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87 résultats trouvés pour la recherche marche |
3. Gamm Vert jardinerie var animalerie vegetaux ollioules var 83  |
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| Accueil > Commerce > Maison et jardin > Jardin et extérieurs > Vente en ligne jardin et extérieurs |
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4. Mapmeonline  |
| Portail d'information, de communication et d’aide au développement technologique via le réseau d’Internet à destination des entreprises, professions libérales et des associations. Faites la promotion de votre activité sur le marché des Antilles… |
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Actualit�s : Easybourse : articles, interviews, études graphiques
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Loukhoil voudrait le contrôle de Repsol |
Le groupe pétrolier russe Loukhoil serait intéressé pour devenir premier actionnaire du groupe pétrolier espagnol Repsol. La caisse d'épargne La Caixa a fait savoir ce vendredi qu'elle négociait avec... |
Toyota et Honda réduisent production et effectifs |
Les constructeurs automobiles japonais, Toyota et Honda, ont annoncé ce vendredi qu'ils allaient procéder à de nouvelles réductions de leur production mais aussi dans leurs effectifs. Ainsi, Toyota a... |
AIG discuterait pour vendre sa part dans Alico |
L'assureur américain AIG serait en discussion avec un fonds souverain chinois pour lui céder sa participation de 49% dans American Life Insurance Co (Alico), selon le journal japonais... |
Natixis voudrait vendre sa part dans Caceis |
La banque Natixis, filiale des Caisses d'Epargne et Banques Populaires, souhaiterait mettre en vente sa participation dans la société de conservation de titres Caceis, d'après le quotidien économique... |
Citigroup envisagerait une vente du groupe |
Face à la chute de son titre en bourse ces derniers jours, la banque américaine Citigroup envisagerait toute sorte de plans pour trouver une issue à cette situation. Selon le Wall Street... |
GE discuterait avec des fonds d'Etat asiatiques |
Le groupe américain General Electric serait en discussion avec des fonds d'Etat, selon le Financial Times Deutschland qui cite Ferdinando Beccalli-Falco, patron de General Electric pour... |
Sarkozy : un fonds aux entreprises stratégiques |
Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a présenté ce jeudi le fonds souverain d'investissement pour soutenir les entreprises stratégiques françaises qui sera lancé sur une base de 20... |
Japon : déficit commercial surprise en octobre |
Pour le compte du mois d'octobre, le Japon a enregistré une balance commerciale en déficit de 63,9 milliards de yens, soit 537 millions d'euros, alors que les analystes s'attendaient à un excédent de... |
Etude graphique : EUR/USD |
La fin d'un mouvement sans précédent sur le change : L'EUR/USD a chuté du niveau de 1.6040 à celui de 1.2330 représentant pour un cambiste une dégringolade historique de ... |
Actualit�s : Les Echos - analyse de la séance boursière
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Analyse de la séance à 18h02 : Le Cac 40 glisse sous les 2.900 points - informations placements boursiers investissements. |
- Pris dans une infernale spirale baissière, les marchés ont continué de plonger ce vendredi. Au plus fort de la séance, le Cac 40 a décroché de 4,76% à 2.838,50 points. Il a finalement clôturé en repli de 3,33% à 2.881,26 points. Côté valeurs, les bancaires ont de nouveau été massacrées, à l'image de Société Générale, qui décroche de 13,8%. -  |
Analyse de la séance à 17h33 : Le Cac 40 termine en baisse de 3,33% à 2.881,26 points - informations placements boursiers investissements. |
Pris dans une infernale spirale baissière, les marchés ont continué de plonger ce vendredi. Au plus fort de la séance, le Cac 40 a décroché de 4,76% à 2.838,50 points. Il a finalement clôturé en repli de 3,33% à 2.881,26 points. Côté valeurs, les bancaires ont de nouveau été massacrées, à l'image de Société Générale, qui décroche de 13,4%. |
Analyse de la séance à 09h03 : Le Cac 40 reprend quelques couleurs, les banques montent - informations placements boursiers investissements. |
Paris regagne une partie du terrain cédé depuis mercredi dans le sillage du rebond de Tokyo et des contrats futures sur indices américains. Les banques sont généralement en hausse. Natixis gagne 3,73%, BNP Paribas 0,95%, Crédit Agricole 1,64% et Société Générale 1,90%. A 9h02, le Cac 40 gagne 0,43% à 2.993,19 points. |
Actualit�s : MoneyWeek
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J'aimerais savoir ce que veut dire Fair Value mais j'ai honte de poser la question... |
La Fair Value est un concept qui signifie "juste valeur" et décrit par la SEC, l'autorité des marchés américains.
Elle définit le prix d'un actif lorsque les conditions d'achat sont parfaites, c'est-à-dire si les deux parties prenantes de la transaction sont parfaitement informées sur le marché et l'entreprise.
Elle s'appuie notamment sur la valeur des actifs immobiliers pour définir un prix conforme à l'état réel de l'entreprise.
Ce concept de juste valeur est très critiqué. Selon certains, il amplifie la crise actuelle en pénalisant les entreprises qui sont endettées pour l'avenir et dont le bilan immobilier est pénalisé.
Pour d'autres, ce système permet de limiter les bulles spéculatives et de ramener l'investisseur à la réalité de l'entreprise. Ainsi en se référant à la fair value, les incohérences du marché semblent plus évidentes. Voilà peut-être pourquoi le concept est tant décrié. |
J'aimerais savoir ce que veut dire obligation convertible mais j'ai honte de poser la question... |
Une entreprise peut émettre des obligations dites "convertibles" : leur propriétaire peut les échanger, pendant une période donnée et selon des conditions préétablies, contre des actions de cette même entreprise.
Pour l'entreprise, ce type d'émission constitue une alternative au financement par actions et au recours à l'endettement.
Pour le porteur, les obligations présentent davantage de sécurité que les actions : leurs cours est plus stable, elles produisent un coupon fixe pendant leur durée de vie et, surtout, leur conversion n'est pas obligatoire. Si, à ce moment, le cours de l'action est plus bas que le niveau de souscription de l'obligation, la convertir ne vaut pas nécessairement le coup et vice-versa.
Enfin, les obligations d'entreprise étant plus risquées que celles d'état, les premières rémunèreront mieux que les dernières en général, d'au moins 1 %. |
J'aimerais savoir ce que veut dire Gearing mais j'ai honte de poser la question... |
Faire de la dette, c'est utile pour financer son activité à condition de ne pas traîner un boulet trop handicapant.
Les financiers utilisent le gearing pour évaluer le niveau d'endettement d'une société. Ils calculent le ratio entre les dettes financières à moyen et long terme et les capitaux propres.
Au-delà de 1, c'est mauvais signe : la situation financière de l'entreprise étudiée est déséquilibrée, la dette risque d'être difficile à supporter.
En dessous de 1, l'entreprise a encore une marge de manoeuvre.
Comme tout ratio, le gearing ne se suffit pas à lui-même pour expliquer l'état financier d'une société. Il faut étudier son évolution au fil des ans et même lors d'un même exercice.
Si une entreprise vient de contracter une dette pour réaliser, par exemple, une acquisition, pas étonnant le gearing s'envole. Ce n'est pas pour autant une mauvaise nouvelle. |
Fonds de spéculation : tous les coups sont permis |
Opportunisme et volatilité Fonds de spéculation, hedge funds, fonds de couverture ou encore fonds de gestion alternative brassent des milliards, vont et viennent sur les marchés et ont une réputation sulfureuse.
Dans un monde financier parfait, un hedge fund (ou fonds de gestion alternatif) place des capitaux pour obtenir des rendements déconnectés de la tendance générale des marchés actions ou obligations.
Toujours dans ce monde parfait, le gérant d'un hedge fund est un technicien avisé et expérimenté qui engage lui-même une partie de son argent dans sa stratégie de couverture.
Les couvertures sont spécialisées : risques de change, de baisse dans un secteur d'activité donné, dans une région donnée, etc…
Dans un monde financier idyllique, la stratégie de couverture est clairement affichée et stable dans le temps. Le gestionnaire de fonds recourt à des mécanismes bien identifiés : vente à découvert, recours aux produits dérivés, arbitrage sur taux.
Mais le monde financier est imparfait, cruel et peuplé d'investisseurs cupides.
Les hedge funds déstabilisent les marchés Le problème des hedge funds tient à leur paradoxe initial : comment peut-on être totalement déconnecté de la tendance des marchés quand on investit sur ces mêmes marchés ? Et les investisseurs professionnels qui s'en remettent à ces fonds en attendent des performances toujours plus importantes.
C'est ainsi que de couverture, on est passé à spéculation.
