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23. Modrono: expert en décoration.  |
| Jean Paul MODRONO, secondé par son épouse, est une entreprise familiale située à Fréjus, dans le VAR. 3ème génération de peintre décorateur, à votre service depuis plus de 20 ans, Jean Paul MODRONO et ses compagnons mettent à vitre disposition leu savoir faire et toute leur passion des couleurs et des matières pour réaliser : peinture à la chaux, décors faux marbres, décorations personnalisées, patines, plafonds tendus, corniches, moulures, colonnes, parquet, moquette, stucco, revêtements muraux, meubles peints, ravalement de façades. Nous restons à votre disposition pour vos projets de décoration et rénovation. Nous exerçons notre activité sur Fréjus Saint Raphaël Saint Aygulf Var |
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25. Cravate et Boutons de manchette - Cravate Soie  |
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Actualités : MoneyWeek
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Energie : GDF limite les pertes |
La "meilleure" performance française du moment est à mettre à l'actif de GDF (devenu GDF-Suez), qui a tout de même reculé de près de 4% entre le 1er janvier et le 26 août. Le cours du gazier français a pleinement bénéficié de l'effet de fusion avec Suez.
Dans les semaines qui ont précédé l'opération, l'action GDF a grimpé en flèche. Elle marque désormais le pas. Seules deux autres entreprises françaises ont perdu moins de 5%, Vallourec et ArcelorMittal.
Les champions de l'énergie qui "tenaient la baraque" du CAC 40 ont tous lâché durant les trois derniers mois. La flambée des matières premières s'est inversée, et Total n'est plus aussi fringant. En huit mois, l'action du pétrolier français a perdu près de 15%.
Pendant le dernier trimestre, ArcelorMittal, qui surfait jusque-là sur la hausse des prix de l'acier, a sombré de près de 20%.
On pourrait croire que les Allemands s'en sortent mieux. Pas sûr. Les pertes sont souvent très importantes de l'autre côté du Rhin. Le géant Eon a perdu plus de 70% depuis le début de l'année. Le secteur énergétique gaulois a donc pris un net avantage.
Première publication : 06/09/08 |
Fret maritime : misez sur les armateurs |
Le secteur maritime est cyclique. La phase de croissance que connaît le fret depuis cinq ans succède à un cycle négatif de six ans, débuté en 1997, à la suite de la crise financière asiatique. Le déséquilibre entre l'offre et la demande qui se met en place laisse présager un nouveau basculement dans un cycle négatif.
Seul espoir de l'éviter : "Que les armateurs ne parviennent plus à payer toutes leurs commandes de navires et par conséquent les annulent. La diminution des capitaux disponibles avec la crise rend cette hypothèse possible. Ce mécanisme conduirait à une autorégulation du secteur", explique le président de BRS, Jean-Bernard Raoust.
Nous sommes cependant toujours dans une période exceptionnelle pour le fret. Avant un inversement de tendance, les investisseurs audacieux profiteront de belles opportunités en se concentrant sur un type d'acteur : les armateurs, plus précisément les spécialistes du vrac sec.
Les taux de fret dans le vrac restent pour l'instant très élevés. Pour certains types de navires, le prix de location journalier a été multiplié par trois entre 2006 et 2008. Ainsi, même si la cote perdait 50%, la location de vraquiers resterait rentable.
Et, pour l'instant, la cote des navires d'occasion reflète un marché dynamique : les prix de vente des cargos d'occasion ont doublé, voire triplé, entre 2005 et 2007.
À plus long terme, entre crises financières et hausses du pétrole ou des matières premières, le fret pourrait-il être condamné à se réduire comme peau de chagrin ? "Nous n'aurons plus de bananes", imagine Dan Koeppel dans Forbes. Certains prévoient déjà la fin des produits exotiques, un retour à des productions locales, un repli communautaire.
Pour d'autres, aucun retour en arrière n'est possible. "Le monde va continuer de se spécialiser. Il y aura des pays concentrés sur la production de produits comestibles, d'autres deviendront des centres de technologie, comme l'Europe et les Etats-Unis. Il y aura constamment des échanges entre les lieux de production et les centres de consommation", prédit Jean-Bernard Raoust.
L'essence même du transport maritime ne serait donc pas menacée. |
Comment passer un ordre de bourse ? |
Vous avez décidé d'acheter une ou des valeurs cotées en Bourse. Il vous faut donc passer à la pratique, c'est-à-dire passer un ordre de Bourse ; peut-être êtes-vous peu familiarisé, voire pas du tout, avec ce type d'opération. Pas de problème, laissez vous guider.
Avant tout, à qui vous adresser ? Il vous faut contacter un intermédiaire habilité, c'est-à-dire à une entreprise d'investissement ou un établissement de crédit (Banques, Caisses d'Épargne, etc.).
Ces intermédiaires agissent dans le cadre d'un monopole pour la fourniture de prestations d'investissement à des tiers. Vous devez donc passer obligatoirement par eux pour investir Bourse. Concrètement, pour un particulier, les banques et les courtiers internet sont les plus adaptés.
Vous n'avez que l'embarras du choix.
Que faut-il indiquer quand on passe un ordre ? Quel que soit le moyen de transmission de votre ordre à votre intermédiaire (lettre, téléphone -- pour lequel il vous sera demandé une confirmation écrite -- fax, minitel ou internet), il y a des indications obligatoires à respecter afin que votre ordre soit valide et exécuté dans la plus grande clarté, sans contestation possible. En voici une liste précise :
- le sens de l'opération, soit un achat, soit une vente
- le nom de la société, ainsi que la nature du titre, caractérisée par le code ISIN. Ce dernier indique le nom, la nature et le marché de cotation de chaque valeur. Cette dernière précision est donc de moins en moins demandée car le code ISIN fournit l'indication reprise en clair à l'écran ou sur le bordereau papier ou informatique.
- le nombre de titres souhaités (achat) ou proposés (vente)
- le règlement, au comptant ou au SRD. Par défaut, l'ordre sera considéré comme passé au comptant, c'est-à-dire payable à l'exécution.
- le type d'ordre, au marché, à cours limité, etc. (voir précédemment)
- le prix, cours demandé pour l'achat ou la vente
- la durée de validité, jour, à date déterminée (avec comme limite, pour les valeurs négociées au comptant, le dernier jour du mois), et à révocation (soit une année civile maximum). Attention : à défaut d'indication, c'est la durée jour qui est retenue.
Exemple :
Nous sommes le 1/09/05 et vous désirez acquérir 100 actions SUEZ au comptant et au prix limite de 22,40 euros, avec comme durée de validité le mois. Vous indiquerez :
Nom = SUEZ Code Isin = FR0000120529 Opération = achat Quantité = 100 Type = cours limité Cours/prix = 22,40 € Marché/règlement = comptant Validité = 31/09/05 |
La bombe des hedge funds |
Qui seront les prochains à exploser ? Tous les regards se tournent vers l'industrie des hedge funds. Ces fonds spéculatifs sont peu connus en France, si ce n'est d'un microcosme de professionnels de la finance. Du coup, ils ont mauvaise réputation.
Or, il n'y a pas de fumée sans feu. Est-on en train de découvrir qu'ils méritent cette réputation ? Peut-être.
Tirs de mortiers dans le paysage des hedge funds Le petit monde de la finance bruisse de rumeurs. L'une d'elle porte sur Wyser-Pratte Management Co., illustre inconnu jusqu'à aujourd'hui. Ma recherche sur Internet m'a laissée sur ma faim. Pas de site Internet consultable. J'apprends juste qu'il s'agit d'un fonds d'investissement dans des sociétés européennes sous-évaluées. Son patron est un franco-autrichien né en 1940 à Vichy – cela promettait – naturalisé Américain. L'homme s'est créé une réputation d'investisseur aux dents longues en rachetant des boîtes américaines dans les années 1970 et s'est lancé à la conquête du Vieux Continent dans les années 1990. Récemment, le fonds a pris des participations dans le capital de Valeo, de Maurel & Prom, d'Ingenico, de TUI.
Mais ses affaires ont l'air d'aller beaucoup moins bien, laissent entendre les rumeurs. Des fonds auraient été gelés. Plus moyens d'obtenir une date et une valeur pour retirer son argent.
