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4. Bourse Immobilière de Tunisie  |
| Bourse Immobiliere de Tunisie : le premier portail des services immobiliers en tunisie, annonces classees, offres de vente, achat, location, appartement, studio, maison, immeuble, terrain, villa, local, locaux, magasin, neufs et anciens |
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5. Groupe Shams  |
| Site du groupe Shams, musique traditionnelle d'Afghanistan. Le groupe Shams développe un répertoire de chants populaires et semi-classiques ainsi que des morceaux de danse d'Afghanistan. Un premier album intitulé Fleurs d'exil distribué par Harmonia Mundi. |
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12. Toute l'auto le portail de toute l'automobile  |
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| Accueil > Sports et loisirs > Véhicules > Portails et annuaires |
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14. Meetromanian.com  |
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| Accueil > Commerce > Rencontres |
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17. Nonoce  |
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| Accueil > Commerce > Mariage > Annuaires et guides sur le mariage |
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20. musique variété francaise  |
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| Accueil > Art et culture > Musique > Genres > Musique francophone |
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25. n9ws.com : Actualité, information, news et forum d'aide neuf cegetel, neuf telecom, ADSL, téléphoni  |
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27. classiquenews.com: l'e-quotidien 100 musique classique  |
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28. voir un film : l'annuaire de la VOD  |
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35. Cheval Randonnée Equestre Centre Equestre vente cheval photo  |
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Actualités : MoneyWeek
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J'aimerais savoir ce que veut dire certificat, mais j'ai honte de poser la question… |
Un certificat est une valeur mobilière cotée en continu. Le certificat se réfère à un sous-jacent, par exemple un contrat à terme sur une matière première, un panier d'actions, ou encore un indice.
Les certificats permettent donc de diversifier ses placements. Mais, contrairement aux valeurs boursières traditionnelles, les certificats ont des durées de vie limitée. Les échéances vont de un à cinq ans.
Une fois arrivé à terme, le contrat est remboursé en fonction du prix du sous-jacent. Avant son terme, le certificat est parfaitement liquide et négociable en continu. Il existe des certificats, dits "turbos", à effets de levier permettant de jouer la hausse ou la baisse et même la stabilité du sous-jacent. Mais attention à la liquidité.
Certains certificats sur les contrats à terme de matière première affichent de très faibles volumes journaliers de transactions. |
'Ordres stop' : sachez utiliser les mêmes armes que les professionnels |
Soyez comme un alpiniste : sûr de ne jamais dévisser et d'aller au sommet. Un "stop" est à l'investisseur ce que le piton est à l'alpiniste. Très simplement, cet ordre déclenche automatiquement la vente lorsqu'un niveau de cours prédéfini est touché. Une bonne gestion des ordres de vente "stop" améliore la performance d'un portefeuille et protège des mauvaises surprises.
Les alpinistes plantent à intervalles réguliers des pitons dans la paroi. Leurs chutes s'en trouvent limitées et leur progression est bien mieux assurée. Maintenant, imaginez un cours de bourse qui monte. Les ordres de vente "stop", que vous allez placer au fur et à mesure du parcours de votre action seront comme ces pitons d'alpinistes.
Lorsque vous achetez une action, vous pensez que son cours va grimper. Vous avez de bonnes raisons, objectives, de croire en l'avenir de votre nouvelle acquisition. Mais, bien sûr, vous ne pouvez pas tout prévoir. Un glissement de terrain dans une mine, un incendie dans une usine, la mort d'un dirigeant, la rupture d'un pacte familial d'actionnaires... Autant d'accidents qui peuvent faire s'effondrer un cours.
À l'achat, placez immédiatement un premier "stop" L'arithmétique est implacable. Lorsqu'une action a perdu 33% de sa valeur, il faut qu'elle remonte de plus de 50% pour retrouver son cours initial. Ainsi, un achat à 100 qui baisse de 33% donne un cours de 66. Pour un retour à 100, il faut une hausse de l'action d'un coefficient 100/66, soit 51%. Il ne vous a pas échappé que ces petites bêtes plongent facilement de 33%, mais grimpent difficilement de 50%.
Dès que vous achetez une action, placez votre premier piton. À combien ? Au minimum à 0,66 de la valeur d'achat. Vous allez ainsi limiter vos pertes à 33% de votre mise. Cela est une protection anti- krach ou anti-calamité imprévisible. Mais vous pouvez choisir un stop plus serré par rapport à votre valeur d'achat. Soit parce que les marchés viennent de subir une correction, soit parce que votre valeur a une volatilité très faible.
Des soubresauts de 25% dans une jeune entreprise de biotechnologie ou d'exploration sont classiques. Mais ils sont rarissimes dans une grande entreprise de biens d'équipement, par exemple. Vous avez acheté à 100, placez immédiatement un stop à 66.
Remontez ensuite progressivement votre "stop" Vous avez donc acheté à 100 et prudemment placé un stop à 66. Tout se passe pour le mieux et votre pépite grimpe. À un certain niveau, les plus-values latentes doivent se sécuriser.
À ce stade, la politique devient plus personnelle. Chaque investisseur a sa sensibilité, sa propre tolérance au risque. Voici des pistes, choisissez celle avec laquelle vous vous sentez le plus à l'aise.
Vous estimez que 20% de plus-values méritent d'être sécurisés. À 120, que faire ? Si la volatilité le permet, remontez le "stop" à 108, ce qui permet une baisse de 10% par rapport à 120 mais garantit 8% de plus-value. Puis remontez régulièrement au fur et à mesure de la progression ultérieure.
Une autre solution consiste à placer un "stop" plus serré, mais seulement sur un nombre limité d'actions. Choisissez par exemple 110 pour un tiers ou la moitié de la ligne. Ainsi, en cas de recul, vous aurez pris partiellement vos bénéfices : "un tiens vaut mieux que deux tu l'auras... jamais."
Le "stop" de désamour Vous regardez affectueusement cette valeur achetée à 100 il y a quatre ans et qui vaut maintenant 250. Bon, c'est vrai, depuis quelque temps, elle n'a pas fait grand-chose. Ses performances se tassent. Ce n'est plus une jeune pousse, elle mûrit.
Difficile de dire à une vieille amie fidèle qu'elle ne vous est plus utile. Le "stop" de désamour est fait pour cela. Placez-le suffisamment serré pour qu'il joue au premier creux du marché. Débarrassez-vous de la vieille amie, un peu lâchement et sournoisement. Cela vous laissera du cash pour réinvestir dans une nouvelle valeur, cela vous donnera une bonne raison de rechercher activement une nouvelle pépite.
Résistez aux tentations : laissez jouer vos "stops" Une fois que vous avez adopté une politique de "stop", ne revenez pas dessus à chaud : l'émotion est très mauvaise conseillère. Vous avez placé vos ordres sereinement, sans pression.
