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1. Pomme d'api, Clicdapi, Premières histoires, Belles histoires, Babar, Youpi, Pomme d'api Soleil  |
| Bienvenue dans l'univers de Pomme d'Api : le journal des 3-7 ans pour croquer la vie. Retrouvez Clicdapi, Premières histoires, Belles histoires, Babar, Youpi, Pomme d'api Soleil |
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4. ALIFAIR  |
| Alifair est une pluie d'orage et de soleil mêlés. Leurs chansons ont des mots à double-sens sur fond de pop moderne envoutante teintée d'électro. Ils ont fait les premières parties d'Emilie Simon, Jorane, Ange... |
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Actualités : MoneyWeek
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J'aimerais savoir ce que veut dire effet de levier, mais j'ai honte de poser la question… |
L'effet de levier est le rapport entre la somme investie et le montant des actifs à disposition. Par un système de prêt, le courtier vous fournit plus d'actions que ce que vous achetez.
Si vous misez 1 000 € avec un effet de levier 5, votre courtier va vous acheter pour 5 000 € d'actions. Il faudra bien sûr lui rembourser la différence, avec intérêt, au moment de la vente des actions.
L'expression vient de l'image du bâton qui fait se soulever la pierre (la valeur de vos actifs). Plus l'effet de levier est grand, plus vous prenez de risques.
Si votre portefeuille perd de sa valeur, le remboursement de l'emprunt risque d'être un moment difficile.
Plusieurs produits financiers, par exemple certains certificats, fonctionnent avec un effet de levier.
Lorsque l'effet de levier se retourne contre l'investisseur, on parle alors d'effet de massue. |
J'aimerais savoir ce que veut dire certificat, mais j'ai honte de poser la question… |
Un certificat est une valeur mobilière cotée en continu. Le certificat se réfère à un sous-jacent, par exemple un contrat à terme sur une matière première, un panier d'actions, ou encore un indice.
Les certificats permettent donc de diversifier ses placements. Mais, contrairement aux valeurs boursières traditionnelles, les certificats ont des durées de vie limitée. Les échéances vont de un à cinq ans.
Une fois arrivé à terme, le contrat est remboursé en fonction du prix du sous-jacent. Avant son terme, le certificat est parfaitement liquide et négociable en continu. Il existe des certificats, dits "turbos", à effets de levier permettant de jouer la hausse ou la baisse et même la stabilité du sous-jacent. Mais attention à la liquidité.
Certains certificats sur les contrats à terme de matière première affichent de très faibles volumes journaliers de transactions. |
'Ordres stop' : sachez utiliser les mêmes armes que les professionnels |
Soyez comme un alpiniste : sûr de ne jamais dévisser et d'aller au sommet. Un "stop" est à l'investisseur ce que le piton est à l'alpiniste. Très simplement, cet ordre déclenche automatiquement la vente lorsqu'un niveau de cours prédéfini est touché. Une bonne gestion des ordres de vente "stop" améliore la performance d'un portefeuille et protège des mauvaises surprises.
Les alpinistes plantent à intervalles réguliers des pitons dans la paroi. Leurs chutes s'en trouvent limitées et leur progression est bien mieux assurée. Maintenant, imaginez un cours de bourse qui monte. Les ordres de vente "stop", que vous allez placer au fur et à mesure du parcours de votre action seront comme ces pitons d'alpinistes.
Lorsque vous achetez une action, vous pensez que son cours va grimper. Vous avez de bonnes raisons, objectives, de croire en l'avenir de votre nouvelle acquisition. Mais, bien sûr, vous ne pouvez pas tout prévoir. Un glissement de terrain dans une mine, un incendie dans une usine, la mort d'un dirigeant, la rupture d'un pacte familial d'actionnaires... Autant d'accidents qui peuvent faire s'effondrer un cours.
À l'achat, placez immédiatement un premier "stop" L'arithmétique est implacable. Lorsqu'une action a perdu 33% de sa valeur, il faut qu'elle remonte de plus de 50% pour retrouver son cours initial. Ainsi, un achat à 100 qui baisse de 33% donne un cours de 66. Pour un retour à 100, il faut une hausse de l'action d'un coefficient 100/66, soit 51%. Il ne vous a pas échappé que ces petites bêtes plongent facilement de 33%, mais grimpent difficilement de 50%.
Dès que vous achetez une action, placez votre premier piton. À combien ? Au minimum à 0,66 de la valeur d'achat. Vous allez ainsi limiter vos pertes à 33% de votre mise. Cela est une protection anti- krach ou anti-calamité imprévisible. Mais vous pouvez choisir un stop plus serré par rapport à votre valeur d'achat. Soit parce que les marchés viennent de subir une correction, soit parce que votre valeur a une volatilité très faible.
Des soubresauts de 25% dans une jeune entreprise de biotechnologie ou d'exploration sont classiques. Mais ils sont rarissimes dans une grande entreprise de biens d'équipement, par exemple. Vous avez acheté à 100, placez immédiatement un stop à 66.
Remontez ensuite progressivement votre "stop" Vous avez donc acheté à 100 et prudemment placé un stop à 66. Tout se passe pour le mieux et votre pépite grimpe. À un certain niveau, les plus-values latentes doivent se sécuriser.
À ce stade, la politique devient plus personnelle. Chaque investisseur a sa sensibilité, sa propre tolérance au risque. Voici des pistes, choisissez celle avec laquelle vous vous sentez le plus à l'aise.
Vous estimez que 20% de plus-values méritent d'être sécurisés. À 120, que faire ? Si la volatilité le permet, remontez le "stop" à 108, ce qui permet une baisse de 10% par rapport à 120 mais garantit 8% de plus-value. Puis remontez régulièrement au fur et à mesure de la progression ultérieure.
Une autre solution consiste à placer un "stop" plus serré, mais seulement sur un nombre limité d'actions. Choisissez par exemple 110 pour un tiers ou la moitié de la ligne. Ainsi, en cas de recul, vous aurez pris partiellement vos bénéfices : "un tiens vaut mieux que deux tu l'auras... jamais."
Le "stop" de désamour Vous regardez affectueusement cette valeur achetée à 100 il y a quatre ans et qui vaut maintenant 250. Bon, c'est vrai, depuis quelque temps, elle n'a pas fait grand-chose. Ses performances se tassent. Ce n'est plus une jeune pousse, elle mûrit.
Difficile de dire à une vieille amie fidèle qu'elle ne vous est plus utile. Le "stop" de désamour est fait pour cela. Placez-le suffisamment serré pour qu'il joue au premier creux du marché. Débarrassez-vous de la vieille amie, un peu lâchement et sournoisement. Cela vous laissera du cash pour réinvestir dans une nouvelle valeur, cela vous donnera une bonne raison de rechercher activement une nouvelle pépite.
Résistez aux tentations : laissez jouer vos "stops" Une fois que vous avez adopté une politique de "stop", ne revenez pas dessus à chaud : l'émotion est très mauvaise conseillère. Vous avez placé vos ordres sereinement, sans pression.
À l'usage, vous vous rendrez compte que vos "stops" vous ont plus rapporté (en limitant les dégâts) que coûté (en rabotant des plus-values latentes). |
A vos marques... Fret ?... Partez ! |
"Le pessimiste se plaint du vent, l'optimiste espère qu'il va changer, le réaliste ajuste ses voiles", constatait l'égyptologue britannique William Arthur Ward. En ce moment, le réalisme semble de rigueur sur le vaste marché des transporteurs maritimes.
La mer... Tandis que certains la voient danser le long des golfes clairs, d'autres la voient bien plus pragmatiquement véhiculer leurs espoirs, c'est-à-dire leurs marchandises et donc leur argent !
Avec, en effet, 90% du fret effectués par voie maritime, vous comprendrez aisément l'intérêt de suivre l'évolution et les perspectives de ce secteur : c'est un révélateur de la santé économique mondiale.
Depuis le 12 mai 2008, il est possible d'investir dans le fret à travers l'UBS Blue Sea. Créé par la banque suisse, ce tracker réplique les contrats à terme de livraison de fret – baptisés FFA (Forward Freight Agreements) et dont les cotes sont fournies par le Baltic Exchange à Londres –, pour le charbon et le minerai de fer.
Fluctuat nec mergitur Le BDI (ou Baltic Dry Index) est l'un des indices de prix pour le transport maritime en vrac de matières sèches. Créé en 1998, il est géré par la société britannique Baltic Exchange, à Londres.

Il reflète la moyenne des prix pratiqués sur vingt-quatre routes mondiales de transport en vrac de matières sèches : minerais, charbon, métaux, céréales, etc.
Le vrac sec représente des cargaisons préalables à une production (comme le ciment, le charbon ou l'acier), cet indice est donc vu comme un bon indicateur d'activité future.
Tant va la cruche à l'eau... Le secteur est moins affecté par la crise que son confrère aérien, qui a vu vingt-cinq compagnies faire faillite au cours du premier semestre 2008. Mais, ans certains cas extrêmes, le coût du fret maritime dépasse la valeur du produit transporté.
L'acheminement, par exemple, d'une tonne de fer brésilien en Chine revient à environ 108 $ alors que le prix du minerai de même qualité est d'environ 80 $ la tonne. La situation est similaire pour d'autres matériaux indispensables à l'activité économique mondiale : charbon, céréales, engrais, ciment... ce qui augmente les prix de revient et participe à l'inflation des prix des matières premières.
La grande marée montante, quelques vagues d'accalmie Concentrons-nous maintenant sur l'étude du graphique de l'indice BDI et voyons quelles perspectives nous pouvons en faire ressortir.
La première chose qu'on remarquera est l'impressionnante phase ascendante qui a pris place en cinq vagues (notées de I à V) entre juillet 2005 et juin dernier. Puis, l'indice est venu buter juste sous 11 800 points, son record historique. Depuis, il a reperdu près de 25% de sa valeur pour atteindre, à l'heure où je vous écris, 8 900 points. On dira, dans mon jargon, que nous sommes entrés dans une phase "de consolidation", ou phase "corrective". En d'autres termes, les cours vont digérer le mouvement précédent.
Cette période corrective devrait théoriquement prendre place en trois temps (notés de A à C). Ainsi, après une cassure à 7 770 points (niveau correspondant au ratio de 50% de la vague V précédente), un test à 6 670 points est envisagé (overlap de mai 2007 et ratio traditionnel de Fibonacci de 38,2% de tout le mouvement haussier précédent).
Les temps B et C devraient ensuite mener l'indice vers 5 575 points (soit la projection à 100% de la vague IV reportée au sommet de la vague V, et le fidèle ratio de 50% de toute la hausse). Il sera alors temps de faire un nouveau point mais, d'ici là, mieux vaut jeter l'ancre que larguer les amarres !