En France, la société de gestion ADI est sur la sellette. Il s'agit de l'une des principales sociétés de gestion alternative de l'Hexagone. Elle gérait 4,4 milliards d'euros fin août. Combien lui en reste-t-il un mois plus tard ? Sans doute bien moins. ADI a fermé 5 fonds, ce qui représente 10 % de ses encours.
Ce gel s'appelle lock-up dans le jargon. Ceux qui ont mis leurs billes dans ces fonds doivent ronger leurs freins. Ils se précipiteront sans doute dès la réouverture pour récupérer leur argent. Une sortie massive de cash qui ne fera qu'empirer la situation des ces fonds.
Une salve de faillites n'est pas à exclure Ce ne sera sans doute pas une exception dans le paysage des hedge funds. Beaucoup en sont conscients, peu en parlent. Notre confrère, L'Agefi Hebdo, a senti le vent tourner. Il vient de sortir un dossier sur cette « industrie en danger ». Une mine de citations toutes plus anxiogènes les unes que les autres. La palme revient à Ken Heinz, président du Hedge Fund Research Inc : « 350 fonds ont été liquidés au cours du premier semestre 2008, soit une croissance de 15% sur un an. Et à ce rythme, nous anticipons la disparition de 700 fonds pour cette année. »
Cela va faire très mal dans le petit monde de la finance. 700 dépôts de bilan sur quelque 7 652 hedge funds enregistrés fin juin dernier, cela fait un taux de faillite de 10% environ. Même les banques s'en sortent mieux.
Qui plus est, les hedge funds n'auront pas la chance des banques d'être généreusement renfloués voire nationalisés, au motif que leur banqueroute ne risque pas de renverser le système.
Raccourci idiot. Les hedge funds sont de véritables pieuvres : ils ont étendu leurs tentacules dans de nombreuses entreprises. Ils sont devenus un maillon indispensable du financement de l'activité industrielle. Sans ces ressources financières, de nombreuses entreprises risquent d'aller encore plus mal qu'elles ne vont. Pas de quoi rassurer !
Et d'où vient leur argent ? Des retraites des petits ouvriers californiens. Sans rire, les hedge funds sont à l'origine des fonds de pension qui complètent le système anglo-saxon. Bien évidemment, les gérants de hedge ont aussi excellé dans l'invention de produits financiers nébuleux.
L'année dernière, on a découvert que des produits pourris avaient été dispatchés de par le monde, croyant que l'on en réduirait ainsi les vices cachés. Cela a donné la crise des subprime : à trop vouloir se débarrasser du risque, on se l'est repris en pleine tête.
Avec les hedge funds, on risque le même retour de boomerang. On découvre que ces fonds ont aussi des avoirs un peu magouillés mais nul ne sait dire combien et quand ils vont nous exploser à la tête. Il n'y a pas de fumée sans feu. Les hedge funds sont les nouveaux diables. |
J'aimerais savoir ce que veut dire fonds de gestion alternative mais j'ai honte de poser la question... |
Les fonds de gestion alternative sont des fonds spécialisés dans des techniques de gestion non conventionnelles.
Ils se servent de méthodes de gestion inaccessibles pour le particulier et utilisent de nombreux produits dérivés. Ces derniers, souvent très complexes, rendent illisibles les stratégies du fonds.
L'investissement dans un fonds alternatif est un investissement de confiance car on ne sait pas très bien sur quels secteurs et actifs le fonds va miser.
Ceux qui sont efficaces permettent d'investir profitablement, même en période de marché baissier. Ils utilisent, par exemple, la vente à découvert afin de miser sur une baisse des cours.
Ils ont également recours aux arbitrages pour se protéger d'un retournement de marché.
Ils investissent aussi sur des valeurs mobilières comme les matières premières. |
J'aimerais savoir ce que veut dire un ordre de vente à cours limité mais j'ai honte de poser la question... |
Un ordre de vente à cours limité vous permet de garantir un prix au-dessous duquel vos actions ne seront pas vendues. C'est l'ordre le plus utilisé, car il est très simple.
Si le cours de l'action vaut 100 € et que vous décidez donc de vendre, en plaçant un ordre à cours limité à 100 €, vos actions ne seront pas vendues à 99,99 €. Elles le seront à 100 € et plus.
En revanche ce type d'ordre présente l'inconvénient de ne pas être prioritaire. C'est le prix de l'exigence sur le prix de vente. Tant que les acheteurs trouvent des actions à un tarif inférieur, votre ordre n'est pas traité.
Si des vendeurs sont prêts à vendre leur titre pour moins cher, il se peut que vous ne trouviez pas preneur. Ne mettez donc pas votre ordre de vente à cours limité à un niveau trop haut si vous voulez liquider vos actions dans de bonnes conditions. |
Chantiers navals et transporteurs : les écueils à éviter |
Changement de cap des chantiers navals Il est trop tard pour miser sur les chantiers navals. Il y a quelques années, le monde faisait état d'une sous-capacité dans la construction, c'était le bon moment pour investir. La situation s'est inversée depuis que la Chine a décidé de se doter de chantiers performants.
L'Europe, longtemps centre mondial des chantiers navals, s'est effacée au profit de l'Asie, Corée du Sud et Chine en tête, suivies par le Japon.
Autre raison pour laquelle les constructeurs ne constituent pas un bon investissement : le coût croissant de fabrication des navires. Leur prix est fixe, établi à la commande, alors que le bateau n'est livré que trois ans plus tard. Les constructeurs subissent donc de plein fouet la hausse des prix de l'énergie et des matières premières, aux dépens de leurs marges. Les constructeurs souhaitent indexer les prix des navires sur l'inflation des matériaux utilisés.
Si tel était le cas, il serait temps de revoir nos positions en termes d'investissement. Cependant, les armateurs restant fermement opposés à une telle réforme, mieux vaut rester à l'écart.
Transporteurs : le creux de la vague Sur ce marché où le pessimisme est roi, les prévisions de commande des nouveaux tankers affolent les spécialistes. La demande mondiale ne devrait pas être suffisante pour remplir tous ces pétroliers.
Ce sont cependant les porte-conteneurs qui vont être parmi les plus touchés par la crise. Américains et Européens auront moins à coeur d'acheter des lecteurs DVD, des jouets ou autres gadgets sortis des usines chinoises. De plus, les porte-conteneurs vont commencer à ressentir la hausse du pétrole.
Il y a un an, devant la flambée des prix du carburant, les armateurs avaient décidé de réduire la vitesse de leurs navires. Pour que la rotation de cargos reste efficace, ils introduisaient un nouveau bateau : employer un navire supplémentaire coûte moins cher que de faire tourner rapidement sa flotte. Calculez plutôt : une hausse de 10% de la vitesse entraîne une consommation supplémentaire de 30% de fuel.
Les armateurs ne pourront cependant pas réduire indéfiniment la vitesse de leur flotte. De plus, cette stratégie a eu un autre effet pervers : la réduction de la vitesse, quand elle n'a pas été compensée par l'introduction d'un navire supplémentaire, a masqué la réduction des besoins en conteneurs. Le réveil risque d'être difficile pour les opérateurs de ces cargos.
Le marché des vraquiers a quant à lui été porté par les pays émergents. Importations chinoises de minerai de fer, importations de charbon de la Corée du Sud, de Taïwan ou d'Inde, exportations depuis l'Australie, le Brésil ou l'Indonésie : ces pays en plein développement ont redéfini la géographie maritime et alimenté la croissance des taux de fret.
D'après les analystes de BRS, les opérateurs de vraquiers ont connu un "état de grâce" en 2007, "mêlant à la fois un appétit croissant des importateurs chinois, des livraisons insuffisantes […], des capacités portuaires saturées […], et une croissance mondiale forte soutenue par les deux pays les plus peuplés au monde".
Plusieurs facteurs risquent de freiner ce développement spectaculaire. L'augmentation de l'offre, avec les nouveaux cargos, va faire chuter les prix. Les sidérurgistes chinois vont tenter de diminuer leur demande en mettant en place des rapprochements afin de réduire le coût de leurs achats. Il reste cependant une marge de temps avant que le marché vraquier ne baisse...
