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Actualit�s : Blog Chocoholic
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La recette qui a fait flancher le Figaro |
Ou la vie en rose pour ceux qui n'y on vu que du bleu La recette qui a fait flancher Le Figaro ??? Oui, enfin, restons modeste : Le Figaro Madame, seulement... mais quand même ! Cette année, nous avons fait un petit poisson d'avril tout bleu avec quelques autres bloggeurs. Ce petit poisson avait pour nom "Seva" et le mien était accompagné de chocolat blanc. Nombre d'entre vous n'y... Lire La recette qui a fait flancher le Figaro |
Chocolats blancs au Seva |
Ou la gourmandise des Schtroumpfs... En fin d'année dernière, à l'occasion d'une petite balade entre blogueurs, avec Dorian, Loukoum, Sha, Clairechen, Marion, Claude-Olivier, Marie, au marché de Noël de Strasbourg, nous avions découvert la fève de Seva. Je dois avouer qu'essayer cette fève me tentait bien, tant pour découvrir son gout que pour ses vertus tinctoriales (voir... Lire Chocolats blancs au Seva |
Pâques croquant... et chocolat |
Ou la recette des pros avant de révéler 6 trucs insignifiants... L'an dernier, pour Pâques, j'avais fait plein de jolis oeufs pour tous les gouts... et j'avais également eu le plaisir d'être joyeusement accueillie par Christophe Schott et son équipe des "Trois chocolats" [1] pour découvrir la technique du moulage de sujets en chocolat Cette année, j'ai récidivé : je n'ai pas résisté à la... Lire Pâques croquant... et chocolat |
Le crousti-fondant de chocolat et l'émulsion de caramel au beurre salé |
Ou comment faire exploser les saveurs et les textures Lorsque j'ai vu l'invitation au voyage au pays du chocolat de la Table du Monde, je n'ai bien sur pas pu résister... J'ai été tentée de faire une recette vraiment chocolat chocolat (du style fondant blindé de chocolat... voir même accompagné d'une sauce chocolat). Et puis, à la réflexion, je me suis rendu compte que je n'appréciais... Lire Le crousti-fondant de chocolat et l'émulsion de caramel au beurre salé |
Mi-cuit au chocolat et piments oiseaux |
Ou comment chauffer son homme en 15 mn chrono... Voila un an déjà que je mettais du chocolat dans mon cartable. Une année bien remplie qui ne m'a pas permis de poster très souvent ni de me promener régulièrement dans la blogosphère. Mais ca y est, c'est fini... dernière soutenance mardi dernier.. je n'ai plus qu'à attendre les résultats et à me lancer dans de nouvelles aventures. Je... Lire Mi-cuit au chocolat et piments oiseaux |
Bonne et heureuse année 2008 |
Si l'animation ne s'affiche pas correctement, cliquez ici ;-) Tous mes voeux pour 2008... Lire Bonne et heureuse année 2008 |
Folles noisettes sur palets de chocolat |
Ou le Chocoholic come-back ! Promesse tenue ! ... enfin presque ! J'avais dit ici : "bientôt les recettes" Eh bien voila la recette des Folles noisettes sur palets de chocolat :-) Je vous l'accorde, ma notion de "bientôt " est très improbable particulière depuis quelques temps. Et je regrette de ne pas avoir plus de temps pour passer voir régulièrement... Lire Folles noisettes sur palets de chocolat |
Bretzels sur gazon |
Ou le bonheur est dans le pré Non, non, vous ne révez pas! J'ai (enfin) trouvé le temps de poster un petit billet :) Il faut dire que la 3eme rencontre des Bretzels ayant eu lieu en plein air et presque pas sous la pluie, samedi dernier, je ne pouvais pas ne pas partager un peu ce moment qui fut aussi sympathique que gourmand ;) Voila ce que donne la rencontre d'une... Lire Bretzels sur gazon |
Grosse Panique |
Rien qu'un petit mot pour vous dire que je ne vous oublie pas MAIS que j'ai allégrement planté ma base de billets et commentaires en mettant à jour le blog... Vu le peu de temps dont je dispose en ce moment, il va vous falloir un peu de patience avant de voir mon prochain billet chocolaté ! Yen a marrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrre ! :'(... Lire Grosse Panique |
Banane flambée glacée ou Chamallow frio ? |
Ou le coup de coeur du moment Beaucoup d'occupations ces derniers temps m'ont empêchée de poster. Et je dois bien avouer que la chaleur de ces dernières semaines m'ont plus donné envie de desserts glacés que de monstrueux gateaux débordant de chocolat. Et puis, j'ai fait la connaissance de Pam. Pam, c'est une fille formidable, amoureuse du café, qui a rencontré... Lire Banane flambée glacée ou Chamallow frio ? |
Paques 100% chocolat |
Ou les oeufs de Pâques pour tous les goûts Paques : l'occasion de parcourir le jardin à la recherche d'oeufs en chocolat ! Cette année, j'ai décidé de faire des oeufs "sur mesure" pour les petits gourmands (et les grands). Bien entendu, il y a de la "friture" La technique de la friture en chocolat : Tout, d'abord, tempérer le chocolat (noir, blanc ou au lait selon les... Lire Paques 100% chocolat |
Charcuterie artisanale |
Ou le saucisson est un fruit ! Lorsque j'ai vu "Rillettes for ever", j'ai bêtement laissé un commentaire à Cathy, lui suggérant... "des rillettes au chocolat ?" Et me voila coincée entre casseroles et pistoles de chocolat, en train de me demander ce que je vais bien pouvoir inventer pour faire un truc qui ressemble à des rillettes... au chocolat ! Afin d'obtenir la... Lire Charcuterie artisanale |
Si j'étais... |
Ou le Questionnaire des Beaux Jours Nuage de lait m'a conviée à répondre à ce questionnaire des beaux jours. J'ai un peu tardé (et j'espère que tu ne m'en tiendra pas trop rigueurs, "Nuage" :-) ), mais les beaux jours s'étant absentés quelques temps, j'ai une excuse ! Si vous étiez... Un arbre, vous seriez ? incontournable ! (cacaoyer) Un arbuste ? improbable... Lire Si j'étais... |
