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Actualit�s : Les News Grossesse & bébé de Doctissimo
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Les hommes en voie de disparition ? |
La production de spermatozoïdes chez l'homme a décliné de 50 % en un demi-siècle, tandis qu'augmentaient le nombre de cancers des testicules et les malformations (...) |
Spermatozoïdes : appel aux dons ! |
Le don de spermatozoïdes est une des solutions possibles en cas d'infertilité masculine dans le couple. Devant le manque d'information et surtout de donneurs, (...) |
Le Sénat dit non aux mères porteuses ? |
En juin 2008, un rapport remis au Sénat jetait un pavé dans la mare, en demandant l'autorisation des mères porteuses ! Mais aujourd'hui, des membres de l'Office (...) |
Actualit�s : Easybourse : articles, interviews, études graphiques
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British Airways envisage une fusion avec Qantas |
La compagnie aérienne britannique British Airways a fait savoir ce mardi qu'elle envisageait une fusion avec la compagnie aérienne australienne Qantas. En parallèle, le groupe britannique a rappelé... |
Wavecom : Sierra Wireless surenchérit sur Gemalto |
Un nouvel intervenant vient de rentrer sur la scène de l'offre de rachat hostile que Gemalto a posé sur Wavecom. Il s'agit du groupe canadien Sierra Wireless qui a annoncé une offre publique amicale... |
Publicis achète le chinois W&K Communications |
Le groupe français de communication Publicis a indiqué avoir racheté l'agence chinoise W&K Communications, qui compte parmi ses clients des groupes comme Air China ou Tsingtao Beer. Publicis a... |
Ford songe à vendre Volvo |
Le constructeur automobile américain Ford a confirmé 'explorer les différentes options pour Volvo Cars', dont la vente fait partie. Cette opération ferait suite à la cession de Jaguar et... |
La récession américaine fait plonger les bourses |
La journée de lundi fut plus que morose sur les places financières américaines, et s'annonce de même ce mardi sur les places asiatiques. C'est officiel, les Etats-Unis sont entrés en récession, le... |
Johnson&Johnson rachète Mentor Corporation |
Le groupe pharmaceutique américain Johnson & Johnson a fait savoir ce lundi qu'il comptait racheter le groupe Mentor Corporation, spécialisé dans la fabrication d'implants mammaires, et ce à hauteur... |
Voitures neuves en France, les ventes reculent |
Le mois de novembre aura été un nouveau mois de recul pour les ventes de voitures particulières neuves en France, enregistrant un repli de 14% selon les chiffres du Comité des constructeurs français... |
Londres dément envisager de se mettre à l'euro |
Un porte-parole du gouvernement britannique a indiqué ce lundi que la Grande-Bretagne n'envisageait pas de passer à l'euro, comme avait pu le laisser entendre José Manuel Barroso, président de la... |
BayernLB supprimera 29% de postes d'ici à 2013 |
La banque publique allemande BayernLB a fait savoir ce lundi qu'elle prévoyait des réductions d'effectifs de l'ordre de 5 600 postes sur les 19 200 employés, soit près de 30% de ses effectifs d'ici à... |
Les achats de Noël s'annoncent maussades aux US |
Selon America's Research Group, les ventes de fin d'année, période des fêtes, pourraient être encore moins bonnes que les prévisions des enquêtes réalisées lors du week-end du 'Black Friday' (le jour... |
Citigroup rachète Itinere à l'espagnol Sacyr |
La banque américaine Citigroup va racheter le groupe d'autoroutes et d'infrastructures espagnol Itinere auprès du groupe de BTP espagnol Sacyr Vallehermoso. Citigroup devrait faire l'acquisition... |
Ryanair propose 748ME pour racheter Aer Lingus |
La compagnie aérienne irlandaise Ryanair a formulé une proposition d'offre d'achat auprès d'une autre compagnie irlandaise, Aer Lingus, à hauteur de 748 millions d'euros. Ryanair détient actuellement... |
Actualit�s : Les Echos - analyse de la séance boursière
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Actualit�s : Babylone
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Actualit�s : MoneyWeek
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Bon génie et mauvaise idée : l'Europe n'a pas besoin de fonds souverain |
Nous sommes dans une situation vraiment extrême, qui a une probabilité inférieure à 2,5% de survenir.
L'Université de Yale a étudié l'indice américain Standard & Poors depuis 1825. 183 ans de performance, c'est ce qu'on appelle du long terme. Sur cette durée, 129 années ont été positives et seulement 54 négatives. En somme, vous avez 70% de chance de ne pas perdre d'argent placé sur le S&P500 sur une année. Reste les 30% de probabilité résiduelle.
2008 est une année record dans l'exécrable : le S&P 500 accuse une perte de -41,28%. Seule année "équivalente" : 1931.
Pour ceux qui ont l'optimisme chevillé au corps, cinq années affichaient des rendements de 50 à 60% : 1862, 1879, 1885, 1933, 1954. 55 ans après, il vous est permis d'espérer une année 2009 extraordinairement faste, mais nous n'y croyons pas vraiment.
Le génie de Gauss La "loi normale de distribution" s'applique à la Bourse. Cette loi statistique, établie par Gauss, permet de "prédire" une caractéristique appartenant à une population. C'est ce qu'on appelle une densité de probabilité. Dans notre cas, la population est constituée par les années boursières du S&P 500, la caractéristique étant la performance de cet indice. La caractéristique moyenne du S&P 500, et donc la plus probable, est une performance de l'ordre de 10%. Il existe une probabilité inférieure à 2,5% d'avoir une performance aussi misérable que celle que nous avons en 2008.
Oui, nous vivons une époque extraordinaire, improbable...
L'Europe n'a pas besoin de fonds souverain Je saute du coq à l'âne. La sagesse de l'Inde est réputée. Mon oeil a donc été accroché par un article de Kavaljit Singh (voxEU.org) qui critiquait l'idée de Nicolas Sarkozy concernant "notre" fonds souverain. L'article est intitulé "L'Europe n'a pas besoin de fonds souverain".
"Avec environ 3 000 milliards de dollars, les fonds étrangers souverains sont de larges réservoirs d'actifs possédés et gérés directement ou indirectement par des gouvernements", rappelle Kavaljit Singh.
Pauvre petit Sarkofonds Mmmmmm, oui, 3 000 milliards de dollars. A comparer aux 20 milliards d'euros du Sarkofonds.
"Ils peuvent être financés par des réserves monétaires, des exportation de matières premières, des privatisations et des excédents fiscaux. Les fonds souverains manipulent les devises étrangères indépendamment des réserves monétaires officielles. D'une façon générale, les fonds souverains sont créés pour diversifier et améliorer le rendement des réserves monétaires étrangères ou du produit de la vente des matières premières ; en outre ils protègent l'économie domestique des fluctuations des prix des matières premières", poursuit Kavaljit Singh.
Aïe : la description du Sarkofonds ne colle pas du tout avec celle de Kavaljit Singh. Où sont nos exportations de matières premières, nos excédents commerciaux et fiscaux ? Et surtout, la mission du Sarkofonds est très différente de la mission d'un fonds souverain. Il s'agit en fait d'un fonds de renflouage protectionniste et non pas d'un fonds de valorisation d'un trésor national déjà acquis.
Kavaljit Singh déclare que l'Europe n'a pas besoin de fonds souverain car "créer un fonds souverain afin de protéger des entreprises nationales n'est rien qu'un mouvement politique anti- commercial".
Mauvaise idée Kavaljit Singh est modéré, mais c'est un sage. Je me demande si le Sarkofonds est une bonne idée. Le protectionnisme avec peu de moyens est toujours un échec. Souvenons-nous : au bon vieux temps du protectionnisme communiste, d'un côté d'une frontière VEB Sachsenring Automobilwerke Zwickau produisait des Trabant, de l'autre, Mercedes construisait des... Mercedes.
Et en Allemagne, la blague de l'époque c'était : "pourquoi faut-il toujours prendre l'option dégivrage vitre arrière de la Trabant ? Pour ne pas se geler les mains en la poussant". Si la Trabant avait affronté la concurrence, elle aurait au moins pu rivaliser avec la Fiat 500.
A la longue, le protectionnisme n'a jamais payé. |
J'aimerais savoir ce que veut dire Fair Value mais j'ai honte de poser la question... |
La Fair Value est un concept qui signifie "juste valeur" et décrit par la SEC, l'autorité des marchés américains.
Elle définit le prix d'un actif lorsque les conditions d'achat sont parfaites, c'est-à-dire si les deux parties prenantes de la transaction sont parfaitement informées sur le marché et l'entreprise.
Elle s'appuie notamment sur la valeur des actifs immobiliers pour définir un prix conforme à l'état réel de l'entreprise.
Ce concept de juste valeur est très critiqué. Selon certains, il amplifie la crise actuelle en pénalisant les entreprises qui sont endettées pour l'avenir et dont le bilan immobilier est pénalisé.