En effet, le BDI nous dit que l'activité mondiale entre dans une zone d'hésitation jusqu'en 2009. Les armateurs rempliront leurs cales, mais il leur faudra parfois baisser leurs prix. |
Quelques barils de brut dans un monde de finance... |
"On dit que l'argent n'a pas d'odeur : le pétrole est là pour le démentir", écrivait fort justement l'auteur français précurseur, Pierre Mac Orlan. Il vous paraîtra alors sans doute révélateur d'apprendre que ce dernier nous a quittés en 1970, il y a donc près de quarante ans. C'est sur cette citation que nous avons délibérément choisi d'ouvrir cet article. En effet, le consensus pétrolier n'offre que très peu de surprises, puisque tout le monde s'accorde à dire que l'or noir n'a pas fini de grimper. Aussi, les devins ne sont plus ceux qui peuvent déterminer la tendance, mais plutôt ceux qui peuvent donner des objectifs relativement précis. Le but du jeu n'est donc pas de savoir "dans quel sens va-t-on ?", mais plus trivialement "jusqu'où va-t-on ?". Eh bien, nous avons l'intention de nous mouiller, sans pour autant nous salir, et de vous donner ici même nos propres objectifs. Pour ce faire, nous faisons appel à notre savoir-faire en analyse technique... cette fameuse science qui s'appuie sur l'étude des graphes, et sur rien d'autre ! Et nous prenons à ce titre le pari de vous y intéresser, sinon de vous y convertir.
De Fibonacci à Elliott L'analyse technique part donc du principe simple que les cours – quels qu'ils soient – évoluent selon des cycles, qui se répètent, et obéissent à un certain nombre de théories. Là, chaque méthode (chartisme pur, vagues d'Elliott, ratios de Gan ou de Fibonacci, théorie de Dow, chandeliers japonais, etc.) se confronte à la réalité du marché : seule cette dernière permet de légitimer les précédentes. Et seule l'expérience et la pratique permettent de confirmer ces légitimations.

Les vagues de la marée noire La plupart des principes d'analyse technique s'appuient sur l'observation de l'historique des cours. Deux cas sont donc épineux. D'une part, les introductions en bourse relativement récentes, puisque l'historique n'existe pas encore. D'autre part, mais à moindre titre, le cas de figure où les cours sont sur des plus hauts (symétriquement des plus bas dans une tendance baissière) jamais atteints, puisque nous entrons en territoire inconnu. C'est dans ce second cas que le pétrole se trouve. Aussi, la méthode la plus efficace qui puisse nous permettre de déterminer des objectifs précis s'appuie sur la théorie des vagues d'Elliott, qui caractérisent des mouvements de marché. Ce principe s'appuie également sur les travaux de Fibonacci – mathématicien italien du XIIIe siècle qui a notamment permis de déterminer le célèbre "nombre d'or". En outre, comme le montre le graphe du pétrole, en partant du point bas du 15 janvier 2007, nous sommes ici dans une configuration dite en "I-II, 1-2". En langage moins barbare, ça signifie que nous avons, depuis ce point bas, entamé une phase ascendante en cinq vagues (numérotées de I à V), au sein de laquelle la vague III est elle-même subdivisée en cinq autres temps (numérotés de 1 à 5). Ce décompte provient d'une règle majeure de la théorie "elliottiste", à savoir que la troisième vague n'est jamais la plus courte.
Les objectifs selon Elliott Ainsi, un léger repli vers les 123,50 $ (qui constitue donc un bon point d'entrée) est possible. Tant que le support clé des 112 $ n'est pas nettement enfoncé (niveau de stop), nous envisageons un premier objectif (cible vague 5) autour des 177 $. Cela correspond à une projection de 200 % de la vague 1 reportée en vague 2. L'objectif suivant (cible vague V) se situera autour des 242 $, soit la projection de 161,8 % de l'ensemble vague I + vague 1, reportée au même point. Et hop ! il ne vous reste plus qu'à surfer tranquillement sur ces vagues. |
La précise théorie des vagues d'Elliott |
Cette méthodologie s’appuie en grande partie sur la fameuse théorie de Dow. Elle part d’un principe de base à la fois simple et évident : les marchés évoluent selon des tendances (haussière ou baissière), au sein desquelles viennent s’insérer des phases de consolidation (plus ou moins longues, et plus ou moins importantes).
Ces tendances et ces consolidations vont s’inscrire graphiquement selon le schéma suivant : la tendance en cinq vagues et la consolidation en trois.
Autour de ce principe de base viennent se greffer des règles précises qui régissent la longueur et les configurations graphiques que prennent ces vagues.
Cette théorie, assez complète, intègre l’ensemble des figures et des règles chartistes, et les fameux ratios de Fibonacci. |
Phase de consolidation et overlap |
La consolidation est l'une des phases les plus difficiles à cerner en analyse technique. Elle peut prendre de multiples tournures, chacune très différente. Si la plus basique reste celle en trois temps, elle peut aussi se dessiner sous forme de drapeau, de triangle ou de canal.
Il est bien plus délicat de décider d’acheter ou de vendre dans ces périodes, qui viennent toujours s’inscrire après un fort mouvement de tendance.
L’overlap est l’une des figures les plus efficaces de l’analyse graphique, directement issue de la théorie elliottiste. Un overlap est un niveau horizontal qui jouait, dans une tendance haussière, le rôle de résistance, comme un plafond sur lequel venait buter le cours.
Une fois crevé, ce plafond devient support, un plancher, sous lequel le cours ne tombera pas. On discerne donc souvent les overlaps sur des sommets ou sur des creux. |
Fonds bear : le côté positif de la crise financière |
Nous sommes rentrés dans un long marché déprimé, qui ne devrait pas prendre fin avant deux ans. En effet, les rebonds épisodiques des indices boursiers ne doivent pas faire perdre de vue que la tendance de fond reste durablement baissière.
Dans ces périodes, les investisseurs professionnels adoptent deux attitudes : soit ils restent très liquides, soit ils s’abritent dans des fonds bear.
L’expression nous vient des Anglo-Saxons, pour qui le symbole d’un marché baissier ou bearish est un ours (bear) aux griffes et aux dents menaçantes. Au contraire, le symbole d’un marché haussier ou bullish est un fougueux taureau (bull).
Mais revenons-en à nos ours et aux fonds bear. Les fonds commercialisés sous cette appellation se basent sur le principe de la vente à découvert. Cette opération consiste à vendre plus tard, à un prix convenu, un actif qu’on ne possède pas encore.
Supposons que vous soyez épicier. Un client vient vous commander du caviar pour une réception dans une semaine. Vous acceptez de lui vendre pour 1 000 € le kilo. Vous savez que vous pouvez approvisionner maintenant du caviar à 500 € le kilo. Mais vous prévoyez (grâce à votre frère éleveur d’esturgeon qui vous a fait part des problèmes de surproduction de sa profession) que le prix du caviar va baisser dans une semaine.
Vous vous gardez donc bien d’acheter le caviar de votre client sur le moment. Au contraire, vous différez votre achat au dernier moment. Et là, bingo ! Votre frère avait raison. Le prix du caviar a baissé à 400 € le kilo. Vous avez donc gagné 100 € de marge. Votre marge est passée de 50 % (500 divisé par 1 000) à 60 % (600 divisé par 1 000), alors que le saumon a baissé de 20 %.
Transformez maintenant le caviar en un fonds qui réplique un indice donné, et vous comprenez comment les fonds bear affichent des performances positives lorsque les indices qu’ils répliquent plongent dans le rouge.
Les fonds bear se sont maintenant démocratisés et deviennent accessibles aux investisseurs particuliers. Certains établissements proposent maintenant des ETF bear. ETF signifie Exchange Traded Fund ou fonds négocié en continu. Ces fonds allient l’intérêt du bear et la facilité d’une valeur qui peut s’acheter ou se vendre en continu tout au long de la journée de cotation. En effet, les ETF n’ont pas de « valeur liquidative » : leur cours est calculé tout au long de la séance de bourse.
En France, l’ETF bear le plus populaire est celui qui réplique le CAC 40. Il est commercialisé par la Société Générale (ISIN FR0010411876, code b40). Depuis un mois, cet ETF affiche une performance de + 12 %, contre – 13 % pour le CAC. À six mois, sa performance est de + 20 %, contre – 22 % pour le CAC. La différence de performance en valeur absolue tient bien sûr aux frais.
Un ETF bear est beaucoup plus sûr qu’un put ou « warrant à la baisse ». Sa valeur n’est pas limitée dans le temps. Le warrant est un instrument financier qui repose sur un double pari : un pari sur une direction (le sous-jacent –l’objet du pari – va monter, baisser ou toucher tel seuil) et un pari sur une durée. En effet, le warrant a une durée de vie bien précise et ce seuil fixé doit être touché avant un certain laps de temps. Si l’un des paris est perdu, toute la mise du warrant est perdue.
L’ETF bear ne présente pas cet inconvénient, il est illimité dans le temps. Vous pensez que le sous-jacent va baisser, point final. Si vous avez raison, la hausse de votre ETF bear sera exactement à la mesure de la baisse du sous-jacent. Et, si un jour vous pensez que la baisse du sous-jacent est terminée, vous vendez votre ETF bear au cours du moment. |
Fonds souverains : bras politiques armés ? |
Alors que nous croulons sous les dettes et avons consciemment et sans aucun scrupule plombé les générations à venir, certains Etats sont confrontés à la problématique inverse. Ils croulent sous des montagnes de cash.
Fond souverain ? C'est un fond d'investissement, comme tant d'autres dans ce bas monde de la finance. La différence ? L'argent de ce fond n'appartient pas à des investisseurs privés, mais à des états. Des états riches, très riches. Inutile de chercher, la France n'en a pas.
Une vieille histoire On entend sans cesse parler de ces fonds souverains en ce moment. Pourtant, ils existent depuis fort longtemps et n'ont jamais dérangé personne jusqu'ici.
Le premier a été créé en 1953 par le Koweït. Le second dans les années soixante, par Abu Dhabi, de mémoire. Dans les années soixante-dix, Singapour et la Norvège suivent l'exemple.
Mais au fait, vous vous demandez peut-être pourquoi je vous parle de fonds souverains ?
Sans matières premières, pas de fonds souverains Eh oui ! S'il y a des fonds, c'est bien grâce (ou à cause !) des matières premières. Le pétrole génère depuis des décennies des pétrodollars dont bénéficient les états du Moyen-Orient notamment, mais aussi la Norvège et la Russie.
L'Arabie Saoudite engrange ainsi chaque jour 500 millions de pétrodollars grâce à la vente de son brut. Autre exemple : le fond d'Abu Dhabi pèse 875 milliards de dollars à lui tout seul. Tout ça grâce au commerce du brut. Mais il n'y a pas que le pétrole. Toutes les matières premières exportées rapportent à leur état une manne très appréciable, des montagnes de dollars.
