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15 résultats trouvés pour la recherche people |
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Actualit�s : News People Club : actualités des stars
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Actualit�s : MoneyWeek
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Paul H. Dembinski, Finance servante ou finance trompeuse ? |
Dans un langage d'universitaire qu'il faudra surmonter, ce livre donne des pistes pour répondre à une question très actuelle : "Comment pouvons-nous nous faire abuser par ce qui n'est qu'un outil ?"
L'auteur qualifie notre époque, qui a succédé aux Trente Glorieuses, d'années euphoriques. Même si les performances économiques sont moins bonnes que dans la période précédente, il est admis que "la seule institution sociale capable de garantir le bonheur tant collectif qu'individuel serait ainsi le libre jeu du marché".
Ainsi, la finance moderne s'est construite autour d'une monnaie mondialisée et délivrée de "tout étalon qui lui serait exogène", du couple "risque rendement", de la notion de couverture de risques. Elle a supprimé les contacts humains dans les transactions. Elle manipule une importante masse d'épargne provenant de la capitalisation des retraites.
Parallèlement, les pays riches recourent à la dette, pensant préserver l'étalon monétaire de l'érosion de l'inflation. Notre présent dépend des projections de notre avenir. "Paradoxalement, c'est par la consommation d'aujourd'hui que nous sommes censés nous assurer des lendemains qui chantent."
L'auteur montre comment la finance a fini par renverser le rôle de l'argent. "Les bénéfices ne sont plus le fruit normal de l'entreprise alimentée par l'argent, mais le fruit normal de l'argent alimenté par l'entreprise", dénonce l'auteur.
La façade de l'avenir toujours plus radieux calculé par des modèles financiers, et le recours à des montages enchaînant le présent à un avenir factice, s'écroulent. C'est le moment de redécouvrir la frugalité, c'est-à-dire l'autolimitation dans la consommation et la "liberté de l'imprévoyance".
> Finance servante ou finance trompeuse ?, Paul H. Dembinski, Desclée de Brouwer, coll. "Parole et Silence", 2008, 19 € |
Nassim Nicholas Taleb, Le cygne noir : savoir que le hasard existe |
Les opportunités les plus fortes, comme les conséquences les plus dramatiques proviennent de "cygnes noirs", des événements aléatoires, hautement improbables. Mais ce que la nature humaine refuse d'imaginer finit par survenir ; l'impact est d'autant plus important sur nos vies que nous sommes aveuglés par des prévisions de l'avenir erronées.
Tel est le thème du dernier opus de Nassim Nicholas Taleb, Américain d'origine libanaise. Cet essai philosophique sur l'importance du hasard est inclassable. L'auteur y multiplie les anecdotes personnelles, les exemples, pour mieux mettre à la portée de tous son point de vue.
Internet, la crise financière d'aujourd'hui, la saga Harry Potter, sont autant de cygnes noirs, positifs ou négatifs. À trop lorgner sur le passé, nous aidant de statistiques qui ne tiennent pas compte des données "hors normes", nous tirons des conclusions fausses sur ce qui est vrai. Car, s'il est toujours possible de confirmer qu'une chose est fausse, il est beaucoup plus difficile de dire qu'une chose est vraie.
De plus, notre vision de la réalité est déformée par les discours de gens "respectables", "formés à être ennuyeux et raisonnables", banquiers, journalistes…
Enfin, si tous nous savons que prévenir est mieux que guérir, dans la réalité nous taxons de gaspilleurs ceux qui voudraient prendre des mesures préventives.
Pour l'auteur, la clé du succès est de prévoir l'imprévisible, les scénarios impossibles, à l'instar d'un George Soros, qui avant d'investir cherche tous les arguments qui pourraient réfuter sa théorie. Un modèle pour Nassim Nicholas Taleb, ex-trader, qui dévoile sa philosophie : "Les marchés financiers prometteurs et les valeurs sûres m'inquiètent beaucoup plus que les opérations de spéculation. Les premières présentent des risques invisibles, les secondes n'offrent aucune surprise puisque l'on sait bien qu'elles sont volatiles."