Pour d'autres, ce système permet de limiter les bulles spéculatives et de ramener l'investisseur à la réalité de l'entreprise. Ainsi en se référant à la fair value, les incohérences du marché semblent plus évidentes. Voilà peut-être pourquoi le concept est tant décrié. |
J'aimerais savoir ce que veut dire obligation convertible mais j'ai honte de poser la question... |
Une entreprise peut émettre des obligations dites "convertibles" : leur propriétaire peut les échanger, pendant une période donnée et selon des conditions préétablies, contre des actions de cette même entreprise.
Pour l'entreprise, ce type d'émission constitue une alternative au financement par actions et au recours à l'endettement.
Pour le porteur, les obligations présentent davantage de sécurité que les actions : leurs cours est plus stable, elles produisent un coupon fixe pendant leur durée de vie et, surtout, leur conversion n'est pas obligatoire. Si, à ce moment, le cours de l'action est plus bas que le niveau de souscription de l'obligation, la convertir ne vaut pas nécessairement le coup et vice-versa.
Enfin, les obligations d'entreprise étant plus risquées que celles d'état, les premières rémunèreront mieux que les dernières en général, d'au moins 1 %. |
J'aimerais savoir ce que veut dire Gearing mais j'ai honte de poser la question... |
Faire de la dette, c'est utile pour financer son activité à condition de ne pas traîner un boulet trop handicapant.
Les financiers utilisent le gearing pour évaluer le niveau d'endettement d'une société. Ils calculent le ratio entre les dettes financières à moyen et long terme et les capitaux propres.
Au-delà de 1, c'est mauvais signe : la situation financière de l'entreprise étudiée est déséquilibrée, la dette risque d'être difficile à supporter.
En dessous de 1, l'entreprise a encore une marge de manoeuvre.
Comme tout ratio, le gearing ne se suffit pas à lui-même pour expliquer l'état financier d'une société. Il faut étudier son évolution au fil des ans et même lors d'un même exercice.
Si une entreprise vient de contracter une dette pour réaliser, par exemple, une acquisition, pas étonnant le gearing s'envole. Ce n'est pas pour autant une mauvaise nouvelle. |
Fonds de spéculation : tous les coups sont permis |
Opportunisme et volatilité Fonds de spéculation, hedge funds, fonds de couverture ou encore fonds de gestion alternative brassent des milliards, vont et viennent sur les marchés et ont une réputation sulfureuse.
Dans un monde financier parfait, un hedge fund (ou fonds de gestion alternatif) place des capitaux pour obtenir des rendements déconnectés de la tendance générale des marchés actions ou obligations.
Toujours dans ce monde parfait, le gérant d'un hedge fund est un technicien avisé et expérimenté qui engage lui-même une partie de son argent dans sa stratégie de couverture.
Les couvertures sont spécialisées : risques de change, de baisse dans un secteur d'activité donné, dans une région donnée, etc…
Dans un monde financier idyllique, la stratégie de couverture est clairement affichée et stable dans le temps. Le gestionnaire de fonds recourt à des mécanismes bien identifiés : vente à découvert, recours aux produits dérivés, arbitrage sur taux.
Mais le monde financier est imparfait, cruel et peuplé d'investisseurs cupides.
Les hedge funds déstabilisent les marchés Le problème des hedge funds tient à leur paradoxe initial : comment peut-on être totalement déconnecté de la tendance des marchés quand on investit sur ces mêmes marchés ? Et les investisseurs professionnels qui s'en remettent à ces fonds en attendent des performances toujours plus importantes.
C'est ainsi que de couverture, on est passé à spéculation.
La mission du fonds de couverture était avant tout de performer de façon inverse au risque couvert. Mais le client d'un hedge fund n'accepte plus de payer le prix éventuel de la couverture, c'est-à-dire de la garantie de son risque, par une contreperformance, même temporaire. Il veut gagner de l'argent sur son marché principal et sur sa stratégie de couverture : le beurre et l'argent du beurre.
De plus, les volumes d'argent manipulés par ces fonds, plus de 1 000 milliards d'euros en 2005, arrivent à fausser certains marchés.
Traditionnellement, les matières premières sont inversement corrélées aux marchés actions, sur des cycles assez longs. Les fonds de couverture actions se sont donc naturellement tournés vers ce secteur comme rempart contre une baisse des indices boursiers. Ils ont investi massivement dans les métaux de base et ont contribué, probablement à hauteur de 20%, à la hausse constatée sur ce secteur jusqu'au milieu de 2006. Leur départ précipité a ensuite donné lieu à un mini krach minier.
Leur comportement ne fausse pas les tendances de long terme, mais il engendre une forte volatilité qui trouble les industriels qui ont besoin de cours stables. Fort heureusement, les fonds ne peuvent intervenir que sur des secteurs à gros volumes.
Ce qui laisse quelques niches très profitables, sur des secteurs à plus faibles volumes, à l'investisseur avisé.
Source : Matières à profits |
J'aimerais savoir ce que veut dire Bon de souscription d'action mais j'ai honte de poser la question... |
En portefeuille, vous pouvez avoir des actions mais aussi des bons de souscription d'action. Ils vous donnent la possibilité d'acheter une ou plusieurs actions à une période donnée, à un prix fixé à l'avance.
À vous de voir si c'est une bonne affaire au vu du cours de Bourse de la société et si vous voulez profiter de ce droit. Si l'action cote cinq euros alors que votre BSA vous permet de l'acheter à six euros, l'utiliser ne sert à rien, vous paierez l'action moins cher en passant par le marché.
L'exercice des BSA constitue une augmentation de capital et modifie la capitalisation de la société en Bourse.
C'est ce qui s'est passé pour Altamir Amboise : cette société d'investissement a récupéré 20 millions d'euros pour financer ses futures activités. Toutefois, Altamir Amboise aurait pu ne pas en voir la couleur.
L'exercice de BSA est aléatoire, donc toujours incertain pour l'entreprise émettrice. |
J'aimerais savoir ce que veut dire achat à découvert mais j'ai honte de poser la question... |
L'achat à découvert consiste à acheter des actions sans avoir (pour le moment) réglé le prix de la transaction. Cet ordre vous permet donc de ne pas bloquer vos fonds.
Ce type d'achat est particulièrement prisé pour jouer sur les effets de levier. En achetant à découvert une action à 100 euros, si votre pari réussit et qu'elle atteint les 120 euros, vous pouvez donc revendre vos actions 120 euros et ensuite payer vos 100 euros. Votre bénéfice est donc de 20 euros moins les intérêts, alors même que vous n'avez pas sorti un centime.
L'avantage, c'est que vous pouvez spéculer sur un grand nombre de valeurs différentes sur des courtes périodes.
Si vous avez beaucoup d'idées d'investissement et peu de moyens, l'achat à découvert est fait pour vous. Il est tout de même conseillé d'avoir des fonds disponibles.
Si le pari échoue, vous aurez à payer les intérêts et l'écart entre le prix d'achat et le prix de vente. |
J'aimerais savoir ce que veut dire futures mais j'ai honte de poser la question... |
Futures est tout simplement le terme anglo-saxon pour désigner les contrats à terme. Ces contrats sont des contrats de livraison sur des produits, mais servent avant tout de produits financiers. Ils portent sur un actif appelé sous-jacent et sur la quantité mise en vente. Ils définissent également un prix et une échéance au terme de laquelle le produit sera livré.
Les contrats à terme permettent donc de spéculer sur une évolution des prix à long terme sur des produits périssables ou des matières premières.
Si vous croyez à la hausse du prix du pétrole, en achetant un future sur le pétrole, vous pouvez compter le revendre avant son terme à un prix plus élevé que celui payé à l'achat. Ils permettent à l'inverse au producteur de déterminer son prix de vente à l'avance et ainsi de se protéger contre une soudaine baisse des cours. |
Comment passer un ordre de bourse ? |
Vous avez décidé d'acheter une ou des valeurs cotées en Bourse. Il vous faut donc passer à la pratique, c'est-à-dire passer un ordre de Bourse ; peut-être êtes-vous peu familiarisé, voire pas du tout, avec ce type d'opération. Pas de problème, laissez vous guider.
Avant tout, à qui vous adresser ? Il vous faut contacter un intermédiaire habilité, c'est-à-dire à une entreprise d'investissement ou un établissement de crédit (Banques, Caisses d'Épargne, etc.).
Ces intermédiaires agissent dans le cadre d'un monopole pour la fourniture de prestations d'investissement à des tiers. Vous devez donc passer obligatoirement par eux pour investir Bourse. Concrètement, pour un particulier, les banques et les courtiers internet sont les plus adaptés.
Vous n'avez que l'embarras du choix.
Que faut-il indiquer quand on passe un ordre ? Quel que soit le moyen de transmission de votre ordre à votre intermédiaire (lettre, téléphone -- pour lequel il vous sera demandé une confirmation écrite -- fax, minitel ou internet), il y a des indications obligatoires à respecter afin que votre ordre soit valide et exécuté dans la plus grande clarté, sans contestation possible. En voici une liste précise :
- le sens de l'opération, soit un achat, soit une vente
- le nom de la société, ainsi que la nature du titre, caractérisée par le code ISIN. Ce dernier indique le nom, la nature et le marché de cotation de chaque valeur. Cette dernière précision est donc de moins en moins demandée car le code ISIN fournit l'indication reprise en clair à l'écran ou sur le bordereau papier ou informatique.