Complétement ZinZin |
Ou le soufflé choco-coco Passe à ton voizin-zin... vous connaissez ? C'est le jeu - relais inventé par Marion 52 semaines, 52 Zin-zins qui prennent le relais, tour à tour, pour réaliser une recette. La semaine dernière, c'était Guillemette qui était zin-zin, et nous proposait sa Panna cotta au lait de coco et aux bananes vanillées . Et le sort a voulu que ce... Lire Complétement ZinZin |
Sucré Salé #4 Le pain d'épices rencontre Mr Pink |
Ou le Saumon en croustillant de pain d'épices et sa chantilly au Sumac pour Mamina Lorsque Mamina, gagnante du dernier sucré salé, a lancé le n°4, son pain d'épices m'a fait de l'oeil ! Lorsque Patrick s'étonnait que je le cite dans la haute résistance gourmande qui s'instaurera en 2017, je dois bien avouer qu'il venait de mettre à jour l'un de mes petits secrets ! Je ne cuisine pas QUE du chocolat !... vous aviez... Lire Sucré Salé #4 Le pain d'épices rencontre Mr Pink |
Moulage en chocolat... bientôt Paques ! |
Ou la visite impromptue Aux Trois Chocolats Aujourd'hui, dimanche pluvieux. Nous décidons, Mr Chocoholic et moi d'aller déjeuner en amoureux, dans un petit restau chinois, à coté de chez nous. Je sui très raisonnable et ne prends ni apéro, ni poulet aux noix de cajou noyé dans la sauce : une simple petite salade soja et crabe et des Hakaos (la vapeur, c'est bon pour la ligne.)... Lire Moulage en chocolat... bientôt Paques ! |
Le mois du Macaron ! |
Ou le coup double macaroné On me dit dans l'oreillette que Stéphane Gross, créateur de Déclinaison Chocolat vient de lancer une toute nouvelle gamme de macarons. Pour tous ceux qui, habitant l'Alsace[1], peinaient à trouver de vrais macarons "à la parisienne", c'est une excellente nouvelle ! Il se trouve que j'ai eu la chance de déguster cette nouvelle collection... Lire Le mois du Macaron ! |
Triangle des Bermudes Chocolat Framboise |
Ou mon dessert pour les bretzels Pour ma 1ere rencontre à l'Est, nécessairement, j'allais faire un dessert au chocolat... nécessairement ;-) Mais comme le moi de Mars est très ensoleillé, j'avais également envie d'un peu d'acidulé. J'ai donc jeté mon dévolu sur la framboise. Ca n'est pas encore la saison, mais la recette que je vous propose fonctionne parfaitement avec... Lire Triangle des Bermudes Chocolat Framboise |
1ere rencontre avec les... Bretzels ! |
Ou le dimanche gourmand du far east Cela fait un bon moment que les résumés des rencontres des Pralines et des Grattons me faisaient baver d'envie. Mais je m'étais résignée... visiblement, pas le moindre petit signe de rencontre dans le Far East qu'est l'Alsace :'( Et puis, un jour, je reçois un mail de la charmante Loukoum, qui me proposait de me joindre la "Rencontre à... Lire 1ere rencontre avec les... Bretzels ! |
Mes années en 2 et en 7? |
Ou la looooooooongue réponse à auntie jo ! Auntie jo tient un blog... un blog culinaire où elle nous livre aussi tous les lundi sa monday sweet note que j'aime tout autant que ses recettes. 1967 J'ai 2 ans. Je déteste le lait (abandonné depuis l'age de 9 mois). Elevée au fromage (roquefort et camembert, oui madame!), Je suis une petite fille déjà gourmande et curieuse de tout. Je m'entête à gouter le melon dont je n'aime pas le gout mais qui doit être bon puisque tout le monde le dit ! 1972 J'ai 7 ans. J'adore l'école... Lire Mes années en 2 et en 7? |
Actualit�s : Clea cuisine...
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"Clea cuisine" déménage ! |
http://cleacuisine.fr Eh oui, voilà ce qui se tramait depuis plusieurs semaines... "Clea cuisine" déménage, loin de canalblog et de sa sublime bannière publicitaire (n'est-ce pas !) ! Comme Ester et Mercotte avant moi, j'ai souhaité quitter canalblog pour ne plus subir l'affichage publicitaire qui devenait envahissant au possible (trop c'est trop pour moi en tout cas !). Et puis pour d'autres raisons aussi : pour sortir d'un format imposé et créer celui qui me ressemble...Par envie de changement et par défi aussi, tout simplement :)J'ai donc un nouveau chez moi... C'est un peu intimidant, il faut que je termine de déballer les cartons et de tout ranger. Vous m'excuserez donc, si tout n'est pas encore bien comme il faut ! Ce nouveau chez moi, je ne l'ai pas construit toute seule, vous vous en doutez bien. Ludo en a été le grand maître d'oeuvre, aidé par les connaissances techniques d'un Bricol' Boy ou d'un Elgjyn et les compétences graphiques de Boo Louis, sans qui rien n'aurait été possible... ou en tout cas pas comme ça ! Un grand merci à eux tous !!!Allez, maintenant, une page se tourne... Je ferme les commentaires ici-même et vous propose d'aller faire un tour là-bas, pour voir à quoi ça ressemble ! |
Un peu de lecture... en attendant ! |
... En attendant que j'aie un peu plus de temps pour me consacrer à nouveau à la cuisine et à la photo... Mais vous comprendrez bientôt les raisons de cet éloignement passager !Donc, en attendant, je vous laisse avec un peu de lecture, ici et là... Cliquez pour lire cet article |
Le Site Bio : coup de pouce pour Audrey ! |
Beaucoup d'entre vous connaissent certainement Audrey, du blog Chocmiel (qui a planté chez Free il n'y a pas si longtemps !)... Eh bien, figurez-vous que la miss vient de créer son entreprise, et qu'elle m'a écrit en pensant que cela m'intéresserait... Un peu, que ça m'intéresse !! Cliquez pour lire cet article |
Quiche au potimarron et tofu fumé |