C'est le cas des métaux précieux et surtout des métaux industriels. Vous savez à quel point les cours de toutes ces matières se sont envolés.
Et la Chine ? Certes, elle n'exporte pas de matières premières – c'est l'exception qui confirme la règle. En revanche, elle importe la matière, la transforme et la réexporte sous forme de produits finis à la planète entière. Donc à la base du processus d'accumulation des devises, il y a, en partie, encore et toujours les matières premières.
L'Empire du Milieu a déjà accumulé des excédents commerciaux astronomiques. 1 400 milliards de dollars de réserves de change !
Au rythme actuel, la Chine accumule chaque année 300 milliards de dollars supplémentaires. Cela veut dire qu'en moins de trois mois, elle peut se payer une entreprise de notre bon vieux CAC 40.
Il faut bien faire quelque chose de tout cet argent... Pour l'instant 98% des réserves chinoises sont encore transformées en obligations. 20% de la dette publique américaine est ainsi détenue par les chinois. Mais la philosophie chinoise évolue.
Vous l'avez certainement entendu, la Chine vient de créer son propre fond : 200 milliards de dollars à placer. Elle a également pris 10% du capital de Blackstone, symbole du capitalisme américain le plus pur et le plus dur... Nos amis chinois ont beau être anti-capitalistes, ils ont un sens aigu des affaires.
2 500 milliards de dollars ; et ce n'est qu'un début ! La douzaine de fonds souverains actuels représente quelque 2 500 milliards de dollars. C'est le double du poids des hedge funds. Le double !
Les hedge funds ont déjà profondément changé le mode de fonctionnement de la planète finance, bouleversant les règles et les habitudes. Les fonds souverains ont une puissance incommensurablement supérieure ; d'ici dix ans, ils pèseront entre 10 000 et 12 000 milliards de dollars.
C'est une force de frappe considérable Jamais une telle puissance n'aura été concentrée entre si peu de mains. Une concentration inédite du pouvoir ! Avec de telles sommes, vous pouvez tout vous payer. Absolument tout.
Je vois poindre votre question : que font-ils de cet argent ?
Initialement, un investissement "bon père de famille" L'objectif des fonds a toujours été de placer les excédents de trésorerie des états. Pendant plus de 50 ans, l'objectif était d'investir ces montagnes de cash en vue de s'assurer un bon rendement. Et les T-Bonds de l'oncle Sam étaient LE placement par excellence ! Les pétrodollars finançaient le déficit américain, en échange d'un rendement correct. Tout allait bien dans le meilleur des mondes...
Mais les choses changent Les nouveaux venus, notamment Chine et Russie, sont de plus en plus puissants. Et leurs fonds étant opaques, on se demande par qui ils sont téléguidés et dans quel but. Les fonds seraient-ils des bras armés politiques ? Instruments d'une nouvelle forme de guerre économique internationale ?
Une chose est certaine : les T-Bonds ne les intéressent pas. Direction les marchés actions. Et que trouve-t-on sur les marchés actions ? Tout. De l'entreprise la plus anodine à la plus stratégique que vous puissiez imaginer.
Défense, aéronautique et aérospatial, technologies de l'information, énergies et matières premières... tous ces secteurs sont stratégiques. Et très alléchants pour qui cherche à placer son argent...
La réciprocité ? Un mirage... Essayez donc de prendre le contrôle d'une entreprise en Chine ! Vous vous rendrez très vite compte que la Chine a considérablement renforcé ses règles en vue de contrôler étroitement l'investissement étranger en Chine.
Même son de cloche aux Etats-Unis. Le président a un droit de veto sur les investissements étrangers réalisés sur son territoire. Il a suffi à Bush d'invoquer la "sécurité nationale" pour faire capoter la tentative de prise de contrôle par un fond étranger de ses infrastructures portuaires maritimes.
Pendant ce temps... le fond de Dubaï monte tranquillement en puissance dans le capital du port de Hambourg, à hauteur de 3,5 milliards d'euros. Un port européen stratégique ! Personne n'en parle...
Tout le monde se protège, sauf nous ! Face à la menace que font peser les fonds sur les entreprises nationales, les pays réagissent.
L'Allemagne a pris les devants. Elle a compris qu'il fallait protéger ses actifs et ses entreprises clés. Le gouvernement planche sur un projet en vue d'assurer la traçabilité des investissements étrangers ; de lister les secteurs stratégiques ; de mettre en place un comité de contrôle étroit des investissements étrangers...
Et en France ?
Chez nous, le patriotisme économique est un épouvantail ! Non seulement nous n'avons pas de fonds de pension français qui nous permettraient de verrouiller au moins le noyau dur de nos entreprises -- ce qui explique que presque la moitié du CAC est entre les mains des étrangers (contre 20% seulement aux Etats-Unis par exemple). Mais en plus, on ne peut pas dire que le Français moyen soit porté sur l'investissement en bourse. Impossible de compter sur lui pour sauvegarder nos entreprises...
Aucun conseil de surveillance non plus, aucun comité de contrôle des investissements... rien.
La France est l'une des zones les plus vulnérables car totalement ouverte et sans aucun contrôle des investissements étrangers. Rien n'a été mis en place pour protéger nos entreprises stratégiques.
Il est temps d'ouvrir les yeux La libre circulation et le capitalisme sont une bonne chose. A condition de fixer des limites claires, qui nous permettent d'assurer notre sécurité nationale. Par "sécurité nationale", j'entends la sécurité de nos entreprises, stratégiques à notre développement. Mieux vaut raisonner européen sur ce sujet.
Par Isabelle Mouilleseaux
Source : L’Edito Matières Premières |
9 Conseils en Bourse |
En bourse, la moindre erreur peut couter chère, voici donc 9 conseils pour les éviter :
1. N'empruntez jamais d'argent afin d'investir C'est ainsi que des millions d'Américains ont perdu leur chemise durant le krach de Wall Street en 1929, lorsque les investisseurs achetaient des actions à terme, en reportant le paiement à plus tard. Le problème est que si vous achetez des actions avec de l'argent emprunté, et que leur cours baisse, vous devrez quand même payer l'emprunt (et les intérêts). Le marché boursier est trop volatil pour ce genre d'effet de levier, et de nombreux millionnaires et entrepreneurs se sont ruinés en le faisant.
2. N'investissez pas l'argent dont vous aurez besoin à court terme (2-3 ans) Si à long terme les performances des actions sont bonnes, le marché fait souvent des plongeons dans le court terme. Ceci signifie que si vous venez de vendre votre maison, par exemple, et que vous avez l'intention d'en acheter une autre dans 18 mois environ, il ne serait pas très sage de placer votre argent en actions durant la période intermédiaire. La meilleure solution pour ce genre de capital est un placement à rendement fixe, comme les obligations.
3. Ne sur-diversifiez pas Les nouveaux venus sur le marché pensent quelquefois que s'ils achètent une centaine d'actions différentes, leur portefeuille sera moins risqué que s'il ne contient que 10 actions par exemple. Mais de nombreuses raisons font que ce raisonnement est faux.
Voici les principales : - Les frais de courtage s'en trouvent considérablement augmentés. - Les études statistiques montrent que la diversification au-delà de 15 actions ne minimise pas notablement le risque. Un portefeuille de 10 actions bien choisies peut tout aussi bien offrir une diversification adéquate. - Les investisseurs devraient en savoir beaucoup sur leurs entreprises, et devraient être en mesure de les surveiller de près – plus il y a d'entreprises dans votre portefeuille, plus ceci sera difficile à faire pour vous. - Avoir plus de 20 actions finira par revenir au même que se positionner sur un indice.
4. N'achetez pas selon les tuyaux de vos amis Les gens s'échangent souvent les "dernières opportunités" sur les marchés. C'est très humain de bavarder et de se vanter, mais l'investisseur avisé ne prête guère attention à de tels tuyaux. Dans le cas – peu probable – où l'information fournie serait vraie, vous pourriez être en infraction si vous agissiez suite à cette recommandation…
Vous pourriez commettre un délit d'initié. D'ordinaire, cependant, les gens donnent des tuyaux à leurs amis pour justifier leurs propres décisions d'investissement (eh oui, dans l'incertitude, le sentiment qui prévaut est qu'il vaut mieux ne pas être le seul faire une erreur…), et il arrive même parfois que de fausses rumeurs soient délibérément propagées.
5. N'achetez pas au plus fort d'un boom Ceci a l'air d'un avis inutile, un peu comme de dire "ne faites jamais d'erreur", mais c'est un point vraiment essentiel : le marché a effectivement des cycles haussiers et baissiers.
Lorsque les prix des actions montent si haut qu'ils n'ont plus aucune relation avec la véritable valeur des entreprises qu'elles représentent, les investisseurs commenceront à vendre et les prix baisseront.
Vous ne pouvez pas repérer le sommet avec précision, mais vous pouvez éviter d'investir de nouveaux fonds lorsque le marché se situe à 3% de son plus-haut historique, ou lorsque la presse grand public vante à grand cris les investissements en actions.
Le dernier grand exemple en date est l'envolée des cours que nous avons connus fin 1999 / début 2001. Il est encore gravé dans la mémoire des investisseurs…
6. Ne vous entêtez pas La plupart du temps, mieux vaut ne pas persister à acheter des actions dans une entreprise quand le prix a chuté sous le prix auquel vous avez acheté (dans ce cas vous essayez de faire une "moyenne à la baisse"). Une telle attitude n'est justifiée que si vous croyez sérieusement que l'action est sous-évaluée.
7. Ne croyez pas les publicités financières Les gens qui s'y connaissent peu en finances souscrivent souvent à des contrats offrant des solutions à des problèmes préétablis.
Des contrats qui vous aident à acheter une voiture, par exemple, ou des fonds d'investissement "éthique" ne produiront peut-être pas des résultats aussi performants que si vous aviez fait les investissements sous-jacents vous-même.
8. Méfiez-vous de l'abus de confiance Il y a abus de confiance lorsqu'un intermédiaire financier encourage ses clients à faire des allers-retours sur des investissements parfaitement viables, uniquement dans le but d'engranger plus de commissions.
Les autorités combattent l'abus de confiance et font de leur mieux pour empêcher ces pratiques, mais l'abus de confiance peut être extrêmement difficile à prouver, surtout lorsque les investisseurs sont trop timides et ne veulent pas prendre la responsabilité de leurs propres décisions.
9. Attention aux rumeurs Des initiés ayant des portefeuilles très étendus et dont la valeur est très élevée cherchent à propager des rumeurs pour faire grimper le cours de leurs actions.
Ces "fausses rumeurs" se multiplient par internet, et se propagent à la vitesse de la lumière via les forums de discussion sur les sites financiers : nous en avons vu un magnifique exemple l'été 2005 avec la rumeur d'OPA hostile de Pepsi Co. sur Danone.
Vous devriez faire vos propres recherches avant d'investir.