- le nombre de titres souhaités (achat) ou proposés (vente)
- le règlement, au comptant ou au SRD. Par défaut, l'ordre sera considéré comme passé au comptant, c'est-à-dire payable à l'exécution.
- le type d'ordre, au marché, à cours limité, etc. (voir précédemment)
- le prix, cours demandé pour l'achat ou la vente
- la durée de validité, jour, à date déterminée (avec comme limite, pour les valeurs négociées au comptant, le dernier jour du mois), et à révocation (soit une année civile maximum). Attention : à défaut d'indication, c'est la durée jour qui est retenue.
Exemple :
Nous sommes le 1/09/05 et vous désirez acquérir 100 actions SUEZ au comptant et au prix limite de 22,40 euros, avec comme durée de validité le mois. Vous indiquerez :
Nom = SUEZ Code Isin = FR0000120529 Opération = achat Quantité = 100 Type = cours limité Cours/prix = 22,40 € Marché/règlement = comptant Validité = 31/09/05 |
La bombe des hedge funds |
Qui seront les prochains à exploser ? Tous les regards se tournent vers l'industrie des hedge funds. Ces fonds spéculatifs sont peu connus en France, si ce n'est d'un microcosme de professionnels de la finance. Du coup, ils ont mauvaise réputation.
Or, il n'y a pas de fumée sans feu. Est-on en train de découvrir qu'ils méritent cette réputation ? Peut-être.
Tirs de mortiers dans le paysage des hedge funds Le petit monde de la finance bruisse de rumeurs. L'une d'elle porte sur Wyser-Pratte Management Co., illustre inconnu jusqu'à aujourd'hui. Ma recherche sur Internet m'a laissée sur ma faim. Pas de site Internet consultable. J'apprends juste qu'il s'agit d'un fonds d'investissement dans des sociétés européennes sous-évaluées. Son patron est un franco-autrichien né en 1940 à Vichy – cela promettait – naturalisé Américain. L'homme s'est créé une réputation d'investisseur aux dents longues en rachetant des boîtes américaines dans les années 1970 et s'est lancé à la conquête du Vieux Continent dans les années 1990. Récemment, le fonds a pris des participations dans le capital de Valeo, de Maurel & Prom, d'Ingenico, de TUI.
Mais ses affaires ont l'air d'aller beaucoup moins bien, laissent entendre les rumeurs. Des fonds auraient été gelés. Plus moyens d'obtenir une date et une valeur pour retirer son argent.
En France, la société de gestion ADI est sur la sellette. Il s'agit de l'une des principales sociétés de gestion alternative de l'Hexagone. Elle gérait 4,4 milliards d'euros fin août. Combien lui en reste-t-il un mois plus tard ? Sans doute bien moins. ADI a fermé 5 fonds, ce qui représente 10 % de ses encours.
Ce gel s'appelle lock-up dans le jargon. Ceux qui ont mis leurs billes dans ces fonds doivent ronger leurs freins. Ils se précipiteront sans doute dès la réouverture pour récupérer leur argent. Une sortie massive de cash qui ne fera qu'empirer la situation des ces fonds.
Une salve de faillites n'est pas à exclure Ce ne sera sans doute pas une exception dans le paysage des hedge funds. Beaucoup en sont conscients, peu en parlent. Notre confrère, L'Agefi Hebdo, a senti le vent tourner. Il vient de sortir un dossier sur cette « industrie en danger ». Une mine de citations toutes plus anxiogènes les unes que les autres. La palme revient à Ken Heinz, président du Hedge Fund Research Inc : « 350 fonds ont été liquidés au cours du premier semestre 2008, soit une croissance de 15% sur un an. Et à ce rythme, nous anticipons la disparition de 700 fonds pour cette année. »
Cela va faire très mal dans le petit monde de la finance. 700 dépôts de bilan sur quelque 7 652 hedge funds enregistrés fin juin dernier, cela fait un taux de faillite de 10% environ. Même les banques s'en sortent mieux.
Qui plus est, les hedge funds n'auront pas la chance des banques d'être généreusement renfloués voire nationalisés, au motif que leur banqueroute ne risque pas de renverser le système.
Raccourci idiot. Les hedge funds sont de véritables pieuvres : ils ont étendu leurs tentacules dans de nombreuses entreprises. Ils sont devenus un maillon indispensable du financement de l'activité industrielle. Sans ces ressources financières, de nombreuses entreprises risquent d'aller encore plus mal qu'elles ne vont. Pas de quoi rassurer !
Et d'où vient leur argent ? Des retraites des petits ouvriers californiens. Sans rire, les hedge funds sont à l'origine des fonds de pension qui complètent le système anglo-saxon. Bien évidemment, les gérants de hedge ont aussi excellé dans l'invention de produits financiers nébuleux.
L'année dernière, on a découvert que des produits pourris avaient été dispatchés de par le monde, croyant que l'on en réduirait ainsi les vices cachés. Cela a donné la crise des subprime : à trop vouloir se débarrasser du risque, on se l'est repris en pleine tête.
Avec les hedge funds, on risque le même retour de boomerang. On découvre que ces fonds ont aussi des avoirs un peu magouillés mais nul ne sait dire combien et quand ils vont nous exploser à la tête. Il n'y a pas de fumée sans feu. Les hedge funds sont les nouveaux diables. |
J'aimerais savoir ce que veut dire fonds de gestion alternative mais j'ai honte de poser la question... |
Les fonds de gestion alternative sont des fonds spécialisés dans des techniques de gestion non conventionnelles.
Ils se servent de méthodes de gestion inaccessibles pour le particulier et utilisent de nombreux produits dérivés. Ces derniers, souvent très complexes, rendent illisibles les stratégies du fonds.
L'investissement dans un fonds alternatif est un investissement de confiance car on ne sait pas très bien sur quels secteurs et actifs le fonds va miser.
Ceux qui sont efficaces permettent d'investir profitablement, même en période de marché baissier. Ils utilisent, par exemple, la vente à découvert afin de miser sur une baisse des cours.
Ils ont également recours aux arbitrages pour se protéger d'un retournement de marché.
Ils investissent aussi sur des valeurs mobilières comme les matières premières. |
J'aimerais savoir ce que veut dire un ordre de vente à cours limité mais j'ai honte de poser la question... |
Un ordre de vente à cours limité vous permet de garantir un prix au-dessous duquel vos actions ne seront pas vendues. C'est l'ordre le plus utilisé, car il est très simple.
Si le cours de l'action vaut 100 € et que vous décidez donc de vendre, en plaçant un ordre à cours limité à 100 €, vos actions ne seront pas vendues à 99,99 €. Elles le seront à 100 € et plus.
En revanche ce type d'ordre présente l'inconvénient de ne pas être prioritaire. C'est le prix de l'exigence sur le prix de vente. Tant que les acheteurs trouvent des actions à un tarif inférieur, votre ordre n'est pas traité.
Si des vendeurs sont prêts à vendre leur titre pour moins cher, il se peut que vous ne trouviez pas preneur. Ne mettez donc pas votre ordre de vente à cours limité à un niveau trop haut si vous voulez liquider vos actions dans de bonnes conditions. |
Devenez cambiste durant vos loisirs |
Le Foreign Exchange Currency Market ou Forex (Fx) est le plus grand marché du monde avec 3 100 Mds$ échangés quotidiennement (selon la dernière enquête de la Banque des règlements internationaux). Pas de place centralisée, tous les échanges se font de gré à gré et pas de régulation globale.
Ainsi, les devises n'ont jamais une cotation fixe et égale partout dans le monde au même instant. Plus d'un tiers des transactions sont tout de même faites à Londres, qui reste la capitale du Forex devant New York.
Les principaux intervenants sont les banques pour plus de 50%, suivies des hedge funds et des gestionnaires de fonds institutionnels. De plus en plus d'investisseurs privés viennent se frotter au monde impitoyable du marché des changes, attirés par la facilité d'accès à l'information et la mise à disposition d'outils performants. De nombreuses plateformes informatiques permettent désormais à n'importe quel particulier d'investir facilement et efficacement sur le Forex.
Le Forex : la place où se fait la parité des monnaies Avec le Forex, vous pouvez rester scotché devant votre écran vingt-quatre heures sur vingt-quatre, six jours sur sept. Vous pouvez donc facilement intervenir en rentrant à la maison, le soir, en dehors des heures de travail. La liquidité de ce marché est telle qu'elle garantit des exécutions immédiates.
L'effet de levier fait rêver les nouveaux cambistes qui voient là une occasion de dynamiser leur capital, même faible. Certains brokers vous proposent des mini-comptes à partir de 100 $. Après avoir souvent été l'objet de soupçons, car non régulé et peu transparent, le Forex et ses intermédiaires sont désormais très suivis par les organismes de contrôle tels que la NFA, la FSA ou encore l'AMF.
Si on ajoute à cela la grande guerre que se livrent les courtiers pour séduire un maximum de nouveaux clients, le trading sur Forex devrait devenir le terrain de jeu privilégié de l'investisseur individuel dans les années à venir.