Je continue et j'enfonce le clou : le tofu fumé, c'est vraiment bon ! A découvrir pour les fans de lardons dans les quiches, qui apprécieront... et pour tous ceux qui cherchent à apporter un "goût fumé" à une préparation : plat de lentilles, soupe... Allez, je n'en démords pas, même si je sais qu'il y a des récalcitrants qui me lisent : il faut essayer ! Cliquez pour lire cet article |
Soupes d'automne plus ou moins "oubliées"... |
En prévision du long week-end qui vient se terminer, j'avais mis dans mon panier des légumes plus ou moins "oubliés" - oubliés de la liste des courses, surtout - que je n'ai pas toujours le temps de cuisiner d'habitude. Ou en tout cas, c'est ce que je me dis, et il faut croire que j'ai tort (pour une fois ;) hehe !). Parce que finalement, éplucher et couper des topinambours ne prend pas plus de temps qu'éplucher et râper des carottes... Sans parler d'une patate douce : avec un beau spécimen, on obtient déjà pas mal de matière ! Je suis donc moins bête en ce lundi matin : je vais continuer à varier mon panier de courses de la semaine, sans me contenter des sempiternels carottes, poireaux et fenouil que je prends sans réfléchir d'habitude... Après le céleri-rave, la patate douce et les topinambours sont donc réabilités sur ma liste ! D'autant que ces légumes sont vraiment délicieux en veloutés bien chauds et douillets.Cliquez pour lire cet article |
Salade de céleri-rave aux pommes |
Comme nombre d'entre vous, je passe ma journée au travail et j'emporte sous le bras ma "gamelle" du déjeuner, préparée amoureusement, ou bien souvent dans l'énervement et la hâte, la veille, voire le matin-même... Certaines fois, c'est un plaisir d'imaginer une boîte-repas équilibrée, originale et colorée. Mais souvent, cela tient tout simplement de la corvée, et je n'ai aucune imagination à lui accorder... D'autant que j'ai pas mal de paramètres à respecter : d'abord il en faut deux, une pour le chéri et une pour moi, et ensuite la mienne doit pouvoir être mangée froide (aucun moyen de réchauffer sur place), alors que la sienne peut être mangée chaude. Cliquez pour lire cet article |
Gâteau aux coings |
L'automne est vraiment magnifique cette année. Il me donne envie de profiter pleinement de tous ses trésors : coings, châtaignes, champignons, courges de toutes sortes... La journée idéale en ce moment, c'est une belle balade dans la forêt aux couleurs chatoyantes, sous un ciel bleu pur, avec des températures juste assez basses pour apprécier le retour à la maison, la tisane de plantes et de thym qui réchauffe et donne le courage de s'atteler aux épluchages de toutes sortes ! Avec les coings, on a eu droit à un bel après-midi pâte + confiture, et aligné quelques pots pour l'hiver. Maintenant, j'ai donc envie de les cuisiner autrement : en crumble ou en gâteau. Le coing s'y prête très bien, il diffuse tout son parfum sans rendre trop d'eau, ce qui le rend idéal dans un cake, par exemple. Cliquez pour lire cet article |
Velouté de potimarron et scones au fromage |
Lorsque, en semaine, j'imagine dans ma tête le repas du soir, je ne visualise généralement rien qui ressemble au triptyque "entrée-plat-dessert". Au contraire, j'aime avoir la liberté d'imaginer des formes de repas différentes, même si je garde toujours en tête ma volonté de faire quelque chose d'équilibré. Au final, le dîner peut donc très bien s'organiser autour d'une petite salade et d'un bon gros dessert nourrissant et sain (un crumble aux fruits par exemple), tout comme être constitué de plusieurs petites choses à grignoter et de tartinades qui s'équilibrent les unes les autres. Cliquez pour lire cet article |
Actualit�s : MoneyWeek
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Prenez de l'assurance au volant |
Une voiture coûte cher, à commencer par l'assurance. D'ailleurs, depuis le début des années 2000, et selon l'ONISR et son fichier des accidents, le nombre de personnes non assurées serait en constante progression en France.
Pour réduire la facture de leurs clients et tenter d'enrayer le problème, nos assureurs nationaux lancent quelques initiatives. C'est le cas de la Macif et son ID Macif. Ce contrat permet aux conducteurs de 27 à 45 ans, qui n'ont pas eu d'accident au cours des deux dernières années et qui roulent dans une voiture de moins de 12 ans d'âge et de moins de 42 000 euros, de bénéficier d'une réduction allant jusqu'à 30%. À toutes ces conditions, une autre s'y ajoute : s'inscrire sur le Net. L'idée a dû plaire aux autres assureurs, Groupama en tête, puisqu'ils suivent le mouvement.
Autrement, pour réduire sa cotisation dans l'Hexagone, il faut passer par Amaguiz.com, du moins si vous ne roulez pas beaucoup. Car Amaguiz.com, comme le promet Jean Rochefort dans les publicités, ne vous fait payer que ce pour quoi vous consommez. En bref, l'assurance propose le pay as you drive, et installe un boîtier compteur de kilomètres – gratuitement –, dans votre voiture. Chaque mois, vous payez 9,90 euros de prime d'assurance fixe et 0,01 euro du kilomètre.
Pour trouver des offres de réduction plus originales, il faut traverser la Manche. Ecoinsurance.co.uk vous proposera 10% de réduction si vous roulez dans un véhicule émettant moins de 100 g de CO2 dans l'atmosphère. Notez bien que même la Prius dépasse ce quota ! Mais la compagnie d'assurances vous donnera au moins bonne conscience, car elle promet 20% d'économies... sur votre bilan écologique ou votre empreinte carbone. Pour chaque assuré, Ecoinsurance.co.uk, investit dans la reforestation, l'énergie recyclable, etc.