Et si lui cherche à se mettre en contact avec des "cygnes noirs" positifs, il conseille à chacun de faire comme bon lui semble, sans s'occuper du regard des autres. Car après tout "rater un train n'est pénible que si l'on court après".
> Nassim Nicholas Taleb, Le Cygne noir, la puissance de l'imprévisible, Les Belles Lettres, 2008, 23 euros. |
Crises financières : devenez un as des krachs |
Toutes les mêmes, les crises ? C'est la question qu'explore Crises financières.
Les crises peuvent avoir pour origine des bulles sur des produits aussi variés que la tulipe ou les valeurs informatiques (dot.com), mais leurs mécanismes présentent des similitudes.
Difficile alors de comprendre pourquoi, à chaque fois, nous tombons dans les mêmes pièges, qui nous mènent de bulles en krachs.
La faute en incombe en partie aux politiques financières et monétaires qui sont mises en place. Crises financières les explique, sans tomber dans le jargon des spécialistes.
Le livre peut même être amusant. Un exemple ? Même Isaac Newton s'est fait avoir en Bourse, par la bulle de la South Sea Company. "Le 20 avril 1720, il vendit ses actions à 7 000 livres sterling […] pour un profit de 100%. Mais le marché continua de monter et Isaac Newton, craignant de manquer une opportunité, ré-entra dans le marché au sommet et perdit 20 000 livres, ce qui lui fit dire : 'Je peux calculer le mouvement des astres célestes, mais pas la folie des gens'."
Crises financières, Jacques Gravereau et Jacques Trauman (éditeurs), Economica, 2001 |
L'audit de MoneyWeek : George Lucas |
Comment a-t-il débuté ? En 1967, George Lucas sort diplômé de l'université de Californie du Sud spécialisée dans les arts du cinéma.
Son court-métrage Labyrinthe électronique : THX 1138 4EB, a remporté le prix des étudiants qui lui a ouvert les portes de Warner Bros pour assister Francis Ford Coppola. Lucas était payé 3 000 $.
Il a impressionné Coppola au point que celui-ci a poussé les studios à financer (à hauteur de 1 M$) l'adaptation de son court-métrage.
Pour tenir le budget, il a réalisé les explosions du film avec de simples feux d'artifice à 10 $ et un plateau miniature qu'il a fabriqué lui-même. Ce film rapporta 15 000 $ à George Lucas.
Son premier vrai film, American Graffiti (1973), lui a rapporté 50 000 $.
Comment a-t-il créé Star Wars ? Après deux ans d'écriture, Lucas a vendu son scénario pour près de 20 000 euros. Il a été rémunéré 85 000 euros pour le mettre en scène, avec une clause lui permettant de récupérer 40 % des bénéfices.
Le film a amassé 1,5 M$ pour son premier week-end. La saga Star Wars a rapporté 4,3 Mds$ depuis, alors que les produits dérivés ont engendré 13,5 Mds$. En 2007, il a empoché 200 millions d'euros en un seul jour, lorsque le fabricant de jouets Hasbro lui a racheté ses stock-options offertes dix ans plus tôt.
Comment dépense-t-il son argent ? Une grosse part de l'argent de Lucas est réinvestie dans ses différentes sociétés de production, à l'avant-garde des effets spéciaux durant les trente dernières années.
Il vit et travaille dans ses bureaux qui occupent plus de 2000 ha et sont surnommés le Ranch Skywalker. Ils auraient coûté 100 M$.
Il n'a pourtant pas oublié d'où il venait. En 2006, il a donné 175 M$ à son ancienne université. |
L'audit de MoneyWeek : Will Smith |
Comment est-il devenu riche ? Will Smith grandit à Philadelphie où il intègre l'une des plus prestigieuses écoles secondaires. Élève brillant, il obtient une bourse pour intégrer le fameux MIT. Mais il préfère se lancer dans une carrière artistique.
Il fonde avec son ami Jeff Townes un groupe de hip-hop qui connaît un gros succès aux Etats-Unis. Ensemble, ils obtiennent un Grammy Award en 1989. Will Smith a 21 ans. Il dilapide son magot (environ 6 M$) : "L'argent coulait à flots et je ne me rendais pas compte de sa valeur. Le fisc me réclamait près de 3 M$ et je n'avais plus que 2 $ en poche."