Le domaine des armateurs spécialisés comporte lui des opportunités d'investissement, en particulier le transport de voitures. En 2006, le nombre de nouveaux transporteurs de voitures commandés était de cinquante-huit. En 2007, il est passé à cent quarante-six. Cette fois-ci, la capacité des cales reflète une demande véritable. Les pays émergents veulent conduire. Le parc automobile mondial devrait passer de plus de 710 millions de véhicules en 2007 à 1,2 milliard en 2030. |
Devenez cambiste durant vos loisirs |
Le Foreign Exchange Currency Market ou Forex (Fx) est le plus grand marché du monde avec 3 100 Mds$ échangés quotidiennement (selon la dernière enquête de la Banque des règlements internationaux). Pas de place centralisée, tous les échanges se font de gré à gré et pas de régulation globale.
Ainsi, les devises n'ont jamais une cotation fixe et égale partout dans le monde au même instant. Plus d'un tiers des transactions sont tout de même faites à Londres, qui reste la capitale du Forex devant New York.
Les principaux intervenants sont les banques pour plus de 50%, suivies des hedge funds et des gestionnaires de fonds institutionnels. De plus en plus d'investisseurs privés viennent se frotter au monde impitoyable du marché des changes, attirés par la facilité d'accès à l'information et la mise à disposition d'outils performants. De nombreuses plateformes informatiques permettent désormais à n'importe quel particulier d'investir facilement et efficacement sur le Forex.
Le Forex : la place où se fait la parité des monnaies Avec le Forex, vous pouvez rester scotché devant votre écran vingt-quatre heures sur vingt-quatre, six jours sur sept. Vous pouvez donc facilement intervenir en rentrant à la maison, le soir, en dehors des heures de travail. La liquidité de ce marché est telle qu'elle garantit des exécutions immédiates.
L'effet de levier fait rêver les nouveaux cambistes qui voient là une occasion de dynamiser leur capital, même faible. Certains brokers vous proposent des mini-comptes à partir de 100 $. Après avoir souvent été l'objet de soupçons, car non régulé et peu transparent, le Forex et ses intermédiaires sont désormais très suivis par les organismes de contrôle tels que la NFA, la FSA ou encore l'AMF.
Si on ajoute à cela la grande guerre que se livrent les courtiers pour séduire un maximum de nouveaux clients, le trading sur Forex devrait devenir le terrain de jeu privilégié de l'investisseur individuel dans les années à venir.
Le Forex : mode d'emploi Ouvrez un compte spécial (un compte Forex). Faites votre choix parmi les dizaines de courtiers qui vous proposeront des plateformes de trading différentes, adaptées à votre style. Certaines vous ouvrent les voies du trading automatique ou assisté par robots, d'autres vous donnent accès à des flux de news en temps réel jusque-là réservés aux élites. Des outils d'analyses graphiques et des calendriers de statistiques commentés sont autant d'outils qui vous serviront à affiner votre méthode.
La plupart des brokers vous offrent la possibilité de tester leur service sur des comptes de démonstration qui reproduisent presque à l'identique les conditions réelles de marché. Vous pourrez ainsi vous essayer à investir des milliers d'euros fictifs sans risque et vous entraîner.
L'EURUSD : la star incontestable Les devises les plus "travaillées" sont le dollar US, l'euro et le yen... suivis de près par la livre sterling.
La cotation de ces devises se fait par paire : une devise est toujours évaluée par rapport à une autre. Ainsi, quand vous achetez de l'eurodollar (symbole: EURUSD), vous vendez des dollars US et achetez des euros. Vous spéculez donc sur la hausse de l'euro face au dollar. Près de 27% des échanges concernent la paire EURUSD.
Aucun marché au monde n'est plus réactif à la macro-économie que le Forex. Il nécessite d'analyser les prévisions et statistiques mondiales. L'inflation fait partie des données les plus scrutées car elle la politique monétaire des banques centrales qui fixent le taux directeur principal. Pour faire simple, un taux directeur fort permet de lutter contre l'inflation et soutient le cours d'une devise dont le rendement est lié au taux.
Un marché éprouvant Tous les traders Forex vous le diront : la gestion du risque et celle de vos émotions seront les pierres angulaires de votre réussite.
La volatilité est énorme. L'utilisation d'un effet de levier trop élevé et une mauvaise gestion de votre exposition vous conduiront directement à la banqueroute. Vos nerfs seront mis à rude épreuve face à des mouvements d'une ampleur rare (regardez la chute de l'euro face au dollar de ces dernières semaines ! Il est passé de 1,60 à 1,40 en quelques jours).
Le Forex est un marché moderne, en pleine expansion (+ 69% d'échanges en plus depuis 2001) et bien adapté à la recherche de hautes performances. Si vous cherchez à dynamiser vos placements, le Fore x est peut-être fait pour vous... Mais soyez conscient des risques. |
Un puits sans fond ou sans fonds |
Le "trou" de la Sécurité sociale, vous connaissez ? Cet immense gouffre financier qui se chiffre en milliards et qu'on se traîne depuis des années sans qu'aucune des nombreuses mesures gouvernementales ne parviennent à le combler. Du coup, à chaque passage à la pharmacie, l'assuré social, vous et moi, en est quittes pour quelques euros de sa poche.
Et bien, à Wall Street, c'est la même chose. On s'est rendu compte que la finance moderne était un puits sans fond ou plus exactement sans fonds. Ruiné !
Rafistolage provisoire Du coup, les autorités politiques et économiques américaines bricolent des solutions. Nos dirigeants de la Sécurité Sociale font la même chose. Chaque année, une nouvelle promotion de cadres dirigeants tout droit sortis de l'école sont débarqués dans cette machinerie infernale. Leur boulot : faire avancer une bécane titubante tout en essayant de réparer la mécanique. Essayez donc de réviser votre voiture le moteur allumé, vous risquez d'inaugurer le service des grands brûlés de l'hôpital le plus proche.
Chez les financiers comme chez les pontes de l'Assurance maladie, ça sent le roussi.
A la Sécurité sociale, ces nouveaux rouages adoptent vite la cadence de leurs aînés : la tête dans le guidon, on fonce. Pas le temps de faire de la stratégie. Pas le temps de réfléchir. Problème exposé à 14h15. Résolu à 14h20. Tant pis si on ne connaît pas le dossier et si il y a fort à parier que l'on en paiera les conséquences plus tard. Il sera toujours temps de trouver une autre solution.
C'est avec autant d' "adresse" qu'agissent actuellement les grands décideurs de la politique économique de feu la plus grande place financière mondiale. Depuis le printemps, à Wall Street, les solutions miracle s'accumulent comme les couches d'un mille-feuilles.
Bear Stearns trébuche : ni une ni deux, la Réserve fédérale américaine met au pot ; J-P. Morgan Chase intervient. Merril Lynch vacille ; Bank of America accourt.
Fannie Mae et Freddie Mac frôlent le malaise : nationalisation. Le gouvernement et le Trésor américain profitent d'une nouvelle loi habilement votée cet été qui leur permet d'entrer dans le capital. Fannie et Freddie sont mis sous tutelle.
Morgan Stanley et Goldman Sachs, les deux survivants, chancellent ; la Fed dégaine : ces banques seront transformées en "holdings bancaires" et chouchoutées financièrement.
D'autres n'ont pas eu cette chance. Lehman Brothers a fait une attaque, elle lui sera fatale. L'assureur AIG a obtenu du cash pour continuer son activité mais cela ne l'empêchera pas d'être vendu par petits bouts.
Un chèque en blanc Dernière invention en date : transférer les mauvais actifs, ceux qui sont responsables de la débandade, des banques à l'Etat. C'est le Trésor américain qui va récupérer le paquet sans même l'avoir demandé. Henry Paulson a dû se plier aux volontés de la Maison Blanche qui a vendredi abandonné son mutisme.
Washington aurait peut-être mieux fait de se taire. Ce plan ressemble davantage à une tentative de l'administration sortante de faire remonter sa cote de confiance, à quelques mois des prochaines élections présidentielles, qu'à un véritable plan d'attaque pour aseptiser la finance américaine. Non seulement le Trésor hérite de la pilule empoisonnée, mais en plus il devra s'acquitter de 700 milliards de dollars.