La mission du fonds de couverture était avant tout de performer de façon inverse au risque couvert. Mais le client d'un hedge fund n'accepte plus de payer le prix éventuel de la couverture, c'est-à-dire de la garantie de son risque, par une contreperformance, même temporaire. Il veut gagner de l'argent sur son marché principal et sur sa stratégie de couverture : le beurre et l'argent du beurre.
De plus, les volumes d'argent manipulés par ces fonds, plus de 1 000 milliards d'euros en 2005, arrivent à fausser certains marchés.
Traditionnellement, les matières premières sont inversement corrélées aux marchés actions, sur des cycles assez longs. Les fonds de couverture actions se sont donc naturellement tournés vers ce secteur comme rempart contre une baisse des indices boursiers. Ils ont investi massivement dans les métaux de base et ont contribué, probablement à hauteur de 20%, à la hausse constatée sur ce secteur jusqu'au milieu de 2006. Leur départ précipité a ensuite donné lieu à un mini krach minier.
Leur comportement ne fausse pas les tendances de long terme, mais il engendre une forte volatilité qui trouble les industriels qui ont besoin de cours stables. Fort heureusement, les fonds ne peuvent intervenir que sur des secteurs à gros volumes.
Ce qui laisse quelques niches très profitables, sur des secteurs à plus faibles volumes, à l'investisseur avisé.
Source : Matières à profits |
J'aimerais savoir ce que veut dire Bon de souscription d'action mais j'ai honte de poser la question... |
En portefeuille, vous pouvez avoir des actions mais aussi des bons de souscription d'action. Ils vous donnent la possibilité d'acheter une ou plusieurs actions à une période donnée, à un prix fixé à l'avance.
À vous de voir si c'est une bonne affaire au vu du cours de Bourse de la société et si vous voulez profiter de ce droit. Si l'action cote cinq euros alors que votre BSA vous permet de l'acheter à six euros, l'utiliser ne sert à rien, vous paierez l'action moins cher en passant par le marché.
L'exercice des BSA constitue une augmentation de capital et modifie la capitalisation de la société en Bourse.
C'est ce qui s'est passé pour Altamir Amboise : cette société d'investissement a récupéré 20 millions d'euros pour financer ses futures activités. Toutefois, Altamir Amboise aurait pu ne pas en voir la couleur.
L'exercice de BSA est aléatoire, donc toujours incertain pour l'entreprise émettrice. |
J'aimerais savoir ce que veut dire achat à découvert mais j'ai honte de poser la question... |
L'achat à découvert consiste à acheter des actions sans avoir (pour le moment) réglé le prix de la transaction. Cet ordre vous permet donc de ne pas bloquer vos fonds.
Ce type d'achat est particulièrement prisé pour jouer sur les effets de levier. En achetant à découvert une action à 100 euros, si votre pari réussit et qu'elle atteint les 120 euros, vous pouvez donc revendre vos actions 120 euros et ensuite payer vos 100 euros. Votre bénéfice est donc de 20 euros moins les intérêts, alors même que vous n'avez pas sorti un centime.
L'avantage, c'est que vous pouvez spéculer sur un grand nombre de valeurs différentes sur des courtes périodes.
Si vous avez beaucoup d'idées d'investissement et peu de moyens, l'achat à découvert est fait pour vous. Il est tout de même conseillé d'avoir des fonds disponibles.
Si le pari échoue, vous aurez à payer les intérêts et l'écart entre le prix d'achat et le prix de vente. |
J'aimerais savoir ce que veut dire futures mais j'ai honte de poser la question... |
Futures est tout simplement le terme anglo-saxon pour désigner les contrats à terme. Ces contrats sont des contrats de livraison sur des produits, mais servent avant tout de produits financiers. Ils portent sur un actif appelé sous-jacent et sur la quantité mise en vente. Ils définissent également un prix et une échéance au terme de laquelle le produit sera livré.
Les contrats à terme permettent donc de spéculer sur une évolution des prix à long terme sur des produits périssables ou des matières premières.
Si vous croyez à la hausse du prix du pétrole, en achetant un future sur le pétrole, vous pouvez compter le revendre avant son terme à un prix plus élevé que celui payé à l'achat. Ils permettent à l'inverse au producteur de déterminer son prix de vente à l'avance et ainsi de se protéger contre une soudaine baisse des cours. |
Comment passer un ordre de bourse ? |
Vous avez décidé d'acheter une ou des valeurs cotées en Bourse. Il vous faut donc passer à la pratique, c'est-à-dire passer un ordre de Bourse ; peut-être êtes-vous peu familiarisé, voire pas du tout, avec ce type d'opération. Pas de problème, laissez vous guider.
Avant tout, à qui vous adresser ? Il vous faut contacter un intermédiaire habilité, c'est-à-dire à une entreprise d'investissement ou un établissement de crédit (Banques, Caisses d'Épargne, etc.).
Ces intermédiaires agissent dans le cadre d'un monopole pour la fourniture de prestations d'investissement à des tiers. Vous devez donc passer obligatoirement par eux pour investir Bourse. Concrètement, pour un particulier, les banques et les courtiers internet sont les plus adaptés.
Vous n'avez que l'embarras du choix.
Que faut-il indiquer quand on passe un ordre ? Quel que soit le moyen de transmission de votre ordre à votre intermédiaire (lettre, téléphone -- pour lequel il vous sera demandé une confirmation écrite -- fax, minitel ou internet), il y a des indications obligatoires à respecter afin que votre ordre soit valide et exécuté dans la plus grande clarté, sans contestation possible. En voici une liste précise :
- le sens de l'opération, soit un achat, soit une vente
- le nom de la société, ainsi que la nature du titre, caractérisée par le code ISIN. Ce dernier indique le nom, la nature et le marché de cotation de chaque valeur. Cette dernière précision est donc de moins en moins demandée car le code ISIN fournit l'indication reprise en clair à l'écran ou sur le bordereau papier ou informatique.
- le nombre de titres souhaités (achat) ou proposés (vente)
- le règlement, au comptant ou au SRD. Par défaut, l'ordre sera considéré comme passé au comptant, c'est-à-dire payable à l'exécution.
- le type d'ordre, au marché, à cours limité, etc. (voir précédemment)
- le prix, cours demandé pour l'achat ou la vente
- la durée de validité, jour, à date déterminée (avec comme limite, pour les valeurs négociées au comptant, le dernier jour du mois), et à révocation (soit une année civile maximum). Attention : à défaut d'indication, c'est la durée jour qui est retenue.
Exemple :
Nous sommes le 1/09/05 et vous désirez acquérir 100 actions SUEZ au comptant et au prix limite de 22,40 euros, avec comme durée de validité le mois. Vous indiquerez :
Nom = SUEZ Code Isin = FR0000120529 Opération = achat Quantité = 100 Type = cours limité Cours/prix = 22,40 € Marché/règlement = comptant Validité = 31/09/05 |
La bombe des hedge funds |
Qui seront les prochains à exploser ? Tous les regards se tournent vers l'industrie des hedge funds. Ces fonds spéculatifs sont peu connus en France, si ce n'est d'un microcosme de professionnels de la finance. Du coup, ils ont mauvaise réputation.
Or, il n'y a pas de fumée sans feu. Est-on en train de découvrir qu'ils méritent cette réputation ? Peut-être.
Tirs de mortiers dans le paysage des hedge funds Le petit monde de la finance bruisse de rumeurs. L'une d'elle porte sur Wyser-Pratte Management Co., illustre inconnu jusqu'à aujourd'hui. Ma recherche sur Internet m'a laissée sur ma faim. Pas de site Internet consultable. J'apprends juste qu'il s'agit d'un fonds d'investissement dans des sociétés européennes sous-évaluées. Son patron est un franco-autrichien né en 1940 à Vichy – cela promettait – naturalisé Américain. L'homme s'est créé une réputation d'investisseur aux dents longues en rachetant des boîtes américaines dans les années 1970 et s'est lancé à la conquête du Vieux Continent dans les années 1990. Récemment, le fonds a pris des participations dans le capital de Valeo, de Maurel & Prom, d'Ingenico, de TUI.
Mais ses affaires ont l'air d'aller beaucoup moins bien, laissent entendre les rumeurs. Des fonds auraient été gelés. Plus moyens d'obtenir une date et une valeur pour retirer son argent.
En France, la société de gestion ADI est sur la sellette. Il s'agit de l'une des principales sociétés de gestion alternative de l'Hexagone. Elle gérait 4,4 milliards d'euros fin août. Combien lui en reste-t-il un mois plus tard ? Sans doute bien moins. ADI a fermé 5 fonds, ce qui représente 10 % de ses encours.
Ce gel s'appelle lock-up dans le jargon. Ceux qui ont mis leurs billes dans ces fonds doivent ronger leurs freins. Ils se précipiteront sans doute dès la réouverture pour récupérer leur argent. Une sortie massive de cash qui ne fera qu'empirer la situation des ces fonds.