Comment est-il devenu acteur ? En 1993, Will Smith devient le héros de la série à succès Le Prince de Bel-Air qui lui permet de renflouer ses caisses. Il joue le rôle principal, celui d'un jeune enfant des rues de Philadelphie qui débarque chez son riche oncle de Los Angeles.
Le succès de sa série lui vaut l'un des rôles principaux dans le film Bad Boys en 1995. Le film d'action à gros budget lui permet d'être reconnu à Hollywood et d'empocher la coquette somme de 2 M$.
L'année suivante, il tient l'affiche du blockbuster Independence Day, cachet de 5 M$, la même somme que pour son autre grand succès, Men in Black un an plus tard.
Combien gagne le nouveau roi de Hollywood ? Selon Forbes, Will Smith est l'acteur le mieux payé du monde. Au cours de l'année dernière, il a empoché 80 M$. Il ne tourne plus de film si son cachet n'atteint pas les 20 M$.
Sa carrière musicale se poursuit en solo puisque les bandes originales de ses films lui sont souvent confiées, et qu'elles deviennent des tubes internationaux. Il a écoulé plus de vingt-cinq millions d'albums dans le monde. |
L'audit de MoneyWeek : Sophie Marceau |
Comment a-t-elle commencé le cinéma ? Sophie Marceau n'a que 42 ans, mais elle a déjà trente ans de cinéma derrière elle. À 14 ans elle, qui décharge des camions sur les marchés pour se faire un peu d'argent de poche décroche le rôle phare du célèbre film La Boum.
Le second opus l'installera dans le coeur des Français et lui fera gagner un césar. Avec son premier cachet, elle s'offre une petite voiture électrique qu'elle se fait voler peu après.
Comment est-elle passée du statut de jeune actrice à celui de star ? Son rôle dans La Boum lui permet d'être considérée comme un jeune talent prometteur. À 19 ans, elle tourne avec Maurice Pialat et Gérard Depardieu dans le film Police. Mais c'est surtout grâce au film L'Étudiante qu'elle prouvera sa capacité à interpréter les rôles de jeune fille romantique.
En 1995, les réalisateurs américains commencent à s'intéresser à la jeune Française. Elle participera au film Braveheart, avec Mel Gibson, un vrai carton. Un petit rôle à côté de celui qu'elle décroche dans Le monde ne suffit pas, épisode de la célèbre saga des James Bond.
Combien gagne-t-elle ? Sophie Marceau gagne entre 1 et 2 M€ par tournage. Entre 2004 et 2007, elle aurait gagné 2,4 M€, malgré des films au succès moyen, comme Anthony Zimmer et La Disparue de Deauville.
En plus de ses cachets, l'actrice réclame 50 000 € pour se déplacer lors d'un événement publicitaire. C'est ainsi que Nesspresso a dû renoncer à la faire venir pour son lancement sur les Champs-Élysées.
Sophie Marceau sait monnayer son image de "petite fiancée des Français". |
L'audit de MoneyWeek : Alexandre Dumas père |
Comment a-t-il commencé ? Alexandre, orphelin très jeune, est élevé par sa mère dans le culte du héros paternel, général de la Révolution. Ses études bâclées, il devient obscur clerc chez un notaire... En 1823, il entre au service du duc d'Orléans, l'homme le plus riche de France, qui mène grand train grâce à une liste civile (rente) de plus de 12 millions de francs.
Il lui inspire Henri III et sa cour, donnée à la Comédie-Française. Enfin le succès ! À 27 ans, Dumas devient l'auteur le plus lu et le mieux payé de France, devant Victor Hugo. Prolifique, le mulâtre s'entoure de "nègres" et publie plus d'une œuvre par an. Son œuvre, Les Trois Mousquetaires, en 1844, marque le sommet de sa fortune.
Que fit-il de son argent ? L'argent est "bon serviteur, mais mauvais maître". Il ne sut jamais l'apprivoiser. Dumas était un flambeur ; son vrai nom, Davy de La Pailleterie, le prédestinait à l'esbroufe. Il fait édifier la réplique du château de Monte-Cristo. Parc anglais, bâtiment Renaissance et dépendance gothique style château d'If...