Le Forex : mode d'emploi Ouvrez un compte spécial (un compte Forex). Faites votre choix parmi les dizaines de courtiers qui vous proposeront des plateformes de trading différentes, adaptées à votre style. Certaines vous ouvrent les voies du trading automatique ou assisté par robots, d'autres vous donnent accès à des flux de news en temps réel jusque-là réservés aux élites. Des outils d'analyses graphiques et des calendriers de statistiques commentés sont autant d'outils qui vous serviront à affiner votre méthode.
La plupart des brokers vous offrent la possibilité de tester leur service sur des comptes de démonstration qui reproduisent presque à l'identique les conditions réelles de marché. Vous pourrez ainsi vous essayer à investir des milliers d'euros fictifs sans risque et vous entraîner.
L'EURUSD : la star incontestable Les devises les plus "travaillées" sont le dollar US, l'euro et le yen... suivis de près par la livre sterling.
La cotation de ces devises se fait par paire : une devise est toujours évaluée par rapport à une autre. Ainsi, quand vous achetez de l'eurodollar (symbole: EURUSD), vous vendez des dollars US et achetez des euros. Vous spéculez donc sur la hausse de l'euro face au dollar. Près de 27% des échanges concernent la paire EURUSD.
Aucun marché au monde n'est plus réactif à la macro-économie que le Forex. Il nécessite d'analyser les prévisions et statistiques mondiales. L'inflation fait partie des données les plus scrutées car elle la politique monétaire des banques centrales qui fixent le taux directeur principal. Pour faire simple, un taux directeur fort permet de lutter contre l'inflation et soutient le cours d'une devise dont le rendement est lié au taux.
Un marché éprouvant Tous les traders Forex vous le diront : la gestion du risque et celle de vos émotions seront les pierres angulaires de votre réussite.
La volatilité est énorme. L'utilisation d'un effet de levier trop élevé et une mauvaise gestion de votre exposition vous conduiront directement à la banqueroute. Vos nerfs seront mis à rude épreuve face à des mouvements d'une ampleur rare (regardez la chute de l'euro face au dollar de ces dernières semaines ! Il est passé de 1,60 à 1,40 en quelques jours).
Le Forex est un marché moderne, en pleine expansion (+ 69% d'échanges en plus depuis 2001) et bien adapté à la recherche de hautes performances. Si vous cherchez à dynamiser vos placements, le Fore x est peut-être fait pour vous... Mais soyez conscient des risques. |
Investir dans les trackers ? |
Pour l'investisseur particulier, investir sur un secteur par le biais d'un fonds indiciel, ou tracker, présente de nombreux avantages. Le concept du fonds évite d'avoir à choisir une entreprise cotée parmi une myriade. Avec une seule ligne en portefeuille, on répartit son investissement sur toutes les sociétés qui rentrent dans l'indice suivi par le tracker.
Ce type de fonds, qui est coté en continu, est plus liquide qu'un fonds activement géré : il se négocie en quelques clics de souris durant chaque séance boursière. A l'inverse, acheter ou vendre un fonds activement géré ne peut se faire qu'aux périodes de liquidation : une fois par jour, par semaine ou même par mois pour certains instruments complexes.
Enfin, les performances des trackers sont en moyennes supérieures à celle des fonds activement gérés. Rappelons-le, seuls 10% des gérants arrivent à faire mieux que leur indice de référence. Dans ce cas, on est ravis de payer leurs honoraires, plus élevés que les frais des trackers.
Mais pour ces gérants-là seulement. Sans surprise, les investisseurs sont de plus en plus nombreux à se tourner vers les fonds indiciels qui se sont popularisés.
Pour ces raisons, les établissements financiers multiplient les trackers, appelés aussi ETF, comme Exchange Traded Funds. Mais, comme souvent, le principe initial tend à être dévoyé. Pour pouvoir faire simple vis-à-vis du client, l'ETF dit répliquer un grand thème porteur, par exemple l'eau, les biotechnologies, les énergies renouvelables, les nanotechnologies...
Les financiers créent ainsi des indices au gré des thèmes à la mode. Seul ennui, tous les grands thèmes à la mode ne se prêtent pas au procédé. En se penchant sur certains fonds indiciels, on s'aperçoit que la "grande idée" est très inégalement indicielle, on s'aperçoit que la "grande idée" est très inégalement représentée.
Prenons deux exemples. Le premier est l'eau. Les acteurs qui interviennent dans l'eau sont très divers : fabricants d'équipements de traitement et d'assainissement, entreprises de services, propriétaires de réseaux d'adduction. Ces derniers sont bien évidemment attachés à une région géographique.
Dans un tracker eau, j'ai cependant repéré Danone et Nestlé, au motif que ces deux entreprises faisaient partie du secteur puisqu'elles embouteillaient de l'eau minérale. Un peu spécieux pour quelqu'un qui souhaite investir dans l'eau en raison des difficultés d'accès à l'eau dans les pays émergents, ou la lutte contre la pollution des nappes phréatiques.
Autre exemple : les nanotechnologies. C'est un secteur porteur de promesses mais encore embryonnaire. La plupart des acteurs purs des nanotechnologies sont des jeunes pousses. Celles qui sont cotées sont souvent de petite taille.
L'achat de leurs actions par un ETF bouleverserait leur vie boursière, car les volumes d'échange augmenteraient massivement au regard de leur capitalisation. En regardant les trackers qui se disent "nanotech", on s'aperçoit qu'ils comportent de grandes entreprises pour lesquelles le chiffre d'affaires nanotechnologique est microscopique... Pour ne pas dire nanoscopique. Ainsi, DuPont, IBM, General electric, 3M, Intel sont des acteurs importants des nanotechnologies.
Mais quant à penser que l'essentiel de leur chiffre d'affaires et de leurs bénéfices en dépendra, c'est une autre affaire.
Les ETF restent un très bon support à condition que la grande idée sur laquelle vous souhaitez investir comporte déjà suffisamment d'acteurs cotés spécialisés. Dans tous les cas, veillez à vérifier les lignes qui constituent 70 à 75% du tracker sur lequel vous avez jeté votre dévolu. |
Profitez des outils de votre courtier |
Certains courtiers ont développé des logiciels qui vous permettent d'ajuster automatiquement vos "stops" en fonction de la volatilité de l'action et des marchés. Utilisez-les, mais n'en abusez pas. Rien ne remplace le bon sens.
Servez-vous de l'analyse technique pour déterminer vos niveaux : s'il y a un domaine où elle est précieuse, c'est bien celui-là.
Assurez-vous régulièrement de la limite dans le temps de validité de vos ordres. En général, il convient de les renouveler en fin de mois.
La plupart des places financières, sauf Londres, acceptent les ordres de vente "stop".
Chez la majorité des courtiers les ordres de vente "stop" simples sont gratuits.
Certains gestionnaires d'assurance vie proposent des contrats avec ordres de vente "stop" et réallocation automatique des actifs. |
Actualit�s : MoneyWeek
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Grande distribution : une pilule difficile à avaler |
Inflation, déflation, quelles que soient les circonstances, le secteur de l'alimentaire fait grise mine. Petit coup d'oeil sur les géants du secteur.
Les distributeurs étranglés Avec la chute du pouvoir d'achat, nous n'avons pas hésité à couper toutes les dépenses possibles. La nourriture n'a pas fait exception. Résultat, les distributeurs ont du mal à garder la tête hors de l'eau, et le paient en Bourse.
Carrefour a ainsi vu son cours s'effondrer de 46% depuis le début de l'année et a perdu près de 37% en cinq ans. Autre Français, Casino a chuté de plus de 37% depuis janvier, et totalise une baisse de 40% sur cinq ans. Même le champion du secteur, le Britannique Tesco, n'est pas à la fête. La chaîne de supermarchés a pourtant réalisé une hausse de plus de 16% à la bourse en cinq ans – nettement mieux que ses concurrents français donc, mais a perdu 39% depuis le 1er janvier dernier.
Le cours de Tesco se porte tout de même mieux que celui de ses concurrents anglais Sainsbury (-34% depuis le 1er janvier, et -6% en cinq ans) et Morrison, mais le distributeur commence à sentir le vent de la crise. D'après les analystes, son cours pourrait encore chuter de 20%. D'ailleurs, nombreux sont ceux qui le recommandent à la vente, comme Clive Black, de Shore Capital, et Tom Gadsby de la Société Générale.
Le modèle de Tesco, qui avait jusqu'ici fait son succès, est désormais à la peine. Le distributeur a en effet misé sur une stratégie d'expansion géographique, mais voit ses ventes ralentir dans les pays qui avaient pourtant contribué à son succès. Ainsi, il traverse une période difficile en Hongrie, en Pologne et en Corée du Sud. A tel point que Tesco a affirmé à Shore Capital qu'il prévoyait une croissance de ses ventes de seulement 2%, contre 3 à 4% prévus initialement.
Relativisons tout de même, Tesco reste l'un des acteurs du secteur en meilleure santé. Surtout comparé à l'indice distribution-alimentation de la Zone euro. Il a fait -43% depuis le début de l'année et -33% sur cinq ans.