À l'usage, vous vous rendrez compte que vos "stops" vous ont plus rapporté (en limitant les dégâts) que coûté (en rabotant des plus-values latentes). |
A vos marques... Fret ?... Partez ! |
"Le pessimiste se plaint du vent, l'optimiste espère qu'il va changer, le réaliste ajuste ses voiles", constatait l'égyptologue britannique William Arthur Ward. En ce moment, le réalisme semble de rigueur sur le vaste marché des transporteurs maritimes.
La mer... Tandis que certains la voient danser le long des golfes clairs, d'autres la voient bien plus pragmatiquement véhiculer leurs espoirs, c'est-à-dire leurs marchandises et donc leur argent !
Avec, en effet, 90% du fret effectués par voie maritime, vous comprendrez aisément l'intérêt de suivre l'évolution et les perspectives de ce secteur : c'est un révélateur de la santé économique mondiale.
Depuis le 12 mai 2008, il est possible d'investir dans le fret à travers l'UBS Blue Sea. Créé par la banque suisse, ce tracker réplique les contrats à terme de livraison de fret – baptisés FFA (Forward Freight Agreements) et dont les cotes sont fournies par le Baltic Exchange à Londres –, pour le charbon et le minerai de fer.
Fluctuat nec mergitur Le BDI (ou Baltic Dry Index) est l'un des indices de prix pour le transport maritime en vrac de matières sèches. Créé en 1998, il est géré par la société britannique Baltic Exchange, à Londres.

Il reflète la moyenne des prix pratiqués sur vingt-quatre routes mondiales de transport en vrac de matières sèches : minerais, charbon, métaux, céréales, etc.
Le vrac sec représente des cargaisons préalables à une production (comme le ciment, le charbon ou l'acier), cet indice est donc vu comme un bon indicateur d'activité future.
Tant va la cruche à l'eau... Le secteur est moins affecté par la crise que son confrère aérien, qui a vu vingt-cinq compagnies faire faillite au cours du premier semestre 2008. Mais, ans certains cas extrêmes, le coût du fret maritime dépasse la valeur du produit transporté.
L'acheminement, par exemple, d'une tonne de fer brésilien en Chine revient à environ 108 $ alors que le prix du minerai de même qualité est d'environ 80 $ la tonne. La situation est similaire pour d'autres matériaux indispensables à l'activité économique mondiale : charbon, céréales, engrais, ciment... ce qui augmente les prix de revient et participe à l'inflation des prix des matières premières.
La grande marée montante, quelques vagues d'accalmie Concentrons-nous maintenant sur l'étude du graphique de l'indice BDI et voyons quelles perspectives nous pouvons en faire ressortir.
La première chose qu'on remarquera est l'impressionnante phase ascendante qui a pris place en cinq vagues (notées de I à V) entre juillet 2005 et juin dernier. Puis, l'indice est venu buter juste sous 11 800 points, son record historique. Depuis, il a reperdu près de 25% de sa valeur pour atteindre, à l'heure où je vous écris, 8 900 points. On dira, dans mon jargon, que nous sommes entrés dans une phase "de consolidation", ou phase "corrective". En d'autres termes, les cours vont digérer le mouvement précédent.
Cette période corrective devrait théoriquement prendre place en trois temps (notés de A à C). Ainsi, après une cassure à 7 770 points (niveau correspondant au ratio de 50% de la vague V précédente), un test à 6 670 points est envisagé (overlap de mai 2007 et ratio traditionnel de Fibonacci de 38,2% de tout le mouvement haussier précédent).
Les temps B et C devraient ensuite mener l'indice vers 5 575 points (soit la projection à 100% de la vague IV reportée au sommet de la vague V, et le fidèle ratio de 50% de toute la hausse). Il sera alors temps de faire un nouveau point mais, d'ici là, mieux vaut jeter l'ancre que larguer les amarres !
En effet, le BDI nous dit que l'activité mondiale entre dans une zone d'hésitation jusqu'en 2009. Les armateurs rempliront leurs cales, mais il leur faudra parfois baisser leurs prix. |
Quelques barils de brut dans un monde de finance... |
"On dit que l'argent n'a pas d'odeur : le pétrole est là pour le démentir", écrivait fort justement l'auteur français précurseur, Pierre Mac Orlan. Il vous paraîtra alors sans doute révélateur d'apprendre que ce dernier nous a quittés en 1970, il y a donc près de quarante ans. C'est sur cette citation que nous avons délibérément choisi d'ouvrir cet article. En effet, le consensus pétrolier n'offre que très peu de surprises, puisque tout le monde s'accorde à dire que l'or noir n'a pas fini de grimper. Aussi, les devins ne sont plus ceux qui peuvent déterminer la tendance, mais plutôt ceux qui peuvent donner des objectifs relativement précis. Le but du jeu n'est donc pas de savoir "dans quel sens va-t-on ?", mais plus trivialement "jusqu'où va-t-on ?". Eh bien, nous avons l'intention de nous mouiller, sans pour autant nous salir, et de vous donner ici même nos propres objectifs. Pour ce faire, nous faisons appel à notre savoir-faire en analyse technique... cette fameuse science qui s'appuie sur l'étude des graphes, et sur rien d'autre ! Et nous prenons à ce titre le pari de vous y intéresser, sinon de vous y convertir.
De Fibonacci à Elliott L'analyse technique part donc du principe simple que les cours – quels qu'ils soient – évoluent selon des cycles, qui se répètent, et obéissent à un certain nombre de théories. Là, chaque méthode (chartisme pur, vagues d'Elliott, ratios de Gan ou de Fibonacci, théorie de Dow, chandeliers japonais, etc.) se confronte à la réalité du marché : seule cette dernière permet de légitimer les précédentes. Et seule l'expérience et la pratique permettent de confirmer ces légitimations.

Les vagues de la marée noire La plupart des principes d'analyse technique s'appuient sur l'observation de l'historique des cours. Deux cas sont donc épineux. D'une part, les introductions en bourse relativement récentes, puisque l'historique n'existe pas encore. D'autre part, mais à moindre titre, le cas de figure où les cours sont sur des plus hauts (symétriquement des plus bas dans une tendance baissière) jamais atteints, puisque nous entrons en territoire inconnu. C'est dans ce second cas que le pétrole se trouve. Aussi, la méthode la plus efficace qui puisse nous permettre de déterminer des objectifs précis s'appuie sur la théorie des vagues d'Elliott, qui caractérisent des mouvements de marché. Ce principe s'appuie également sur les travaux de Fibonacci – mathématicien italien du XIIIe siècle qui a notamment permis de déterminer le célèbre "nombre d'or". En outre, comme le montre le graphe du pétrole, en partant du point bas du 15 janvier 2007, nous sommes ici dans une configuration dite en "I-II, 1-2". En langage moins barbare, ça signifie que nous avons, depuis ce point bas, entamé une phase ascendante en cinq vagues (numérotées de I à V), au sein de laquelle la vague III est elle-même subdivisée en cinq autres temps (numérotés de 1 à 5). Ce décompte provient d'une règle majeure de la théorie "elliottiste", à savoir que la troisième vague n'est jamais la plus courte.