Du côté des Pays-Bas, la Deltalloyd a une proposition imparable. Pour tout propriétaire d'un GPS Tom Tom ou Garmin, l'assurance propose un discount de 10%. Une idée qui lui est venue après la parution d'une étude sur l'impact des GPS sur la sécurité routière. Les résultats basés sur 115 197 conducteurs ont révélé que les automobilistes roulant sans GPS rencontraient 12% d'incidents en plus. Et les dommages de ces derniers étaient 5% plus coûteux. En proposant à ses assurés une réduction de 10%, la Deltalloyd fait d'autant plus une belle affaire qu'elle ne fournit pas le GPS, mais incite ses clients à le faire. Malin. Et si nos assureurs hexagonaux faisaient de même ? |
La récession sous le sapin |
Les mois se suivent et... se ressemblent. Du rouge sur les marchés, dans nos portefeuilles et bientôt sur le costume du papa Noël.
Depuis le début de l'année, à Wall Street, le Dow Jones abandonne 39% et le Nasdaq 47%. En Europe, Paris chute de plus de 46% sur 11 mois et l'indice Euro Stoxx 50 de 49%. Dégringolade également pour le Nikkei : -49% depuis le 1er janvier dernier. N'en jetez plus. De toute façon, il ne reste plus grand-chose à jeter à ce rythme là.
Qu'y a-t-il dans la hotte des banquiers centraux ? Même la Banque centrale américaine n'a plus que quelques cartouches en main pour sauver son économie, elle qui a réduit son taux à 1%. Mais vu le dérapage de l'économie, Ben Bernanke n'exclut pas de toucher à nouveau au taux directeur, "même si la politique des taux traditionnelle est limitée par le fait que les taux d'intérêt nominaux ne peuvent tomber en deçà de zéro".
A la Banque centrale européenne, la frilosité est toujours là. Pourtant, "la BCE n'a pas d'autres choix que de baisser ses taux", argumente Jérôme Revillier, dans l'Edito Matières Premières & Devises de lundi. "Et le repli de l'inflation lui permet de frapper fort. La vraie question est de savoir quelle sera l'ampleur de la baisse. Le consensus table sur un repli du taux directeur de la BCE de 50 points de base. Mais la probabilité d'une baisse plus forte, de 75 points de base, semble également très plausible." Dans l'un ou l'autre cas, il ne faut pas s'attendre à un miracle. "Quelle que soit la décision prise, elle devrait peser négativement sur l'euro", prévient Jérôme Revillier.
Les banquiers centraux ont beau se creuser la tête et appeler à des plans de relance énergiques, la sortie du tunnel est encore loin. Le patron de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, a averti les marchés lundi : "la durée probable de la tourmente financière est difficile à apprécier et de ce fait les incertitudes entourant les perspectives économiques sont exceptionnellement amples. Mais même si le fonctionnement des marchés financiers continue de s'améliorer, les conditions économiques resteront sans doute faibles pendant un moment". En clair, c'est grave et nous ne sommes pas sortis d'affaire.
Les Etats-Unis sont en récession depuis 12 mois déjà. Eh oui, malgré un bilan plutôt positif au premier semestre, l'économie américaine a trébuché dès décembre 2007, selon le Bureau national de la recherche économique (NBER).
Il n'en fallait pas plus lundi, premier jour de décembre, pour précipiter à nouveau les marchés dans le rouge. Les places américaines ont respectivement perdu 7,70% pour le Dow Jones et 8,95% pour le Nasdaq.
Des cadeaux et des lingots Ne croyez pas que la ruée dans les magasins américains vendredi dernier, lors du Black Friday, soit le signe d'une reprise outre-Atlantique. Bien au contraire, les consommateurs américains étranglés par la récession se sont uniquement jetés sur les rabais qui ont atteint 70%. Bilan : 372 $ dépensés en moyenne par tête de pipe, soit une hausse de 7,2% par rapport à 2007, et un employé mort piétiné dans les allées d'un Wal-Mart.
"Selon la National Retail Federation, association professionnelle des détaillants, l'Américain moyen consacrera cette année 816,69 $ à ses achats de fêtes de fin d'année, soit seulement 1,9% de plus qu'en 2007. Il s'agit de la plus maigre progression depuis 2002", rapporte Le Figaro.
Chez nous, le budget Noël subira lui aussi un tour de vis : -5% à 527 $, selon le cabinet Deloitte. Dont 291 $ pour les cadeaux (-6,7%) et 159 $ pour la ripaille (-2%). Selon le baromètre du vendeur de joujoux La Grande Récré, c'est plutôt 221 $ qui seront consacrés aux cadeaux par foyer.
Cette année, le cadeau sera utile, prédit Deloitte dans son étude. Alors pourquoi ne pas s'offrir un petit baril ? En ce moment, le pétrole est bradé. Les cours sont tombés à des niveaux jamais atteints depuis 2005, autour des 46-47 $. Un niveau insoutenable pour le cartel pétrolier de l'OPEP qui ne peut que constater son impuissance à influencer sur les prix.
Ou bien un lingot, très pratique en presse-papiers ou pour caler des ouvrages dans une bibliothèque. A 772 $, l'or aussi est soldé. "Depuis le début du XXIe siècle, le métal précieux est entré dans une phase prodigieuse, s'appréciant en une décennie à peine de près de 280% de sa valeur", analyse Marc Dagher dans Le Billet du Trader. L'or devrait tirer son épingle du jeu, prévient-il : il y a encore 100 à 150% à prendre sur l'once d'or.
Les Français veulent de l'argent à Noël. Offrez-vous de l'or. C'est sans doute un des meilleurs moyens pour se refaire une peau. |
Grande distribution : une pilule difficile à avaler |
Inflation, déflation, quelles que soient les circonstances, le secteur de l'alimentaire fait grise mine. Petit coup d'oeil sur les géants du secteur.