De leur côté, la semaine dernière, les principales banques centrales mondiales ont encore abusé des injections de liquidités. Hier, la banque centrale américaine a ajouté dans les tuyaux près de 28 milliards d'euros. D'où vient cet argent ? De nulle part. On fait marcher la planche à billets, à croire que l'inflation ne fait pas peur.
Les Etats-Unis, la Fed, la BCE… ont fait ce que la Sécurité sociale n'a pas osé : signer un chèque en blanc pour que, sur le papier, les choses aient l'air d'aller mieux.
Une crise enfante la suivante Le pire, c'est que cela marche. En pleine crise de confiance, ce genre d'initiative est plutôt bien accueilli. La preuve : vendredi dernier, le CAC 40 s'est envolé de 9,25%. Soit la plus forte hausse de ses 20 ans d'histoire, rien que ça ! Son autre grande performance de hausse au cours d'une seule séance remontait au 14 mars 2003, après la baisse qui avait suivi l'invasion militaire américaine en Irak.
Les marchés américains ont également semblé apprécier la nouvelle. Vendredi, ils ont terminé leur séance en hausse de respectivement 3,35% et de 3,40% pour le Dow Jones et le Nasdaq.
Euphorie ? Les places boursières sont si stressées que chaque coup de pouce est accueilli comme le messie. Crise oblige, on réfléchit au jour le jour et à chaque jour suffit sa peine.
Ou gueule de bois ? Car, rien ne va mieux en soi. Il y a un signe qui ne trompe pas. Le pétrole est reparti à la hausse hier, revenant vers les 107 dollars le baril, son niveau du début de septembre, sans qu'aucune information ne l'y pousse. L'or noir monte car le dollar baisse bien sûr. C'est dans la valeur de l'eurodollar que l'on peut lire les avertissements adressés au marché tout entier : tôt ou tard, il faudra payer les conséquences de ces décisions politiques hasardeuses.
Le Trésor américain a dû, la semaine dernière, émettre 100 milliards de dollars de bons de trésorerie pour se recapitaliser. La solidité de la banque centrale américaine a été sérieusement mise à mal par ses actions. A la Fed, les financements accordés sont vingt-deux fois plus importants que les fonds propres. Le système marche sur la tête. Les grands argentiers du monde créent de l'argent à tour de bras alors que ces coupures ne correspondent à aucune richesse tangible. Un jour, il faudra pourtant régler l'addition. Cela nous promet une nouvelle crise. Mais quand ? |
Fret : surfez sur la vague du transport maritime |
Composé de quelques géants et d'une myriade de petits acteurs, le transport maritime est longtemps resté à l'écart des projecteurs.
Il y a quatre ans, le monde financier se réveillait, attiré par les fortunes brassées par les armateurs.
Depuis l'année dernière, il s'agite, réalisant que, loin d'être touché par la crise et le credit crunch, le marché maritime connaît au contraire un boom. 2007 aura été l'année des records, défiant toute logique, au point que même les professionnels du secteur ne s'expliquent pas cet emballement.
Malgré la crise, la croissance du commerce mondial était de 6,8% l'année dernière et les taux de fret (prix journaliers auxquels se louent les cargos) s'envolaient. À la vue de ces résultats, les imaginations se sont emballées pour 2008.
Pourtant, d'après les chiffres fournis par le courtier maritime Barry Rogliano Salles (BRS), la croissance du commerce mondial ne devrait être que de 5,6% cette année. Le transport maritime se porte toujours bien, mais les professionnels montrent des signes d'inquiétude et mesurent les risques de voir une érosion de leurs bénéfices.
Changements à l'horizon Les financiers veulent y croire : le fret serait décorrélé du reste de l'économie, ce qui en ferait un secteur refuge. Une douce utopie. "La décorrélation du transport maritime ne se fait que sur un point : le temps. Le fret subira les effets de la crise, mais avec du retard. Dans notre domaine, les délais sont longs", explique Jean-Bernard Raoust, président de BRS.
Ralentissement des échanges commerciaux, baisse de la croissance du PIB mondial -- qui devrait passer de 4,9% en 2007 à 3,7% en 2008 -- et hausse du prix du pétrole sont autant de facteurs qui vont venir peser sur le marché maritime.
Pour l'instant, les conséquences de la hausse du prix du pétrole ont pu être limitées. Dans les années 1980, à la suite du second choc pétrolier, les gains du transport de marchandises ne couvraient plus le coût des soutes (du carburant).
Aujourd'hui, ce n'est pas encore le cas -- bien que le carburant pèse lourd sur les charges des navires --, mais rien n'exclut que cela puisse le devenir. La hausse du prix du pétrole a même eu quelques répercussions positives pour le fret : la crainte d'une pénurie a entraîné un phénomène de stockage sur les lieux de consommation. Il a donc fallu acheminer une forte quantité de pétrole depuis les lieux de production.
L'autre menace qui pèse sur le secteur maritime lui est intrinsèque. Le fret a été victime de son succès. En 2007, les commandes de navires ont explosé : 260 millions de tonnes de port en lourd (tpl, soit le chargement maximal qu'un navire peut transporter), contre 158 millions en 2006.
Ainsi, la flotte de vraquiers en construction dans les chantiers représente 72% de la flotte actuelle, ce chiffre se porte à 53% pour les porte-conteneurs et à 48% pour les pétroliers.
Emballés par des taux de fret et des niveaux de commandes en tonnage jamais atteints et par une période de croissance continuelle depuis plus de cinq ans, les armateurs ont souhaité augmenter massivement leur flotte.
De tels ratios de commande de cargos sont cependant anormaux, un juste niveau se situant autour de 20%. Les commandes sont livrées trois ans après : autant de bateaux qui vont entrer en service entre 2010 et 2011, alors qu'il faut s'attendre à une contraction de la demande de transport sur certaines marchandises, conséquence de la crise mondiale.
Les professionnels s'inquiètent, la demande ne sera peut-être plus suffisante pour permettre de remplir tous ces navires. |
Eau et nanotechnologie : investir dans les trackers ? |
Pour l'investisseur particulier, investir sur un secteur par le biais d'un fonds indiciel, ou tracker, présente de nombreux avantages. Le concept du fonds évite d'avoir à choisir une entreprise cotée parmi une myriade. Avec une seule ligne en portefeuille, on répartit son investissement sur toutes les sociétés qui rentrent dans l'indice suivi par le tracker.
Ce type de fonds, qui est coté en continu, est plus liquide qu'un fonds activement géré : il se négocie en quelques clics de souris durant chaque séance boursière. A l'inverse, acheter ou vendre un fonds activement géré ne peut se faire qu'aux périodes de liquidation : une fois par jour, par semaine ou même par mois pour certains instruments complexes.
Enfin, les performances des trackers sont en moyennes supérieures à celle des fonds activement gérés. Rappelons-le, seuls 10% des gérants arrivent à faire mieux que leur indice de référence. Dans ce cas, on est ravis de payer leurs honoraires, plus élevés que les frais des trackers.
Mais pour ces gérants-là seulement. Sans surprise, les investisseurs sont de plus en plus nombreux à se tourner vers les fonds indiciels qui se sont popularisés.
Pour ces raisons, les établissements financiers multiplient les trackers, appelés aussi ETF, comme Exchange Traded Funds. Mais, comme souvent, le principe initial tend à être dévoyé. Pour pouvoir faire simple vis-à-vis du client, l'ETF dit répliquer un grand thème porteur, par exemple l'eau, les biotechnologies, les énergies renouvelables, les nanotechnologies...
Les financiers créent ainsi des indices au gré des thèmes à la mode. Seul ennui, tous les grands thèmes à la mode ne se prêtent pas au procédé. En se penchant sur certains fonds indiciels, on s'aperçoit que la "grande idée" est très inégalement indicielle, on s'aperçoit que la "grande idée" est très inégalement représentée.