Une salve de faillites n'est pas à exclure Ce ne sera sans doute pas une exception dans le paysage des hedge funds. Beaucoup en sont conscients, peu en parlent. Notre confrère, L'Agefi Hebdo, a senti le vent tourner. Il vient de sortir un dossier sur cette « industrie en danger ». Une mine de citations toutes plus anxiogènes les unes que les autres. La palme revient à Ken Heinz, président du Hedge Fund Research Inc : « 350 fonds ont été liquidés au cours du premier semestre 2008, soit une croissance de 15% sur un an. Et à ce rythme, nous anticipons la disparition de 700 fonds pour cette année. »
Cela va faire très mal dans le petit monde de la finance. 700 dépôts de bilan sur quelque 7 652 hedge funds enregistrés fin juin dernier, cela fait un taux de faillite de 10% environ. Même les banques s'en sortent mieux.
Qui plus est, les hedge funds n'auront pas la chance des banques d'être généreusement renfloués voire nationalisés, au motif que leur banqueroute ne risque pas de renverser le système.
Raccourci idiot. Les hedge funds sont de véritables pieuvres : ils ont étendu leurs tentacules dans de nombreuses entreprises. Ils sont devenus un maillon indispensable du financement de l'activité industrielle. Sans ces ressources financières, de nombreuses entreprises risquent d'aller encore plus mal qu'elles ne vont. Pas de quoi rassurer !
Et d'où vient leur argent ? Des retraites des petits ouvriers californiens. Sans rire, les hedge funds sont à l'origine des fonds de pension qui complètent le système anglo-saxon. Bien évidemment, les gérants de hedge ont aussi excellé dans l'invention de produits financiers nébuleux.
L'année dernière, on a découvert que des produits pourris avaient été dispatchés de par le monde, croyant que l'on en réduirait ainsi les vices cachés. Cela a donné la crise des subprime : à trop vouloir se débarrasser du risque, on se l'est repris en pleine tête.
Avec les hedge funds, on risque le même retour de boomerang. On découvre que ces fonds ont aussi des avoirs un peu magouillés mais nul ne sait dire combien et quand ils vont nous exploser à la tête. Il n'y a pas de fumée sans feu. Les hedge funds sont les nouveaux diables. |
J'aimerais savoir ce que veut dire fonds de gestion alternative mais j'ai honte de poser la question... |
Les fonds de gestion alternative sont des fonds spécialisés dans des techniques de gestion non conventionnelles.
Ils se servent de méthodes de gestion inaccessibles pour le particulier et utilisent de nombreux produits dérivés. Ces derniers, souvent très complexes, rendent illisibles les stratégies du fonds.
L'investissement dans un fonds alternatif est un investissement de confiance car on ne sait pas très bien sur quels secteurs et actifs le fonds va miser.
Ceux qui sont efficaces permettent d'investir profitablement, même en période de marché baissier. Ils utilisent, par exemple, la vente à découvert afin de miser sur une baisse des cours.
Ils ont également recours aux arbitrages pour se protéger d'un retournement de marché.
Ils investissent aussi sur des valeurs mobilières comme les matières premières. |
J'aimerais savoir ce que veut dire un ordre de vente à cours limité mais j'ai honte de poser la question... |
Un ordre de vente à cours limité vous permet de garantir un prix au-dessous duquel vos actions ne seront pas vendues. C'est l'ordre le plus utilisé, car il est très simple.
Si le cours de l'action vaut 100 € et que vous décidez donc de vendre, en plaçant un ordre à cours limité à 100 €, vos actions ne seront pas vendues à 99,99 €. Elles le seront à 100 € et plus.
En revanche ce type d'ordre présente l'inconvénient de ne pas être prioritaire. C'est le prix de l'exigence sur le prix de vente. Tant que les acheteurs trouvent des actions à un tarif inférieur, votre ordre n'est pas traité.
Si des vendeurs sont prêts à vendre leur titre pour moins cher, il se peut que vous ne trouviez pas preneur. Ne mettez donc pas votre ordre de vente à cours limité à un niveau trop haut si vous voulez liquider vos actions dans de bonnes conditions. |
Devenez cambiste durant vos loisirs |
Le Foreign Exchange Currency Market ou Forex (Fx) est le plus grand marché du monde avec 3 100 Mds$ échangés quotidiennement (selon la dernière enquête de la Banque des règlements internationaux). Pas de place centralisée, tous les échanges se font de gré à gré et pas de régulation globale.
Ainsi, les devises n'ont jamais une cotation fixe et égale partout dans le monde au même instant. Plus d'un tiers des transactions sont tout de même faites à Londres, qui reste la capitale du Forex devant New York.
Les principaux intervenants sont les banques pour plus de 50%, suivies des hedge funds et des gestionnaires de fonds institutionnels. De plus en plus d'investisseurs privés viennent se frotter au monde impitoyable du marché des changes, attirés par la facilité d'accès à l'information et la mise à disposition d'outils performants. De nombreuses plateformes informatiques permettent désormais à n'importe quel particulier d'investir facilement et efficacement sur le Forex.
Le Forex : la place où se fait la parité des monnaies Avec le Forex, vous pouvez rester scotché devant votre écran vingt-quatre heures sur vingt-quatre, six jours sur sept. Vous pouvez donc facilement intervenir en rentrant à la maison, le soir, en dehors des heures de travail. La liquidité de ce marché est telle qu'elle garantit des exécutions immédiates.
L'effet de levier fait rêver les nouveaux cambistes qui voient là une occasion de dynamiser leur capital, même faible. Certains brokers vous proposent des mini-comptes à partir de 100 $. Après avoir souvent été l'objet de soupçons, car non régulé et peu transparent, le Forex et ses intermédiaires sont désormais très suivis par les organismes de contrôle tels que la NFA, la FSA ou encore l'AMF.
Si on ajoute à cela la grande guerre que se livrent les courtiers pour séduire un maximum de nouveaux clients, le trading sur Forex devrait devenir le terrain de jeu privilégié de l'investisseur individuel dans les années à venir.
Le Forex : mode d'emploi Ouvrez un compte spécial (un compte Forex). Faites votre choix parmi les dizaines de courtiers qui vous proposeront des plateformes de trading différentes, adaptées à votre style. Certaines vous ouvrent les voies du trading automatique ou assisté par robots, d'autres vous donnent accès à des flux de news en temps réel jusque-là réservés aux élites. Des outils d'analyses graphiques et des calendriers de statistiques commentés sont autant d'outils qui vous serviront à affiner votre méthode.
La plupart des brokers vous offrent la possibilité de tester leur service sur des comptes de démonstration qui reproduisent presque à l'identique les conditions réelles de marché. Vous pourrez ainsi vous essayer à investir des milliers d'euros fictifs sans risque et vous entraîner.
L'EURUSD : la star incontestable Les devises les plus "travaillées" sont le dollar US, l'euro et le yen... suivis de près par la livre sterling.
La cotation de ces devises se fait par paire : une devise est toujours évaluée par rapport à une autre. Ainsi, quand vous achetez de l'eurodollar (symbole: EURUSD), vous vendez des dollars US et achetez des euros. Vous spéculez donc sur la hausse de l'euro face au dollar. Près de 27% des échanges concernent la paire EURUSD.
Aucun marché au monde n'est plus réactif à la macro-économie que le Forex. Il nécessite d'analyser les prévisions et statistiques mondiales. L'inflation fait partie des données les plus scrutées car elle la politique monétaire des banques centrales qui fixent le taux directeur principal. Pour faire simple, un taux directeur fort permet de lutter contre l'inflation et soutient le cours d'une devise dont le rendement est lié au taux.
Un marché éprouvant Tous les traders Forex vous le diront : la gestion du risque et celle de vos émotions seront les pierres angulaires de votre réussite.
La volatilité est énorme. L'utilisation d'un effet de levier trop élevé et une mauvaise gestion de votre exposition vous conduiront directement à la banqueroute. Vos nerfs seront mis à rude épreuve face à des mouvements d'une ampleur rare (regardez la chute de l'euro face au dollar de ces dernières semaines ! Il est passé de 1,60 à 1,40 en quelques jours).
Le Forex est un marché moderne, en pleine expansion (+ 69% d'échanges en plus depuis 2001) et bien adapté à la recherche de hautes performances. Si vous cherchez à dynamiser vos placements, le Fore x est peut-être fait pour vous... Mais soyez conscient des risques. |
Investir dans les trackers ? |
Pour l'investisseur particulier, investir sur un secteur par le biais d'un fonds indiciel, ou tracker, présente de nombreux avantages. Le concept du fonds évite d'avoir à choisir une entreprise cotée parmi une myriade. Avec une seule ligne en portefeuille, on répartit son investissement sur toutes les sociétés qui rentrent dans l'indice suivi par le tracker.