Les objectifs selon Elliott Ainsi, un léger repli vers les 123,50 $ (qui constitue donc un bon point d'entrée) est possible. Tant que le support clé des 112 $ n'est pas nettement enfoncé (niveau de stop), nous envisageons un premier objectif (cible vague 5) autour des 177 $. Cela correspond à une projection de 200 % de la vague 1 reportée en vague 2. L'objectif suivant (cible vague V) se situera autour des 242 $, soit la projection de 161,8 % de l'ensemble vague I + vague 1, reportée au même point. Et hop ! il ne vous reste plus qu'à surfer tranquillement sur ces vagues. |
La précise théorie des vagues d'Elliott |
Cette méthodologie s’appuie en grande partie sur la fameuse théorie de Dow. Elle part d’un principe de base à la fois simple et évident : les marchés évoluent selon des tendances (haussière ou baissière), au sein desquelles viennent s’insérer des phases de consolidation (plus ou moins longues, et plus ou moins importantes).
Ces tendances et ces consolidations vont s’inscrire graphiquement selon le schéma suivant : la tendance en cinq vagues et la consolidation en trois.
Autour de ce principe de base viennent se greffer des règles précises qui régissent la longueur et les configurations graphiques que prennent ces vagues.
Cette théorie, assez complète, intègre l’ensemble des figures et des règles chartistes, et les fameux ratios de Fibonacci. |
Phase de consolidation et overlap |
La consolidation est l'une des phases les plus difficiles à cerner en analyse technique. Elle peut prendre de multiples tournures, chacune très différente. Si la plus basique reste celle en trois temps, elle peut aussi se dessiner sous forme de drapeau, de triangle ou de canal.
Il est bien plus délicat de décider d’acheter ou de vendre dans ces périodes, qui viennent toujours s’inscrire après un fort mouvement de tendance.
L’overlap est l’une des figures les plus efficaces de l’analyse graphique, directement issue de la théorie elliottiste. Un overlap est un niveau horizontal qui jouait, dans une tendance haussière, le rôle de résistance, comme un plafond sur lequel venait buter le cours.
Une fois crevé, ce plafond devient support, un plancher, sous lequel le cours ne tombera pas. On discerne donc souvent les overlaps sur des sommets ou sur des creux. |
Fonds bear : le côté positif de la crise financière |
Nous sommes rentrés dans un long marché déprimé, qui ne devrait pas prendre fin avant deux ans. En effet, les rebonds épisodiques des indices boursiers ne doivent pas faire perdre de vue que la tendance de fond reste durablement baissière.
Dans ces périodes, les investisseurs professionnels adoptent deux attitudes : soit ils restent très liquides, soit ils s’abritent dans des fonds bear.
L’expression nous vient des Anglo-Saxons, pour qui le symbole d’un marché baissier ou bearish est un ours (bear) aux griffes et aux dents menaçantes. Au contraire, le symbole d’un marché haussier ou bullish est un fougueux taureau (bull).
Mais revenons-en à nos ours et aux fonds bear. Les fonds commercialisés sous cette appellation se basent sur le principe de la vente à découvert. Cette opération consiste à vendre plus tard, à un prix convenu, un actif qu’on ne possède pas encore.
Supposons que vous soyez épicier. Un client vient vous commander du caviar pour une réception dans une semaine. Vous acceptez de lui vendre pour 1 000 € le kilo. Vous savez que vous pouvez approvisionner maintenant du caviar à 500 € le kilo. Mais vous prévoyez (grâce à votre frère éleveur d’esturgeon qui vous a fait part des problèmes de surproduction de sa profession) que le prix du caviar va baisser dans une semaine.
Vous vous gardez donc bien d’acheter le caviar de votre client sur le moment. Au contraire, vous différez votre achat au dernier moment. Et là, bingo ! Votre frère avait raison. Le prix du caviar a baissé à 400 € le kilo. Vous avez donc gagné 100 € de marge. Votre marge est passée de 50 % (500 divisé par 1 000) à 60 % (600 divisé par 1 000), alors que le saumon a baissé de 20 %.
Transformez maintenant le caviar en un fonds qui réplique un indice donné, et vous comprenez comment les fonds bear affichent des performances positives lorsque les indices qu’ils répliquent plongent dans le rouge.
Les fonds bear se sont maintenant démocratisés et deviennent accessibles aux investisseurs particuliers. Certains établissements proposent maintenant des ETF bear. ETF signifie Exchange Traded Fund ou fonds négocié en continu. Ces fonds allient l’intérêt du bear et la facilité d’une valeur qui peut s’acheter ou se vendre en continu tout au long de la journée de cotation. En effet, les ETF n’ont pas de « valeur liquidative » : leur cours est calculé tout au long de la séance de bourse.
En France, l’ETF bear le plus populaire est celui qui réplique le CAC 40. Il est commercialisé par la Société Générale (ISIN FR0010411876, code b40). Depuis un mois, cet ETF affiche une performance de + 12 %, contre – 13 % pour le CAC. À six mois, sa performance est de + 20 %, contre – 22 % pour le CAC. La différence de performance en valeur absolue tient bien sûr aux frais.
Un ETF bear est beaucoup plus sûr qu’un put ou « warrant à la baisse ». Sa valeur n’est pas limitée dans le temps. Le warrant est un instrument financier qui repose sur un double pari : un pari sur une direction (le sous-jacent –l’objet du pari – va monter, baisser ou toucher tel seuil) et un pari sur une durée. En effet, le warrant a une durée de vie bien précise et ce seuil fixé doit être touché avant un certain laps de temps. Si l’un des paris est perdu, toute la mise du warrant est perdue.
L’ETF bear ne présente pas cet inconvénient, il est illimité dans le temps. Vous pensez que le sous-jacent va baisser, point final. Si vous avez raison, la hausse de votre ETF bear sera exactement à la mesure de la baisse du sous-jacent. Et, si un jour vous pensez que la baisse du sous-jacent est terminée, vous vendez votre ETF bear au cours du moment. |
Fonds souverains : bras politiques armés ? |
Alors que nous croulons sous les dettes et avons consciemment et sans aucun scrupule plombé les générations à venir, certains Etats sont confrontés à la problématique inverse. Ils croulent sous des montagnes de cash.
Fond souverain ? C'est un fond d'investissement, comme tant d'autres dans ce bas monde de la finance. La différence ? L'argent de ce fond n'appartient pas à des investisseurs privés, mais à des états. Des états riches, très riches. Inutile de chercher, la France n'en a pas.
Une vieille histoire On entend sans cesse parler de ces fonds souverains en ce moment. Pourtant, ils existent depuis fort longtemps et n'ont jamais dérangé personne jusqu'ici.
Le premier a été créé en 1953 par le Koweït. Le second dans les années soixante, par Abu Dhabi, de mémoire. Dans les années soixante-dix, Singapour et la Norvège suivent l'exemple.