Prenons deux exemples. Le premier est l'eau. Les acteurs qui interviennent dans l'eau sont très divers : fabricants d'équipements de traitement et d'assainissement, entreprises de services, propriétaires de réseaux d'adduction. Ces derniers sont bien évidemment attachés à une région géographique.
Dans un tracker eau, j'ai cependant repéré Danone et Nestlé, au motif que ces deux entreprises faisaient partie du secteur puisqu'elles embouteillaient de l'eau minérale. Un peu spécieux pour quelqu'un qui souhaite investir dans l'eau en raison des difficultés d'accès à l'eau dans les pays émergents, ou la lutte contre la pollution des nappes phréatiques.
Autre exemple : les nanotechnologies. C'est un secteur porteur de promesses mais encore embryonnaire. La plupart des acteurs purs des nanotechnologies sont des jeunes pousses. Celles qui sont cotées sont souvent de petite taille.
L'achat de leurs actions par un ETF bouleverserait leur vie boursière, car les volumes d'échange augmenteraient massivement au regard de leur capitalisation. En regardant les trackers qui se disent "nanotech", on s'aperçoit qu'ils comportent de grandes entreprises pour lesquelles le chiffre d'affaires nanotechnologique est microscopique... Pour ne pas dire nanoscopique. Ainsi, DuPont, IBM, General electric, 3M, Intel sont des acteurs importants des nanotechnologies.
Mais quant à penser que l'essentiel de leur chiffre d'affaires et de leurs bénéfices en dépendra, c'est une autre affaire.
Les ETF restent un très bon support à condition que la grande idée sur laquelle vous souhaitez investir comporte déjà suffisamment d'acteurs cotés spécialisés. Dans tous les cas, veillez à vérifier les lignes qui constituent 70 à 75% du tracker sur lequel vous avez jeté votre dévolu. |
Profitez des outils de votre courtier |
Certains courtiers ont développé des logiciels qui vous permettent d'ajuster automatiquement vos "stops" en fonction de la volatilité de l'action et des marchés. Utilisez-les, mais n'en abusez pas. Rien ne remplace le bon sens.
Servez-vous de l'analyse technique pour déterminer vos niveaux : s'il y a un domaine où elle est précieuse, c'est bien celui-là.
Assurez-vous régulièrement de la limite dans le temps de validité de vos ordres. En général, il convient de les renouveler en fin de mois.
La plupart des places financières, sauf Londres, acceptent les ordres de vente "stop".
Chez la majorité des courtiers les ordres de vente "stop" simples sont gratuits.
Certains gestionnaires d'assurance vie proposent des contrats avec ordres de vente "stop" et réallocation automatique des actifs. |
J'aimerais savoir ce que veut dire Forex, mais j'ai honte de poser la question... |
Le Forex, dont le nom vient de la contraction de Foreign Exchange, est le surnom donné au marché des changes.
C'est sur ce marché qu'on achète ou qu'on vend les devises du monde entier en temps réel. La loi de l'offre et de la demande définit la parité euro/dollar, comme celle de n'importe quelle autre monnaie.
Ce marché est quasiment inaccessible à l'investisseur particulier. Plus de la moitié des échanges se font de banque à banque. Un tiers se fait entre les banques et des fonds privés qui spéculent sur les monnaies.
Ce marché mondial, est le deuxième de la planète en termes de volume de transactions. En 2004, le volume quotidien des échanges s'élevait à 1 900 Mds$.
En général, le dollar y est considéré comme la monnaie de référence. Les cours se présentent de la façon suivante EUR/USD 1,5, signifie que 1 € achète 1,5 $. |
J'aimerais savoir ce que veut dire volatilité, mais j'ai honte de poser la question... |
La volatilité d'un cours désigne sa réactivité par rapport à l'actualité.
Par exemple une action qui gagnerait 20% suite à l'annonce de bénéfices records serait considérée comme très volatile, alors qu'une autre qui varierait de 1% serait désignée comme peu volatile.
Plus une valeur est volatile plus l'étendue de ses fluctuations sera importante. Les actions les plus volatiles permettent de gros gains pour des placements de court terme à condition d'acheter et de vendre précisément au bon moment.
En revanche, ce sont également celles qui sont le plus risquées car la volatilité marche dans les deux sens.
Sur le long terme, la volatilité d'un cours a beaucoup moins d'importance que la tendance générale de la valeur.
Les petites capitalisations ont des cours très volatiles, car une variation de quelques cents équivaut à une variation en pourcentage plus importante. |
Evolution du prix de l'once d'or en dollars |
Les barrières de soutien se sont effondrées une à une… Depuis mi-juillet, les cours sont venus enfoncer tour à tour chacun de leurs supports techniques :

- Tout d'abord, le seuil des 900 $ : à la fois retracement de Fibonacci de 61,8% de la dernière jambe de hausse en cours, palier psychologique, et niveau de la moyenne mobile à 20 semaines (en bleu sur le graphique).
- Ensuite, la zone des 860 $ : à la fois retracement de 38,2% de toute la phase de hausse précédente (entre octobre 2006 et mars 2008), palier de soutien important qui avait contenu les pressions vendeuses de fin avril à début juin derniers et niveau de la moyenne mobile à 50 semaines (en rouge sur le graphique). Il paraît ici pertinent de noter que cette moyenne mobile soutenait très bien les cours depuis mai 2001 avant d'être, pour la première fois dès lors, nettement enfoncée.
- Enfin, le palier des 800 $ : à la fois prochain seuil psychologique et retracement de 50% de toute la phase de hausse précitée.
Quelles perspectives immédiates ? Il semble naturel de rester extrêmement prudent. En effet, seul un nouveau franchissement des 860 $ pourrait aujourd'hui signifier un retour de la tendance haussière. Ce niveau fait désormais office d'overlap.
Aussi, et tant que ce niveau tiendra, il faut s'attendre à un test du support clef situé sur les 730 $. Dans un premier temps. Ce niveau est lui aussi à la fois un fort niveau d'overlap qui date de mai 2006 et à la fois le niveau de retracement de Fibonacci de 61,8% de la même phase de hausse.
Le passage sous ce niveau conduirait alors au prochain support théorique situé autour des 675 $, avant la reprise haussière de long terme attendue. |
Actualités : MoneyWeek
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Le capitalisme meurt de sa monnaie |
Cette nuit, le 10 octobre, Wall Street puis Tokyo clôturent en très lourde perte : - Dow Jones : - 7,33% - Nikkei : - 9,62%
Le CAC40 a ouvert en baisse de 8%.
Les Bourses sont le symbole du capitalisme. Celui-ci est-il en train de s'effondrer ?
Avant le capital, il y a la monnaie Ce n'est pas le capitalisme qui s'effondre, c'est un système monétaire basé sur une imbrication de monnaies fiduciaires dématérialisées.
Les banques ne sont pas confrontées à une crise de liquidités, elles sont confrontées à une crise de solvabilité, comme nous le clamons depuis des mois. Il ne s'agit pas de manque d'argent temporaire. Il s'agit de la capacité à faire face à leurs obligations et leurs engagements.
Nous avons atteint le point de non retour. A toute émission supplémentaire de monnaie, les marchés réagissent désormais avec un sursaut de bon sens : négativement. Trop c'est trop, semblent-ils dire. Dans leur aveuglement et leur surdité les banques centrales, autistes, baissent leurs taux.
La monnaie fiduciaire a toujours fait faillite Dans un monde idéal, la monnaie fiduciaire pourrait marcher. Mais nous ne vivons pas dans un monde idéal, il n'existe pas.
Depuis la nuit des temps, les humains ont essayé de trouver un système d'échange fiable, de peaufiner le troc. La monnaie n'est pas autre chose qu'un moyen de stocker du travail déjà fait pour pouvoir l'échanger plus tard. La première richesse, c'est celle que procure le travail.
La monnaie a donc toujours été ancrée à un actif tangible qui exigeait l'exécution préalable d'un travail : or, argent, coquillage rare, perle. On pouvait choisir d'aller chercher la monnaie (or, coquillage), mais cela demandait du travail.
La monnaie fiduciaire n'est pas ancrée sur un actif tangible. Elle repose sur la confiance. Fiducie = confiance. Il faut faire confiance à l ‘émetteur qui bat monnaie en fonction de sa richesse.