Ce type de fonds, qui est coté en continu, est plus liquide qu'un fonds activement géré : il se négocie en quelques clics de souris durant chaque séance boursière. A l'inverse, acheter ou vendre un fonds activement géré ne peut se faire qu'aux périodes de liquidation : une fois par jour, par semaine ou même par mois pour certains instruments complexes.
Enfin, les performances des trackers sont en moyennes supérieures à celle des fonds activement gérés. Rappelons-le, seuls 10% des gérants arrivent à faire mieux que leur indice de référence. Dans ce cas, on est ravis de payer leurs honoraires, plus élevés que les frais des trackers.
Mais pour ces gérants-là seulement. Sans surprise, les investisseurs sont de plus en plus nombreux à se tourner vers les fonds indiciels qui se sont popularisés.
Pour ces raisons, les établissements financiers multiplient les trackers, appelés aussi ETF, comme Exchange Traded Funds. Mais, comme souvent, le principe initial tend à être dévoyé. Pour pouvoir faire simple vis-à-vis du client, l'ETF dit répliquer un grand thème porteur, par exemple l'eau, les biotechnologies, les énergies renouvelables, les nanotechnologies...
Les financiers créent ainsi des indices au gré des thèmes à la mode. Seul ennui, tous les grands thèmes à la mode ne se prêtent pas au procédé. En se penchant sur certains fonds indiciels, on s'aperçoit que la "grande idée" est très inégalement indicielle, on s'aperçoit que la "grande idée" est très inégalement représentée.
Prenons deux exemples. Le premier est l'eau. Les acteurs qui interviennent dans l'eau sont très divers : fabricants d'équipements de traitement et d'assainissement, entreprises de services, propriétaires de réseaux d'adduction. Ces derniers sont bien évidemment attachés à une région géographique.
Dans un tracker eau, j'ai cependant repéré Danone et Nestlé, au motif que ces deux entreprises faisaient partie du secteur puisqu'elles embouteillaient de l'eau minérale. Un peu spécieux pour quelqu'un qui souhaite investir dans l'eau en raison des difficultés d'accès à l'eau dans les pays émergents, ou la lutte contre la pollution des nappes phréatiques.
Autre exemple : les nanotechnologies. C'est un secteur porteur de promesses mais encore embryonnaire. La plupart des acteurs purs des nanotechnologies sont des jeunes pousses. Celles qui sont cotées sont souvent de petite taille.
L'achat de leurs actions par un ETF bouleverserait leur vie boursière, car les volumes d'échange augmenteraient massivement au regard de leur capitalisation. En regardant les trackers qui se disent "nanotech", on s'aperçoit qu'ils comportent de grandes entreprises pour lesquelles le chiffre d'affaires nanotechnologique est microscopique... Pour ne pas dire nanoscopique. Ainsi, DuPont, IBM, General electric, 3M, Intel sont des acteurs importants des nanotechnologies.
Mais quant à penser que l'essentiel de leur chiffre d'affaires et de leurs bénéfices en dépendra, c'est une autre affaire.
Les ETF restent un très bon support à condition que la grande idée sur laquelle vous souhaitez investir comporte déjà suffisamment d'acteurs cotés spécialisés. Dans tous les cas, veillez à vérifier les lignes qui constituent 70 à 75% du tracker sur lequel vous avez jeté votre dévolu. |
Profitez des outils de votre courtier |
Certains courtiers ont développé des logiciels qui vous permettent d'ajuster automatiquement vos "stops" en fonction de la volatilité de l'action et des marchés. Utilisez-les, mais n'en abusez pas. Rien ne remplace le bon sens.
Servez-vous de l'analyse technique pour déterminer vos niveaux : s'il y a un domaine où elle est précieuse, c'est bien celui-là.
Assurez-vous régulièrement de la limite dans le temps de validité de vos ordres. En général, il convient de les renouveler en fin de mois.
La plupart des places financières, sauf Londres, acceptent les ordres de vente "stop".
Chez la majorité des courtiers les ordres de vente "stop" simples sont gratuits.
Certains gestionnaires d'assurance vie proposent des contrats avec ordres de vente "stop" et réallocation automatique des actifs. |
J'aimerais savoir ce que veut dire Forex, mais j'ai honte de poser la question... |
Le Forex, dont le nom vient de la contraction de Foreign Exchange, est le surnom donné au marché des changes.
C'est sur ce marché qu'on achète ou qu'on vend les devises du monde entier en temps réel. La loi de l'offre et de la demande définit la parité euro/dollar, comme celle de n'importe quelle autre monnaie.
Ce marché est quasiment inaccessible à l'investisseur particulier. Plus de la moitié des échanges se font de banque à banque. Un tiers se fait entre les banques et des fonds privés qui spéculent sur les monnaies.
Ce marché mondial, est le deuxième de la planète en termes de volume de transactions. En 2004, le volume quotidien des échanges s'élevait à 1 900 Mds$.
En général, le dollar y est considéré comme la monnaie de référence. Les cours se présentent de la façon suivante EUR/USD 1,5, signifie que 1 € achète 1,5 $. |
Actualit�s : MoneyWeek
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HENRY, idéal contribuable |
Vous ne connaissez pas HENRY ?
Pourtant sa vie vous intéresse : c'est sur lui que reposent les espoirs de relance de la consommation américaine. C'est aussi sur ses économies que s'appuient les plans de renflouage aux Etats-Unis. Pourtant, aujourd'hui, HENRY est à bout de souffle.
HENRY est américain ; il gagne plus de 250 000 $ annuels, dont il voit une bonne partie prélevée par les impôts. HENRY est l'acronyme de High Earners, Not Rich Yet (hauts revenus mais pas encore riche) et fait parler de lui car le gouvernement se tourne vers lui pour financer le renflouement du pays. La bonne volonté et le patriotisme d'HENRY commencent à être sévèrement écornés face aux efforts demandés par l'Etat.
En 2006, les 3,6 millions de HENRY représentaient 10% du revenu total des Américains, et pourtant leurs impôts représentaient 17,3% des sommes récoltées à un niveau fédéral. En 2008, le Tax Policy Center estime que les cinq millions de HENRY paieront 24% de tous les impôts fédéraux.
Voilà le coeur du nouveau problème américain : cette part de la population est idéalement taxable. Pourtant, les HENRY sont une des pièces centrales de l'économie américaine. Ce sont eux qui consomment en priorité, qui achètent des voitures, qui emmènent leur famille en vacances et qui construisent une plus grande maison... Ce sont également eux qui créent des entreprises et donc des emplois. A eux seuls, ils possèdent 660 000 PME, qui ont permis la création de deux tiers des 6,4 millions de nouveaux emplois enregistrés entre 2003 et 2007.
Le quotidien de HENRY Cette classe sociale est examinée à la loupe par Shawn Tully dans le magazine américain Fortune. Il raconte l'histoire de plusieurs familles au travers des Etats-Unis, souvent purs produits de l'American dream, c'est-à-dire parties de rien et dont le revenu annuel est aujourd'hui compris entre 250 000 $ et 500 000 $. Les HENRY représentent environ cinq millions de foyers et sont en effet plus aisés que 98% des Américains, car le revenu moyen des ménages dans le pays est de 50 000 $. Ils sont pourtant très éloignés de la frange la plus riche de la population. Et ils sont surtout très lourdement taxés, aussi bien au niveau local que fédéral. Ils sont également dans la ligne de mire d'Obama quand ce dernier parle de hausses d'impôts. "Les impôts sont de loin mon premier poste de dépense", explique l'un des pères de famille. Son revenu annuel familial est de 375 000 $.
Comme l'explique l'article – à part les impôts – les principales dépenses de ces familles sont consacrées à leurs enfants. Il s'agit de payer les nounous des plus jeunes, les écoles privées des aînés, tout en mettant de côté pour l'université. Ce que font par exemple John et Kym, qui épargnent 750 $ par mois envoyer leurs trois enfants dans l'une des meilleures universités du pays. D'après eux, les études de chacun de leurs enfants devraient leur coûter 500 000 $. Ce qui ne leur laisse pas vraiment de quoi économiser pour leur retraite. Un problème commun à nombre de HENRY, comme en témoigne Tony Molino, 50 ans : "J'ai travaillé entre 50 et 60 heures par semaine toute ma vie, et je n'ai pas grand-chose à mettre de côté à la fin de chaque mois. Je vis confortablement, mais quand Joe Biden parle d'augmenter les impôts, je deviens livide".