Mais au fait, vous vous demandez peut-être pourquoi je vous parle de fonds souverains ?
Sans matières premières, pas de fonds souverains Eh oui ! S'il y a des fonds, c'est bien grâce (ou à cause !) des matières premières. Le pétrole génère depuis des décennies des pétrodollars dont bénéficient les états du Moyen-Orient notamment, mais aussi la Norvège et la Russie.
L'Arabie Saoudite engrange ainsi chaque jour 500 millions de pétrodollars grâce à la vente de son brut. Autre exemple : le fond d'Abu Dhabi pèse 875 milliards de dollars à lui tout seul. Tout ça grâce au commerce du brut. Mais il n'y a pas que le pétrole. Toutes les matières premières exportées rapportent à leur état une manne très appréciable, des montagnes de dollars.
C'est le cas des métaux précieux et surtout des métaux industriels. Vous savez à quel point les cours de toutes ces matières se sont envolés.
Et la Chine ? Certes, elle n'exporte pas de matières premières – c'est l'exception qui confirme la règle. En revanche, elle importe la matière, la transforme et la réexporte sous forme de produits finis à la planète entière. Donc à la base du processus d'accumulation des devises, il y a, en partie, encore et toujours les matières premières.
L'Empire du Milieu a déjà accumulé des excédents commerciaux astronomiques. 1 400 milliards de dollars de réserves de change !
Au rythme actuel, la Chine accumule chaque année 300 milliards de dollars supplémentaires. Cela veut dire qu'en moins de trois mois, elle peut se payer une entreprise de notre bon vieux CAC 40.
Il faut bien faire quelque chose de tout cet argent... Pour l'instant 98% des réserves chinoises sont encore transformées en obligations. 20% de la dette publique américaine est ainsi détenue par les chinois. Mais la philosophie chinoise évolue.
Vous l'avez certainement entendu, la Chine vient de créer son propre fond : 200 milliards de dollars à placer. Elle a également pris 10% du capital de Blackstone, symbole du capitalisme américain le plus pur et le plus dur... Nos amis chinois ont beau être anti-capitalistes, ils ont un sens aigu des affaires.
2 500 milliards de dollars ; et ce n'est qu'un début ! La douzaine de fonds souverains actuels représente quelque 2 500 milliards de dollars. C'est le double du poids des hedge funds. Le double !
Les hedge funds ont déjà profondément changé le mode de fonctionnement de la planète finance, bouleversant les règles et les habitudes. Les fonds souverains ont une puissance incommensurablement supérieure ; d'ici dix ans, ils pèseront entre 10 000 et 12 000 milliards de dollars.
C'est une force de frappe considérable Jamais une telle puissance n'aura été concentrée entre si peu de mains. Une concentration inédite du pouvoir ! Avec de telles sommes, vous pouvez tout vous payer. Absolument tout.
Je vois poindre votre question : que font-ils de cet argent ?
Initialement, un investissement "bon père de famille" L'objectif des fonds a toujours été de placer les excédents de trésorerie des états. Pendant plus de 50 ans, l'objectif était d'investir ces montagnes de cash en vue de s'assurer un bon rendement. Et les T-Bonds de l'oncle Sam étaient LE placement par excellence ! Les pétrodollars finançaient le déficit américain, en échange d'un rendement correct. Tout allait bien dans le meilleur des mondes...
Mais les choses changent Les nouveaux venus, notamment Chine et Russie, sont de plus en plus puissants. Et leurs fonds étant opaques, on se demande par qui ils sont téléguidés et dans quel but. Les fonds seraient-ils des bras armés politiques ? Instruments d'une nouvelle forme de guerre économique internationale ?
Une chose est certaine : les T-Bonds ne les intéressent pas. Direction les marchés actions. Et que trouve-t-on sur les marchés actions ? Tout. De l'entreprise la plus anodine à la plus stratégique que vous puissiez imaginer.
Défense, aéronautique et aérospatial, technologies de l'information, énergies et matières premières... tous ces secteurs sont stratégiques. Et très alléchants pour qui cherche à placer son argent...
La réciprocité ? Un mirage... Essayez donc de prendre le contrôle d'une entreprise en Chine ! Vous vous rendrez très vite compte que la Chine a considérablement renforcé ses règles en vue de contrôler étroitement l'investissement étranger en Chine.
Même son de cloche aux Etats-Unis. Le président a un droit de veto sur les investissements étrangers réalisés sur son territoire. Il a suffi à Bush d'invoquer la "sécurité nationale" pour faire capoter la tentative de prise de contrôle par un fond étranger de ses infrastructures portuaires maritimes.
Pendant ce temps... le fond de Dubaï monte tranquillement en puissance dans le capital du port de Hambourg, à hauteur de 3,5 milliards d'euros. Un port européen stratégique ! Personne n'en parle...
Tout le monde se protège, sauf nous ! Face à la menace que font peser les fonds sur les entreprises nationales, les pays réagissent.
L'Allemagne a pris les devants. Elle a compris qu'il fallait protéger ses actifs et ses entreprises clés. Le gouvernement planche sur un projet en vue d'assurer la traçabilité des investissements étrangers ; de lister les secteurs stratégiques ; de mettre en place un comité de contrôle étroit des investissements étrangers...
Et en France ?
Chez nous, le patriotisme économique est un épouvantail ! Non seulement nous n'avons pas de fonds de pension français qui nous permettraient de verrouiller au moins le noyau dur de nos entreprises -- ce qui explique que presque la moitié du CAC est entre les mains des étrangers (contre 20% seulement aux Etats-Unis par exemple). Mais en plus, on ne peut pas dire que le Français moyen soit porté sur l'investissement en bourse. Impossible de compter sur lui pour sauvegarder nos entreprises...
Aucun conseil de surveillance non plus, aucun comité de contrôle des investissements... rien.
La France est l'une des zones les plus vulnérables car totalement ouverte et sans aucun contrôle des investissements étrangers. Rien n'a été mis en place pour protéger nos entreprises stratégiques.
Il est temps d'ouvrir les yeux La libre circulation et le capitalisme sont une bonne chose. A condition de fixer des limites claires, qui nous permettent d'assurer notre sécurité nationale. Par "sécurité nationale", j'entends la sécurité de nos entreprises, stratégiques à notre développement. Mieux vaut raisonner européen sur ce sujet.
Par Isabelle Mouilleseaux
Source : L’Edito Matières Premières |
9 Conseils en Bourse |
En bourse, la moindre erreur peut couter chère, voici donc 9 conseils pour les éviter :
1. N'empruntez jamais d'argent afin d'investir C'est ainsi que des millions d'Américains ont perdu leur chemise durant le krach de Wall Street en 1929, lorsque les investisseurs achetaient des actions à terme, en reportant le paiement à plus tard. Le problème est que si vous achetez des actions avec de l'argent emprunté, et que leur cours baisse, vous devrez quand même payer l'emprunt (et les intérêts). Le marché boursier est trop volatil pour ce genre d'effet de levier, et de nombreux millionnaires et entrepreneurs se sont ruinés en le faisant.