Les monnaies fiduciaires ont toutes fait faillite car l'émetteur a toujours succombé à la tentation d'émettre plus que ce que sa richesse lui permettait. Le monde idéal, ce n'est pas ici. Au paradis, la monnaie fiduciaire règne peut-être.
Les monnaies actuelles n'échapperont pas à la faillite Nous avons été ivres de consommation, d'émission monétaire et les gouvernements successifs des pays riches ont acheté de la paix sociale en émettant de la monnaie.
Le dollar étalon, qui arrange tout le monde, repose sur du vent : une montagne de dettes publiques et privées. 10 250 milliards de dollars. Ce chiffre n'a plus aucun sens, c'est presque 30 % du PIB mondial annuel.
Les réserves internationales reposent sur ce dollar. Toutes les banques centrales ont émis de la monnaie au motif que "si les Etats-Unis le faisaient, pourquoi pas nous ?".
Des gouvernements complaisants ont poussé les banques centrales à émettre cet argent sans travail, basé sur aucune production de biens ou de services. Les politiques de relance par la consommation incitent les gens à dépenser ce qu'ils n'ont pas encore. Les cadeaux fiscaux aggravent les déficits budgétaires.
L'imbrication des monnaies fiduciaires est telle que la faillite sera collective.
Apprendre à vivre sans crédit Il va falloir nous habituer à dépenser ce que nous avons déjà et non dépenser ce que nous n'avons pas encore. Ce sera vrai à titre individuel comme à titre collectif.
Le problème, que découvrent aujourd'hui avec stupeur les anglais, est que l'épargne "garantie" ne peut être retirée. En gros, " c'est garanti, d'accord, mais n'y touchez pas".
En France, hier, une cliente de la Caisse d'épargne était pour la première fois contactée par téléphone par son conseiller financier qui lui proposait un prêt !
Cette personne n'avait jamais emprunté et son compte n'avait jamais été débiteur. La démarche du conseiller financier témoigne telle d'une ultime folie ou d'une tentative désespérée pour "rétablir la confiance" ?
Il va falloir retrouver le vrai sens de la monnaie basée sur le travail et un actif tangible.
Au moment où je termine ce message, l'or cote 920 $ l'once à Londres, son prix a augmenté de 21,8% en un mois. |
Krach : décodez la langue de bois |
Ce n'est pas le moment de craquer. C'est le krach ! Les marchés ont perdu le nord, les banques centrales et nos gouvernements tentent tant bien que mal de réparer la boussole. Et moi, dans tout ça, malmenée par des nouvelles tout aussi alarmantes les unes que les autres, je fais quoi ?
Epargne et sommeil garantis, sous somnifères La schizophrénie me guette. Le déposant que je suis devrais pouvoir dormir tranquille. Mon argent est garanti. Impossible de vous dire où il est ni de quoi il a l'air, mais il est garanti. Mes dépôts sont protégés à hauteur de 70 000 euros par banque. Certains de nos voisins européens sont plus vernis : l'épargne des Grecs, des Néerlandais ou des Espagnols est protégée à hauteur de 100 000 euros. Tous les pays ne se montrent pas aussi généreux mais l'Union européenne a revu à la hausse la garantie minimale de remboursement de 20 000 à 50 000 euros.
Encore faut-il pouvoir en revoir la couleur si ma banque fait faillite. La Commission européenne souhaite raccourcir le délai de remboursement, qui est de plusieurs mois actuellement, à quelques jours. Une telle célérité relèverait de l'exploit. Quand tout allait bien, il fallait déjà commander, avec quelques jours d'avance, ses billets pour un retrait un tant soit peu supérieur à quelques centaines d'euros, alors quand tout va mal... J'attends de voir. Quoique, je n'ai peut-être pas très longtemps à attendre vu la fulgurance de l'épidémie bancaire.
Ne nous voilons pas la face, ces mesures sont surtout destinées à empêcher tout mouvement de panique. Si vous et moi allions retirer notre argent de la banque, cela ne ferait qu'aggraver la situation. En 1929, certaines banques n'avaient pas résisté aux retraits massifs des particuliers désemparés. D'autres avaient même fermé leurs guichets pour éviter la débandade. Je vous invite d'ailleurs à lire le dossier de Moneyweek de cette semaine pour tirer les leçons de la crise de 1929.
Le fantôme du Crédit Lyonnais traverse la Manche Dormez tranquilles, braves gens. Votre banque ne fera pas faillite. Au pire, l'Etat la sauvera. Le gouvernement britannique, par nature le plus hostile à l'intervention de l'Etat, a tout bonnement devancé la catastrophe : il a semi-nationalisé sept grandes institutions, comme Barclays, HSBC, la Royal Bank of Scotland... Outre-Manche, ils appellent cela un programme de recapitalisation. L'idée : remettre de l'huile dans des rouages bien grippés. Montant du graissage : 64,3 milliards d'euros.
Le contribuable que je suis crie au vol. Pourquoi diable remettre de l'argent dans des paniers percés. Et cet argent, au fait, d'où vient-il ? Sur le moment, cette perfusion de liquidités va peut-être soulager le marché. Mais un jour ou l'autre, il faudra en payer le prix. Comme toujours, c'est le contribuable qui mettra la main à la poche.
Les contribuables britanniques n'ont pas vécu l'affaire Crédit Lyonnais, ils vont en faire la dure expérience. Paris n'avait pas voulu abandonner le Crédit Lyonnais en 1993 et a multiplié les plans de sauvetage. Le gouvernement a fini par créer un consortium de réalisation qui avait hérité des dettes et des actifs de la banque. Mauvaise affaire. Bizarrement, le plan Paulson y ressemble. Le Crédit Lyonnais a finalement été recapitalisé puis privatisé. Un vrai gouffre financier.
Le contribuable en sait quelque chose. En 2006, des experts ont estimé le coût de l'affaire à 16,8 milliards d'euros. Bernard Tapie n'était pas encore passé à la caisse pour obtenir ses dommages et intérêts.
Paris a promis qu'il soutiendrait les groupes financiers tricolores en cas de problèmes. Je ne trouve pas cela très rassurant. Si le Crédit Agricole fait faillite, j'en verrai la facture sur ma feuille d'imposition.
Heureusement que l'écureuil se marie avec la Banque Populaire et qu'ils vont se garder Natixis, une noisette véreuse.
Les banques centrales baissent leur taux, et moi, et moi, et moi... Mon dédoublement de personnalité ne s'arrête pas là. Que doit penser l'investisseur que je suis de la décision de sept grandes banques centrales de baisser leur taux ? Tout le monde espérait une telle décision. Mais personne n'aurait parié sur une telle précipitation. La dernière initiative de cet acabit remonte à 2001, après les attentats du 11 septembre.
Dans la Zone euro, aux Etats-Unis, mais aussi en Angleterre, en Suisse, en Suède, au Canada et en Chine, emprunter de l'argent va coûter un peu moins cher aux banques. Le peu de liquidités disponible devrait un peu mieux circuler. Et le crédit être moins rationné.
Cette mesure choc n'a cependant pas empêché les places européennes de dévisser. Elle donc arrive un peu tard, nos économies étant déjà entrées en récession. Pourquoi la BCE a-t-elle tant traîné les pieds ?
Cette mesure semble également insuffisante vu l'ampleur de la crise. Il en faudra plus pour résoudre tous les problèmes des marchés financiers. Les autorités politiques et économiques auront beau faire des pieds et des mains et concocter en urgence des potions magiques, cela ne fera pas revenir la confiance.
J'épargne, j'investis, je paie des impôts... mais mes dépôts ne sont plus que des codes informatiques dans des ordinateurs de banques titubantes. Les marchés actions dégringolent. Et ma déclaration d'imposition n'est pas prête de faire une cure d'amincissement.
Vive l'or. Lui seul se tient bien. Il est monté à plus de 920 $ hier. L'or n'est pas un investissement, c'est une assurance sauvetage, une bouée de survie quand tout coule. |
Tous concernés par la guerre du rail |
L'ordre vient de tout là-haut, de Bruxelles : terminé les monopoles, le réseau ferroviaire européen doit être libéralisé en 2010 sur les trajets internationaux, puis en 2017 sur l'intégralité du transport passagers.