A l'heure où le secteur automobile se tourne vers le gouvernement pour réclamer de l'argent – comme l'ont fait les banques –, les HENRY ont des sueurs froides. |
L'or déboussolé |
Début octobre, au pire de la crise boursière et bancaire, l'or se lançait dans une échappée époustouflante et à contrecourant de tous les actifs financiers. Passant ainsi de 730 $ l'once à 920 $ l'once, au moment même ou les Bourses sombraient dans les profondeurs abyssales. L'or, valeur refuge, prenait tout son sens.
Depuis, nous avons assisté à un virage à cent quatre-vingts degrés. L'or s'est d'abord essoufflé, a marqué une pause, avant d'inverser la vapeur et se retourner franchement. À la baisse. Nous avions un support solide sur les 730 $ qui aurait dû contenir les pressions vendeuses. Il n'a pas tenu.
Mauvais signe... Car à présent, l'or est probablement parti pour se diriger vers les 690 $ dans un premier temps, puis vers les 650 $.
Vente des fonds spéculatifs et regain du dollar Les fonds spéculatifs, pris à la gorge, sont obligés de vendre leur or "à tout prix". Ils ont emprunté de l'argent aux banques pour maximiser leurs effets de levier. Avec le krach boursier, leurs actifs s'effondrent. Pour rembourser l'argent emprunté, ils sont obligés de vendre les bijoux de famille. Ce qui nourrit d'autant la spirale baissière.
Autre facteur : la forte baisse du cours du pétrole et des matières premières va freiner le risque inflationniste. Le prix du baril de pétrole est ainsi passé de 147 $ à 67 $. De quoi calmer les angoisses concernant l'inflation qui constituent un fort facteur de hausse pour l'or.
Enfin et surtout, l'or est un actif très recherché lorsqu'il s'agit de se protéger de la baisse du dollar. Or le dollar rebondit violemment, passant de 1,60 $ pour 1 € cet été à 1,27 $ actuellement. Encore un facteur baissier fort.
Inflation et endettement réveilleront l'or Fondamentalement, et à plus long terme, l'or n'a probablement pas dit son dernier mot. Car à coups de milliards de dollars et d'euros imprimés pour "financer" la crise bancaire, puis la relance de l'économie, la masse monétaire n'a jamais crû aussi vite.
Tant que cette croissance se fait au même rythme que la croissance économique, tout va bien. Mais si la masse monétaire croît plus vite que la croissance économique, ce qui est le cas actuellement, la conséquence directe ne peut être qu'un regain d'inflation à moyen terme. Ce qui est un facteur fort de soutien à l'or.
L'endettement croissant des États plaide aussi en faveur de l'or, à commencer par l'endettement des États-Unis : 10 500 Mds$ de dette publique auxquels s'ajoutent plus de 30 000 Mds$ d'endettement des ménages. Or plus ces dettes croissent, plus le dollar est voué à s'affaiblir.
Le rebond actuel du billet vert n'est qu'une correction passagère (due à un différentiel de croissance et de politique de taux anticipés entre Europe et États-Unis) dans une tendance baissière longue. Une dépréciation du dollar est un facteur de soutien pour l'or.
L'après-crise et les pays émergents En outre, une fois la crise économique digérée, les pays émergents reprendront leur développement, urbanisation et industrialisation de plus belle. La demande pour les matières et le pétrole mettra à nouveau l'offre sous tension, ce qui fera remonter les prix. La hausse du prix des matières soutiendra le prix de l'or.
Enfin, Indiens et Chinois sont friands d'or. La demande d'or pour la bijouterie va suivre la hausse de leur pouvoir d'achat.
La corrélation entre demande d'or et revenu mondial par habitant est bonne. Cependant, la production baisse, les minières exploitent des filons de plus en plus pauvres. Une équation qui ne manquera pas de pousser les prix de l'or à la hausse à terme.
Se renforcer sous 650 $ l'once Mais la probabilité de voir maintenant l'or se replier autour des 650 $ est réelle. Ce serait alors une bonne fenêtre pour acheter de l'or, sachant que les fondamentaux à long terme sont positifs.
Première parution : 30/11/08 |
Les cours de l'or et du pétrole au plus bas : cherchez l'erreur |
La Russie ne compte pas moins de six entreprises cotées du secteur pétrolier et gazier. Je vous les donne par ordre décroissant de capitalisation : Rosneft, Lukoil, Surgut, Gazpromneft, TNK-BP et Tatneft. En caractères cyrilliques c'est beaucoup plus exotique, mais l'informatique ne permet pas de partager ces fantaisies.
Ces six entreprises produisent 8,4 millions de barils par jour, affichent des résultats 2008 de 44,4 milliards de dollars et ont une capitalisation totale de l'ordre de 130 milliards de dollars.
Que sont la valeur et le prix ? Des concepts philosophiques qui nourrissent des copies de potaches de terminales... mais qui peuvent aussi être utiles à l'investisseur.
Faisons la moitié du tour du globe, puis descendons dans l'autre hémisphère. Au Brésil, il existe un fleuron national de l'énergie : PetroBras. Celle-ci produit 2,3 millions de barils par jour et a gagné 18,4 milliards de dollars en 2008. Sa capitalisation est de 110 milliards de dollars.
Oui, vous avez bien lu, et, pour une fois, il ne s'agit pas d'une erreur d'un imbécile de journaliste qui n'y connaît rien.
Amusons-nous au petit jeu des ratios : les entreprises russes sont capitalisées à 15 500 $ le baril produit ; PetroBras vaut 48 000 $ le baril produit. Laissons de côté les résultats, très liés au cours du baril. Remarquons juste au passage que les Russes s'achètent trois fois les bénéfices 2008, tandis que notre belle Brésilienne se paye six fois les bénéfices 2008.
Le marché se trompe rarement L'adage du mensonge peut très bien s'appliquer au marché. Soit on ment un peu à beaucoup de monde, soit on ment beaucoup à très peu de gens.
Pareil sur les marchés : les évaluations peuvent être très fausses pour de petites entreprises cotées qui intéressent peu de monde, mais elles sont en général assez exactes pour les grosses entreprises très visibles. C'est le cas des pétrolières. Lorsqu'il y a un décalage, il n'est pas aussi criant que celui sur lequel nous venons de nous pencher.
Le marché a donc décidé que les Russes ne valaient pas lourd par rapport à la Brésilienne. Bien sûr, les Russes (enfin, les investisseurs et les actionnaires desdites entreprises) crient à l'injustice.
Mais les investisseurs considèrent les réserves et les risques du pays. Or les réserves de PetroBras sont colossales -- bien que très profondes. Le robinet russe, de son côté, commence à avoir un débit un peu riquiqui.
Quant aux risques, on parle beaucoup d'une dévaluation du rouble.
Le rouble se trouble Bien entendu, la Russie fera tout pour éviter la honte suprême : une dévaluation du rouble. Elle y emploiera ses réserves de change et son énergie, au sens propre comme figuré.
La Russie possède un peu plus de 475 milliards de dollars de réserve de change. Cependant la manne est un peu écornée par la baisse des cours du baril. Au sommet du pétrole, en août, le trésor russe se montait à 598 milliards de dollars. Le prix "indolore" du baril pour le budget de Moscou est de 65 $. En dessous, les soucis de fin de mois commencent.
Heureusement, l'inflation, qui avait connu un pic en raison de l'augmentation des denrées alimentaires, se calme.
"Il n'y aura pas de dévaluation du rouble. Il faut comprendre le terme dévaluation comme un changement brusque du cours de la monnaie nationale vers le bas, et il n'y en aura pas", déclarait le 27 octobre dernier le vice premier ministre Igor Chouvalov.
Le retour des ors Pendant ce temps, la prime de l'or, c'est-à-dire la différence de prix entre le cours officiel du fixing et le prix de l'or contenu dans une pièce atteint un niveau record. Ainsi, la pièce de 5 roubles, qui pèse 3,87 grammes, s'échange un peu plus de 73 euros, soit le double du cours de l'or.
Et, vous vous souvenez, le marché se trompe rarement...
Du côté du pétrole, il n'y a pas que la Russie que le cours actuel de l'or noir dérange, les pays du Moyen-Orient n'apprécient pas non plus. Même le Brésil pourrait commencer à grincer des dents à 55 $ le baril.
L'or jaune, comme l'or noir, prépareraient leur vengeance qu'il n'y aurait rien d'étonnant. |
La crise, l'argent et nous |
Le modèle de la banque en ligne, qui avait jusqu'à présent peu pris dans le paysage bancaire, sera-t-il une victime collatérale de la crise financière ?
Ma banque est "traditionnelle". Je peux me rendre à son agence, dans le bureau de mon conseiller bancaire pour négocier et rouspéter. Un face à face humain que les Français apprécient d'autant plus qu'ils sont inquiets sur la santé de leur établissement financier.