2. N'investissez pas l'argent dont vous aurez besoin à court terme (2-3 ans) Si à long terme les performances des actions sont bonnes, le marché fait souvent des plongeons dans le court terme. Ceci signifie que si vous venez de vendre votre maison, par exemple, et que vous avez l'intention d'en acheter une autre dans 18 mois environ, il ne serait pas très sage de placer votre argent en actions durant la période intermédiaire. La meilleure solution pour ce genre de capital est un placement à rendement fixe, comme les obligations.
3. Ne sur-diversifiez pas Les nouveaux venus sur le marché pensent quelquefois que s'ils achètent une centaine d'actions différentes, leur portefeuille sera moins risqué que s'il ne contient que 10 actions par exemple. Mais de nombreuses raisons font que ce raisonnement est faux.
Voici les principales : - Les frais de courtage s'en trouvent considérablement augmentés. - Les études statistiques montrent que la diversification au-delà de 15 actions ne minimise pas notablement le risque. Un portefeuille de 10 actions bien choisies peut tout aussi bien offrir une diversification adéquate. - Les investisseurs devraient en savoir beaucoup sur leurs entreprises, et devraient être en mesure de les surveiller de près – plus il y a d'entreprises dans votre portefeuille, plus ceci sera difficile à faire pour vous. - Avoir plus de 20 actions finira par revenir au même que se positionner sur un indice.
4. N'achetez pas selon les tuyaux de vos amis Les gens s'échangent souvent les "dernières opportunités" sur les marchés. C'est très humain de bavarder et de se vanter, mais l'investisseur avisé ne prête guère attention à de tels tuyaux. Dans le cas – peu probable – où l'information fournie serait vraie, vous pourriez être en infraction si vous agissiez suite à cette recommandation…
Vous pourriez commettre un délit d'initié. D'ordinaire, cependant, les gens donnent des tuyaux à leurs amis pour justifier leurs propres décisions d'investissement (eh oui, dans l'incertitude, le sentiment qui prévaut est qu'il vaut mieux ne pas être le seul faire une erreur…), et il arrive même parfois que de fausses rumeurs soient délibérément propagées.
5. N'achetez pas au plus fort d'un boom Ceci a l'air d'un avis inutile, un peu comme de dire "ne faites jamais d'erreur", mais c'est un point vraiment essentiel : le marché a effectivement des cycles haussiers et baissiers.
Lorsque les prix des actions montent si haut qu'ils n'ont plus aucune relation avec la véritable valeur des entreprises qu'elles représentent, les investisseurs commenceront à vendre et les prix baisseront.
Vous ne pouvez pas repérer le sommet avec précision, mais vous pouvez éviter d'investir de nouveaux fonds lorsque le marché se situe à 3% de son plus-haut historique, ou lorsque la presse grand public vante à grand cris les investissements en actions.
Le dernier grand exemple en date est l'envolée des cours que nous avons connus fin 1999 / début 2001. Il est encore gravé dans la mémoire des investisseurs…
6. Ne vous entêtez pas La plupart du temps, mieux vaut ne pas persister à acheter des actions dans une entreprise quand le prix a chuté sous le prix auquel vous avez acheté (dans ce cas vous essayez de faire une "moyenne à la baisse"). Une telle attitude n'est justifiée que si vous croyez sérieusement que l'action est sous-évaluée.
7. Ne croyez pas les publicités financières Les gens qui s'y connaissent peu en finances souscrivent souvent à des contrats offrant des solutions à des problèmes préétablis.
Des contrats qui vous aident à acheter une voiture, par exemple, ou des fonds d'investissement "éthique" ne produiront peut-être pas des résultats aussi performants que si vous aviez fait les investissements sous-jacents vous-même.
8. Méfiez-vous de l'abus de confiance Il y a abus de confiance lorsqu'un intermédiaire financier encourage ses clients à faire des allers-retours sur des investissements parfaitement viables, uniquement dans le but d'engranger plus de commissions.
Les autorités combattent l'abus de confiance et font de leur mieux pour empêcher ces pratiques, mais l'abus de confiance peut être extrêmement difficile à prouver, surtout lorsque les investisseurs sont trop timides et ne veulent pas prendre la responsabilité de leurs propres décisions.
9. Attention aux rumeurs Des initiés ayant des portefeuilles très étendus et dont la valeur est très élevée cherchent à propager des rumeurs pour faire grimper le cours de leurs actions.
Ces "fausses rumeurs" se multiplient par internet, et se propagent à la vitesse de la lumière via les forums de discussion sur les sites financiers : nous en avons vu un magnifique exemple l'été 2005 avec la rumeur d'OPA hostile de Pepsi Co. sur Danone.
Vous devriez faire vos propres recherches avant d'investir.
Par Raphaël Garaud
Source : Vos Finances - La Lettre du Patrimoine |
Un CDS pour mon chat |
Le monde financier est actuellement menacé par les CDS, une variante des subprimes, mais qui concerne les entreprises.
Un CDS, mais qu’est-ce ?
Les Credit Default Swap sont des contrats d’assurance contre un risque financier. Le prix d’une assurance se fixe en fonction de la probabilité du risque et des conséquences de celui-ci. Tout risque peut se calculer de façon fiable, pense la finance, enivrée par les brillants ingénieurs qu’elle recrute à tour de bras.
Ceux-ci bâtissent à partir de mesures statistiques des modèles mathématiques de calculs de probabilité qui vont se retrouver sans lien avec la réalité. Supposons qu’un chat rapporte en moyenne 300 € par mois car il gagne des concours de beauté. Mais l’hygiène lors des concours diminue. Le chat risque d’y attraper la gale.
Dans ce cas, adieu les 300 € par mois. Sauf à trouver un assureur qui propose une garantie du chat contre un risque de gale, moyennant le versement régulier d’une prime. En jargon financier, le chat est l’actif sous-jacent.
Le chat est en fait n’importe quel emprunt ou dette auquel est attaché un taux d’intérêt. Ce prêt a été consenti par une banque à une entreprise. Le CDS va permettre à la banque d’assurer son chat contre la gale. Le risque que la dette ne soit plus payée est donc contrecarré. Les « chats-assurés-gale » vont alors se trouver assimilés à des produits sûrs, presque comme des obligations. Et les banques vont pouvoir se les échanger.
Un marché de 60 000 Mds$
Les encours des CDS s’élèveraient, selon la Banque des règlements internationaux, à plus de 60 000 Mds$, plus de quatre fois le PIB des États-Unis, l’équivalent du PIB mondial annuel 2007. La baisse par la Fed de ses taux d’intérêt a entraîné une explosion du crédit.
La « titrisation » a propagé les CDS. Cette opération consiste à fractionner le « chat-assuré-gale » pour pouvoir plus facilement l’échanger. Ainsi, le volume des CDS a été multiplié par douze en cinq ans. Une telle croissance est symptomatique d’une bulle.