Les distributeurs étranglés Avec la chute du pouvoir d'achat, nous n'avons pas hésité à couper toutes les dépenses possibles. La nourriture n'a pas fait exception. Résultat, les distributeurs ont du mal à garder la tête hors de l'eau, et le paient en Bourse.
Carrefour a ainsi vu son cours s'effondrer de 46% depuis le début de l'année et a perdu près de 37% en cinq ans. Autre Français, Casino a chuté de plus de 37% depuis janvier, et totalise une baisse de 40% sur cinq ans. Même le champion du secteur, le Britannique Tesco, n'est pas à la fête. La chaîne de supermarchés a pourtant réalisé une hausse de plus de 16% à la bourse en cinq ans – nettement mieux que ses concurrents français donc, mais a perdu 39% depuis le 1er janvier dernier.
Le cours de Tesco se porte tout de même mieux que celui de ses concurrents anglais Sainsbury (-34% depuis le 1er janvier, et -6% en cinq ans) et Morrison, mais le distributeur commence à sentir le vent de la crise. D'après les analystes, son cours pourrait encore chuter de 20%. D'ailleurs, nombreux sont ceux qui le recommandent à la vente, comme Clive Black, de Shore Capital, et Tom Gadsby de la Société Générale.
Le modèle de Tesco, qui avait jusqu'ici fait son succès, est désormais à la peine. Le distributeur a en effet misé sur une stratégie d'expansion géographique, mais voit ses ventes ralentir dans les pays qui avaient pourtant contribué à son succès. Ainsi, il traverse une période difficile en Hongrie, en Pologne et en Corée du Sud. A tel point que Tesco a affirmé à Shore Capital qu'il prévoyait une croissance de ses ventes de seulement 2%, contre 3 à 4% prévus initialement.
Relativisons tout de même, Tesco reste l'un des acteurs du secteur en meilleure santé. Surtout comparé à l'indice distribution-alimentation de la Zone euro. Il a fait -43% depuis le début de l'année et -33% sur cinq ans.
De l'air ! Afin de regagner une certaine marge de manoeuvre et de respirer à nouveau, les distributeurs cherchent à reporter la pression qu'ils subissent sur d'autres, c'est-à-dire sur leurs fournisseurs.
Tesco a ainsi récemment tenté de faire passer les délais de paiement à ses fournisseurs de 30 à 60 jours. "Plus grande sera la détresse dans le domaine de la distribution, plus nous assisterons à ce genre de choses", note David Stoddart, analyste chez Altium Securities. Quand ils ne parviennent pas à négocier de délais auprès des fournisseurs, les distributeurs tentent d'obtenir des rabais de leur part. Leur objectif est double. Ils cherchent à faire baisser les prix afin d'être ensuite eux-mêmes en mesure d'offrir des promotions à la période de Noël. Ils espèrent aussi disposer de plus de fonds afin d'éviter d'emprunter aux banques, voire même pour certains de parvenir à les rembourser.
Au début de l'année, les producteurs avaient augmenté leurs prix, à la suite de la hausse des cours des matières premières. Maintenant que ces derniers sont redevenus plus raisonnables, les fournisseurs subissent une pression accrue de la part des distributeurs afin de réajuster à la baisse leurs étiquettes. Une situation qui peut donner lieu à des blocages, comme cela a récemment été le cas en France, alors que les agriculteurs ont déclaré être pris à la gorge.
Le débat ne fait de toute façon que commencer : face à des consommateurs en demande d'une baisse des prix, fournisseurs et distributeurs se rejettent la responsabilité et s'accusent mutuellement d'en profiter pour augmenter leurs marges.
Quelle que soit la part de responsabilités, la situation s'annonce difficile pour les fournisseurs.
En Angleterre, le magazine anglais Investors Chronicle cite plusieurs fournisseurs alimentaires à éviter : Uniq, qui a déjà annoncé un avertissement sur résultats, Robert Wiseman, qui affirme avoir besoin d'augmenter le prix de son lait pour faire face à l'inflation, Tate & Lyle, lourdement endetté, ou encore Premier Foods, Finsbury Food et Zetar. Une liste suffisamment longue pour comprendre qu'il faut se tenir à l'écart du secteur pour l'instant.
En France, si vous possédez des actions d'entreprises alimentaires, comme Entremont, Duc, LDC, Brossard, Bonduel… surveillez-les de près. |
Le chômage, ennemi public numéro 1 |
Le pouvoir d'achat n'est plus la première préoccupation des Français. Le sondage TNS Sofres/La Croix le révèle : en octobre, le chômage lui est passé devant pour 33% des Français, toutes catégories socioprofessionnelles, régions ou âges confondus. Une crainte qui malheureusement n'est pas sans fondements.
Des chiffres alarmants Ainsi, le directeur général du Bureau international du travail a donné la mesure du problème le 20 octobre : "D'ici la fin 2009, le monde devrait compter 210 millions de chômeurs ou plus, en fonction de l'impact de la crise financière." C'est 20 millions de plus qu'en 2007. Entre-temps, la crise financière est passée par là. Elle est à l'origine "d'une crise sociale qui s'annonce longue et sévère", selon Juan Somavia.
Les derniers chiffres de l'Unédic confirment que l'Hexagone ne passera pas à côté du fléau. Fin 2008, 46 000 personnes viendront grossir les rangs des chômeurs. Et contrairement à ce qu'espérait l'assurance chômage, la décrue ne sera pas pour la fin de l'année mais pour... 2011. Pour l'OCDE, le taux de chômage en France pourrait s'élever à 7,6% en 2009, contre 6% dans la zone euro.
Des PME fragiles Le pessimisme s'explique. Avec un pouvoir d'achat en berne, les Français limitent leurs dépenses. Les résultats des entreprises en subissent les conséquences. Pour faire face à leurs charges, à leurs investissements, elles ont besoin de crédits.