De l'air ! Afin de regagner une certaine marge de manoeuvre et de respirer à nouveau, les distributeurs cherchent à reporter la pression qu'ils subissent sur d'autres, c'est-à-dire sur leurs fournisseurs.
Tesco a ainsi récemment tenté de faire passer les délais de paiement à ses fournisseurs de 30 à 60 jours. "Plus grande sera la détresse dans le domaine de la distribution, plus nous assisterons à ce genre de choses", note David Stoddart, analyste chez Altium Securities. Quand ils ne parviennent pas à négocier de délais auprès des fournisseurs, les distributeurs tentent d'obtenir des rabais de leur part. Leur objectif est double. Ils cherchent à faire baisser les prix afin d'être ensuite eux-mêmes en mesure d'offrir des promotions à la période de Noël. Ils espèrent aussi disposer de plus de fonds afin d'éviter d'emprunter aux banques, voire même pour certains de parvenir à les rembourser.
Au début de l'année, les producteurs avaient augmenté leurs prix, à la suite de la hausse des cours des matières premières. Maintenant que ces derniers sont redevenus plus raisonnables, les fournisseurs subissent une pression accrue de la part des distributeurs afin de réajuster à la baisse leurs étiquettes. Une situation qui peut donner lieu à des blocages, comme cela a récemment été le cas en France, alors que les agriculteurs ont déclaré être pris à la gorge.
Le débat ne fait de toute façon que commencer : face à des consommateurs en demande d'une baisse des prix, fournisseurs et distributeurs se rejettent la responsabilité et s'accusent mutuellement d'en profiter pour augmenter leurs marges.
Quelle que soit la part de responsabilités, la situation s'annonce difficile pour les fournisseurs.
En Angleterre, le magazine anglais Investors Chronicle cite plusieurs fournisseurs alimentaires à éviter : Uniq, qui a déjà annoncé un avertissement sur résultats, Robert Wiseman, qui affirme avoir besoin d'augmenter le prix de son lait pour faire face à l'inflation, Tate & Lyle, lourdement endetté, ou encore Premier Foods, Finsbury Food et Zetar. Une liste suffisamment longue pour comprendre qu'il faut se tenir à l'écart du secteur pour l'instant.
En France, si vous possédez des actions d'entreprises alimentaires, comme Entremont, Duc, LDC, Brossard, Bonduel… surveillez-les de près. |
Le chômage, ennemi public numéro 1 |
Le pouvoir d'achat n'est plus la première préoccupation des Français. Le sondage TNS Sofres/La Croix le révèle : en octobre, le chômage lui est passé devant pour 33% des Français, toutes catégories socioprofessionnelles, régions ou âges confondus. Une crainte qui malheureusement n'est pas sans fondements.
Des chiffres alarmants Ainsi, le directeur général du Bureau international du travail a donné la mesure du problème le 20 octobre : "D'ici la fin 2009, le monde devrait compter 210 millions de chômeurs ou plus, en fonction de l'impact de la crise financière." C'est 20 millions de plus qu'en 2007. Entre-temps, la crise financière est passée par là. Elle est à l'origine "d'une crise sociale qui s'annonce longue et sévère", selon Juan Somavia.
Les derniers chiffres de l'Unédic confirment que l'Hexagone ne passera pas à côté du fléau. Fin 2008, 46 000 personnes viendront grossir les rangs des chômeurs. Et contrairement à ce qu'espérait l'assurance chômage, la décrue ne sera pas pour la fin de l'année mais pour... 2011. Pour l'OCDE, le taux de chômage en France pourrait s'élever à 7,6% en 2009, contre 6% dans la zone euro.
Des PME fragiles Le pessimisme s'explique. Avec un pouvoir d'achat en berne, les Français limitent leurs dépenses. Les résultats des entreprises en subissent les conséquences. Pour faire face à leurs charges, à leurs investissements, elles ont besoin de crédits.
Mais les banques au bord de la faillite jouent les abonnés absents. Selon une enquête de la chambre de commerce et d'industrie de Paris, 20% des petites et moyennes entreprises avouaient ressentir le durcissement des conditions de crédits. Un problème qui risque de faire vaciller ces entrepreneurs, qui trop souvent jouent le rôle de banquiers pour les plus grandes entreprises, à en croire le Comité Richelieu. "Vu la longueur des délais de paiement, les PME supportent la trésorerie des autres", évoque cette association française de PME innovantes.
En France, on recense 1,3 million d'entreprises de moins de 10 salariés, 236 000 emploient de 10 à 50 salariés. En février 2008, le ministère de l'Economie et l'Oseo estimaient que 55% de la population active travaillaient dans les PME. Ces dernières ont été à l'origine de 2,3 millions de nouveaux emplois sur un total de 2,8 millions, au cours des vingt dernières années.
Alors si les PME s'écroulent, la menace du chômage devient plus aiguë. Mais se sachant fragiles, les patrons se refusent à embaucher. En région parisienne, selon la CCI, ils ne sont que 18% à envisager un recrutement dans les six prochains mois. C'est 6% de moins que l'an passé.
Pas de croissance. Pas d'embauches Le feront-ils ? Le ralentissement économique est bien réel. Croire en 1% de croissance dans l'Hexagone, c'est être optimiste aux dires même de bien des membres du gouvernement. Pour le FMI, un simple 0,2% est plus plausible. De quoi faire hésiter les employeurs à investir sur l'avenir.
D'autant qu'ils peuvent en cas de sursaut d'activité faire appel à l'intérim – aujourd'hui en chute libre – ou mieux aux heures supplémentaires défiscalisées. Selon Eric Heyer, de l'Observatoire français des conjonctures économiques, cité dans L'Expansion, "en période de ralentissement économique, on constate normalement une diminution des heures supplémentaires. Là au contraire, on constate une progression, alors même que le volume d'heures travaillées diminue." Ainsi, la mesure gouvernementale destinée à augmenter le pouvoir d'achat des Français amplifie la montée du chômage.
L'efficacité des mesures en question Reste qu'en pleine tourmente, le gouvernement n'a pas souhaité rester les bras croisés à attendre la chute des PME. Un plan de 22 Mds€ a été annoncé. Ce montant sera mis à disposition des banques pour qu'elles renforcent leurs crédits aux entreprises. Des sommes qui seront "sous haute surveillance", promet Hervé Novelli, secrétaire d'Etat chargé entre autres des PME.
Parallèlement, au niveau européen, la banque européenne d'investissement va mettre à disposition 30 Mds€, dont 3 à 4 sont destinés à la France pour aider les PME. Les représentants des PME préféreraient que les organismes d'Etat diffèrent d'un ou deux mois la collecte de leurs impôts, comme l'a décidé l'Unédic. Une mesure qui pourrait coûter 12 M€ à l'assurance chômage. Si la Sécurité sociale devait faire de même, la facture s'élèverait à 10 Mds€ selon Eric Woerth, ministre du Budget. Ce n'est pas à l'ordre du jour.
Pour distiller son aide, l'Etat fait confiance aux banques. Auront-elles à coeur de réparer leurs erreurs ? En attendant, le chômage grimpe.
Première parution : 23/10/08 |
Qui veut encore de mon baril de pétrole ? |
Si les membres de l'OPEP étaient à Vienne ce week-end, ce n'était pas pour danser une valse. Pourtant, la "réunionite" du cartel pétrolier est aussi répétitive qu'une valse à trois temps.
De cette derrière réunion, on connaissait déjà la musique. L'OPEP, qui contrôle environ 40% de la production mondiale, fait des cauchemars depuis que le prix du baril a chuté autour des 50 $ et que ses principaux clients sont à la diète forcée. Les rentrées de pétrodollars ont fondu et l'organisation menace de fermer ses robinets en espérant que les prix remontent.
Menaces sans grands effets. En octobre, le cartel a réduit sa production de 1,5 million de barils par jour (mbj pour les intimes) sans que les prix repartent à la hausse. La production totale de pétrole dans le monde était de 86,5 mbj au troisième trimestre 2008, selon l'Agence Internationale de l'Energie (AIE). La réduction de l'OPEP correspond à moins de 2% de ce total. L'organisation peut bien menacer, force est de constater qu'aujourd'hui son influence s'est réduite à peau de chagrin.
Si l'OPEP seule serre un peu plus ses robinets, les prix ne reviendront pas pour autant sur le chemin de la hausse.
Spéculation et récession, le couple infernal Durant toute la première moitié de l'année, les prix du brut se sont envolés, jusqu'à flirter avec les 150 $ le baril. L'OPEP n'y était pas pour grand-chose. Le pétrole faisait alors figure de valeur refuge. Les spéculateurs s'étaient entichés du baril, qui les protégeait contre la chute du dollar. L'or noir était devenu, comme l'or jaune, un antidollar. Même aujourd'hui, il est difficile de faire la part des choses entre l'ampleur de la spéculation et la flambée "naturelle" du pétrole dans le contexte qui était celui d'alors. La hausse appelait la hausse.
Aujourd'hui, le prix du pétrole est revenu à des niveaux étonnamment bas. Mais la dérive de l'économie mondiale, qui implique une moindre consommation, ne peut à elle seule expliquer cette glissade.