A titre très personnel, j'en suis toujours à me dépêtrer dans les tracasseries administratives pour obtenir mon prêt immobilier. Voilà deux mois et demi que les retards s'accumulent et que je revendique mon dû – ces fameuses offres de prêt – et réclame à mon banquier un "geste commercial" à la hauteur de mon agacement. Pour le moment, mais rien n'est encore signé, je suis assez fière de mes talents de négociatrice. En ligne, tout ceci serait impossible.
L'ordinateur remplace difficilement le conseiller bancaire Mais les connaissez-vous d'abord ? Axa Banque, la Banque Accord, Boursorama Banque, ING Direct sont quelques-uns des acteurs qui se partagent le marché français de la banque directe ou lowcost. Le cabinet d'études Xerfi vient même de consacrer une étude sur le lowcost dans la banque et dans l'assurance. Pas moins de 260 pages pour expliquer que ce business model est encore loin d'être abouti et qu'un acteur voulant s'y démarquer devrait plutôt faire ceci ou cela... L'étude pose pourtant la vraie bonne question : "y a-t-il la place pour du vrai lowcost dans la banque et l'assurance ?" Réponse : ce n'est pas si évident que cela.
Subprime, CDS et autre jargon. Apprentis sorciers du trading en costume-cravate, grands manitous des ordinateurs aux bonus extravagants. La crise a creusé un abîme entre le microcosme de la finance et le commun des mortels. Selon un sondage Ifop en octobre, 68% des Français estiment que les banques sont responsables de la crise financière et boursière actuelle. La défiance à l'encontre des banques se généralise, conclue l'institut de sondage.
Il y a deux ans, un autre sondage de Global Market Institute affirmait que 57% des Français redoutaient qu'Internet devienne le seul moyen de communiquer avec sa banque. La crise est depuis passée par là et nul doute qu'elle en a échaudé plus d'un. Les banques traditionnelles sont malmenées, leur activité de banque de détail commence à flancher. Les banques en ligne doivent être encore moins bien loties.
La crise a changé notre rapport avec l'argent Quoiqu'on en dise, cette crise a profondément changé le rapport des Français avec l'argent. Une preuve : en septembre dernier, Philosophie Magazine faisait ses gros titres sur un dossier intitulé "L'argent, totem ou tabou ?". On pouvait y lire des analyses du genre : "longtemps caché, stigmatisé par Socrate, Aristote ou la chrétienté, l'argent est consacré par la modernité qui fait de l'appât du gain le grand moteur de la vie sociale. Reste à savoir si sa prétention à fixer la valeur de tous les biens n'est pas démesurée." Instructif !
Même le très sérieux The Economist, dans sa publication Intelligent Life, consacre un article long de six pages sur l'argent au sein des couples et commence ainsi : "avec la crise du crédit vient la crise du couple". Prometteur également !
La crise actuelle a-t-elle pu tuer la dictature de l'argent tout-puissant, alpha et oméga de tous nos comportements ? Vivre pour gagner de l'argent ou gagner de l'argent pour vivre, ces questions refont surface.
Le G20 aurait dû se pencher sur la question. Redéfinir le capitalisme demande d'analyser la secousse provoquée par la crise financière dans notre manière d'appréhender l'argent.
Les cigales vont redevenir fourmis. Les Français resserrent aujourd'hui les cordons de leur bourse dans l'attente de jours encore moins bons. Sage précaution à titre individuel que de se constituer un petit matelas financier et de revoir son train de vie. Mauvais idée, à l'échelle d'un pays, car cela accentue le ralentissement économique.
La charité en prend un coup Malheureusement, la crise pourrait rendre les Français moins généreux même envers les bonnes causes. L'année dernière, la grand-messe du Téléthon avait permis de récolter 13,3 millions d'euros. L'enveloppe pourrait être plus légère cette année car les Français ne cachent pas qu'ils seront moins prodigues. D'ailleurs, depuis le début de l'année, leurs dons ont, selon un autre sondage Ifop, baissé de 1,5 à 2 euros en moyenne. "La baisse ressentie du pouvoir d'achat qui s'érige en principale contrainte et incite ces Français à la réserve", estime l'Ifop. Près de la moitié des Français fait preuve de charité chaque année et cela ne devrait pas changer malgré tout. Chez les autres 50%, l'excuse de la crise financière est fréquente (pour 20% d'entre eux).
Nous citions hier La Lettre de l'Expansion, qui publiait l'étude d'un cabinet financier selon lequel entre 15 et 20% du patrimoine des riches était en train de partir en fumée, dépassant les pertes des autres catégories sociales. C'est autant d'argent en moins pour les caisses des associations caritatives.
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A petits soucis, petits crédits : la mairie de Paris propose des microcrédits |
C'est nouveau. Depuis le 8 octobre, la mairie de Paris offre des microcrédits, de 300 à 3 000 euros aux Parisiens modestes : ceux dont les revenus mensuels n'excèdent pas les 2 000 euros pour une personne seule, les 2 500 euros pour un couple et les 4 500 euros pour un couple avec deux enfants.
Le taux d'intérêt fixé à 4%, sans frais de dossier ni assurance pour une durée de six à trente-six mois ne pouvait pas s'appliquer à tout le monde. Il est trop attractif pour ce qui s'assimile à du crédit à la consommation. En effet, le financement du permis de conduire, l'achat d'un véhicule, d'un chauffe-eau… entrent dans le cadre des projets pouvant être avalisés.
Pourtant, la mairie de Paris estime que le microcrédit personnel ne "vient pas se substituer aux prêts à la consommation classiques ou aux dispositifs d'aide sociale. Il ne peut pas servir à combler des découverts, à racheter des dettes, ou à créer une entreprise."
A regarder d'un peu plus près, la mission de ce crédit est avant tout sociale. La philosophie est la suivante : oui, nous vous aiderons à acheter un véhicule, mais uniquement parce qu'il vous est nécessaire pour retrouver un emploi. Oui, pour financer cette formation en restauration, si vous voulez vous reconvertir dans le domaine. Non au financement des cours Florent pour devenir intermittent du spectacle. Favoriser le retour à l'emploi, un logement décent et l'accès aux soins, tels sont les objectifs.
Sur un an, le Crédit municipal de Paris estime que "1 000 dossiers seront acceptés. Dès le deuxième jour nous avons été contactés pour des prêts moyens de 1 000 à 1 500 euros." Chaque dossier est examiné de façon collégiale, tous ne seront pas acceptés.
Première parution : 23/10/08 |
Pauvres riches : les milliardaires et le monde de l'art sont aussi touchés par la crise |
Le caviar en tartines et le champagne au petit déjeuner, c'est terminé. Signe que les temps sont durs, même les milliardaires russes souffrent de la crise. Evidemment, plus la fortune est importante, plus les chances de perdre beaucoup le sont également. Roman Abramovitch, l'ex-homme le plus riche de Russie et connu en Occident pour être le propriétaire du club de foot de Chelsea, a ainsi vu 20 milliards de dollars partir en fumée en Bourse. Résultat, il vient de différer son mariage avec Dacha Joukova. Pas le temps de penser au plaisir en ce moment...
L'information provient d'estimations de Bloomberg, qui a publié un "amusant" tableau des pertes des portefeuilles des milliardaires russes. Voici quelques uns des grands gagnants du classement : - Vladimir Lisin : 22 milliards de dollars - Alexei Mordashov : 19,2 milliards de dollars - Vladimir Potanin : 19,1 milliards de dollars - Oleg Deripaska : 19 milliards de dollars
La liste (qui date de mi-octobre) comprend 25 milliardaires et le montant cumulé de leurs pertes en Bourse serait, selon les comptes de Bloomberg, de près de 238 milliards de dollars. Au delà du montant de ces pertes, ces hommes d'affaires risquent d'avoir de futurs problèmes, car la valeur de leur capital – largement, donc, investi en Bourse – leur a servi à faire de nombreux emprunts.
Les milliardaires russes vont-ils connaître des problèmes de remboursements comme le commun des mortels ?
Chez nous, les huit familles françaises qui possèdent ou contrôlent les plus grandes compagnies cotées ont perdu 23 milliards d'euros depuis janvier dernier, selon Breakingviews.com.
Surveiller ses dépenses Les riches sont moins riches, en tout cas les Russes. Les conséquences ne se sont pas fait attendre. Le marché de l'art est en berne, pis, c'est la débandade.