Par Raphaël Garaud
Source : Vos Finances - La Lettre du Patrimoine |
Un CDS pour mon chat |
Le monde financier est actuellement menacé par les CDS, une variante des subprimes, mais qui concerne les entreprises.
Un CDS, mais qu’est-ce ?
Les Credit Default Swap sont des contrats d’assurance contre un risque financier. Le prix d’une assurance se fixe en fonction de la probabilité du risque et des conséquences de celui-ci. Tout risque peut se calculer de façon fiable, pense la finance, enivrée par les brillants ingénieurs qu’elle recrute à tour de bras.
Ceux-ci bâtissent à partir de mesures statistiques des modèles mathématiques de calculs de probabilité qui vont se retrouver sans lien avec la réalité. Supposons qu’un chat rapporte en moyenne 300 € par mois car il gagne des concours de beauté. Mais l’hygiène lors des concours diminue. Le chat risque d’y attraper la gale.
Dans ce cas, adieu les 300 € par mois. Sauf à trouver un assureur qui propose une garantie du chat contre un risque de gale, moyennant le versement régulier d’une prime. En jargon financier, le chat est l’actif sous-jacent.
Le chat est en fait n’importe quel emprunt ou dette auquel est attaché un taux d’intérêt. Ce prêt a été consenti par une banque à une entreprise. Le CDS va permettre à la banque d’assurer son chat contre la gale. Le risque que la dette ne soit plus payée est donc contrecarré. Les « chats-assurés-gale » vont alors se trouver assimilés à des produits sûrs, presque comme des obligations. Et les banques vont pouvoir se les échanger.
Un marché de 60 000 Mds$
Les encours des CDS s’élèveraient, selon la Banque des règlements internationaux, à plus de 60 000 Mds$, plus de quatre fois le PIB des États-Unis, l’équivalent du PIB mondial annuel 2007. La baisse par la Fed de ses taux d’intérêt a entraîné une explosion du crédit.
La « titrisation » a propagé les CDS. Cette opération consiste à fractionner le « chat-assuré-gale » pour pouvoir plus facilement l’échanger. Ainsi, le volume des CDS a été multiplié par douze en cinq ans. Une telle croissance est symptomatique d’une bulle.
Tout se passe comme si, sentant que les conditions d’hygiène se dégradent vraiment dans les concours, un propriétaire assurait son chat dix fois, en toute discrétion, bien sûr. En somme, le propriétaire parie sur le fait que le chat aura la gale, et que son débiteur ne pourra pas payer sa dette.
Copinage et dérapage
Le CDS améliore le bilan des banques, et accroît ainsi leur capacité de prêt. Au lieu d’une créance sur une entreprise (le chat), elles détiennent des morceaux de chat assurés contre la gale qu’elles peuvent s’échanger.
Les clauses des CDS ne sont régies par aucune réglementation, ne sont sécurisées par aucune chambre de compensation (contrairement aux actions ou aux obligations). Personne ne contrôle les méthodes de calcul de l’assureur, ni le risque que le chat attrape la gale. Les agences de notation estampillent simplement le chat assuré contre la gale du nombre d’A estimé adéquat.
Trois agences dans le monde trustent 95 % du marché. Elles évaluent en premier les diverses tranches de dettes que leur soumettent les banques, dont elles dépendent pour développer leur chiffre d’affaires.
La « titrisation » a produit des paniers de créances hétéroclites, allant du solide « triple A » – qui rentre dans nos retraites – à « BB » ou pire (junk bonds)… Les banques se sont engagées sur des crédits, se pensant bien couvertes par les CDS. Les assureurs ont accordé une confiance aveugle aux modèles mathématiques d’évaluation des risques.
Tout peut empirer
Si la situation économique se détériore, des emprunteurs industriels, puis des fonds d’investissement pourraient devenir insolvables. Au cours des cinq premiers mois de l’année, le nombre de défauts de paiement portant sur des lignes de crédit de 100 M$ ou plus a doublé par rapport à 2007…
Le chat incube la gale. Et les banques centrales pourraient avoir à payer dix fois la gale du chat pour sauver le système financier. Non, la crise n’est pas terminée.
Par Philippe Béchade et Simone Wapler |
Cycles et supercycles : Matières Premières |
Les matières premières sont un marché cyclique, entend-on régulièrement. Elles suivent un schéma classique : la demande augmente, la production ne suit pas, donc les prix augmentent. Puis de nouveaux investissements se mettent en place, une surcapacité se crée, et les prix baissent. La boucle est ainsi bouclée.
En fait, les bipèdes investisseurs retombent toujours dans leurs vieilles ornières : manque d’anticipation (on n’avait pas vu la carence venir) et appât du gain (les prix n’arrêtent pas de monter, c’est là qu’il faut investir). Quand trop de gens ont trop investi, trop d’offre crée l’effondrement.
Un cycle complet de hausse dure en moyenne un peu plus de 17 ans (1906-1923, 1933-1953, 1968-1982, 1999- ?) selon l’analyse de Jim Rogers (*). Car une fois qu’un manque est décelé, la mise en place des investissements est longue. Dans le secteur minier, du premier coup de pioche de prospection au premier lingot de métal extrait, il s’écoule presque 10 ans.
Cela dit, en 2005, Citigroup Smith Barney a qualifié le cycle actuel de « super- cycle ». Un supercycle, plus intense qu’un cycle classique, est soutenu par l’urbanisation et l’industrialisation d’une future grande économie. Le dernier supercycle s’est produit durant l’industrialisation des USA, au début du XXème siècle. La Chine et l’Inde sont la cause du supercycle actuel qui devrait se terminer en 2015. |
Dans l'univers des warrants |
1. Quelques termes indispensables à la compréhension des warrants
- Le code : émis par différentes institutions financières (le émetteurs), chaque type de warrants émis a un code attribué : sur un même sous-jacent sont émis différents types de warrants à des dates d'échéances, des prix d'exercices et des primes différents. Afin de les différencier, un code est attribué à chaque type de warrants émis.
- L'échéance : date à laquelle le droit attaché au warrant cesse d'exister : c'est la durée de vie du warrant qui est définie lors de sa création. Retenez bien que le droit d'acheter ou de vendre un sous-jacent financier est donc accordé pendant une durée de vie, limitée à la date d'échéance. Après cette date, le warrant perd toute valeur.
Warrant américain : warrant qui peut être exercé à tout instant avant la date d'échéance
Warrant européen : warrant qui ne peut être exercé qu'à l'échéance
- La prime : représente la valeur du warrant, c'est-à-dire son cours coté à un instant donné en Bourse. Cette valeur varie en fonction de l'offre (ask) et de la demande (bid) du marché.
- Le prix d'exercice, appelé aussi strike, est le prix auquel l'actif sous-jacent sera acheté (ou vendu) en cas d'exercice du warrant. C'est un prix fixé à l'avance au moment de l'émission du warrant. Ce prix ne pourra être modifié qu'en cas d'augmentation de capital ou encore d'attributions gratuites d'actions.
-La parité est le nombre de warrants nécessaires à l'acquisition de l'actif sous-jacent. Les parités les plus courantes sont de 10 pour 1, de 20 pour 1, mais il en existe bien d'autres.
Exemple : une parité de 10 pour 1 signifie qu'il faut posséder 10 warrants pour acquérir 1 sous-jacent au prix d'exercice (et pour une échéance donnée).
-La quotité est la quantité minimale de warrants qui peut être négociée en Bourse. On ne peut donc négocier ou exercer qu'une quantité minimum de warrants ou de multiples de cette quantité.
Exemple : si la quotité est de 500, vous devez acquérir 500 warrants au minimum, ou un multiple de 500, pour chaque titre. Dans ce cas précis, achetant 500 warrants (le minimum obligatoire), vous avez 50 sous-jacents (500/10) sur lesquels s'appuient vos 500 warrants.
-Le sous-jacent est le nom que l'on donne à l'actif sur lequel porte le warrant. On parle aussi de support. Les supports sur lesquels portent les warrants sont très variés. Il peut s'agir d'un indice, d'une action, d'un panier d'actions, d'une obligation, d'un taux d'intérêt, d'une devise. Le sous-jacent doit obligatoirement faire partie d'un marché large et liquide et dont les références de cours sont jugées satisfaisantes par les autorités boursières. C'est une garantie qui assure une parfaite transparence. Le sous-jacent sera vendu ou acheté au prix d'exercice déterminé à l'avance.
2. Il existe deux types de warrants :
Le call warrant Un call est un contrat qui confère à son détenteur le droit, et non l'obligation, d'acheter un actif sous-jacent, à un prix fixé à l'émission (le prix d'exercice) moyennant le paiement d'une prime et ce jusqu'à la date d'échéance (warrant de type américain) ou à la date d'échéance (type européen). Le call permet de jouer la hausse du sous-jacent (support) en limitant le risque au montant de la prime + frais de courtage.
Si la hausse se produit, la performance du call warrant est supérieure à celle d'un achat direct du sous-jacent (grâce à l'effet de levier), mais vous avez déjà compris que la hausse du sous-jacent doit être suffisante pour couvrir le paiement de la prime.
Le put warrant : Un put est un contrat qui confère le droit, mais toujours pas l'obligation, de vendre jusqu'à la date d'échéance (type américain) ou à la date d'échéance (type européen) un actif sous-jacent à un prix fixé lors de l'émission, moyennant le montant d'une prime. C'est l'inverse du call.
Ces quelques éléments décrits représentent les principes de base sur lesquels travailler en investissant sur des warrants. Vous n'avez pas besoin d'éléments plus complexes pour acheter ou vendre des warrants, mais afin de vous présenter de manière complète ces actifs – et pour les plus curieux d'entre vous –, voici une analyse plus pointue de la manière dont on travaille sur les warrants.
Par Marc Dagher
Source : La Chronique Agora |
Zoomez sur le GBP/USD |
Le Cable J'aimerais évoquer aujourd'hui le cas de la paire GBP/USD, appelée "le Cable". Pour la petite histoire, le nom "le Cable" vient d'un câble transatlantique qui servait à synchroniser le taux du GBP/USD entre les marchés de Londres et New York. Actuellement la parité tourne autour de 1,97, ce qui veut dire que 1 livre sterling = 1,97 $.
D'un plus haut en novembre 2007 autour de 2,12 jusqu'à des récents plus-bas autour de 1,93, la parité GBP/USD a connu une forte volatilité. Aujourd'hui, la Grande-Bretagne est dans la même problématique que toutes les économies occidentales -- et notamment que les Etats-Unis : inflation et ralentissement économique. Du coup, la question se pose : qui, de la Grande-Bretagne ou des Etats-Unis, sera le moins mauvais et verra sa devise remonter par rapport à l'autre ?
La Banque d'Angleterre face à un challenge Pour apporter quelques éléments de réponse à cette question, il est primordial de s'intéresser à l'environnement économique. Les interventions la Banque d'Angleterre (BoE) seront la clé pour la tendance du Cable dans les prochaines semaines.