Mais les banques au bord de la faillite jouent les abonnés absents. Selon une enquête de la chambre de commerce et d'industrie de Paris, 20% des petites et moyennes entreprises avouaient ressentir le durcissement des conditions de crédits. Un problème qui risque de faire vaciller ces entrepreneurs, qui trop souvent jouent le rôle de banquiers pour les plus grandes entreprises, à en croire le Comité Richelieu. "Vu la longueur des délais de paiement, les PME supportent la trésorerie des autres", évoque cette association française de PME innovantes.
En France, on recense 1,3 million d'entreprises de moins de 10 salariés, 236 000 emploient de 10 à 50 salariés. En février 2008, le ministère de l'Economie et l'Oseo estimaient que 55% de la population active travaillaient dans les PME. Ces dernières ont été à l'origine de 2,3 millions de nouveaux emplois sur un total de 2,8 millions, au cours des vingt dernières années.
Alors si les PME s'écroulent, la menace du chômage devient plus aiguë. Mais se sachant fragiles, les patrons se refusent à embaucher. En région parisienne, selon la CCI, ils ne sont que 18% à envisager un recrutement dans les six prochains mois. C'est 6% de moins que l'an passé.
Pas de croissance. Pas d'embauches Le feront-ils ? Le ralentissement économique est bien réel. Croire en 1% de croissance dans l'Hexagone, c'est être optimiste aux dires même de bien des membres du gouvernement. Pour le FMI, un simple 0,2% est plus plausible. De quoi faire hésiter les employeurs à investir sur l'avenir.
D'autant qu'ils peuvent en cas de sursaut d'activité faire appel à l'intérim – aujourd'hui en chute libre – ou mieux aux heures supplémentaires défiscalisées. Selon Eric Heyer, de l'Observatoire français des conjonctures économiques, cité dans L'Expansion, "en période de ralentissement économique, on constate normalement une diminution des heures supplémentaires. Là au contraire, on constate une progression, alors même que le volume d'heures travaillées diminue." Ainsi, la mesure gouvernementale destinée à augmenter le pouvoir d'achat des Français amplifie la montée du chômage.
L'efficacité des mesures en question Reste qu'en pleine tourmente, le gouvernement n'a pas souhaité rester les bras croisés à attendre la chute des PME. Un plan de 22 Mds€ a été annoncé. Ce montant sera mis à disposition des banques pour qu'elles renforcent leurs crédits aux entreprises. Des sommes qui seront "sous haute surveillance", promet Hervé Novelli, secrétaire d'Etat chargé entre autres des PME.
Parallèlement, au niveau européen, la banque européenne d'investissement va mettre à disposition 30 Mds€, dont 3 à 4 sont destinés à la France pour aider les PME. Les représentants des PME préféreraient que les organismes d'Etat diffèrent d'un ou deux mois la collecte de leurs impôts, comme l'a décidé l'Unédic. Une mesure qui pourrait coûter 12 M€ à l'assurance chômage. Si la Sécurité sociale devait faire de même, la facture s'élèverait à 10 Mds€ selon Eric Woerth, ministre du Budget. Ce n'est pas à l'ordre du jour.
Pour distiller son aide, l'Etat fait confiance aux banques. Auront-elles à coeur de réparer leurs erreurs ? En attendant, le chômage grimpe.
Première parution : 23/10/08 |
Monuments classés : ce qu'on ne dit pas |
Etre châtelain n'est pas une sinécure. Posséder son manoir ou arpenter des salons anciens est tentant. Avant de vous lancer dans l'achat d'un monument classé ou inscrit aux monuments historiques, méfiez-vous. Ne vous laissez pas abuser par ce que certains appellent des avantages fiscaux. Il ne s'agit que de compensations des devoirs qui vont de pair avec la possession d'un tel bien.
Car il n'est pas question de laisser péricliter votre bâtiment, ce qui est coûteux. Avant, les terres des châteaux procuraient les revenus nécessaires à leur entretien. Aujourd'hui, faute de terres, il faut avoir des revenus suffisants pour assurer les travaux. D'autant plus qu'ils sont soumis au contrôle de l'Etat. Sachez que vous vous embarquez dans des études coûteuses et des travaux sous surveillance d'un architecte en chef des monuments historiques. Etre propriétaire d'un bâtiment classé demande de l'argent, mais aussi beaucoup de patience.
Des subventions en baisse Vous bénéficierez tout de même de coups de pouce. Tout d'abord, au travers de subventions publiques. Problème : elles ne cessent de diminuer. D'après La Demeure Historique, l'association des monuments historiques privés, les subventions versées par l'Etat ont chuté de 60% sur trois ans. En échange des frais que représente l'entretien d'un monument historique, vous pourrez également bénéficier de compensations fiscales.
Concrètement, il s'agit d'une déduction de votre impôt sur le revenu – après versement des subventions – du solde des travaux. Attention, pour bénéficier d'une réduction à 100%, il faut remplir certaines conditions. Il faut soit avoir touché des aides publiques, soit être ouvert au public, selon un quota de jours imposé. Si ces conditions ne sont pas remplies, le taux de déduction fiscale n'est plus que de 50%.
Ces mesures pourraient cependant changer avec la nouvelle loi sur les Finances 2009. Il deviendra plus compliqué de bénéficier de 100% de déduction. Il faudra en effet obligatoirement être ouvert au public entre quarante et cinquante jours par an. "Etre ouvert au public est extrêmement contraignant. Il faut engager du personnel ou être disponible soi-même, réaliser certains travaux, comme un parking, entretenir les jardins, renoncer à vivre dans les plus belles pièces de votre propriété car elles sont visitées...", alerte Bertrand Le Nail, du cabinet Le Nail spécialisé dans la vente de monuments historiques.