Au cours de ces dernières semaines, à New York, les oeuvres vendues dans les ventes Christie's partent souvent 45% en dessous de la valeur à laquelle elles avaient été estimées. Une nouvelle qui n'a même pas de quoi réjouir son concurrent Sotheby's, qui traverse à peu près les mêmes turbulences. Heureux sont les propriétaires de tableaux qui n'ont pas un pressant besoin d'argent. Ils peuvent se permettre de repousser la vente de leur bien. C'est ce qu'ont fait les propriétaires d'un Arlequin de Picasso. Estimé à plus de 30 millions d'euros, il a été retiré de la vente à la dernière minute, "ravalée", dans le jargon du milieu.
Une décision sans doute sage au regard des dernières transactions réalisées. Un autre Picasso, Marie-Thérèse et sa soeur lisant, a été adjugé à 18 millions de dollars, son estimation basse.
Sans compter les invendus. Pourtant, les artistes sont de taille : Mark Rothko et Francis Bacon. A croire qu'être exposé à la Tate Gallery (Britain ou Modern) en ce moment porte malheur. Une toile de Rothko estimée à 30 millions de dollars n'a pas trouvé preneur. Tout comme un autoportrait de Francis Bacon. Il était estimé à 40 millions de dollars, mais les enchères se sont arrêtées à 27,4 millions. Ce peintre avait pourtant connu une vente record en mai dernier. Un de ses triptyques était parti à 86,2 millions de dollars.
Christopher Burge, président honoraire de Christie's, était cité dans La Tribune à propos des crises du marché de l'art : "j'ai connu celle de 1974 (après le choc pétrolier de 1973), de 1991 (guerre du Golfe), et de 2001 (après notamment les attentats contre le World Trade center), mais je crois que celle-ci va être pire qu'en 2001".
Les riches en détresse Revenons dans notre monde, celui où "riche" n'évoque pas automatiquement les milliardaires russes. Là aussi, chez les Français les plus à l'aise, les nouvelles ne sont pas bonnes. D'après La Lettre de l'Expansion, qui publie une étude d'un cabinet financier, entre 15 et 20% du patrimoine des riches est en train de partir en fumée, dépassant les pertes des autres catégories sociales.
L'avenir ne semble pas non plus réserver de bonnes surprises aux cadres, puisque leur retraite s'annonce quelque peu périlleuse. D'après le journal La Tribune, le régime de retraite complémentaire des cadres subit les effets de la crise. Ainsi, les produits financiers de l'Agirc ont chuté de 600 millions d'euros. Il vaudrait donc mieux compter sur soi en priorité pour préparer sa retraite. Pas facile cependant quand son patrimoine fond. Un véritable casse-tête. |
Retraites : le système des fonds de pension mis à mal par la crise |
"Ils ont l'air heureux sur les écrans publicitaires de la télévision, ces couples américains prévoyants qui jouissent de leurs années de retraite, les 'golden years'(les années dorées) parce qu'ils ont sagement épargné et investi", ironise Le Monde.
Mais voilà, dans la vraie vie, les Américains déchantent. Leurs pécules pour les vieux jours ont fondu depuis le krach.
Dans le système de retraite par capitalisation outre-Atlantique, les travailleurs cotisent pendant leur vie active pour payer leur retraite. "Les fonds de pension étatiques et locaux sont composés d'une mosaïque de 2 700 fonds qui gèrent 1 400 Mds$ pour 21 millions d'employés, des enseignants aux employés communaux en passant par les pompiers", explique le Financial Times.
Si le fonds de pension est "systématique dans le secteur public", il est "optionnel dans le secteur privé où il ne concerne plus que 5% des employés contre 60% en 1980", précisent Les Echos.
Dans les portefeuilles de ces fonds, quelques produits sûrs comme des obligations, mais surtout beaucoup d'actions, ces mêmes qui ont dévissé. La débâcle boursière a donc fait très mal. "Environ 40% sont insuffisamment financés, ce qui veut dire qu'ils ne pourront pas payer les retraites à venir, pourtant promises aux employés", prévient le Financial Times.
Le cas Calpers est emblématique. En Californie, cet organisme gère "les retraites et les prestations sociales de 1,6 million de fonctionnaires", rappelle Le Monde. Le fonds "a perdu en douze mois 67 Mds$, soit 25% de sa valeur : ses actifs, qui valaient 260,6 Mds en octobre 2007, en valent 190 Mds actuellement", poursuit le journal. Après quatre années de résultats à deux chiffres, note le Los Angeles Times, l'exercice s'annonce rude.
Cela s'annonce surtout difficile pour les Américains concernés. Les plus "chanceux" cotisent à un fonds à prestations définies : ils recevront à leur départ en retraite une rente mensuelle fixe. Chez General Motors, le poids de ces retraites est un énorme boulet dans les finances du constructeur automobile.
Les moins "chanceux" sont prisonniers d'un système plus récent qui, aussi illogique que cela puisse paraître, garantit les cotisations versées mais pas les rentes à venir. Ce sont les fameux comptes 401(k), "investis principalement en actions", détaillent Les Echos. C'est désormais "le salarié (qui) supporte le risque lié à l'évolution de la valeur de l'épargne investie", note Le Monde.
Finies les retraites dorées Les Américains ont de quoi se faire des cheveux blancs. Certains fonds de pension, comme Calpers, vont revoir à la hausse le montant des cotisations. Les salariés devront mettre davantage au pot sans être sûrs de recevoir quelque chose en retour.
Les actuels retraités, quant à eux, risquent de voir leur rente sérieusement écornée. Mauvaises nouvelles en somme pour leur pouvoir d'achat. Mauvaises nouvelles également pour l'économie qui devra se passer de la propension à dépenser des petits vieux américains.
Première parution : 30/10/08 |
L'impossible démantèlement nucléaire |
Le recyclage est un secteur qui fourmille d'opportunités. Traiter les déchets nucléaires, démanteler les centrales, même domaine, mêmes bons coups ?
Le secteur est en pleine expansion. Des installations radioactives sur le déclin jonchent la planète, les associations écologiques crient au scandale, les gouvernements décident peu à peu d'intervenir. Le devis pour ces "travaux" de retraitement se monterait à 1 000 Mds$ à l'échelle mondiale.
La tâche est vaste : il faut traiter à la fois les installations nucléaires militaires, les laboratoires de recherche et les réacteurs produisant de l'électricité. Toute installation nucléaire a en effet une durée de vie limitée. La France l'estime à quarante ans.
En France, la plupart de nos installations en sont à la moitié de leur vie, mais la gestion de l'héritage nucléaire est une question qui s'anticipe. Le retraitement des sites et des déchets nucléaires est en passe de devenir un vrai business, les sommes en jeu sont colossales. Claudio Pescatore, de l'Agence de l'énergie nucléaire de l'OCDE, a établi dans Le Monde que "le démantèlement nucléaire est devenu une activité industrielle, représentant un chiffre d'affaires en augmentation régulière de 5 à 6 Mds$ par an".
Autre raison de croire en l'avenir du secteur : le nombre croissant d'incidents sur des sites radioactifs pousse la question du traitement du nucléaire sur le devant de la scène. Depuis juillet dernier, les scandales s'égrènent : défaillances à l'usine de la Socrati à Bollène, de la Comurhex à Romans et de la centrale EDF à Tricastin. En plus de ces incidents, rien qu'en France, plusieurs vieux sites de production de radium sont en attente d'un processus de décontamination.
Perte de contrôle Pourtant, ce secteur en plein boom est constellé de pièges. En premier lieu, tout ce qui touche au nucléaire est hautement sensible, l'État y est donc omniprésent. Chaque opération est soumise à la surveillance d'une agence publique ; en France, il s'agit de l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra).
Autre souci, et non des moindres : le contrôle du coût est quasi impossible. Les dérapages sont de rigueur, les prix des chantiers de démantèlement explosent à chaque fois. Un exemple : le démantèlement du réacteur de Brennilis, dans le Finistère. L'histoire dure depuis 1985. Le coût de l'opération, d'après le réseau "Sortir du nucléaire", est déjà vingt fois supérieur à ce qui avait été prévu au départ. Depuis 2007, le chantier est même à l'arrêt, à la suite d'une décision du Conseil d'État – preuve des implications politiques dans ces dossiers. Le démantèlement devrait reprendre en 2009, sous la surveillance des élus locaux et d'associations.
Complications également autour du démantèlement de la centrale des monts d'Arrée. Il y a un an, cinq associations s'unissaient pour interpeller le gouvernement sur la dangerosité du chantier et le dépassement de ses coûts. L'explosion des coûts est en partie liée aux enjeux de sécurité, essentiels dans le traitement de déchets radioactifs. Le coût réel des opérations n'est jamais vraiment connu au départ.
En règle générale, les estimations varient de 500 à 800 M$ par démantèlement de réacteur. Georges Leka s'en explique dans Le Monde : "On n'est jamais assez prudents. Les estimations initiales sont toujours revues à la hausse, jamais à la baisse. Car les exigences sont constamment renforcées."