Dans l'Edito Matières Premières & Devises, de lundi dernier, notre collègue, Isabelle Mouilleseaux écrivait : " cette forte baisse du cours du baril est à mon avis exacerbée par la spéculation, qui accentue la tendance fondamentale. Quelle est sa part dans l'effondrement du baril ? Difficile à dire…" Bref, à la hausse ou à la baisse, la spéculation reste reine dans la vie des marchés pétroliers.
Malgré la spéculation, le lien entre la croissance économique et la demande en pétrole est prépondérant.
Merril Lynch, dans une note datée du 21 novembre, s'attend à une contraction de la demande globale de pétrole de 0,5% l'année prochaine, ralentissement économique oblige.
L'AIE est plus précise. Dans un joli graphique, elle met en parallèle l'évolution de la croissance mondiale et la demande de brut.
En juillet dernier, avec un PIB mondial en croissance d'à peine moins de 4%, la demande était de 88 mbj. En novembre, avec un PIB en croissance de 2,25%, la demande avait fléchi à 86,6 mbj. Et cela malgré le plongeon du prix du pétrole.
Oui, vous avez bien lu : la croissance mondiale augmente. Elle ne fait que ralentir de 4% à 2,25%. Et pourtant, la consommation de pétrole diminue. Un ralentissement de la croissance de 1,75% conduit à une diminution de consommation de 1,60%.
De ce constat, en apparence absurde, il ressort que l'économie des pays émergents, qui "font" la croissance, est moins consommatrice de pétrole que la nôtre, qui régresse. Jusqu'à quand ? Pas longtemps, estime l'AIE.
Qui consommera le plus de pétrole demain ? En 2007, la demande en or noir des pays hors OCDE représentait 43% de la demande totale. Cette proportion pourrait passer à 46% en 2009, si l'on en croit les prévisions de l'AIE. Si ce rythme se maintient, le rapport de force changerait en 2013, date à laquelle les pays hors OCDE seraient les plus gros consommateurs. Si ce n'est pas ce qu'on appelle du découplage économique, comment nommer ce processus ?
Dans les pays occidentaux, la récession freine la consommation de brut. Sur le Vieux Continent, la demande a baissé de 57 000 bj (barils par jour) cette année et devrait chuter de 205 000 bj par jour l'an prochain. Aux Etats-Unis, c'est -1,1 mbj cette année, et -429 000 bj en 2009, chiffre l'AIE.
Malgré ce coup de frein, la demande mondiale totale sera très légèrement plus forte en 2009 (86,5 mbj) qu'en 2008 (86,2 mbj).
Qui va tirer cette demande ? D'abord la Chine. Elle absorbe aujourd'hui plus de 9% de la production. Certes, l'empire du Milieu n'échappe pas à la crise, mais la croissance chinoise devrait rester au dessus de 8% cette année et en 2009. Pékin a sorti les grands moyens avec son new deal de 460 milliards d'euros. La Chine a consommé 7,5 mbj en 2007, selon l'AIE, et sa demande devrait continuer de croître de 5,2% en 2008 à 7,9 mbj, et de 3,7% en 2009 à 8,2 mbj. Même si l'économie chinoise faisait moins bien que prévu, son besoin de pétrole augmenterait. Il n'y a qu'en cas de passage de sa croissance sous les 5% qu'elle réduirait sa demande, estime Merril Lynch.
Et puis, il n'y a pas que la Chine. La demande indienne a augmenté de 7% entre septembre 2007 et septembre 2008, informe l'AIE. Elle est dopée par une demande croissante en gasoil, aussi bien pour alimenter les moteurs de voitures que les générateurs d'électricité, et ce malgré des prix très élevés en Inde.
La demande russe a elle grimpé de 7,2% sur le même laps de temps. Elle devrait progresser d'environ 3% en 2008 comme en 2009, pour atteindre près de 3 mbj. Pourtant, la croissance du PIB russe devrait ralentir de 5,5 à 3,5%.
Pas de régulation par le prix Une baisse du prix de 10% ne correspond qu'à une augmentation de la demande de 0,1 à 0,5%, calcule Merrill Lynch. Les conséquences d'une baisse des prix sur la consommation dépendent des pays et du régime de taxation des Etats.
Le prix du baril pourrait se reprendre et atteindre un peu moins de 80 $ à la fin de l'année et les 90 $ au premier trimestre 2009, d'après la banque.
Le point de retournement Les spéculateurs parient sur le fait que la réduction de la production est en retard sur la réduction de la consommation, ce qui tire les prix à la baisse. Jusqu'à présent, ils ont raison. Avec la récente remontée du dollar, le pétrole est moins utilisé comme couverture.
En outre, la faillite de nombreux fonds de couverture, les fameux hedge funds, fait qu'il y a moins d'intervenants sur le marché pétrolier.
Mais le sursaut du dollar n'aura qu'un temps, et les pays émergents connaissent toujours une croissance. Le retournement se profile. |
Investir sur le vin : les ingrédients d'une belle vendange |
Ah, la France et ses trois mille crus ! Qui n'a jamais choisi une bouteille sur le seul critère de son étiquette ou de son prix ? Bouteilles chères, mauvaises surprises gustatives, changements de modes de consommation, chaque Français ne consomme plus que 55 l de vin par an, selon l'Insee. C'est presque trois fois moins qu'en 1965.
Les viticulteurs doivent aujourd'hui faire un savant assemblage entre tradition et modernité, terroirs et impératifs commerciaux.
Voici quelques ingrédients de leur renouveau. La politique d'arrachage des vignes, instaurée dans les années 1980 par Bruxelles, a été un mal nécessaire pour moderniser une filière qui produisait trop et mal. Le vignoble du Languedoc-Roussillon fournit désormais 800 000 hl de moins par an qu'il y a quatre ans.
Les exportations viticoles ont pâti de l'érosion de leur réputation et subissent le ralentissement économique. Celles de vins de table et de pays ont reculé de 3,5% au premier semestre, selon UbiFrance. Celles des AOC, de meilleure qualité, ont baissé de 1% en volume mais progressé de 18% en valeur.
La Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) anticipe une année 2009 "difficile". "Les bons chiffres attendus avec la Chine, l'Inde et la Russie auront du mal à compenser les pertes sur les marchés américain ou britannique, principaux débouchés des vins et spiritueux français", pronostique-t-elle.
Nos crus subissent aussi la concurrence de ceux du Nouveau Monde. D'après une étude britannique, citée dans la revue Réussir Vigne, d'ici cinquante ans, la Chine sera le premier producteur mondial et la Grande-Bretagne aura une surface de vignoble équivalente à la nôtre.
Le pichet se modernise Pour conserver leur part de marché, les producteurs doivent comprendre leurs clients. À côté des consommateurs réguliers, fidèles à quelques vins de table mais de moins en moins nombreux, les "occasionnels" voient le vin comme une boisson plaisir, réservée aux grandes occasions. Ils dégustent un Bourgogne aligoté comme un Deen De Bortoli australien. Ils consomment moins, mais sont prêts à y mettre le prix, à condition d'avoir le bon produit et le service qui va avec. D'où le succès des cavistes, comme Nicolas ou Lavinia.
Pour autant, le vin s'achète surtout dans les hypermarchés. Même le hard discount s'y est mis : il s'y vend près d'un litre sur deux, selon une étude Onivins de 2005. Y acheter son vin n'est pas plus avantageux financièrement que dans un supermarché mais le choix y est réduit, donc plus simple.
Car l'achat de vin se veut un achat plaisir. Or, cépage, cuvée, château..., il y a de quoi perdre son latin. À l'offre de s'adapter. Certains producteurs ont eu la bonne idée de miser sur la marque. "Sud de France" regroupe ainsi les producteurs languedociens de vin de pays. Chez Nicolas, les gammes Petites Réserves ou Graines de Cépage se déclinent sur des bouteilles aux étiquettes épurées et colorées.
L'avenir des récoltants passe pour beaucoup par leur talent à nous mettre "le vin à la bouche" en multipliant les innovations marketing. Le bouchon à vis convainc de plus en plus de partisans du liège. Au Canada, le vin français se vend dans des tétra-bricks aux couleurs vives et la marque French Rabbit fait un carton. On est bien loin du "cubi" en plastique.
Autant d'adaptations indispensables à la modernisation de la filière viticole française. Chez les quelques producteurs de vins cotés en Bourse, comme Pernod Ricard ou le groupe languedocien JeanJean, ce n'est pas la grande forme. Ceux qui, comme Laroche, en revanche, ont su faire le bon mélange entre tous ces ingrédients devraient réaliser de belles vendanges.
Première parution : 30/10/2008 |
Tabac et alcool : la carte du vice s'éapanouit dans les Emergents |
Les derniers chiffres du chômageen France sont mauvais : + 45 000 pour octobre. Sans activités, ces chômeurs vont-ils se réfugier dans l'alcool et le tabac ?