Sur le fret, le monopole de notre champion national, la SNCF, a déjà été aboli et la compagnie s'est fait grignoter 10% de ses parts de marché depuis 2006 par Veolia, Euro Cargo Rail ou encore les trains Colas.
Air France : de l'air au rail Que Veolia Transport veuille s'imposer sur le rail français est compréhensible. Le groupe gère déjà des réseaux de transport en Europe, en Amérique du Nord et en Australie. En revanche, pourquoi Air France-KLM tient-il à s'associer à Veolia et à pénétrer ce marché sur lequel il n'a pas de savoir-faire ?
Air France établit une stratégie sur le long terme. La hausse du coût du carburant vient mettre à mal les compagnies aériennes. Depuis un an, nombre d'entre elles ont mis la clé sous la porte, sans compter les lignes qui ont fermé faute de passagers. Le rail apporte donc une diversification, au cas où l'aérien se transformerait en voie de garage.
De plus, cette libéralisation offre à Air France-KLM l'occasion de reprendre ce qui lui appartenait. Sur les trajets de moins de trois heures trente, en particulier au départ ou à l'arrivée de Paris, le train a pris l'ascendant sur l'avion. La nouvelle suprématie du rail a même contraint Air France à fermer certaines destinations.
Être présent sur les deux modes de transport lui permettrait également de développer de nouveaux types de correspondance bien pratiques : ses trains en provenance du sud de la France conduiraient directement les passagers à Roissy pour un vol vers l'étranger.
Une association entre la SNCF et Air France avait un temps été évoquée, mais La Vie du rail international a été le premier magazine à révéler que Veolia et Air France-KLM travaillaient sur un projet commun depuis quatre ans. En juin dernier, les deux compagnies auraient même signé un "protocole d'accord confidentiel".
L'avantage d'une telle association : la complémentarité. Veolia fera rouler les TGV tandis qu'Air France s'occupera de la vente de billets.
Où nous conduiront les TGV Air France-Veolia ? En 2010, les concurrents de la SNCF n'auront le droit d'opérer que sur les lignes reliant la France à l'étranger. Ce qui laissait donc supposer qu'Air France-Veolia se concentrerait tout d'abord sur les liaisons entre Paris et Londres ou Amsterdam.
D'après Le Figaro, pourtant, telle n'est pas sa priorité. Le nouveau venu aimerait attaquer directement la SNCF sur ses lignes les plus rentables. Comme Paris-Marseille, par exemple, où le rail tient 63% des parts de marché.
Puisque la loi ne les autorisera pas avant 2017 à se concentrer uniquement sur la France, les deux associés auraient trouvé la parade : ouvrir, à la place d'un simple Paris-Marseille, un Bruxelles-Vintimille. Prochain trajet dans leur ligne de mire, Paris-Nantes, sur lequel la SNCF détient 96% des parts de marché.
À bord de quels trains monterons-nous ? Les deux "nouveaux" se penchent sur la question, car il faudra que tout le matériel soit prêt à l'usage pour le 1er janvier 2010. Air France se montre très tenté par la dernière création d'Alstom : l'AGV (automotrice à grande vitesse).
Ce TGV nouvelle génération pourrait atteindre 360 km/h en vitesse de pointe. Autre solution, dont la SNCF appréciera toute l'ironie : la location de rames à la SNCF.
Les passagers en sortiront-ils gagnants ? Les vingt mille passagers bloqués à la gare Montparnasse vendredi 5 septembre et les milliers d'autres qui ont patienté dix heures afin de rentrer de leur week-end du 15 août voient sans doute d'un bon oeil l'arrivée de la concurrence.
Il est vrai que les pannes à répétition de la SNCF commencent à plomber les avantages que nous trouvions jusqu'ici au rail. Peut-être les passagers bénéficieront-ils également de tarifs avantageux, car "le nouvel entrant peut espérer avoir des coûts inférieurs à ceux de la SNCF, en termes d'accords salariaux, de statut du personnel", analyse Émile Quinet, professeur et spécialiste des questions d'économie des transports, dans Libération.
Avant de céder à l'enthousiasme, rappelons-nous tout de même que libéralisation n'est pas toujours synonyme de qualité. Ainsi, si nous nous plaignons des pannes de la SNCF, le service sur les compagnies privées dans les transports peut aussi laisser à désirer. Ceux qui ont déjà pris le métro londonien comprendront. Tout comme ceux qui sont montés dans des trains de l'Angleterre du Nord. Avant de pouvoir y grimper toutefois, encore faut-il comprendre leur tarification opaque. |
Krach : réagissez ! |
Nous sommes en krach Un nouveau numéro de MoneyWeek sera mis en vente demain en kiosque. "Tirez les leçons de 1929", avons-nous titré.
L'Islande est la première faillite d'un Etat de l'hémisphère nord. La cotation du CAC 40 a été suspendue durant une demi-heure ce matin.
Je vous rappelle la seule stratégie valable : liquide et mobile, priorité à l'or.
L'or se comporte de façon tout à fait sensée dans un monde en folie : il progresse, mais doucement.
Ce matin, pour la première fois depuis le début de ce krach, l'or ouvrait en progression à Londres. D'habitude, l'Europe est en retard sur les Etats-Unis. La hausse de l'or se produit plutôt l'après-midi à New York. Cette fois, il semblerait que le dévissage des places asiatiques ait alimenté la hausse.
Au fur et à mesure que la crise progresse, les intervenants des marchés anticipent une baisse de taux d'intérêt. Dans des temps qui nous paraissent déjà bien lointains, une baisse de taux se traduisait par une montée des marchés actions puisque les capitaux disponibles préféraient le risque action plutôt qu'une trop faible rémunération.
Cette belle mécanique est cassée : les "capitaux disponibles" se réduisent comme une peau de chagrin. Ils se portent maintenant sur l'or. C'est ce qui explique que l'or grimpe doucement et sans panique.
Le visage monétaire du Janus à deux faces qu'est l'or commence seulement à refaire surface. L'or est le seul actif qui progresse depuis un mois. Toutes les autres matières premières sont à la baisse. Tous les autres actifs papier sont à la baisse. La pierre est également à la baisse.
"La déflation des actifs financiers sera longue et va s'accompagner d'une inflation des actifs tangibles", écrivais-je il y a quelques jours. J'avais tort : la déflation est plus rapide que prévue.
Renforcez vous en or physique (voir Bullion Vault, pour ceux qui sont éloignés de ce marché), ou les certificats adossés à l'or physique. A 900 $ l'once et à la parité eurodollar actuelle, c'est une aubaine.
Je vous rappelle mes objectifs rationnels sur le métal jaune : 2 300 $ l'once, soit 1 500 euros. Je les tiens pour rationnels car ils sont dépouillés de tout effet de panique. Ils ne reposent que sur des constats d'inflation et d'émission monétaire.
Garantie illimitée des dépôts : un fantasme "Les déposants ne paniquent pas, ils ne font pas la queue devant leur banque pour retirer leur argent", entend-on un peu partout.
Permettez-moi de rire ! Les déposants ne font pas la queue car ils ne PEUVENT PAS RETIRER leur argent. La dématérialisation a été trop loin. Pour retirer même des billets de son agence, il faut les commander à l'avance. Oui : les commander. C'est pour cela que l'Etat français ne se précipite pas, contrairement à d'autres pays européens, pour relever ses garanties bancaires.
Quant aux garanties bancaires illimitées, on voit mal comment des Etats endettés pourraient immédiatement les assumer. J'ai dit immédiatement : c'est à dire avec du cash disponible alors que les caisses sont vides. Ou plutôt si, on voit comment... avec le procédé bien connu de la planche à billets. Quand on n'a plus de cash, il faut bien le fabriquer. C'est bon pour l'or.
Nationalisation des banques : c'est le contribuable qui paye Autre fantasme, la nationalisation des banques. Ce que vous ne perdrez pas en tant que déposant, vous le paierez en tant que contribuable. Tout un tas de Crédit Lyonnais. Pas bon pour vos finances, ni les finances publiques, mais bon pour l'or !