La BoE a maintenu, lors de sa dernière réunion monétaire (le Monetary Policy Committee, ou MPC), le taux à 5%. Les minutes de cette réunion montrent que la BoE a choisi de continuer sa lutte contre l'inflation malgré le ralentissement notable de l'économie. Mais ce qui était la priorité absolue jusqu'à aujourd'hui sera sans doute sérieusement mis en ballotage face à un assouplissement des conditions de crédits nécessaire pour faire face aux signes de ralentissements économiques sérieux en Grande-Bretagne.
Ainsi, la production industrielle et l'indice PMI des services (également très proche des 50) sont en baisse. Ils posent à la BoE un gros challenge -- comme le reconnaissait jeudi dernier le gouverneur King membre du MPC en charge des décisions monétaires : elle doit préserver l'activité économique tout en retenant l'envolée des prix.
C'est dans ce cadre-là qu'aujourd'hui les ventes de détails en Grande-Bretagne vont être publiées. Ce chiffre nous donnera une indication la santé de l'économie britannique et sur les actes futurs de la BoE.
Rebond en vue... mais attention à la rupture des 1,94 Mardi dernier, les bons chiffres de l'immobilier et un PPI aux Etats-Unis plutôt décevant ont permis à la paire de rebondir jusqu'au le seuil psychologique des 1,97, repassant ainsi au-dessus du point pivot et proche de rompre la ligne de tendance.
A moyen terme, si la BoE finit par diminuer son taux directeur, la livre sterling sera pénalisée face au dollar. La rupture franche de la zone des 1,9350/1,94 déclenchera la poursuite de la baisse.
Mais à mon avis, nous sommes partis pour connaître une période de range, qui vous permettra de nombreux allers-retours lucratifs entre 1,99 et 1,95. Je vous invite quand même à la plus grande prudence : le Forex est un marché carnivore, son appétit est aiguisé par le manque de tendance et l'hésitation des cambistes non avertis...
Par Jérôme Revillier
Source : La Chronique Agora |
Les trackers font mieux que les gérants |
La plupart des gestionnaires de fonds feront tout pour vous cacher cette cruelle vérité : ils ne font pas mieux que les indices qu’ils sont censés battre. En tout cas, neuf gestionnaires sur dix. Autrement dit, vous avez donc seulement 10% de chance de battre le marché en choisissant un fonds activement géré. Ces statistiques sont très humiliantes pour la finance à deux titres.
D’abord, il est triste de constater qu’un brillant cerveau, épaulé par une équipe d’analystes armés d’ordinateurs, ne peut arriver à faire mieux que le reflet de la foule simplement soumise aux lois du marché.
Ensuite, et là nous arrivons à l’aspect carrément sordide de l’affaire, les frais des fonds activement gérés sont nettement supérieurs à ceux des trackers qui n’ont aucune prétention intellectuelle. Dans le premier cas, il faut rémunérer des cerveaux. Dans le second un simple ordinateur suffit à répliquer les mouvements d’un indice.
C’est pourquoi les « conseillers financiers » haïssent les trackers et se gardent bien de vous les proposer. A dire vrai le rôle essentiel des « conseillers financiers » consiste à vendre le produit maison et à toucher leur commission sur ces ventes. Ce sont des représentants de commerce, pas plus.
En pratique, les trackers ou Exchange Traded Funds (ETF en jargon) répliquent rigoureusement un indice. L’indice peut être purement géographique, par exemple le CAC40 pour la France ou l’iBovespa pour le Brésil. Dans ce cas, l’organisme gestionnaire se contente d’acheter dans les bonnes proportions les quarante plus grosses capitalisations française, ou les sociétés brésiliennes composant l’iBovespa. L’indice peut aussi être thématique, par exemple l’indice Dow Jones SXEP pétrole et gaz. De la même façon, le tracker se contente d’acheter les entreprises qui rentrent dans l’indice avec le bon dosage.
Les ETF offrent deux avantages très importants. D’abord, ils sont liquides, puisque négociés en continu, tandis qu’un fonds activement géré ne comporte qu’une valeur liquidative, au mieux journalière. Ensuite les frais sont réduits, souvent moins de 0,5% par an, et 1% par an pour les plus chers. C’est cinq fois moins qu’un fonds.
La prochaine fois que vous avez une idée d’investissement, regardez donc s’il n’existe pas un ETF qui réplique le secteur. Puis comparez la performance de ce tracker à l’entreprise ou au fonds que vous envisagiez.
Certes, le tracker ne sera jamais en avance sur le marché : il ne vous permettra pas de sélectionner la valeur qui fait la course en tête. Mais il ne sera jamais en retard, et finalement, ce n’est déjà pas si mal. |
Actualités : MoneyWeek
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Fin d'été, début de bilan |
Quel n'est pas mon étonnement en voyant les titres des journaux : les chiffres du tourisme pour cet été n'ont pas été aussi mauvais que prévus. Pourtant, combien de reportages n'ai-je pas vus à la télévision en août sur ces Français qui se serraient la ceinture en vacances : "avec deux salaires, ce couple qui n'a qu'un enfant ne mange que des pâtes pendant son séjour au bord de la mer", "nous n'irons pas au parc d'attraction cette année, c'est hors de notre budget".
Alors, marasme ou pas pour le secteur du tourisme ?
L'art de la langue de bois Qui a raison ? Depuis le 1er septembre, la bataille des chiffres fait rage sur le bilan touristique de l'été. Dans un coin du ring se trouve Hervé Novelli, secrétaire d'Etat chargé du tourisme et de l'autre côté se tient Protourisme, un cabinet d'étude spécialisé.
Du coté d'Hervé Novelli, l'optimisme est de mise : "Cette saison est tout à fait acceptable, car elle est comparable à la saison 2007 et nous n'avons pas à en rougir". Officiellement, tout va donc bien pour les hébergements touristiques, même si quelques nuances sont à apporter. La fréquentation hôtelière et les locations de meublés ont connu une légère baisse, tandis que la fréquentation des campings est stable et que celle des résidences de vacances s'est améliorée.
Autre son de cloche du côté de Protourisme. Le cabinet évoque une baisse de 3% des nuitées dans les hébergements touristiques en juillet-août. Les Français auraient boudé les hôtels et les résidences de tourisme, les meublés et les villages de vacances. En revanche, quitte à partir, ils ont privilégié la qualité et évité les logements au confort spartiate.
Les échos, du moins de la côte atlantique, victime de la météo, ne sont pas très bons. La Provence-Alpes-Côte d'Azur s'en sort mieux – du moins c'est que dit M. Novelli. Je me souviens pourtant avoir entendu un reportage dans lequel le patron du fameux café Sénéquier à Saint-Tropez déplorait une chute fulgurante du nombre de clients. Je ne doute cependant pas que nombre de vacanciers aient fui la grisaille des bords de l'Atlantique pour trouver le soleil méditerranéen.
Au plus proche de la réalité, les offices du tourisme ne se font pas non plus l'écho de l'optimisme de M. Novelli. Odit France a mené une enquête auprès de ces offices qui démontre que "l'année 2008 est celle qui est, de 2003 à 2008, la moins souvent citée comme meilleure année touristique". 2007 est avant dernier.
Reconnaissons tout de même un certain mérite au secrétaire d'Etat au tourisme : il veut améliorer les performances du secteur touristique : "Si nous ne faisons rien, nous sommes menacés. L'Espagne est passée devant (la France) en terme de recettes touristiques étrangères".
Nous aurions plutôt tendance à faire confiance à l'analyse de Protourisme. J'imagine que Denis Sarget, l'expert en petites capitalisations de MoneyWeek, partagerait mon avis. Alors qu'un autre journal financier recommandait à l'achat Pierre et Vacances – spécialiste des villages de vacances –, il conseillait de l'éviter. "L'activité de l'entreprise est (...) particulièrement saisonnière et dépend largement de la situation touristique de l'été" écrivait Denis Sarget à la fin du moins d'août. De plus, le groupe fait face à un nouveau problème : le départ surprise de son directeur général, Eric Debry.
Compagnies aériennes : la valse des pertes Lorsque le prix du pétrole avait commencé à baisser, les cours des compagnies aériennes s'étaient envolés. Nous vous avions prévenu de ne pas céder à l'emballement car le secteur reste soumis à de nombreuses contraintes et ne va pas connaître un retournement si subit. Une vision confirmée par la dernière annonce faite par l'Association internationale du transport aérien.
Elle prévoit en effet que les compagnies subiront des pertes supplémentaires en 2009. Sur la base d'un prix moyen du baril de 113 $, elle estime que les pertes cumulées des compagnies en 2008 seront de 5,2 milliards de dollars puis de 4 milliards en 2009. Les principales victimes : les compagnies américaines qui n'avaient pas su se couvrir contre la hausse du pétrole par des contrats à terme. Contrats qui ont évité trop de casse du côté des compagnies européennes, mais qui, malheureusement, ne sont pas éternels.
Le tourisme et l'aérien sont donc des secteurs à éviter. Avant de vous quitter tout de même, je ne résiste pas à l'envie de vous raconter quelques anecdotes sur les compagnies aériennes. Le meilleur moyen de dépenser le moins de carburant possible est d'avoir un avion léger. Les compagnies sont donc entrées dans une frénésie de "coupe du poids". Chez Air France, les gobelets pèsent désormais 9 grammes au lieu de 14. A raison de 73 millions de passagers par an, cela fait 360 tonnes de moins à transporter. La low cost Air Canada Jazz a moins de scrupules. Elle a gagné en légèreté en supprimant les gilets de sauvetage, qui pèsent 500 grammes. |
Quand la Monnaie de Paris mène l'arnaque |
Depuis lundi, les nostalgiques de monnaie en métal précieux peuvent se jeter sur des pièces de 5 euros en argent, et rongent leur frein pour quelques semaines encore en attendant celles de 15 et 100 euros – cette dernière étant en or. La Monnaie de Paris frappe à nouveau des pièces et il est vrai que faire tourner une pièce ronde et brillante entre ses doigts a toujours été plus agréable que de tenir un billet froissé. Ces pièces sont à destination des collectionneurs, mais nous pourrons tout de même faire nos courses avec en France – et seulement en France. Une légère entorse à la monnaie unique.
Le PDG de la Monnaie de Paris, Christophe Beaux, cite à l'envi les grands-parents qui pourront offrir ces "Euros Or et Argent" à leurs petits-enfants. Et ainsi leur enseigner la valeur de l'argent et de l'épargne. Chers grands-parents, méfiez-vous.