Dans cette folie architecturale, il écrit quatre pages à l'heure. La pendaison de crémaillère réunit 600 invités qui passent sous l'entrée ornée de la devise "J'aime qui m'aime" ; aux murs, ils découvrent des tableaux de Delacroix. À Paris, Dumas se fait construire un théâtre.
Comment finit-il ? À ce train, l'argent se dépense plus vite que la plume ne le gagne. En 1851, pourchassé par plus de cent cinquante créanciers, l'auteur fuit en Belgique. La "bulle financière" Dumas est crevée. Les procès avec ses nègres l'empêchent de refaire surface financièrement, malgré une production toujours abondante. Dumas père mourra pauvre dans les bras de Dumas fils. |
L'audit de MoneyWeek : Amy Winehouse |
Combien vaut-elle ? Amy a fait son entrée dans le classement du Sunday Times des jeunes talents musicaux britanniques les plus riches. à 24 ans, elle se place à la dixième position.
En cinq ans de carrière, la jeune femme est à la tête de 13 M€. Amy signe à 16 ans un contrat chez Island Records, et sort en 2003 son premier album, Franck. En 2006, Back to Black se vend à sept millions d’exemplaires. Elle prépare son troisième album, et est pressentie pour interpréter le thème du prochain James Bond.
Qui peut se payer Amy ? Amy étant l’icône du moment, sa présence peut rapporter gros et se monnaye en conséquence. La marque Louis Vuitton a déboursé 500 000 £ (633 000 €) pour que la star chante au cours de son défilé parisien, lors de la Fashion Week, en février dernier.
George Clooney et Julia Roberts ont essayé de faire venir Amy à un gala de charité à New York, contre une rémunération de 500 000 $ (321 000 €).
Quel est le revers de ce rêve ? Amy Winehouse est aussi connue pour sa vie tumultueuse. Elle fait régulièrement la une des magazines pour sa consommation de drogue ou ses arrestations. Et ce n’est pas son mari qui la calme. Blake Filder-Civil est en prison pour agression. Les tabloïds anglais annoncent cependant que la jeune femme souhaite divorcer. Une opération coûteuse. Le mari emprisonné réclamerait 3 M£ (3,8 M€), soit 250 000 £, par mois de mariage. Mais ces années de vie commune ne seront pas perdues. La maison d’édition Penguin vient de proposer au couple un million de livres sterling pour un récit de leur mariage. |
L'audit de MoneyWeek : Paris Hilton |
Comment est-elle devenue célèbre ? Paris Hilton est l’héritière de l’empire des hôtels Hilton.
En 2003, elle fait partie de l’émission The Simple Life, une émission TV américaine dont le concept est de faire découvrir la vraie vie (« la vie simple ») à deux riches héritières. Elle s’y montre particulièrement snob et hautaine. La presse people s’empare alors du phénomène.
La jeune femme, qui a pour seule caractéristique d’être une riche héritière de la jet-set la plus outrancière, fascine le public américain. En 2006, elle est même la personnalité la plus médiatisée au monde.
Combien sa notoriété lui a-t-elle rapportée ? Sans talent et sans métier, Paris Hilton multiplie pourtant les activités lucratives. « J’ai gagné 100 M$ l’année dernière » affirmait-elle en 2007.
D’autres estiment que la somme approcherait plutôt les 300 M$ cette année là. L’empire familial vaudrait quant à lui près de 6 Md$.
L’argent n’a plus aucun sens pour elle. Elle multiplie les frasques les plus ridicules. La dernière en date : elle a tagué de son nom une suite à 16 000 $ d’un des plus prestigieux hôtels de Moscou.
Comment gagne-t-elle autant d’argent ? Paris Hilton s’est lancée dans la chanson et dans le cinéma. Son album s’est vendu à 600 000 exemplaires. Ses films, médiocres, suscitent la curiosité du public.
Sa ligne de parfums, de produits cosmétiques, et ses différents clubs et casinos complètent ses revenus.