Sobres Occidentaux Cela arrangerait sûrement les professionnels de l'alcool et du tabac, deux secteurs en quête de nouveaux consommateurs. Dans les pays occidentaux, les interdictions de fumer dans les lieux publics ont en effet pénalisé les fabricants de cigarettes, mais aussi les ventes d'alcool dans les bars. En France, le nombre de débits de tabac est ainsi passé de 33 000 en 2002 à 29 000 aujourd'hui, selon l'association des buralistes.
Au cours du premier semestre 2008, le marché du tabac a vu son volume diminuer de 4,4%, conséquence à la fois de l'interdiction de fumer dans les lieux publics et de la hausse de 6% du prix des cigarettes instaurée en août 2007. Le phénomène est le même aux Etats-Unis, où la baisse de la consommation pour l'année 2008 devrait se chiffrer à 3%.
Cette chute de la consommation, couplée à une recherche de coupe des coûts depuis son rachat d'Altadis, pousse le géant Imperial Tobacco à mener des plans de licenciements en France. A la suite de l'acquisition du Franco-espagnol, Imperial Tobacco a annoncé en juin dernier la suppression d'environ 2 440 emplois, dont 1 060 en France. Cela représente environ 6% de ses effectifs mondiaux. Le groupe a également prévu de fermer six usines en Europe, sur les 58 qu'il y possède.
Merrill Lynch prévoit pour 2009 un ralentissement global de l'activité alcool et tabac en Occident. Il s'attend à une baisse de 10% des gains réalisés dans cette zone par les entreprises du secteur.
Résultat, les cours de ces sociétés sont sévèrement touchés en Bourse. Pourtant, Merrill Lynch relativise et conseille même à l'achat deux titres du secteur : Diageo (spécialiste des alcools et spiritueux) et British American Tobacco (BAT). Les raisons : leur implantation dans des pays émergents. D'une manière générale, Merrill Lynch juge que les entreprises qui commercialisent des produits addictifs et possèdent des marques fortes devraient sortir de la crise moins abîmées que les autres.
Consommateurs émergents Absence de lois anti-tabac aussi contraignantes que les nôtres dans les pays émergents et apparition d'une classe moyenne qui abandonne les marques locales pour des produits internationaux, autant de facteurs qui soutiennent les ventes des produits du secteur alcool-tabac dans les pays émergents.
Dans le magazine anglais Investors Chronicle, Bruce Davidson, analyste chez Blue Oar, détaille la part des pays émergents dans les activités des géants du secteur.
BAT : 52% de son résultat d'exploitation provient des marchés émergents. En tête, l'Afrique du Sud (14%), suivi du Brésil (9%), de la Russie (3%), du Mexique (3%) et du Venezuela (3%).
Imperial Tobacco : sa présence sur les marchés émergents est beaucoup plus importante depuis son rachat d'Altadis. La moitié des ventes en volume de ce dernier se font en effet en Russie, au Maroc, en Pologne et au Moyen-Orient.
SABMiller : le spécialiste de la bière réalise 88% de son résultat d'exploitation dans les pays émergents.
Philip Morris International : lors de l'annonce de ses résultats du troisième trimestre, il a révélé que la croissance en volume avait nettement progressé en Russie (13%) et en Indonésie (8%).
Rémy Cointreau : le groupe français de vins et de spiritueux vient d'annoncer pour le premier semestre un bénéfice net en hausse de 26,7%. Il s'en explique : "Ce premier semestre a été marqué par l'amélioration de la rentabilité du champagne, la bonne progression des cognacs très haut de gamme ainsi que la croissance soutenue de l'activité sur les marchés émergents, notamment en Chine et en Russie". Les plus fortes progressions pour le cognac ont d'ailleurs été enregistrées "en Chine et sur l'ensemble du sud-est asiatique, tant en volume qu'en valeur".
Un possible ralentissement de la croissance des pays émergents vient tout de même réveiller les craintes pour 2009. Dans les pays émergents, les consommateurs pourraient se retourner vers les marques locales, nettement moins chères que les produits internationaux. Pour avoir fumé des cigarettes chinoises, j'imagine cependant que la qualité des grandes marques internationales, comparée aux produits locaux, pourrait fidéliser nombre de nouveaux consommateurs. |
L'Inde : un nouvel Eldorado pour l'investisseur ? |
L'Inde est courtisée. José Manuel Barroso déclarait la semaine dernière à Pékin que, pour trouver une réponse à la crise : "Nous avons besoin de l'Asie et plus particulièrement de pays comme la Chine, l'Inde ou le Japon."
Un rôle que le Premier ministre, Manmohan Singh, est prêt à donner à son pays, déjà dixième économie mondiale : "Les pays en développement comme l'Inde sont eux aussi touchés par la crise et doivent participer à son règlement." Effectivement, l'Inde subit certains effets de la crise : sa croissance ralentit. De 9%, elle pourrait descendre jusqu'à 6%.
Malgré ce ralentissement, l'Inde est en bonne position pour se sortir des turbulences avec les honneurs. Grand avantage sur nos économies occidentales : ses banques sont relativement épargnées, car elles sont restées éloignées des produits toxiques. Cette année, son agriculture se porte bien, grâce à une mousson plus que satisfaisante.
Et, tout simplement, le pays n'est que très faiblement endetté. Une rareté, par les temps qui courent. Certes, l'Inde vient d'emprunter 3,5 Mds€ au Japon. Ils sont cependant destinés à un beau projet : construire un nouveau chemin de fer entre New Delhi et Bombay. Cela améliorerait le transport des marchandises. Emprunter pour renforcer ses infrastructures, voilà qui peut même sembler sage.
L'Inde est dépendante de ses exportations et subira, dans un effet de domino, le marasme économique dans lequel s'enfoncent les économies occidentales, rétorqueront les détracteurs. En effet, et cela pourrait ralentir sa croissance. D'autant que la rentrée de capitaux a déjà été freinée. Depuis le début de l'année, les investisseurs étrangers ont vendu pour 9 Mds$ des actifs qu'ils possédaient en Inde.
Les Indiens : la véritable force du pays Relativisons. D'une part, les investissements étrangers en Inde entre 2003 et 2007 se sont élevés à 42,5 Mds$, d'après la société de gestion Franklin Templeton. D'autre part, l'Inde s'en sortirait bien même sans les étrangers. D'après le directeur de Templeton en Inde, Sukumar Rajah, la croissance indienne se monterait à 7,5% même si les investissements étrangers devaient cesser.
L'économie du pays est de plus en plus portée par les Indiens eux-mêmes. Il est loin le temps où les Indiens étaient principalement des agriculteurs. Aujourd'hui, l'agriculture ne représente plus que 15% des activités, tandis que l'industrie tourne aux alentours de 26%. La part des services s'élargit. Le nombre d'étudiants qualifiés ne cesse de croître. D'après Sukumar Rajah, l'Inde pourrait bientôt compter le plus grand nombre d'ingénieurs au monde.
La nouvelle force de l'Inde est son marché intérieur. Les produits de consommation et les services se destinent de plus en plus à la population locale. McKinsey estime que la consommation intérieure va quadrupler d'ici 2025, pour représenter un total de 1 521 Mds$. Il faut s'attendre à ce que l'Inde devienne le cinquième plus grand marché de consommateurs au monde.
Non seulement l'Inde aura de moins en moins besoin d'exporter, mais imaginez les opportunités que cela représente pour les entreprises. Cela vous donne envie d'investir sur le marché indien ? Malheureusement, après tant de bonnes nouvelles, il faut modérer son enthousiasme.
Il est encore un peu tôt pour investir sur le marché actions. De janvier à septembre 2008, la Bourse indienne a perdu environ 37 % et rien n'indique que la chute soit terminée. À cause du contexte mondial, la Bourse reste très volatile.
En revanche, certaines compagnies devraient à l'avenir connaître un véritable essor. Nous pensons en priorité aux entreprises qui fabriquent des biens de consommation courante, mais aussi à celles liées aux activités de construction. Les infrastructures représentent aujourd'hui 4,5% du PIB indien. Pour être en phase avec la croissance du pays, ce taux devrait être de 8 ou 9%. Investir en Inde n'est qu'une histoire de patience.
Première parution : 30/10/08 |
Comment sauver les systèmes de retraites ? |
Pour le moment, les dirigeants américains ne se sont guère souciés du sort des fonds de pension, trop occupés qu'ils étaient à renflouer la barque percée des institutions bancaires. Mais la prise de conscience se fait que la ruine du système des retraites est un mal profond pour l'économie, américaine d'abord, mondiale ensuite.
La crise s'annonce d'autant plus durable. "Il va falloir apprendre la frugalité et travailler plus longtemps ! Un des effets attendus de la crise actuelle sera une présence accrue des seniors sur le marché du travail.
Actuellement, 16,4% des Américains sont encore actifs, le pourcentage le plus élevé depuis trente-huit ans, selon les statistiques officielles", avertit Le Monde, alors qu'en France le travail des seniors est un chantier à peine entamé.
Les Américains peuvent à peine compter sur les tuteurs de leur système pour espérer voir la couleur de leur retraite. "Quand le fonds de pension est un fonds d'entreprise, il existe, en général, un système de garantie élaborée par l'État afin de se substituer à l'entreprise en cas de faillite, explique Le Monde.