Un système de calcul biaisé La première offre de la Monnaie de Paris consiste en des pièces de 5 et 15 euros en argent et des pièces de 100 euros en or, en attendant, pour 2009, des pièces de 10 et 25 euros en argent et une de 250 euros en or. Puis, en 2010, des pièces de 50 et 500 euros en or. Chaque année, les "Euros Or et Argent" seront réédités avec un millésime différent. De quoi ravir collectionneurs et grands-parents. Et pourtant, s'il est vrai que la valeur sentimentale d'un objet peut être inestimable, ces pièces-là ne valent pas les euros bien ordinaires qu'il faudra débourser pour les acquérir.
Le cours de l'argent et de l'or et la composition des pièces sous les yeux, une calculatrice dans la main, nous avons trouvé que la pièce de 5 euros valait en réalité 1,50 euros d'argent pur. Nous la payons donc 3,33 fois son prix d'argent pur. Celle de 15 euros représente une valeur de 4 euros en argent pur, soit moins de trois fois son prix. C'est encore la pièce de 100 euros en or qui est la plus intéressante : elle équivaut à 60 euros d'or pur. Nous payons donc 1,66 fois l'or qu'elle contient. Quant aux futures pièces de 2009 et 2010, leur poids en métaux précieux n'a pas encore été fixé.
Certes, il faut frapper et distribuer ces pièces. Mais n'est-ce pas payer un peu cher la silhouette de Marianne ?
Les poches trouées des économies occidentales Pourtant, nous comprenons le pouvoir d'attraction de ces pièces en métaux précieux. Il s'agit d'une tradition, disparue à l'apparition de l'euro, avec laquelle certains seront heureux de renouer. Mais surtout, les métaux précieux attirent de plus en plus de monde, même si le dernier repli de l'or a donné quelques sueurs froides aux propriétaires de métal jaune.
L'or sert de refuge face à des monnaies fiduciaires à la dérive. Comme nous vous l'expliquions, ni le dollar ni l'euro ne sont forts, malgré leurs hausses alternées. Aujourd'hui, notre confiance s'est érodée et notre bon sens nous indique que notre argent ne vaut plus grand chose. L'économie mondiale a plongé dans un gouffre dont, n'en déplaise aux optimistes, nous ne connaissons pas encore la profondeur.
Les Etats-Unis se déchargent de leurs dettes sur les épaules du reste du monde et continuent de creuser leur déficit. Celui prévu pour 2009 pulvérise d'ailleurs tous les records : il atteindra 482 milliards de dollars. Le sujet est au coeur de la campagne présidentielle américaine, les candidats étant sans cesse questionnés sur leurs méthodes pour limiter – nous n'oserions dire combler – ce déficit.
Quant aux pays occidentaux, ils n'ont aucune maîtrise de leurs déficits commerciaux et nationaux. Or quand les nations n'ont plus les moyens, elles font chauffer la planche à billets. Aujourd'hui, la masse monétaire en circulation dans nos pays est bien supérieure à la création de richesse. Une équation dont le résultat ne peut être que l'inflation. Des dépréciations de monnaies pourraient certes rééquilibrer la balance.
Personne pourtant n'a envie de voir ses économies dépréciées ou perdre leur valeur sous l'effet de l'inflation. L'or est un rempart contre ces deux problèmes. C'est pourquoi son cours est passé de 250 $ en 2003 à 850 $ en 2007. Soit une augmentation de plus de 35% par an pendant quatre ans. S'il connaît aujourd'hui un repli autour de 800 $, il devrait à nouveau grimper.
Si, en attendant, votre sentimentalisme vous pousse à acheter des "Euros Or et Argent", rien n'est perdu. Il vous suffit de vous armer de patience. Lorsque l'or aura atteint 1 000 euros l'once et l'argent 30 euros l'once, ces pièces ne seront plus une arnaque. Aujourd'hui, une once d'or, qui pèse 3,1 grammes se négocie 572 euros.
| Pièces Or et Argent |
Poids en métal précieux |
| 5 euros |
10 grammes d'argent |
| 15 euros |
15 grammes d'argent |
| 100 euros |
3,1 grammes d'or |
Le poids des pièces Or et Argent en métaux précieux |
Misez sur les jeux d'argent en ligne |
Moroses, les Français s'en remettent à la chance pour voir grossir leur portefeuille. Ils jouent, grattent, misent et parient à tout va. Le secteur des jeux d'argent se porte très bien.
Au niveau mondial, le produit brut des jeux, soit la somme misée par les joueurs défalquée de leurs gains, a dépassé 244 Mds€ en 2007 selon le rapport de Global Betting and Gaming Consultants. Il progresse vite. Dans l'Hexagone, la croissance annuelle du secteur est de 5% depuis 1998.
Avec la légalisation des paris sportifs et des jeux de casino en ligne prévue courant 2009, tout va s'accélérer. D'ici à 2012, les analystes prévoient une explosion des jeux en ligne : + 123 %. Légaux ou non, les jeux en ligne existent…
Déjà, la mission sur l'ouverture du marché des jeux d'argent et de hasard conduite par Bruno Durieux, inspecteur général des finances, estime que "75% du produit brut des jeux d'argent en ligne seraient réalisés par des opérateurs non autorisés en France".
Il faut dire que les 28,5 millions de joueurs français n'ont pas forcément conscience de mener une activité illégale en allant jouer au poker sur un site comme celui d'unibet.com ou PartyGaming. Tout comme la Française des jeux ou le PMU, ils sont accessibles en un clic de souris, leur contenu est traduit en français…
Mieux, ils sont cotés.
Les acteurs traditionnels furieux Une situation qui agace les groupes de casinos français comme Partouche, Barrière, Joa Casinos ou Tranchant, interdits d'Internet pour l'instant. Leur activité en est bien évidemment pénalisée. Sur les neuf analystes financiers qui suivent le groupe Partouche(PAR, Paris), dont près de 30% du capital est coté à la Bourse de Paris, sept recommandent de vendre ou d'alléger son portefeuille des titres du groupe.
A l'inverse, ces spécialistes préconisent l'achat de la plupart des titres de groupes de jeux en ligne : Unibet (UNIB, Stockholm), Bwin (BWIN, Vienne) et PartyGaming (PRTY, Londres). Ce dernier, créé en 1997, propose des jeux de roulette, du craps, des machines à sous, mais aussi du poker ou du bingo, il semble d'ailleurs être le mieux orienté pour l'avenir. Hébergé à Gibraltar, cet acteur a le mérite d'être diversifié en termes tant de services proposés que géographiquement.
L'Europe pèse 30% de son chiffre d'affaires, l'Amérique du Nord, 19 % et le reste du monde, 51 %. Ce positionnement le protège des décisions brutales d'états à l'encontre des acteurs des jeux en ligne. Cela a été le cas en 2006.
Les états-Unis ont décidé, en dépit des condamnations de l'Organisation mondiale du commerce, de bloquer les gains de leurs ressortissants jouant en ligne. Pour y parvenir, le Congrès américain a adopté une loi interdisant les transactions bancaires vers les sites de jeux d'argent off shore.
Aux banques de gérer le problème.
Des états en mal de recettes fiscales L'action du gouvernement américain avait porté ses fruits, provoquant un krach dans le secteur. En l'espace de quelques mois, les sites de jeux en ligne cotés en Bourse ont tous vu leur cours s'effondrer : – 57,94% pour PartyGaming à l'époque, – 64,18% pour Sportingbet, – 26,11% pour 888 holdings…
Cette initiative américaine ne s'est pas encore exportée, mais elle pourrait faire des émules. L'Allemagne est à deux doigts de l'appliquer, la France la juge "pertinente", l'Italie et la Suède s'y intéressent. La raison en est simple : ils veulent contrôler un secteur jugé dangereux mais qui rapporte beaucoup d'argent.
En France, les taxes sur les jeux d'argent rapportent près de 5,3 Mds€ à l'état pour qui il est hors de question que l'ouverture des jeux en ligne soit pénalisante. Celle-ci devrait donc être particulièrement encadrée, des licences devraient être vendues, comme c'est le cas pour les casinos physiques. Une des conditions d'obtention prévues est, bien sûr, un hébergement en France.
Mais ce schéma ne saurait exister sans mesure efficace pour lutter contre les sites installés dans les paradis fiscaux ou par des états bienveillants à leur égard. C'est le cas de Malte, qui pourrait accueillir sous peu Gigamédia (GIGM), une société immatriculée à Singapour avec un siège social à Taïwan, des sites hébergés près de Montréal, en proie aujourd'hui à des tracasseries juridiques de la part du Canada.
Certes, le temps que les états harmonisent leurs politiques de contrôle sur le secteur, les groupes de jeux en ligne peuvent avoir de beaux jours devant eux, quitte à déménager. Mais, à long terme, prendre des actions dans leurs affaires paraît hasardeux. D'autant que les acteurs du secteur traditionnel vont se lancer dans l'aventure avec un atout dans leur manche : la notoriété. |
Cours du pétrole : Sacré Gustav ! |
"Les cours du pétrole repassent sous les 110 $, malgré la menace de Gustav", tel était l'un des titres d'une page des Echos du mardi 2 septembre. Avant le passage de l'ouragan Gustav, les compagnies pétrolières ont appliqué le "principe de précaution" (traduire : ne rien faire pour ne rien risquer, surtout quand on ne sait rien). Elles s'étaient donc mises au chômage technique depuis dimanche. Bilan : une perte de production de 1,3 million de barils par jour.
Loin de s'enflammer, le pétrole est venu titiller les 105 $. Il est vrai que Gustav a en plus été déclassé, passant de la catégorie 3 à 2 sur une échelle de 5. Eh oui, même les ouragans connaissent des chutes de cours. Bref, Gustav s'est déballonné et le pétrole aussi.
Le lendemain, le Wall Street Journal titre "le reflux du pétrole renforce le dollar". Le quotidien financier américain nous apprend cependant que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (l'OPEP) a le doigt sur la gâchette : "l'OPEP pourrait couper sa production la semaine prochaine si les prix du brut descendaient sous 100 $".
S'ensuivent diverses considérations sur les intérêts de l'OPEP. Trop cher, le pétrole ne se vendra pas, les goinfres réduisant leur consommation. Pas assez cher, l'Arabie Saoudite n'équilibre plus son budget : son point mort se situe à 90 $.
Au fait, quel dollar ? me direz-vous, subtil lecteur. Celui à 1,60 euro ou à 1,45 euro ? Aïe, au milieu de toutes ces flottaisons à la dérive sur leur marée de liquidités, on a un peu le mal de mer. Pour tout compliquer, le Wall Street Journal nous dit que "la montée du yuan vis à vis de l'euro, et non du dollar, est le signe d'un changement". Lequel ? Ce n'est pas très clair. En attendant, la livre sterling sombre aussi. Mais le Brent de la mer du Nord se vend en dollars.