Génie du « peoplebusiness » et du marketing, Paris Hilton sait rentabiliser l’intérêt des médias. |
L'audit de MoneyWeek : Patrick Bruel |
Comment a-t-il commencé sa carrière musicale ? Patrick Bruel débute comme acteur, dans Le coup de sirocco. Mais sa vocation de chanteur lui est venue dès 1975, lors d’un concert de Michel Sardou. En 1989, avec sa chanson « Alors regarde » la bruelmania démarre.
Depuis, Bruel a sorti huit albums avec, pour chacun d’entre eux, un cachet de 4,5 à 5,2 M€. Parallèlement, l’artiste a poursuivi sa carrière de comédien et compte pas moins d’une trentaine de films à son actif.
Quelles sont ses autres activités ? En 1998, Patrick Bruel est sacré champion du monde d’un des quarante tournois du World Series de poker et empoche 224 000 $. Bruel joue assidûment et, prudent, a un compte en banque dédié à cette activité.
En 2005, il décide Thierry Bizot, producteur chez Elephant et Cie, à monter une émission sur le poker. « Poker » rentre donc au programme sur Canal+, commentée par le champion.
Le chanteur lance ensuite des produits dérivés autour du poker. Il fait de la publicité pour un site payant anglais de poker en ligne, une activité qu’il doit arrêter sous la pression légale, car ces sites payants de jeux sont interdits en France.
Et du côté de sa vie privée ? Avant de se séparer, Patrick Bruel a souvent fait la une des magazines avec son épouse, la scénariste et écrivain Amanda Sthers. Mais la star souhaite préserver son intimité et n’hésite pas à attaquer en justice les magazines people. Une activité lucrative. Le chanteur et son ex femme ont figuré à la 4e place du classement du Figaro des stars qui ont le plus gagné d’argent avec les procès. En 2007, le couple a empoché 131 500 euros. |
Jim Rogers : le Warren Buffett des matières premières |
« Fannie et Freddie sont des scandales en devenir », la bulle immobilière va éclater, la faiblesse du dollar va s’aggraver, aucun pays n’a une devise saine. Un résumé de la presse du jour ? Loin de là. Le milliardaire Jim Rogers écrivait tout cela en 2005.
Une finesse d’analyse qui explique d’ailleurs la richesse de l’homme. Car dès ses premiers pas en tant qu’investisseur, après ses études, Jim Rogers mise sur les matières premières. Au point de créer l’un des plus grands fonds qui leur sont dédiées : le Quantum Fund.
Le boom des matières premières s’adresse aux investisseurs ordinaires, ceux qui ont la tête pleine d’idées reçues sur les matières premières et n’osent pas y miser un centime. Jim Rogers désarme nos craintes, explique simplement le fonctionnement de ces marchés, leurs cycles, leurs risques et comment s’y lancer.
Indice rassurant : l’homme d’affaires avisé expliquait en 2005 que lorsque la Bourse chute, le cours des matières premières augmente et qu’il est positivement corrélé à celui de l’inflation. Il n’y a pas lieu de se réjouir des malheurs actuels des marchés actions et encore moins de l’inflation. Mais reconnaissons que la période qui s’ouvre devient favorable aux matières premières.
Jim Rogers est loin d’être un optimiste. Il mise sur les matières premières depuis la fin de ses études, et son fonds Quantum Fund s’est apprécié de 4 000% en dix ans. Avant d’investir, il étudie la géopolitique, le climat, l’offre, la demande… Des pistes de travail dont il donne les clés dans son livre. Avec ses investissements réfléchis et rationnels, il explique comment les matières premières peuvent devenir une stratégie d’investissement sur le long terme, une couverture du risque des marchés actions.
Plus qu’un visionnaire, Jim Rogers est un homme réfléchi, qui doit son succès à son travail et sa volonté : plus d’un ont essayé de le détourner de ses positions contrariennes, mais jamais il ne s’est laissé influencer. Et si toutes ses prévisions ne se sont pas réalisées – comme un yuan flottant librement pour les J.O. de Pékin – il reste un excellent pédagogue.