L'avenir du secteur est également très incertain. Les recherches sur de nouveaux modes de stockage de déchets radioactifs sont toujours en cours d'expérimentation. En 2010, la Hongrie ouvrira son premier centre de stockage dans une cavité souterraine. Coût de l'opération : 152 M€, fournis par les sociétés productrices des déchets. À quoi il faut ajouter environ 120 M€ pour les recherches géologiques et la préparation du site.
Méfiance également quand il s'agit d'investir sur des entreprises qui produisent du nucléaire, car elles devront participer à la note du retraitement. Ainsi, Areva a déjà provisionné un fonds spécifique avec 10 Mds€, tandis qu'EDF a mis de côté 7,8 Mds€. Cependant, il n'est pas sûr que cela suffise au démantèlement de toutes les centrales vieillissantes. Si le fonds d'EDF s'avère insuffisant, le contribuable devra-t-il participer ?
Première parution : 23/10/08 |
Investir dans le nucléaire : attention, danger ! |
La logique veut que le marché du nucléaire soit lucratif mais il est aussi extrêmement politique. Or les politiques réagissent aussi en fonction des émotions de leurs peuples. Au moindre incident, les programmes peuvent être gelés.
Suite à la catastrophe de Tchernobyl, en 1986, le Royaume-Uni n'a plus commandé de centrales pendant huit ans, douze aux États-Unis, rappelle Tom Burke, cofondateur de E3G et membre de l'Energy Institute. La "simple anomalie de fonctionnement" de Tricastin a eu des effets désastreux sur l'économie locale.
L'imaginaire collectif n'est pas favorable au nucléaire. Dans la tête des gens, il n'y a qu'un pas entre les nucléaires civil et militaire. Alors, en absence d'une autorité de sécurité mondiale pour le nucléaire civil comme il peut en exister pour le nucléaire militaire, avec boycott à la clé, la réalisation des réacteurs peut être remise en cause sans préavis.
Cela a d'ailleurs été le cas pour le Superphénix, réacteur de quatrième génération, dont la capacité à créer son propre combustible a terrifié la population. Le gouvernement Jospin a abandonné son développement.
Bien sûr, de nombreuses centrales verront le jour d'ici 2050 mais avec combien de retard dans la construction ? En Finlande, le premier EPR construit par Areva sera opérationnel avec deux ans de retard. Au passage, le surcoût se chiffre en centaines de millions d'euros. Aux États-Unis, les rapports ne cessent de tomber concernant les surcoûts des projets de centrales électriques.
Première parution : 23/10/08
Articles conseillés : - Energie : retour en grâce du nucléaire, par Céline Astruc |
La montagne G20 a accouché d'une souris |
A Reims hier, on était "déçu et triste", dixit le socialiste Bertrand Delanoë, et le PS s'enfonçait dans la crise politique suite à un congrès extraordinaire.
A Washington, Nicolas Sarkozy, lui, a parlé d'un sommet "historique" au sortir de deux jours de réunion entre les pays du G20.
A Reims, les bulles de champagne n'ont pas pétillé. A Washington, on s'est évertué à trouver des pistes de solutions pour sortir de la crise née de l'éclatement de la bulle financière.
Bretton Woods, pas de retour Quand les pays se sont réunis à Bretton Woods en 1944, cela faisait déjà deux ans qu'ils préparaient des plans pour tracer les bases du capitalisme de l'après-guerre. Il ne fallait pas en attendre autant de la réunion de ce week-end à Washington. Pourtant, dans ces temps bien difficiles, certains espéraient un "Bretton Woods II". Au final, les pays du G20 sont repartis avec un calendrier de travail et la consigne de tout faire pour relancer leur économie. Une consigne longue de huit pages tout de même, et forte de 47 actions.
C'est pourtant bien peu pour remettre en selle l'économie mondiale.
Prochain rendez-vous en avril prochain, avec Barack Obama cette fois-ci. Car l'absence des Etats-Unis à Washington était flagrante. D'ailleurs, ce matin, la presse française s'appesantissait beaucoup plus sur cette réunion que son homologue américaine, qui semblait l'ignorer. A croire que cette réunion du G20, vivement réclamée par le président français et président temporaire de l'Union européenne, Nicolas Sarkozy, était une "affaire d'Européens".
Les pertes de banques, le sempiternel retour Cela devient aussi une spécialité d'Européens que d'annoncer des pertes bancaires. Alors que l'on entend presque plus parler des banques américaines, une petite faisait les gros titres en fin de semaine dernière : la FSA qui n'est autre que la filiale américaine en assurance de Dexia. La banque a finalement décidé de s'en séparer en grande partie.
Dexia a beau avoir été secourue par les Etats français, belge et luxembourgeois, elle ne se porte pas mieux. La banque affiche au contraire une perte de 1,5 milliard d'euros au troisième trimestre. Depuis le début de l'année, l'institution a perdu 723 millions d'euros.
Décidément, l'actualité financière belge était mouvementée ce week-end. Nos voisins belges s'inquiètent pour leurs comptes chez Dexia. Certains d'entre eux n'en ont même plus le loisir : la faillite de la banque islandaise Kaupthing a bloqué leur épargne. Et leur petite manifestation dans les rues de Bruxelles ce week-end n'y changera rien. Avec une Islande au bord de la banqueroute, leur pécule n'est pas prêt de rentrer au bercail.
Mais que l'on se rassure, si les banques européennes continuent à faire des pertes, ce n'est pas à cause de dysfonctionnements. C'est en tous cas l'invraisemblable argument qu'a utilisé Natixis la semaine dernière pour justifier une nouvelle perte de 250 millions d'euros en octobre. Doit-on comprendre que le fonctionnement normal de la banque est de dilapider l'argent des déposants ?
A Washington, le sommet n'a pas été avare en promesses, bien au contraire. Tous, de Sarkozy à Lula, ont multiplié les déclarations de bonne intention. Tous se sont dits prêts à remettre au pot pour aider les banques en mal de liquidités. Mais pas un mot sur ce que devrait être le "fonctionnement normal" d'une banque.
Si vous laissez couler l'eau du robinet sans avoir bouché votre baignoire, vous n'êtes pas prêts de vous délasser dans votre bain. Pas besoin d'attraper une migraine pour le comprendre. |
La récession s'installe |
La monnaie britannique chute face à l'euro et au dollar. Hier, en début d'après-midi, 1 livre sterling valait 1,1869 euro et 1,4862 dollar. C'est le signe que la récession dans laquelle s'enfonce la Grande-Bretagne risque d'être longue et douloureuse, déplorent nos collègues du MoneyWeek britannique.
L'euro n'est pas mieux loti et ne cesse de se déprécier face au billet vert. Parce que le Vieux Continent ne se porte pas mieux. L'Allemagne, jusqu'à peu encensée comme la "locomotive européenne", est sur une voie de garage. Même les Germains n'échappent pas au marasme : depuis deux trimestres, le PIB de l'Allemagne a reculé, c'est la récession.
Si la livre sterling plonge, le dollar lui se porte plutôt bien. Le billet vert est à nouveau considéré comme un refuge en période de fortes incertitudes. Il ne faut pas en conclure pour autant que les Etats-Unis sont sortis d'affaire.
L'OCDE sonne le tocsin : la récession est là De toute façon, prévient l'Organisation pour la coopération et le développement économiques, on devrait passer par la récession. Elle estime que les 30 pays de sa zone y sont déjà entrés. "Les projections de l'OCDE laissent entrevoir un ralentissement prolongé de l'activité avec un recul probable du PIB de 0,3% en 2009 mais les incertitudes sont importantes", explique l'organisation. Comprendre : on pourrait et devrait encore faire moins bien que ces -0,3%, que le Fonds monétaire international calcule également.
"En particulier, la situation financière pourrait mettre plus de temps que prévu à se normaliser, de nouveaux établissements financiers pourraient se retrouver au bord de la faillite et les économies de marché émergentes pourraient être plus durement touchées par le tassement du commerce mondial et par une réévaluation des risques de la part des investisseurs étrangers". L'OCDE devient franchement pessimiste.
Ne nous leurrons pas en effet. Le nouveau sauvetage d'AIG n'amène pas à l'optimisme. Les cadavres n'en finissent pas de remonter. La déconfiture de Natixis n'incite guère plus à l'optimisme. Le plus risible – et je ris jaune -, c'est l'entêtement du groupe à vouloir minimiser ses erreurs : non la banque n'a pas perdu 1 milliard d'euros en opérations de trading, comme le suggérait la presse française, mais SEULEMENT 250 millions, en octobre.
Les pays émergents resteront en croissance, malgré tout Que dire de ces fameuses économies émergentes et de la théorie du découplage ? Dans le dernier n | |