La vérité, c'est que la clairvoyance se fait rare, en ces temps troublés. On ne lit plus grand-chose sur les histoires d'offre et de demande. Et pourtant, à MoneyWeek, il nous semble qu'à long terme, c'est bien là ce qui fait les prix. Le reste n'est que turbulence anecdotique. En ce qui concerne ces lois de l'offre et de la demande, il ne nous semble pas que tout ce que nous écrivons depuis des années soit subitement devenu faux au motif que : - les Jeux olympiques sont terminés ; - les 4x4 se vendent moins bien.
Les autruches, la tête dans les sables pétrolifères Dans le nord du Canada, des forêts sont rasées, un désastre écologique s'étend pour pouvoir exploiter les fameux sables bitumineux. Ces sables pétrolifères ne sont rentables qu'à partir de 60 $ le baril (prix qui date du temps du dollar à 1,35 euro). Les Canadiens sont des gens pragmatiques et écologiques. Ils ne saccageraient pas de vastes territoires de leur beau pays pour de simples soubresauts de marché.
Mais, sur le court terme, les cours du pétrole bénéficient d'une aide inattendue pour baisser : la faillite du fonds Ospraie, spécialisé dans les matières premières et pesant trois milliards de dollars. Manque de chance, Lehman Brothers (décidément de tous les mauvais coups) possédait 20% d'intérêts dans ce fonds. Trois milliards de dollars, ce qui fait 30 millions de barils à 100 $, en supposant qu'Ospraie n'ait que des contrats à terme sur le pétrole. Cette faillite va peut-être dissuader les spéculateurs de revenir sur l'or noir, dont le cours pourrait bien se stabiliser autour de 100 $ durant un certain temps. Ce qui fait, rappelons-le, une substantielle augmentation (50%) par rapport à l'année dernière.
Et l'uranium, dans tout ça... Le pétrole cher, en principe, il n'y a rien de mieux pour le nucléaire. Quid de l'uranium, me demandait-on hier soir ? Eh bien, l'uranium est toujours en phase de purge de bulle, pauvre bête. Il se traîne autour de 65 $ la livre. Loin, très loin, des 95 $ de la fin de l'année 2007. Loin, très loin de son sommet de 135 $ la livre atteint en avril 2007. Son cours est totalement inerte face aux turbulences pétrolières. L'uranium affiche un électroencéphalogramme plat. Les bipèdes investisseurs ne s'y intéressent plus.
La bulle de l'uranium est typique de notre époque. Il ne semble pas que le pétrole soit à loger à la même enseigne. L'uranium est abondant et plus facile à extraire que le pétrole. |
Après les JO, la Chine n'attire plus |
L'aubaine des JO n'a pas eu lieu. Si, politiquement et sportivement, ces Jeux sont une totale réussite pour la Chine, économiquement, le bilan est plus mitigé.
La Bourse de Shanghai s'est effondrée cet été, les touristes ne sont pas vraiment venus en masse. La compagnie Air China a annoncé une baisse de son trafic en juillet et les hôtels n'étaient pas pleins au mois d'août. La production industrielle aurait même diminué de 15% en juillet pour limiter la pollution afin de ne pas gêner les athlètes.
La Chine vient de tomber du podium des pays les plus attrayants.
Adidas remballe ses usines Les Jeux olympiques de Pékin se terminent et les Occidentaux quittent la Chine. Adidas, l'un des grands sponsors de ces Jeux, va peut-être partir avec ses usines sous le bras. C'est en tout cas ce qu'a annoncé Herbert Hainer, patron d'Adidas, dans l'hebdomadaire allemand Wirtschaftswoche.
La célèbre marque aux trois bandes estime que les salaires chinois sont trop élevés. Selon Heiner, Adidas, qui produit actuellement la moitié de ses modèles en Chine, préférerait se tourner vers l'ex Indochine ou les pays de l'Est, avec comme préférence le Cambodge et le Laos. "Les salaires, qui sont fixés par le gouvernement, sont progressivement devenus trop élevés", a estimé le dirigeant d'Adidas.
Selon Reuters, le salaire minimum à Shenzen aurait quadruplé entre 1992 et aujourd'hui. Le salarié devient presque un privilégié avec ses 93 € par mois. Il a même de quoi s'acheter une paire des fameuses chaussures qu'il produit. Dans certaines grandes villes, il peut espérer toucher 200 €.
Dans ces conditions, le Vietnam, avec un salaire mensuel moyen aux alentours de 50 €, fait saliver le patron d'Adidas. Mais, Herbert Hainer oublie l'eldorado du Bangladesh ou la moyenne est à 20 €, soit dix fois moins qu'en Chine. Adidas pourrait donc décider de délocaliser une bonne partie de ses 265 usines chinoises vers des zones encore plus attractives. Le P-DG d'Adidas exagère sur l'intérêt d'une délocalisation de la production chinoise vers des pays à main-d'œuvre encore meilleur marché. Un déplacement des usines coûte cher.
Cela dit, le mouvement est bien réel. L'empire du Milieu est de moins en moins attractif, c'est la rançon du succès. La Chine, qui attirait surtout pour son immense quantité de main d'œuvre bon marché, a peut-être trouvé plus forte qu'elle à ce petit jeu. Certes, on trouve de plus en plus d'ouvriers qualifiés attirant des entreprises différentes, mais l'usine du monde va se vider de ses investisseurs.
Comme Adidas, beaucoup d'entreprises cherchant des ouvriers peu ou pas qualifiés préféreront les pays de l'Est ou les plus pauvres des pays asiatiques. Pas question de retourner en Europe ou aux États-Unis (où le déficit commercial vers la Chine a coûté 2,3 millions d'emplois depuis 2001). Tant qu'il y aura moins cher, une relocalisation n'est pas envisagée.
Les entreprises n'ont, en plus, pas intérêt à déserter la Chine totalement car elle va rapidement devenir le plus grand marché du monde. Adidas a cette fois vu juste. La preuve, la marque de sport vient d'ouvrir son plus grand magasin du monde à Pékin (plus de 3 000 m2). Adidas compte sur l'effet JO (qui devrait motiver les sportifs du dimanche chinois) et... sur la hausse des salaires. Ce qui est mauvais pour la production est bon pour les ventes. Plus les Chinois sont payés, plus ils peuvent acheter de baskets. Adidas aurait ainsi accumulé 1,1 Md$ de bénéfices avant impôts en 2007 rien qu'au pays de Mao, soit un boom de 68%.
Selon l'association Play Fair, "la valeur du marché chinois des articles de sport se situerait entre 4,2 et 5,6 Mds$ par an et les analystes prédisent que les dépenses des [...] consommateurs continueront à connaître une croissance à deux chiffres". La Chine a changé de discipline, passant du statut d'"usine du monde" à celui de "plus grand marché mondial". |
Ne négligez plus l'argent pour l'or |
Ah l'argent ! Petit frère terrible de l'or, à la fois indomptable et surtout très capricieux. Beaucoup le fuient, lui préférant son grand frère bien plus posé et "prévisible" ; cet aîné qui ouvre la voie, donne la tendance et en qui on a tellement plus confiance...
Mais ne vous fiez pas aux apparences. Le vilain petit canard pourrait bien se transformer en cygne majestueux et envié de tous...
Une équation simple et fondamentale Vous le savez, la matière première c'est avant tout une équation basique : la confrontation d'une offre, d'une demande et d'un stock. Elle est à la base de toute tendance, c'est elle qui donne le ton.
Après, bien sûr, viennent se greffer bien d'autres éléments -- souvent plus psychologiques, voire spéculatifs -- qui vont en général exacerber la tendance de fond.
Cap sur les fondamentaux ...
La demande sur une tendance franchement haussière Le chiffre vient de tomber. La demande s'est élevée à un peu plus de 911 millions d'onces en 2006 (911, un chiffre mythique...).
Bon, d'accord... c'est un peu moins que les 925 millions d'onces consommées en 2005. Mais rappelez-vous que 2005 a été une année de record absolu. Avant cette date, jamais la demande d'argent n'avait dépassé les 900 millions d'onces.
Au diable la photo argentique Je sais ce que vous allez me dire... Vous avez parlé de l'argent avec votre courtier qui vous a répondu que c'était une très mauvaise idée du fait de l'implosion de l'industrie photo argentique.
Les faits sont là. La demande de ce secteur reflue inexorablement. En 2002 il a absorbé 204 Mio. d'onces d'argent, en 2005 162 Mio. et l'an passé 146 Mio.
Le numérique triomphera, cela ne fait aucun doute. Ce qui ne m'empêchera jamais de me lever à 5h du matin pour photographier Paris en noir et blanc avec mon Hasselblad adoré... Encore un "engin" mythique, quoique plus abordable qu'une 911 ! Mais je m'éparpille...
Ce qu'oublie de vous dire votre courtier, c'est que l'activité photo est loin de représenter l'essentiel de la demande d'argent. Il y a d'autres composantes, qui elles, sont en hausse constante. Et qui font bien plus que neutraliser la baisse de la demande d'agent constatée dans le secteur photo argentique.
70% de la demande est tirée par l'industrie, 30% par la bijouterie joaillerie.
Une tendance lourde Le secteur industriel a de plus en plus besoin d'argent. Là aussi, il s'agit d'une tendance lourde. Regardez plutôt : 335,6 millions d'onces absorbées en 2002, 364 Mio. en 2004, et 430 Mio. l'année dernière !
Les applications industrielles sont de plus en plus nombreuses, y compris dans les hautes technologies (je n'entre pas ici dans le détail). Et l'appétit de la Chine et de l'Inde est gargantuesque.
L'offre est à la peine Voyons un peu la production minière (dite primaire). 646 millions d'onces produites l'an passé. C'est bien. Mais on est très loin des 911 Mio d'onces demandées. Une différence de plus de 250 millions d'onces, ce n'est pas rien. C'est un gouffre...
Heureusement, il y a la production secondaire : le recyclage. Mais là encore, même en ajoutant l'argent recyclé, le compte n'y est pas.
Alors que fait-on pour combler ce trou ? On puise dans les stocks d'argent, allègrement et inlassablement.
L'an dernier, les marchés ont une fois encore puisé dans les stocks à hauteur de 78 Mio. d'onces. Un record depuis 2003.
Mais le stock d'argent n'est pas le tonneau des Danaïdes... Voulez-vous que je vous dise ? On puise ainsi dans les réserves d'argent depuis 1998. Cela fait 17 ans que l'offre ne satisfait plus la demande. Que la production minière est très insuffisante. Que le recyclage suffit de moins en moins.
A ce rythme, les stocks, aussi importants soient-ils, s'épuisent inéluctablement.
En 1996, le stock mondial d'argent s'élevait à 1,2 milliards d'onces. Nous sommes largement passés sous les 500 millions d'onces aujourd'hui.
Aux Etats-Unis, les stocks étatiques d'argent sont déjà vides. Il est loin le temps où les réserves atteignaient 2 milliards d'onces... Et tôt ou tard, les stocks des autres états le seront aussi.