C'est le cas, par exemple, aux États-Unis, où depuis 1974 existe le Pension Benefit Guaranty Corporation (PBGC). Financé par les cotisations des employeurs, il vise à couvrir les millions de salariés et de retraités bénéficiaires d'un plan de retraite à prestations définies." "Quand un employeur ne peut plus maintenir un plan de pension, souvent après l'annonce de sa banqueroute, le plan est stoppé et le PBGC hérite de ses actifs et de ses dettes et garantit les rentes qui sont souvent plus basses que promises", poursuit The Washington Times. Mais le PBGC "se retrouve en grand besoin d'argent", déplore The Washington Times.
Recapitaliser les fonds de pension En Pologne, le jeune système des fonds de pension semble mieux pensé. "Il y a plusieurs niveaux de garantie", explique l'économiste de l'OCDE, Rafal Kierzenkowski, au Monde. "Les quinze opérateurs privés actuellement sur le marché – polonais et étrangers – ont une obligation de performance minimale, ce qui est une première garantie. En cas de rentabilité insuffisante, l'opérateur doit puiser dans un fonds de réserves qu'il a dû constituer au fur et à mesure de son activité. Et si les sommes accumulées ne suffisent pas, il peut prélever le solde dans un fonds de garantie constitué par l'ensemble des fonds existants. En dernier recours, l'État intervient et couvre le déficit."
Surtout, en Pologne, "environ les deux tiers des fonds collectés sont investis dans des actifs sans risque – bons du Trésor et obligations d'État" et les fonds ont même réduit leur exposition aux marchés actions avec la crise, explique l'expert.
Un exemple pour les Pays-Bas où "il n'existe pas de système de garantie, mais (où) leur solvabilité est assurée, en principe, par des règles prudentielles très strictes. Ainsi, le niveau de couverture des engagements ne peut pas être inférieur à 105%", note Le Monde.
Toutefois, deux fonds de pension "sont tombés sous le ratio de solvabilité fixé par la banque centrale nationale, les obligeant à mettre en oeuvre des programmes de rétablissement", révèle The Wall Street Journal. Les retraites néerlandaises semblent mal embarquées. "Les fonds de pension affrontent la pire année de leur histoire", résume le Financial Times.
Des dégâts qui prendront bien plus que quelques mois à se réparer. Il y a encore de l'argent dans les caisses pour assurer le versement des retraites les prochains mois. Qu'en sera-t-il dans un an ? Nul ne le sait.
Avant la crise, les fonds de pension répertoriés dans le monde géraient environ 18 000 Mds$, selon une étude de DB Research de septembre 2007. Ces quinze derniers jours, "la tornade boursière", selon le terme des Échos, leur a fait perdre 2 000 Mds$. Échaudés par le krach, les fonds de pension devraient boycotter les marchés actions pendant un certain temps, qu'importent les mesures de soutien, comme la baisse des taux de la Réserve fédérale américaine.
Ce fly to safety qu'ils pourraient opérer vers des actifs réputés sûrs, comme des obligations d'État, est un écueil de plus sur le chemin du rebond boursier. Nous avons là un "krach dans le krach".
Première parution : 30/10/08
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Crise financière : la guérison est encore loin |
"C'est historique". "Du jamais vu". Hier matin, les gérants de La Française des Placements n'avaient que ces mots à la bouche pour qualifier l'ampleur de la crise financière et économique à laquelle nous sommes confrontés.
Le plus dur est devant nous Les gérants de La Française des Placements ne manquaient pas d'arguments pour attester de l'unicité de la période que nous traversons.
Depuis cet été, tous les indicateurs montrent la déroute de l'économie américaine avec, parallèlement à une hausse du chômage, une chute de la consommation et de la production. Et cette récession devrait encore durer de longs trimestres, même si La Française des Placements estime que le plus dur est devant nous. Les dernières semaines de cette année et les premières de 2009 s'annoncent périlleuses.
Seul motif de réjouissance pour La Française des Placements : les Etats-Unis devraient échapper à une déflation durable bien que les prix soient sur la pente descendante.
"Avec un temps de retard, rien de meilleur en Europe...", prévient la société de gestion. En fidèles suiveurs, les Européens doivent donc s'attendre à des jours plus noirs. Comme si cette analyse ne suffisait pas à nous saper le moral, les marchés en ont rajouté une couche hier, avec toute une salve de données macroéconomiques sur l'état de santé de l'immobilier tricolore, sur le moral des industriels français ou sur la chute de la croissance allemande. Une litanie de chiffres propre à filer la migraine. Alors, de par le monde, les économies se gavent d'aspirine.
Céphalée carabinée... Le Royaume-Uni a pris une dose de cheval en injectant 20 milliards de livres, soit 1% de son PIB, et en décidant de baisser sa TVA à 15%. Gordon Brown, médecin malgré lui, n'y est pas allé de main morte. C'est les étrennes avant l'heure.
Aux Etats-Unis, Obama prépare une prescription médicale carabinée. "Obama veut un électrochoc pour l'économie", résume à juste titre Le Figaro.
Même le Pakistan, pays insignifiant sur la scène économique mondiale, est passé par la pharmacie du Fonds monétaire international pour obtenir un crédit stand-by de 7,6 milliards de dollars.
Mais l'aspirine a des effets secondaires. Prise à trop fortes doses, elle peut entraîner des maux bien plus graves qu'un simple mal de tête. Or les prescripteurs du moment semblent l'avoir oublié.
Pourtant, le stimulus fiscal de Londres ne sera pas indolore. Hier, nos collègues de la version anglaise de MoneyWeek lançaient une mise en garde : "plus d'emprunts, plus de dépenses, et – éventuellement –, plus de taxes pour payer tout cela". "Ce gouvernement encourage le shopping et décourage le travail". Et rien n'est gagné pour autant.
Et il ne faut pas compter sur la croissance outre-Manche pour aider au rétablissement du malade, au moins dans un premier temps.
... avec effets secondaires à la clé Le Royaume-Uni, qui se vantait autrefois d'être un champion de l'équilibre budgétaire, devra bien payer un jour pour ses cadeaux fiscaux. Il faudra attendre 2015-2016 pour renouer avec la discipline d'avant la crise, prévient le chancelier de l'Echiquier, Alistair Darling. Les mesures de relance "vont littéralement faire exploser les déficits et la dette britanniques", écrivait hier Le Monde.
Mais, "jusque-là, les prévisions de croissance et des finances publiques sont tout autant énigmatiques que les analyses", s'offusque The Guardian. D'ici à 2015-2016, "la dette publique du Royaume-Uni sera montée jusqu'à 57% du PIB en 2012, contre 41% cette année. Et encore ce chiffre ne tient-il pas compte des 37 milliards de livres dépensés par le gouvernement pour sauver de la faillite et pour partiellement nationaliser Lloyds TSB, Royal Bank of Scotland et Halifax Bank of Scotland", analyse Le Monde.
En France, déjà mauvais élève de la Zone euro, le déficit public grimpera à 3,9% en 2010, selon l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
Aux Etats-Unis, on ne compte même plus. Sous Georges Bush, la Maison Blanche a déjà signé un chèque de 700 milliards de dollars. Sous Barack Obama, elle en fera un autre du même montant environ. Il y a un an, de telles injections monétaires étaient inimaginables ; aujourd'hui, s'en passer serait un suicide. Les économistes de la banque Goldman Sachs l'attestent : une dépression coûterait beaucoup plus cher à l'Etat. Le choix est vite vu.
Est-il besoin de préciser que, comme au Royaume-Uni, le contrecoup pour les finances publiques va être rude ? Car ce qu'on donne aujourd'hui devra être remboursé demain. La note sera salée pour des Etats-Unis déjà endettés à hauteur de 77% de leur PIB. De plus, la reprise, qui s'annonce molle, ne sera pas d'un grand secours pour rembourser ces dettes.
Qui paiera le prix fort ? Nous mêmes, contribuables et consommateurs. Selon PricewaterhouseCoopers, cité par The Guardian, tout Britannique gagnant 40 000 livres sterling par an verra son impôt annuel augmenter de 1 000 livres en 2011 à cause des mesures de ce plan. Et la TVA reviendra dès 2010 à son niveau habituel. Décidément, le rétablissement sera long. |
La crise pèse sur le moral des petits patrons et sur l'emploi |
La crise est devenu l'ennemi public numéro un. Près de huit Français sur dix s'en inquiètent, selon un sondage TNS Sofres publié mi-novembre. 64% redoutent que cette crise financière n'entraîne une récession durable et profonde en France.
"Il faut savoir résister au pessimisme des autres", ironise l'humoriste grinçant Guy Bedos. Plus facile à dire qu'à faire. En ce moment, nous sommes noyés sous les sondages et autres enquêtes en tous genres qui nous rappellent à quel point l'économie va mal. Très mal ! Même la boulangère m'a tenu un monologue déprimant ce matin alors que je venais simplement lui acheter un croissant, en consommatrice fidèle.
Les petites entreprises connaissent aussi la crise La boulangerie du coin de ma rue a peut-être moins de soucis à se faire que certaines autres petites e | |