Droits de succession : report et non exonération Certains invoquent alors l'exonération de droits de succession comme argument d'achat. Méfiance, il ne s'agit pas d'une exonération mais d'un report, accompagné de l'obligation d'être ouvert aux visites. Si l'héritier décide de vendre, il paiera alors ces fameux droits, basés sur la valeur actuelle du bien, plus des charges pour le report. Un cadeau empoisonné. "Un monument historique s'achète et se vend facilement. Il ne faut pas le considérer comme une niche fiscale, ni un patrimoine à transmettre nécessairement à ses enfants. C'est de plus en plus une aventure de passionnés, qui acceptent des sacrifices contre le bonheur d'avoir une très belle maison et de participer à la sauvegarde de notre patrimoine", conclut Bertrand Le Nail.
Quand on aime, on ne compte pas. |
Qui veut encore de mon baril de pétrole ? |
Si les membres de l'OPEP étaient à Vienne ce week-end, ce n'était pas pour danser une valse. Pourtant, la "réunionite" du cartel pétrolier est aussi répétitive qu'une valse à trois temps.
De cette derrière réunion, on connaissait déjà la musique. L'OPEP, qui contrôle environ 40% de la production mondiale, fait des cauchemars depuis que le prix du baril a chuté autour des 50 $ et que ses principaux clients sont à la diète forcée. Les rentrées de pétrodollars ont fondu et l'organisation menace de fermer ses robinets en espérant que les prix remontent.
Menaces sans grands effets. En octobre, le cartel a réduit sa production de 1,5 million de barils par jour (mbj pour les intimes) sans que les prix repartent à la hausse. La production totale de pétrole dans le monde était de 86,5 mbj au troisième trimestre 2008, selon l'Agence Internationale de l'Energie (AIE). La réduction de l'OPEP correspond à moins de 2% de ce total. L'organisation peut bien menacer, force est de constater qu'aujourd'hui son influence s'est réduite à peau de chagrin.
Si l'OPEP seule serre un peu plus ses robinets, les prix ne reviendront pas pour autant sur le chemin de la hausse.
Spéculation et récession, le couple infernal Durant toute la première moitié de l'année, les prix du brut se sont envolés, jusqu'à flirter avec les 150 $ le baril. L'OPEP n'y était pas pour grand-chose. Le pétrole faisait alors figure de valeur refuge. Les spéculateurs s'étaient entichés du baril, qui les protégeait contre la chute du dollar. L'or noir était devenu, comme l'or jaune, un antidollar. Même aujourd'hui, il est difficile de faire la part des choses entre l'ampleur de la spéculation et la flambée "naturelle" du pétrole dans le contexte qui était celui d'alors. La hausse appelait la hausse.
Aujourd'hui, le prix du pétrole est revenu à des niveaux étonnamment bas. Mais la dérive de l'économie mondiale, qui implique une moindre consommation, ne peut à elle seule expliquer cette glissade.
Dans l'Edito Matières Premières & Devises, de lundi dernier, notre collègue, Isabelle Mouilleseaux écrivait : " cette forte baisse du cours du baril est à mon avis exacerbée par la spéculation, qui accentue la tendance fondamentale. Quelle est sa part dans l'effondrement du baril ? Difficile à dire…" Bref, à la hausse ou à la baisse, la spéculation reste reine dans la vie des marchés pétroliers.
Malgré la spéculation, le lien entre la croissance économique et la demande en pétrole est prépondérant.
Merril Lynch, dans une note datée du 21 novembre, s'attend à une contraction de la demande globale de pétrole de 0,5% l'année prochaine, ralentissement économique oblige.
L'AIE est plus précise. Dans un joli graphique, elle met en parallèle l'évolution de la croissance mondiale et la demande de brut.
En juillet dernier, avec un PIB mondial en croissance d'à peine moins de 4%, la demande était de 88 mbj. En novembre, avec un PIB en croissance de 2,25%, la demande avait fléchi à 86,6 mbj. Et cela malgré le plongeon du prix du pétrole.
Oui, vous avez bien lu : la croissance mondiale augmente. Elle ne fait que ralentir de 4% à 2,25%. Et pourtant, la consommation de pétrole diminue. Un ralentissement de la croissance de 1,75% conduit à une diminution de consommation de 1,60%.
De ce constat, en apparence absurde, il ressort que l'économie des pays émergents, qui "font" la croissance, est moins consommatrice de pétrole que la nôtre, qui régresse. Jusqu'à quand ? Pas longtemps, estime l'AIE.
Qui consommera le plus de pétrole demain ? En 2007, la demande en or noir des pays hors OCDE représentait 43% de la demande totale. Cette proportion pourrait passer à 46% en 2009, si l'on en croit les prévisions de l'AIE. Si ce rythme se maintient, le rapport de force changerait en 2013, date à laquelle les pays hors OCDE seraient les plus gros consommateurs. Si ce n'est pas ce qu'on appelle du découplage économique, comment nommer ce processus ?
Dans les pays occidentaux, la récession freine la consommation de brut. Sur le Vieux Continent, la demande a baissé de 57 000 bj (barils par jour) cette année et devrait chuter de 205 000 bj par jour l'an prochain. Aux Etats-Unis, c'est -1,1 mbj cette année, et -429 000 bj en 2009, chiffre l'AIE.
Malgré ce coup de frein, la demande mondiale totale sera très légèrement plus forte en 2009 (86,5 mbj) qu'en 2008 (86,2 mbj).
Qui va tirer cette demande ? D'abord la Chine. Elle absorbe aujourd'hui plus de 9% de la production. Certes, l'empire du Milieu n'échappe pas à la crise, mais la croissance chinoise devrait rester au dessus de 8% cette année et en 2009. Pékin a sorti les grands moyens avec son new deal de 460 milliards d'euros. La Chine a consommé 7,5 mbj en 2007, selon l'AIE, et sa demande devrait continuer de croître de 5,2% en 2008 à 7,9 mbj, et de 3,7% en 2009 à 8,2 mbj. Même si l'économie chinoise faisait moins bien que prévu, son besoin de pétrole augmenterait. Il n'y a qu'en cas de passage de sa croissance sous les 5% qu'elle réduirait sa demande, estime Merril Lynch.