Tout se passe comme si, sentant que les conditions d’hygiène se dégradent vraiment dans les concours, un propriétaire assurait son chat dix fois, en toute discrétion, bien sûr. En somme, le propriétaire parie sur le fait que le chat aura la gale, et que son débiteur ne pourra pas payer sa dette.
Copinage et dérapage
Le CDS améliore le bilan des banques, et accroît ainsi leur capacité de prêt. Au lieu d’une créance sur une entreprise (le chat), elles détiennent des morceaux de chat assurés contre la gale qu’elles peuvent s’échanger.
Les clauses des CDS ne sont régies par aucune réglementation, ne sont sécurisées par aucune chambre de compensation (contrairement aux actions ou aux obligations). Personne ne contrôle les méthodes de calcul de l’assureur, ni le risque que le chat attrape la gale. Les agences de notation estampillent simplement le chat assuré contre la gale du nombre d’A estimé adéquat.
Trois agences dans le monde trustent 95 % du marché. Elles évaluent en premier les diverses tranches de dettes que leur soumettent les banques, dont elles dépendent pour développer leur chiffre d’affaires.
La « titrisation » a produit des paniers de créances hétéroclites, allant du solide « triple A » – qui rentre dans nos retraites – à « BB » ou pire (junk bonds)… Les banques se sont engagées sur des crédits, se pensant bien couvertes par les CDS. Les assureurs ont accordé une confiance aveugle aux modèles mathématiques d’évaluation des risques.
Tout peut empirer
Si la situation économique se détériore, des emprunteurs industriels, puis des fonds d’investissement pourraient devenir insolvables. Au cours des cinq premiers mois de l’année, le nombre de défauts de paiement portant sur des lignes de crédit de 100 M$ ou plus a doublé par rapport à 2007…
Le chat incube la gale. Et les banques centrales pourraient avoir à payer dix fois la gale du chat pour sauver le système financier. Non, la crise n’est pas terminée.
Par Philippe Béchade et Simone Wapler |
Cycles et supercycles : Matières Premières |
Les matières premières sont un marché cyclique, entend-on régulièrement. Elles suivent un schéma classique : la demande augmente, la production ne suit pas, donc les prix augmentent. Puis de nouveaux investissements se mettent en place, une surcapacité se crée, et les prix baissent. La boucle est ainsi bouclée.
En fait, les bipèdes investisseurs retombent toujours dans leurs vieilles ornières : manque d’anticipation (on n’avait pas vu la carence venir) et appât du gain (les prix n’arrêtent pas de monter, c’est là qu’il faut investir). Quand trop de gens ont trop investi, trop d’offre crée l’effondrement.
Un cycle complet de hausse dure en moyenne un peu plus de 17 ans (1906-1923, 1933-1953, 1968-1982, 1999- ?) selon l’analyse de Jim Rogers (*). Car une fois qu’un manque est décelé, la mise en place des investissements est longue. Dans le secteur minier, du premier coup de pioche de prospection au premier lingot de métal extrait, il s’écoule presque 10 ans.
Cela dit, en 2005, Citigroup Smith Barney a qualifié le cycle actuel de « super- cycle ». Un supercycle, plus intense qu’un cycle classique, est soutenu par l’urbanisation et l’industrialisation d’une future grande économie. Le dernier supercycle s’est produit durant l’industrialisation des USA, au début du XXème siècle. La Chine et l’Inde sont la cause du supercycle actuel qui devrait se terminer en 2015. |
Dans l'univers des warrants |
1. Quelques termes indispensables à la compréhension des warrants
- Le code : émis par différentes institutions financières (le émetteurs), chaque type de warrants émis a un code attribué : sur un même sous-jacent sont émis différents types de warrants à des dates d'échéances, des prix d'exercices et des primes différents. Afin de les différencier, un code est attribué à chaque type de warrants émis.
- L'échéance : date à laquelle le droit attaché au warrant cesse d'exister : c'est la durée de vie du warrant qui est définie lors de sa création. Retenez bien que le droit d'acheter ou de vendre un sous-jacent financier est donc accordé pendant une durée de vie, limitée à la date d'échéance. Après cette date, le warrant perd toute valeur.
Warrant américain : warrant qui peut être exercé à tout instant avant la date d'échéance
Warrant européen : warrant qui ne peut être exercé qu'à l'échéance
- La prime : représente la valeur du warrant, c'est-à-dire son cours coté à un instant donné en Bourse. Cette valeur varie en fonction de l'offre (ask) et de la demande (bid) du marché.
- Le prix d'exercice, appelé aussi strike, est le prix auquel l'actif sous-jacent sera acheté (ou vendu) en cas d'exercice du warrant. C'est un prix fixé à l'avance au moment de l'émission du warrant. Ce prix ne pourra être modifié qu'en cas d'augmentation de capital ou encore d'attributions gratuites d'actions.
-La parité est le nombre de warrants nécessaires à l'acquisition de l'actif sous-jacent. Les parités les plus courantes sont de 10 pour 1, de 20 pour 1, mais il en existe bien d'autres.
Exemple : une parité de 10 pour 1 signifie qu'il faut posséder 10 warrants pour acquérir 1 sous-jacent au prix d'exercice (et pour une échéance donnée).
-La quotité est la quantité minimale de warrants qui peut être négociée en Bourse. On ne peut donc négocier ou exercer qu'une quantité minimum de warrants ou de multiples de cette quantité.
Exemple : si la quotité est de 500, vous devez acquérir 500 warrants au minimum, ou un multiple de 500, pour chaque titre. Dans ce cas précis, achetant 500 warrants (le minimum obligatoire), vous avez 50 sous-jacents (500/10) sur lesquels s'appuient vos 500 warrants.
-Le sous-jacent est le nom que l'on donne à l'actif sur lequel porte le warrant. On parle aussi de support. Les supports sur lesquels portent les warrants sont très variés. Il peut s'agir d'un indice, d'une action, d'un panier d'actions, d'une obligation, d'un taux d'intérêt, d'une devise. Le sous-jacent doit obligatoirement faire partie d'un marché large et liquide et dont les références de cours sont jugées satisfaisantes par les autorités boursières. C'est une garantie qui assure une parfaite transparence. Le sous-jacent sera vendu ou acheté au prix d'exercice déterminé à l'avance.
2. Il existe deux types de warrants :
Le call warrant Un call est un contrat qui confère à son détenteur le droit, et non l'obligation, d'acheter un actif sous-jacent, à un prix fixé à l'émission (le prix d'exercice) moyennant le paiement d'une prime et ce jusqu'à la date d'échéance (warrant de type américain) ou à la date d'échéance (type européen). Le call permet de jouer la hausse du sous-jacent (support) en limitant le risque au montant de la prime + frais de courtage.