> Jim Rogers, le Boom des matières premières Valor éditions, 256 p. 34 € |
Un polar au coeur de la Cosa Nostra |
Du sang, des meurtres, de la corruption, des trafics, voilà l’univers dans lequel nous plonge Claude Ducouloux-Favard, docteur d’état en droit comparé des affaires.
Au travers de portraits des personnages de la mafia, il nous retrace l’histoire de cette organisation tentaculaire. Il nous explique comment, d’une société secrète sicilienne destinée à résister tant aux Bourbons qu’aux troupes de Garibaldi, la mafia est devenue l’entreprise numéro un d’Italie avec un chiffre d’affaires de 90 Mds€ par an. Le tout avec des marges bénéficiaires de près de 400 %.
L’auteur évoque, bien entendu, la difficile lutte antimafia, les vains combats de don Peppino, de Giuseppe Impastato, du juge Rocco Chinici. L’impossible et douloureuse résistance des entrepreneurs face aux pratiques de la Mafia, n’est pas oubliée. Que faire contre le trucage des appels d’offres, la concurrence déloyale, la prise en main de votre entreprise quand votre famille ou votre vie sont mises en jeu ?
De nombreux chapitres sont consacrés aux héros de la lutte antimafia, à savoir Giovanni Falcone et Paolo Borsellino, dont les méthodes ont conduit au « maxi procès » et à la condamnation de quatre cent soixante-quinze personnes en 1986. La bataille, l’unique bataille victorieuse contre la Cosa Nostra, subjugue. Menée par Tano Grasso, simple marchand de chaussures, la ville entière de Capo d’Orlando s’est rebellée contre l’impôt mafieux de 3 %. L’union fait la force.
Mais, trop souvent, la corruption, la peur, l’omerta, tant dans les cercles judiciaires que politiques ou économiques ruinent tous les efforts des bonnes volontés. La seule attaque possible : confisquer ou séquestrer les biens de la mafia. Entre 1992 et 2006, près de plus de 5 Mds€ ont été pris, et réinjectés dans l’économie saine.
Reste qu’en attendant, la Cosa Nostra se modernise, utilise Internet pour recycler son argent, s’implante dans les jeux en ligne, poker en tête, mais n’oublie pas des industries dans l’air du temps comme le traitement des déchets. Un secteur en « or » pour les « éco-mafiosi », plus dangereux que jamais, pour l’économie comme pour la planète.
Claude Ducouloux-Favard, La Mafia italienne, Arnaud Franel éditions, 2008, 19,95€ |
L'audit de MoneyWeek : André Agassi |
Comment est-il passé de boursier à rentier du tennis ? André Agassi fait ses armes dans l’une des plus prestigieuses académies de tennis, celle de Nick Bollettieri. Il ne doit y effectuer qu’un stage de deux mois, sa famille n’ayant pas les moyens de lui payer un cursus plus long.
Mais Nick Bollettieri comprend vite tout le talent du garçon et lui permet de suivre les cours gracieusement. à seulement 16 ans, il devient professionnel. Il se fait remarquer par ses cheveux longs décolorés et ses tenues fluo.
Son style et sa facétie sur le court lui valent de devenir le chouchou du public.
Que vaut son parcours tennistique ? En 20 ans de carrière, André Agassi accumule les titres. Il remporte huit titres du grand chelem, dont un Roland-garros. Il est longtemps numéro un mondial, malgré la concurrence de l’ogre Pete Sampras. Ses exploits lui permettent d’amasser plus de 31 M$ de gains – il a notamment perçu plus de 4 M$ en 1999, l’année de son titre à Roland-garros. Ce n’est là qu’une partie de son salaire. Ses contrats publicitaires s’élevent également à plusieurs dizaines de millions de dollars.
Que devient André Agassi ? Il prend sa retraite du circuit de tennis professionnel à 36 ans. Près de deux ans plus tard, André Agassi entre dans le classement des cent personnalités les plus influentes du monde, établi par le magazine américain Time. Il y apparaît pour son action avec son association « The André Agassi charitable Foundation ». En 2006, il aurait fait plus de 1 M$ de dons (environ 5 % de ses revenus) à cette fondation qui s’occupe d’enfants en difficulté. |
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