprimant ce matin alors que je venais simplement lui acheter un croissant, en consommatrice fidèle.
Les petites entreprises connaissent aussi la crise La boulangerie du coin de ma rue a peut-être moins de soucis à se faire que certaines autres petites entreprises. Malgré la baisse du pouvoir d'achat, nous viendrons toujours lui acheter du pain. D'autres TPE sont plus mal loties.
Selon le baromètre Fiducial-Ifop de novembre, 62% des patrons de TPE (très petites entreprises, de moins de 20 salariés) redoutent la désertion de leurs clients. Les entrepreneurs ont vraiment le moral dans les chaussettes, à en croire cette étude. 29% craignent même de devoir déposer le bilan avant la fin de l'année. Et l'accès au crédit, qui pénalise pour le moment 12% d'entre eux, leur semble de plus en plus incertain.
Les petits patrons anticipent une phase de très forte récession (à 79%), craignent une hausse du chômage et des plans sociaux (à 72%) et, pire, une augmentation de la misère (à 52%). Pas de quoi mettre du baume au coeur.
53% des entrepreneurs se disent pessimistes. C'est un "niveau rencontré une seule fois auparavant, en février 2003, quelques jours avant le déclenchement de la guerre en Irak", analyse Fiducial.
Un tel malaise n'est vraiment pas bon signe pour l'économie tricolore. On compte 2,6 millions de TPE en France. Elles pèsent 28% du produit national brut et emploient 4 millions de salariés. Impossible de les laisser tomber. Début octobre, Nicolas Sarkozy avait annoncé le déblocage de 22 milliards d'euros pour les PME. Elles attendent toujours d'en voir la couleur. Les défaillances se multiplient, déplore l'assureur crédit Euler Hermes SFAC.
Les cadres s'inquiètent Il n'y a pas que les PME qui trinquent. Même les cadres ne sont plus à l'abri. En début d'année, on parlait encore pour les cols blancs de "plein emploi", avec un taux de chômage estimé à 3,8%, soit "deux fois moins que l'ensemble des salariés", selon des chiffres de l'APEC.
Aujourd'hui, La Défense craint d'être logée à la même enseigne que les usines de Renault. "Le secteur financier devrait licencier 200 000 personnes en 2008 aux Etats-Unis et en Europe", prévenait Le Monde il y a un mois.
On ne pourra "pas éviter qu'il y ait des licenciements", renchérit Nicolas Sarkozy. 95% des personnes interrogées par Fiducial estiment que la crise aura des conséquences importantes sur le chômage. Et ils ont bien raison. La barre symbolique des deux millions de chômeurs se rapproche. L'INSEE anticipe même un taux de chômage de 7,4% à la fin de l'année.
Chez les cadres, les scénarios d'embauche ont été revus à la baisse de près de 10%, selon l'enquête de l'APEC sur "Les cadres en Europe 2008-2009". Tout le monde se retrouve dans la même galère. Le Bureau international du travail s'attend à voir le nombre de chômeurs dans le monde augmenter de 20 millions, à 210 millions fin 2009.
Quand la finance veut aider l'emploi, méfiance Le gouvernement a promis de soutenir l'emploi avec des contrats aidés. Il en promet 60 000 de plus que prévu cette année et 100 000 pour l'an prochain. Nous voilà presque revenus à l'époque de Lionel Jospin.
Une banque fait également cette promesse. Il s'agit du Crédit Mutuel. Il propose un fonds commun de placement dédié à l'emploi en France. L'objectif de CM CIC France Emploi (Isin : FR0007481858) : "participer à la création et à la pérennisation d'emplois, ainsi que conforter et consolider les entreprises solidaires", peut-on lire sur son prospectus. Un exemple parfait de ce que certaines structures, comme Finansol, proclament haut et fort comme étant l'avenir de la finance : l'épargne solidaire.
A première vue, ce fonds a un certain mérite. Sa performance croît de 3,72% depuis le début de l'année. Tout le monde ne peut pas en dire autant !
En creusant à peine plus, on voit très vite l'emballage marketing qui l'entoure. CM CIC France Emploi se veut un fonds monétaire principalement investi sur des produits à taux fixes et a renforcé sa part de liquidités depuis septembre dernier. On voit mal comment, avec des produits à taux fixes, ce fonds peut servir la bonne cause dont il se réclame. Pour grappiller quelques euros, autant le faire avec un Livret A qui vous rapporte 4%, et c'est du sûr.
Entre l'aide à l'emploi via ce FCP et l'aide au logement social apportée par les fonds des Livrets A, on peut s'acheter une bonne conscience. Même si cela rapporte peu. |
L'assurance vie : en sécurité pour la retraite |
L'assurance vie est un excellent moyen de transmettre ses biens à ses héritiers sans avoir à payer de droits de succession. Elle permet, en effet, de transmettre 152 000 € sans être soumis à l'impôt.
Au-delà de ce montant, vos héritiers seront taxés à hauteur de 20%, alors que les droits de succession classiques s'élèvent à 60 %.
L'assurance vie sert donc très souvent à transmettre son héritage. Pourtant, de plus en plus de souscripteurs s'en servent comme d'un placement à long terme. La Caisse d'épargne a par exemple lancé l'an dernier une offre d'assurance vie dédiée aux trentenaires.
C'est le premier signe d'un changement de mentalité des épargnants qui ne voient plus ce produit d'épargne uniquement comme un produit de transmission.
Comme le PEA, l'assurance vie est récupérable au bout de huit ans. Elle peut soit être versée sous la forme d'un capital, soit à travers une rente viagère. Dans le premier cas, les intérêts seront soumis aux prélèvements sociaux. S'ils dépassent 4 600 € pour une personne seule (9 200 € pour un couple), ils se verront également appliquer une taxe de 7,5 %. Les rentes viagères sont quant à elles très peu touchées par l'impôt.
Le rendement de ce type de contrat est très avantageux par les temps qui courent et les montants placés sont assurés (comme les comptes bancaires) à hauteur de 70 000 € en cas de faillite de votre assureur.
Première parution : 23/10/08
Article conseillé : - Protéger son pécule : PEA et assurance vie à la rescousse, par Pierre Tenaud |
L'uranium : un biais pour investir dans le nucléaire |
Pour profiter de l'essor quasi incontournable de l'énergie nucléaire, pourquoi ne pas revenir à sa source : l'uranium ?
Quel est l'état des stocks, faut-il craindre un uranium peak, une pénurie de cette matière première ? La production d'uranium traverse en effet une décennie délicate. Selon les données de | |