Si la hausse se produit, la performance du call warrant est supérieure à celle d'un achat direct du sous-jacent (grâce à l'effet de levier), mais vous avez déjà compris que la hausse du sous-jacent doit être suffisante pour couvrir le paiement de la prime.
Le put warrant : Un put est un contrat qui confère le droit, mais toujours pas l'obligation, de vendre jusqu'à la date d'échéance (type américain) ou à la date d'échéance (type européen) un actif sous-jacent à un prix fixé lors de l'émission, moyennant le montant d'une prime. C'est l'inverse du call.
Ces quelques éléments décrits représentent les principes de base sur lesquels travailler en investissant sur des warrants. Vous n'avez pas besoin d'éléments plus complexes pour acheter ou vendre des warrants, mais afin de vous présenter de manière complète ces actifs – et pour les plus curieux d'entre vous –, voici une analyse plus pointue de la manière dont on travaille sur les warrants.
Par Marc Dagher
Source : La Chronique Agora |
Zoomez sur le GBP/USD |
Le Cable J'aimerais évoquer aujourd'hui le cas de la paire GBP/USD, appelée "le Cable". Pour la petite histoire, le nom "le Cable" vient d'un câble transatlantique qui servait à synchroniser le taux du GBP/USD entre les marchés de Londres et New York. Actuellement la parité tourne autour de 1,97, ce qui veut dire que 1 livre sterling = 1,97 $.
D'un plus haut en novembre 2007 autour de 2,12 jusqu'à des récents plus-bas autour de 1,93, la parité GBP/USD a connu une forte volatilité. Aujourd'hui, la Grande-Bretagne est dans la même problématique que toutes les économies occidentales -- et notamment que les Etats-Unis : inflation et ralentissement économique. Du coup, la question se pose : qui, de la Grande-Bretagne ou des Etats-Unis, sera le moins mauvais et verra sa devise remonter par rapport à l'autre ?
La Banque d'Angleterre face à un challenge Pour apporter quelques éléments de réponse à cette question, il est primordial de s'intéresser à l'environnement économique. Les interventions la Banque d'Angleterre (BoE) seront la clé pour la tendance du Cable dans les prochaines semaines.
La BoE a maintenu, lors de sa dernière réunion monétaire (le Monetary Policy Committee, ou MPC), le taux à 5%. Les minutes de cette réunion montrent que la BoE a choisi de continuer sa lutte contre l'inflation malgré le ralentissement notable de l'économie. Mais ce qui était la priorité absolue jusqu'à aujourd'hui sera sans doute sérieusement mis en ballotage face à un assouplissement des conditions de crédits nécessaire pour faire face aux signes de ralentissements économiques sérieux en Grande-Bretagne.
Ainsi, la production industrielle et l'indice PMI des services (également très proche des 50) sont en baisse. Ils posent à la BoE un gros challenge -- comme le reconnaissait jeudi dernier le gouverneur King membre du MPC en charge des décisions monétaires : elle doit préserver l'activité économique tout en retenant l'envolée des prix.
C'est dans ce cadre-là qu'aujourd'hui les ventes de détails en Grande-Bretagne vont être publiées. Ce chiffre nous donnera une indication la santé de l'économie britannique et sur les actes futurs de la BoE.
Rebond en vue... mais attention à la rupture des 1,94 Mardi dernier, les bons chiffres de l'immobilier et un PPI aux Etats-Unis plutôt décevant ont permis à la paire de rebondir jusqu'au le seuil psychologique des 1,97, repassant ainsi au-dessus du point pivot et proche de rompre la ligne de tendance.
A moyen terme, si la BoE finit par diminuer son taux directeur, la livre sterling sera pénalisée face au dollar. La rupture franche de la zone des 1,9350/1,94 déclenchera la poursuite de la baisse.
Mais à mon avis, nous sommes partis pour connaître une période de range, qui vous permettra de nombreux allers-retours lucratifs entre 1,99 et 1,95. Je vous invite quand même à la plus grande prudence : le Forex est un marché carnivore, son appétit est aiguisé par le manque de tendance et l'hésitation des cambistes non avertis...
Par Jérôme Revillier
Source : La Chronique Agora |
Les trackers font mieux que les gérants |
La plupart des gestionnaires de fonds feront tout pour vous cacher cette cruelle vérité : ils ne font pas mieux que les indices qu’ils sont censés battre. En tout cas, neuf gestionnaires sur dix. Autrement dit, vous avez donc seulement 10% de chance de battre le marché en choisissant un fonds activement géré. Ces statistiques sont très humiliantes pour la finance à deux titres.
D’abord, il est triste de constater qu’un brillant cerveau, épaulé par une équipe d’analystes armés d’ordinateurs, ne peut arriver à faire mieux que le reflet de la foule simplement soumise aux lois du marché.
Ensuite, et là nous arrivons à l’aspect carrément sordide de l’affaire, les frais des fonds activement gérés sont nettement supérieurs à ceux des trackers qui n’ont aucune prétention intellectuelle. Dans le premier cas, il faut rémunérer des cerveaux. Dans le second un simple ordinateur suffit à répliquer les mouvements d’un indice.
C’est pourquoi les « conseillers financiers » haïssent les trackers et se gardent bien de vous les proposer. A dire vrai le rôle essentiel des « conseillers financiers » consiste à vendre le produit maison et à toucher leur commission sur ces ventes. Ce sont des représentants de commerce, pas plus.
En pratique, les trackers ou Exchange Traded Funds (ETF en jargon) répliquent rigoureusement un indice. L’indice peut être purement géographique, par exemple le CAC40 pour la France ou l’iBovespa pour le Brésil. Dans ce cas, l’organisme gestionnaire se contente d’acheter dans les bonnes proportions les quarante plus grosses capitalisations française, ou les sociétés brésiliennes composant l’iBovespa. L’indice peut aussi être thématique, par exemple l’indice Dow Jones SXEP pétrole et gaz. De la même façon, le tracker se contente d’acheter les entreprises qui rentrent dans l’indice avec le bon dosage.
Les ETF offrent deux avantages très importants. D’abord, ils sont liquides, puisque négociés en continu, tandis qu’un fonds activement géré ne comporte qu’une valeur liquidative, au mieux journalière. Ensuite les frais sont réduits, souvent moins de 0,5% par an, et 1% par an pour les plus chers. C’est cinq fois moins qu’un fonds.
La prochaine fois que vous avez une idée d’investissement, regardez donc s’il n’existe pas un ETF qui réplique le secteur. Puis comparez la performance de ce tracker à l’entreprise ou au fonds que vous envisagiez.
Certes, le tracker ne sera jamais en avance sur le marché : il ne vous permettra pas de sélectionner la valeur qui fait la course en tête. Mais il ne sera jamais en retard, et finalement, ce n’est déjà pas si mal. |
Les nouvelles façons de profiter de l'or |
Autrefois il n'existait que deux façons de se réfugier dans l'or. Soit le placement en or physique, soit l'achat d'actions de mines d'or.