Ma collègue Alexandra Voinchet vous en dira plus sur ce sujet dans La Quotidienne de demain. |
Profitez des politiques natalistes |
La France est championne d'Europe de la natalité. Avec ses deux enfants en moyenne chacune, la Française bat toutes ses voisines européennes.
L'Allemagne est loin derrière, avec 1,37 enfant par femme. En ces périodes de crise économique, on aurait pu penser que la natalité allait diminuer. Les familles ont de moins en moins de budget pour élever leurs enfants. Mais il semblerait que les facteurs économiques ne soient plus un critère de choix.
Outre l'aspect culturel -- les pays du Nord ont en général un meilleur taux de fécondité que les pays de l'est ou du sud de l'Europe --, le vrai motif de décision semble résider dans les aides et les infrastructures sociales. Dans ce domaine, la France est en avance par rapport aux autres pays européens, aussi bien au niveau des aides (allocations familiales), des congés parentaux, des crèches et des moyens de garde.
Le gouvernement a même l'intention d'établir un droit opposable à la garde d'enfants. Le budget de la France, destiné à aider les parents, s'élève à 83 Mds€ selon la secrétaire d'État à la Famille, Nadine Morano.
Pour remédier à ce déficit de naissances, la ministre allemande de la Famille, Ursula von der Leyen, a créé un salaire parental non imposable versé pendant quatorze mois à celui des deux parents qui s'arrête de travailler suite à la naissance. Elle projette également le triplement du nombre de jardins d'enfants, d'ici à 2013.
Les enfants, un atout pour l'économie Si la France consacre un tel budget pour favoriser les naissances et si les Allemands tentent par tous les moyens de redresser leur faible taux de fécondité, c'est parce que la natalité est un atout pour un pays.
D'abord parce que les enfants d'aujourd'hui seront la force de travail de demain et qu'ainsi ils contribueront à la santé économique du pays. Le bon taux de natalité permet aussi de renouveler les générations. Il faudrait encore légèrement s'améliorer pour arriver au taux de renouvellement de 2,1 enfants par femme.Une population qui ne se renouvelle pas est une population qui vieillit et qui meurt peu à peu.
Les avantages de cette belle natalité se font également sentir dès maintenant. Ces petits bébés qui sortent tout juste des maternités sont en fait des consommateurs voraces.
Premiers bénéficiaires : les vendeurs de couches. Élément indispensable à l'arrivée d'un nourrisson, les couches promettent de belles perspectives de croissance au vu des politiques natalistes dont usent et abusent les pays développés.
Malheureusement pour l'investisseur, il est impossible de profiter du filon, faute d'entreprises uniquement orientées sur le secteur. Pampers est une filiale du géant touche-à-tout Procter & Gamble.
C'est le même cas avec la nourriture pour bébé. Blédina est l'une des meilleures entreprises à profiter du boom nataliste. Mais elle aussi est une filiale non cotée du groupe Danone. Nestlé est aussi un grand acteur de la nutrition pour bébé, mais, là encore, cette activité ne représente pas une grande part de son chiffre d'affaires.
L'autre grand pôle du budget bébé, c'est le jouet. Que ferait un enfant sans son hochet ou sa girafe qui couine ? Il pleurerait toute la journée. Aucune chance donc pour que les parents décident de ne pas sacrifier une partie de leur budget pour calmer leur diabolique chérubin... |
Au coeur du krach et de la GAF |
L'après-midi du 6 octobre a été une journée de capitulation. Les marchés ont jeté l'éponge. Aucun gérant n'a voulu répondre au téléphone à la rédaction de MoneyWeek.
Les indices boursiers de la planète ont dévissé. Les 700 milliards de dollars de Paulson sont effacés, balayés. Tout le monde pense maintenant qu'ils n'étaient pas suffisants.
La crise actuelle ressemble de plus en plus à celle de 1929. Il s'agit maintenant d'affronter la vérité : après l'éclatement de la bulle de 2001 et le point bas de février 2003, toute la croissance a reposé sur une seule chose : de l'émission monétaire.
Le krach d'aujourd'hui n'est que le dégonflement d'une bulle secondaire, gonflée entre 2001 et 2003, pour éviter un atterrissage trop brutal.
Le problème crucial qui se pose maintenant est qu'il n'existe plus de marge de manoeuvre possible. Tout a déjà été fait entre 2001 et 2003.
La grande apocalypse financière est une réalité Nous voyons une première force à l'oeuvre : celle de la déflation. Les actions et l'immobilier valent aujourd'hui moins cher qu'hier et probablement plus cher que demain. C'est vrai aux Etats-Unis, en Europe et même en Chine.
Nous allons voir une deuxième force à l'oeuvre : l'inflation. Toute cette monnaie créée sans richesse va nous revenir en pleine figure sous forme de matières premières plus coûteuses. Peut-être pas immédiatement car, dans un premier temps, l'activité industrielle et la consommation vont violemment freiner. Mais dans un deuxième temps, lorsque celles-ci auront atteint leur point bas, les prix vont remonter. Tout simplement parce que les producteurs ne voudront pas être lésés en se faisant payer en monnaie de singe.
Une monnaie de singe, c'est la mutation du dollar. Les apprentis sorciers de la finance informatisée ont simplement perdu de vue que la monnaie était la mesure d'un travail.
Pour avoir de l'or en tant que monnaie, il faut creuser, extraire, séparer et fondre le précieux métal. C'est du travail. Même pour les peuplades primitives, chez lesquelles les coquillages sont de la monnaie, les coquillages monétaires sont suffisamment rares. Ainsi, les chercher et les trouver représente un travail. Le pêcheur échange ses poissons contre la monnaie-coquillage. Mais il n'est pas sûr que celui qui choisisse de chercher la monnaie-coquillage ait une journée plus fructueuse que le pêcheur.
Hélas, les Américains ont cru que l'on pouvait impunément fabriquer une monnaie qui ne corresponde à aucun travail. Les Européens ont marché dans cette étrange combine. Et maintenant, il va falloir payer.
Le krach sera aussi pénible que celui de 2001 La période qui s'ouvre sera aussi pénible que les années 2001-2003. Le premier abcès n'a pas été crevé. Il y a surinfection. Le deuxième abcès est bien plus grave.
Vous voulez des chiffres, des données "sérieuses" ? Les voilà.
2001 à 2003 : Les taux d'intérêt américains plongent de 6,5% à 1%. Objectif : "relancer" à la suite du krach. La relance porte sur deux axes : l'immobilier et la consommation des ménages.
Pendant ce temps, Wall Street emballe à tour de bras dans des "produits financiers" des crédits hypothécaires et des crédits à la consommation. L'emballage réduit les risques et les disperse. 1 700 milliards d'actifs papier circulent. Les prêts sont de plus en plus risqués.
Tout le monde est content : l'immobilier monte de 10% à 15% entre 2001 et 2005. Les marchés montent. Les financiers empruntent de l'argent pour avoir des "effets de levier". Tout va bien.
2004 à 2007 : Les taux d'intérêt américains remontent de 1% à 5%. La Fed victorieuse a réussi son atterrissage en douceur ! Grave erreur : les premières défaillances d'emprunteurs arrivent.
2007 à maintenant : Les taux de défaillance atteignent 9%, banques et assureurs font faillite, les marchés s'effondrent. La Fed baisse à nouveau ses taux d'intérêt.
Et demain ? Du chômage, des entreprises qui ne pourront plus faire face à leur endettement, un point bas des marchés qui sera peu ou prou celui de février 2003. PLUS DE RELANCE POSSIBLE, comme en 2001. Pourquoi ? Parce que les taux d'intérêts ont déjà été baissés, pardi !
La traversée du désert sera beaucoup plus longue La traversée du désert commence seulement. Combien de temps durera-t-elle ? Je n'en sais rien. Mais elle devrait durer plus longtemps que la précédente. La tromperie a été encore plus grave. |
Tempêtes et naufrages du week-end |
Nos politiques et financiers ont oeuvré tout le week-end pour colmater les brèches d'un système financier qui part à vau-l'eau.
A problème global, l'Europe répond solutions n | |