Et que se passera-t-il lorsque les stocks ne seront plus là pour combler le marché structurellement déficitaire ? Que feront les cours à votre avis ? Je vous laisse méditer sur ce splendide feu d'artifice potentiel...
Le marché de l'argent est à long terme porteur. Pour ses fondamentaux, et pour tout un tas d'autres raisons sur lesquelles nous aurons l'occasion de revenir. A commencer par l'évolution prévisible du dollar...
Le vilain petit canard à toutes les chances de devenir le superbe cygne blanc aux yeux fardés de noir...
Source : L'Edito Matières Premières & Devises |
Jouer avec les déchets |
Nous rejetons en moyenne six fois notre poids en déchets par an. Imaginez ce que cela représente à l'échelle d'un pays. Imaginez également le nombre d'entreprises qui travaillent ensuite pour traiter ces déchets, cela vous donnera une idée de l'importance de ce secteur, dans lequel un grand nombre d'entreprises sont cotées.
Des montagnes de déchets à traiter... La société Eco-Emballages vient de publier une étude sur le recyclage en France. Pour une fois, nous nous distinguons par nos bons résultats, dépassant les objectifs fixés par l'Union européenne. "Trois millions de tonnes d'emballages ménagers ont été recyclées et réintégrées au cycle de production de nouveaux produits" en 2007. Ce qui fait plus de 61% de nos emballages quotidiens, quand Bruxelles en demande 55%.
Le geste écolo des Français est à souligner, mais finalement, ces 3 millions de tonnes d'emballage recyclés ne sont qu'une colline face à la montagne de nos 849 millions de tonnes de déchets annuels en France. Qu'en faire ?
La question se pose à l'échelle de la planète. Nos émissions de déchets sont proportionnelles à la croissance démographique et économique, avec une nette avance tout de même pour les pays riches. Un Américain produit en moyenne 700 kg de détritus par an, contre 150 kg pour un Indien.
... et donc un marché croissant Si nous ne voulons pas voir la Terre se transformer en une vaste poubelle et sautiller entre les déchets, le traitement de nos rejets est une priorité. En France, le poids des déchets a plus que doublé en 30 ans, passant de 217 kg par habitant et par an en 1975, à 373 en 2000, puis à environ 450 aujourd'hui.
Avant la révolution industrielle, la question ne se posait pas. Dans les campagnes, les détritus passaient encore parfois dans des rigoles sous les fenêtres, mais les principaux déchets étaient organiques et alimentaient le bétail. Ce n'est pas vraiment le cas de nos plastiques, textiles synthétiques ou autres matériaux issus de processus chimiques, qui ne sont pas biodégradables.
Voilà pourquoi le traitement des déchets a peu à peu été rendu obligatoire, notamment au travers de la convention de Bâle, en 1986. Qui ramasse et traite les 2,5 milliards de tonnes de déchets que les humains rejettent par an ?
Une affaire rentable Vous ne pourrez pas miser sur eux. Parmi les champions du traitement des ordures se trouvent les mafieux. Problème : leurs intentions sont souvent troubles. Comme dans le film Gomora, où la mafia napolitaine s'empare du marché des déchets en Italie du sud. Elle fait le tour des municipalités et des sociétés industrielles et remporte des contrats de traitement de déchets dangereux grâce à des coûts imbattables. Et pour cause : le principal investissement qu'elle ait fait est d'avoir acheté une carrière désaffectée dans laquelle elle entrepose les déchets, les recouvrant simplement de gravats. Pire encore, après que les manutentionnaires se soient fait la malle – l'un d'entre eux avait été brûlé par l'acide s'écoulant d'un fut abîmé –, la mafia recrute des enfants des HLM voisins pour effectuer le sale boulot.
Heureusement, il y a aussi d'honnêtes entreprises dans ce secteur, sur lesquelles il est possible de miser. Il existe différents types de déchets et différentes manières de les traiter. Il faut donc chercher les spécialistes de ces différents sous-secteurs.
- La destruction : Nombre de détritus, notamment en France, sont détruits par incinération. L'avantage : cela permet une récupération d'énergie, une donnée appréciable en ces temps de hausse des prix des ressources énergétiques. La vente ou l'utilisation de cette énergie produite par combustion permet de réduire de 20% le prix du traitement des déchets urbains. Jean-Claude Périvier, de la lettre Défis et Profits, rappelle d'ailleurs que la production d'énergie issue de la combustion de déchets équivaudrait à 600 000 barils de pétrole par jour. Ce mode de traitement devrait se développer dans le monde entier, mais plus particulièrement dans les pays émergents, à la traîne dans ce domaine.
- Le recyclage : Le recyclage de matériaux est une activité qui a le vent en poupe. Matières organiques, bois, papiers/cartons, verre, plastique, métaux, batteries, déchets d'équipements électriques et électroniques, textiles... autant de matériaux concernés par ce processus de recyclage. Le marché des matériaux issus de la récupération pèse plus de 600 millions de tonnes, emploie 1,5 million de personnes et représente un chiffre d'affaires de 160 milliards de dollars.
Faites les poubelles Le secteur des déchets est dynamique et devrait être rentable pendant plusieurs années. Les sociétés les plus importantes se trouvent en Europe et aux Etats-Unis. Il commence à s'en développer en Asie, mais évidemment, c'est plus compliqué pour un investisseur français de se lancer sur ces marchés du bout du monde.
En France, les acteurs purs sont rares. La majorité des sociétés sont à la fois dans les déchets, l'environnement et le retraitement des eaux usées.
Ce qui est le cas de Suez Environnement. Ce spécialiste français de l'eau et des déchets a publié ses résultats la semaine dernière. Son chiffre d'affaires est en hausse de 7,5% au premier semestre, mais son résultat net part du groupe a baissé de 14%. Miser sur Suez Environnement est un pari qui se justifie par ses objectifs financiers pour la période 2008-2010. De plus, ses activités dans le domaine des déchets se portent bien, elles ont progressé de 8,5%. Suez Environnement intervient aussi bien en France qu'à l'étranger, dans des pays où les déchets vont constituer sous peu un enjeu majeur. Attention, Suez Environnement n'est tout de même pas une valeur sûre, un investissement "bon père de famille".
Vous pouvez également suivre les conseils de Jean-Claude Périvier et miser, à long terme, sur le FCP Performance Environnement, de la Financière de Champlain, dont près de 40% du portefeuille sont investis dans le traitement des déchets. |
Coup de grisou sur les matières premières |
"Jusqu'où ira la baisse des matières premières", s'interrogeait La Tribune dans sa Une du 20 août. Pas loin, pensons-nous.
Le pétrole, les métaux de base, les produits agricoles : rien n'a échappé au ménage de l'été. Le grand cycle haussier touche-t-il à sa fin, sapé par la dégradation des prévisions sur la croissance économique de l'OCDE ou ne s'agit-il que d'une consolidation de parcours ?
La baisse du pétrole est de 24% depuis son sommet du 11 juillet. Deux raisons principales l'expliquent. D'abord, la Chine s'était constitué des réserves stratégiques avant les Jeux olympiques, un stock tampon dans lequel elle tape actuellement, réduisant ainsi sa demande. Ensuite, elle avait volontairement réduit son activité industrielle dans la zone de Pékin afin d'épargner les poumons des athlètes et touristes peu habitués à un brouillard polluant digne de l'Angleterre de Dickens.
Enfin, la récession frappe la consommation de l'Europe et des États-Unis : les automobilistes y ont levé le pied, calant sur des prix à la pompe amputant leur pouvoir d'achat. Quel est le prix plancher du pétrole ? "60-70 $ le baril est à peu près le prix auquel la récupération du pétrole non conventionnel, comme les sables bitumineux ou l'ultraprofond, se rentabilise", indique notre correspondant britannique James Ferguson. C'est également le prix qui équilibre le budget de l'Arabie Saoudite. Mais Mohammed-Ali Zaini, du Center for Global Energy Studies pense que l'Arabie Saoudite diminuera sa production si le pétrole tombe en dessous de 90 $ le baril. Or le baril était à 60 $ au début de 2007. Donc, même avec un retour provisoire à 90 $, cela fait 50% d'augmentation en deux ans à digérer.
L'offre reste cependant serrée Les produits agricoles aussi ont fortement baissé. L'indice RICI agricole perd 8% depuis le début du mois de juillet. En une seule semaine, les investisseurs ont vendu pour 900 M$ de positions, revenant au niveau d'octobre 2007. "Un climat baissier règne sur les denrées alimentaires, à l'exception des céréales", commentait l'Agefi Suisse le 18 août. Mais les céréales ont rebondi : "La forte demande à l'export a soutenu le blé et le maïs (à Chicago NDLR)", souligne Victor Lespinasse de grainanalyst.com, et ceci, malgré une production mondiale record.
Du côté des métaux de base et du London Metal Exchange, le tableau est uniformément sombre : les cours du cuivre, de l'aluminium, du plomb, du zinc, de l'étain, du nickel sont tous en baisse. Au total, l'indice RICI des métaux perd 10% depuis le début du mois de juillet.
Les métaux précieux ne sont pas mieux lotis et l'or a déçu ses aficionados en descendant sous les 800 $ l'once. C'est sa plus grosse correction en deux ans et demi.
Pourtant, "l'offre de matières premières reste très serrée, et les prix vont continuer à être soutenus par la poursuite de la croissance de la population mondiale et des économies émergentes. Le seul risque... serait des changements politiques majeurs consistant pour les pays les plus peuplés à ralentir leurs dépenses d'infrastructure, scenario que nous persistons à trouver improbable", résume Frank Holmes, président de US Global Investors, qui gère au Texas treize fonds spécialisés.
Cette vision de financier recoupe celle du directeur général de BHP Billiton, le numéro 1 mondial de la mine. Marius Kloppers, commentant les résultats de fin d'année de son groupe, a annoncé que le groupe continuerait à investir. Selon lui, le ralentissement de l'économie chinoise n'aurait rien à voir avec celui des économies occidentales. Enfin, il se félicitait d'une augmentation de ses coûts opérationnels limitée à 4,3%, la moitié de la concurrence. Juste pour rappeler que toute augmentation du pétrole pèse tôt ou tard sur tout le reste. |
Monnaies de singe |
Juste remarque de François Hollande : "Il faut prendre la dimension de la gravité de cette crise, ne pas la sous-estimer". Un credo qui est le nôtre à MoneyWeek.
La solution proposée par le chef de file du Parti socialiste à l'université d'été de La Rochelle est "un nouveau Bretton Woods (pour) coordonner les politiques monétaires et la régulation du système financier".
Bretton Woods est le système monétaire mis en place à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Bâti sur les ruines de l'occident, il consacrait la domination de l'Amérique.
La valse des systèmes financiers En 1944, la suprématie du dollar et de l'économie américaine s'impose au monde. Les deux guerres mondiales ont fait des économies européennes des victimes, la livre sterling n'est plus en mesure de fai | |