La première voie est un placement intrinsèquement stérile. Elle ne comporte aucun risque (sauf le vol éventuel de l'or). En revanche elle a un coût : les frais de garde, nécessaires pour minimiser les risques de vol et les frais de transaction.
La deuxième voie, l'achat d'actions minières, constitue un véritable investissement qui présente des risques. On mise sur le "business or" et on recherche donc une meilleure performance que celle du cours du métal jaune pour rémunérer ces risques.
Le principal risque consiste à acheter de l'or encore en terre dont on ignore les coûts d'extraction. On ignore également si, au moment de l'extraction, le cours de l'or aura évolué de façon favorable pour la minière.
Mais depuis le réveil de l'or, une troisième voie s'est développée : l'or papier. Cette initiative a commencée à la fin de 2004 aux Etats-Unis et a ensuite essaimé en Europe. Le principe est d'émettre un certificat adossé à une réserve d'or physique. La sécurité du certificat tient à la crédibilité de l'émetteur et à l'intégrité des organismes de contrôle des marchés du pays de l'émetteur.
Les avantages en termes de liquidité sont tels que ces initiatives ont rencontré un énorme succès. L'or papier peut s'acheter et se vendre en un clic de souris au travers de presque tous les intermédiaires financiers, comme n'importe quelle action ou certificat. Inutile donc de se déplacer auprès d'un boutiquier ou de payer les frais importants facturés par les établissements bancaires.
Bullions et certificats
Aujourd'hui, les bullions, comme disent les anglo-saxons, détiennent 750 tonnes d'or. Ils sont surnommés la "banque centrale du Peuple". Le peuple qui n'entend pas se faire confisquer son épargne par l'inflation.
L'or papier : un nouvel instrument
En tête, viennent les américains avec SPDR Gold Shares et ses 597 tonnes. Ils sont suivis par l'Europe avec plus de 113 tonnes. Mais le concept se développe aussi dans les pays traditionnellement très attachés à l'or physique comme l'Inde.
Un des principaux reproches faits par les puristes au système des bullions ou ETG – comme Exchange Traded Gold – est que l'or physique n'est pas alloué à un propriétaire précis.
Bullion Vault s'est créé en Europe pour contourner cet inconvénient. La société agit comme un intermédiaire et permet d'acheter et de vendre en ligne de l'or sur trois places financières : Londres, Zurich et New York. Le client choisit également l'endroit de stockage. |
Actualités : MoneyWeek
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Fin d'été, début de bilan |
Quel n'est pas mon étonnement en voyant les titres des journaux : les chiffres du tourisme pour cet été n'ont pas été aussi mauvais que prévus. Pourtant, combien de reportages n'ai-je pas vus à la télévision en août sur ces Français qui se serraient la ceinture en vacances : "avec deux salaires, ce couple qui n'a qu'un enfant ne mange que des pâtes pendant son séjour au bord de la mer", "nous n'irons pas au parc d'attraction cette année, c'est hors de notre budget".
Alors, marasme ou pas pour le secteur du tourisme ?
L'art de la langue de bois Qui a raison ? Depuis le 1er septembre, la bataille des chiffres fait rage sur le bilan touristique de l'été. Dans un coin du ring se trouve Hervé Novelli, secrétaire d'Etat chargé du tourisme et de l'autre côté se tient Protourisme, un cabinet d'étude spécialisé.
Du coté d'Hervé Novelli, l'optimisme est de mise : "Cette saison est tout à fait acceptable, car elle est comparable à la saison 2007 et nous n'avons pas à en rougir". Officiellement, tout va donc bien pour les hébergements touristiques, même si quelques nuances sont à apporter. La fréquentation hôtelière et les locations de meublés ont connu une légère baisse, tandis que la fréquentation des campings est stable et que celle des résidences de vacances s'est améliorée.
Autre son de cloche du côté de Protourisme. Le cabinet évoque une baisse de 3% des nuitées dans les hébergements touristiques en juillet-août. Les Français auraient boudé les hôtels et les résidences de tourisme, les meublés et les villages de vacances. En revanche, quitte à partir, ils ont privilégié la qualité et évité les logements au confort spartiate.
Les échos, du moins de la côte atlantique, victime de la météo, ne sont pas très bons. La Provence-Alpes-Côte d'Azur s'en sort mieux – du moins c'est que dit M. Novelli. Je me souviens pourtant avoir entendu un reportage dans lequel le patron du fameux café Sénéquier à Saint-Tropez déplorait une chute fulgurante du nombre de clients. Je ne doute cependant pas que nombre de vacanciers aient fui la grisaille des bords de l'Atlantique pour trouver le soleil méditerranéen.
Au plus proche de la réalité, les offices du tourisme ne se font pas non plus l'écho de l'optimisme de M. Novelli. Odit France a mené une enquête auprès de ces offices qui démontre que "l'année 2008 est celle qui est, de 2003 à 2008, la moins souvent citée comme meilleure année touristique". 2007 est avant dernier.
Reconnaissons tout de même un certain mérite au secrétaire d'Etat au tourisme : il veut améliorer les performances du secteur touristique : "Si nous ne faisons rien, nous sommes menacés. L'Espagne est passée devant (la France) en terme de recettes touristiques étrangères".
Nous aurions plutôt tendance à faire confiance à l'analyse de Protourisme. J'imagine que Denis Sarget, l'expert en petites capitalisations de MoneyWeek, partagerait mon avis. Alors qu'un autre journal financier recommandait à l'achat Pierre et Vacances – spécialiste des villages de vacances –, il conseillait de l'éviter. "L'activité de l'entreprise est (...) particulièrement saisonnière et dépend largement de la situation touristique de l'été" écrivait Denis Sarget à la fin du moins d'août. De plus, le groupe fait face à un nouveau problème : le départ surprise de son directeur général, Eric Debry.
Compagnies aériennes : la valse des pertes Lorsque le prix du pétrole avait commencé à baisser, les cours des compagnies aériennes s'étaient envolés. Nous vous avions prévenu de ne pas céder à l'emballement car le secteur reste soumis à de nombreuses contraintes et ne va pas connaître un retournement si subit. Une vision confirmée par la dernière annonce faite par l'Association internationale du transport aérien.
Elle prévoit en effet que les compagnies subiront des pertes supplémentaires en 2009. Sur la base d'un prix moyen du baril de 113 $, elle estime que les pertes cumulées des compagnies en 2008 seront de 5,2 milliards de dollars puis de 4 milliards en 2009. Les principales victimes : les compagnies américaines qui n'avaient pas su se couvrir contre la hausse du pétrole par des contrats à terme. Contrats qui ont évité trop de casse du côté des compagnies européennes, mais qui, malheureusement, ne sont pas éternels.
Le tourisme et l'aérien sont donc des secteurs à éviter. Avant de vous quitter tout de même, je ne résiste pas à l'envie de vous raconter quelques anecdotes sur les compagnies aériennes. Le meilleur moyen de dépenser le moins de carburant possible est d'avoir un avion léger. Les compagnies sont | |