Et puis, il n'y a pas que la Chine. La demande indienne a augmenté de 7% entre septembre 2007 et septembre 2008, informe l'AIE. Elle est dopée par une demande croissante en gasoil, aussi bien pour alimenter les moteurs de voitures que les générateurs d'électricité, et ce malgré des prix très élevés en Inde.
La demande russe a elle grimpé de 7,2% sur le même laps de temps. Elle devrait progresser d'environ 3% en 2008 comme en 2009, pour atteindre près de 3 mbj. Pourtant, la croissance du PIB russe devrait ralentir de 5,5 à 3,5%.
Pas de régulation par le prix Une baisse du prix de 10% ne correspond qu'à une augmentation de la demande de 0,1 à 0,5%, calcule Merrill Lynch. Les conséquences d'une baisse des prix sur la consommation dépendent des pays et du régime de taxation des Etats.
Le prix du baril pourrait se reprendre et atteindre un peu moins de 80 $ à la fin de l'année et les 90 $ au premier trimestre 2009, d'après la banque.
Le point de retournement Les spéculateurs parient sur le fait que la réduction de la production est en retard sur la réduction de la consommation, ce qui tire les prix à la baisse. Jusqu'à présent, ils ont raison. Avec la récente remontée du dollar, le pétrole est moins utilisé comme couverture.
En outre, la faillite de nombreux fonds de couverture, les fameux hedge funds, fait qu'il y a moins d'intervenants sur le marché pétrolier.
Mais le sursaut du dollar n'aura qu'un temps, et les pays émergents connaissent toujours une croissance. Le retournement se profile. |
Investir sur le vin : les ingrédients d'une belle vendange |
Ah, la France et ses trois mille crus ! Qui n'a jamais choisi une bouteille sur le seul critère de son étiquette ou de son prix ? Bouteilles chères, mauvaises surprises gustatives, changements de modes de consommation, chaque Français ne consomme plus que 55 l de vin par an, selon l'Insee. C'est presque trois fois moins qu'en 1965.
Les viticulteurs doivent aujourd'hui faire un savant assemblage entre tradition et modernité, terroirs et impératifs commerciaux.
Voici quelques ingrédients de leur renouveau. La politique d'arrachage des vignes, instaurée dans les années 1980 par Bruxelles, a été un mal nécessaire pour moderniser une filière qui produisait trop et mal. Le vignoble du Languedoc-Roussillon fournit désormais 800 000 hl de moins par an qu'il y a quatre ans.
Les exportations viticoles ont pâti de l'érosion de leur réputation et subissent le ralentissement économique. Celles de vins de table et de pays ont reculé de 3,5% au premier semestre, selon UbiFrance. Celles des AOC, de meilleure qualité, ont baissé de 1% en volume mais progressé de 18% en valeur.
La Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) anticipe une année 2009 "difficile". "Les bons chiffres attendus avec la Chine, l'Inde et la Russie auront du mal à compenser les pertes sur les marchés américain ou britannique, principaux débouchés des vins et spiritueux français", pronostique-t-elle.
Nos crus subissent aussi la concurrence de ceux du Nouveau Monde. D'après une étude britannique, citée dans la revue Réussir Vigne, d'ici cinquante ans, la Chine sera le premier producteur mondial et la Grande-Bretagne aura une surface de vignoble équivalente à la nôtre.
Le pichet se modernise Pour conserver leur part de marché, les producteurs doivent comprendre leurs clients. À côté des consommateurs réguliers, fidèles à quelques vins de table mais de moins en moins nombreux, les "occasionnels" voient le vin comme une boisson plaisir, réservée aux grandes occasions. Ils dégustent un Bourgogne aligoté comme un Deen De Bortoli australien. Ils consomment moins, mais sont prêts à y mettre le prix, à condition d'avoir le bon produit et le service qui va avec. D'où le succès des cavistes, comme Nicolas ou Lavinia.
Pour autant, le vin s'achète surtout dans les hypermarchés. Même le hard discount s'y est mis : il s'y vend près d'un litre sur deux, selon une étude Onivins de 2005. Y acheter son vin n'est pas plus avantageux financièrement que dans un supermarché mais le choix y est réduit, donc plus simple.
Car l'achat de vin se veut un achat plaisir. Or, cépage, cuvée, château..., il y a de quoi perdre son latin. À l'offre de s'adapter. Certains producteurs ont eu la bonne idée de miser sur la marque. "Sud de France" regroupe ainsi les producteurs languedociens de vin de pays. Chez Nicolas, les gammes Petites Réserves ou Graines de Cépage se déclinent sur des bouteilles aux étiquettes épurées et colorées.
L'avenir des récoltants passe pour beaucoup par leur talent à nous mettre "le vin à la bouche" en multipliant les innovations marketing. Le bouchon à vis convainc de plus en plus de partisans du liège. Au Canada, le vin français se vend dans des tétra-bricks aux couleurs vives et la marque French Rabbit fait un carton. On est bien loin du "cubi" en plastique.
Autant d'adaptations indispensables à la modernisation de la filière viticole française. Chez les quelques producteurs de vins cotés en Bourse, comme Pernod Ricard ou le groupe languedocien JeanJean, ce n'est pas la grande forme. Ceux qui, comme Laroche, en revanche, ont su faire le bon mélange entre tous ces ingrédients devraient réaliser de belles vendanges.
Première parution : 30/10/2008 |
Evolution des cours du plomb : retournement de tendance en vue ? |
Le déclin initié depuis plus d'un an touche à sa fin Depuis octobre 2007, les cours ont perdu plus de 70% de leur valeur et ce de façon vertigineuse et sans appel. Un décompte elliottistenous montre très clairement que nous sommes sur le point d'achever une phase baissière en cinq temps traditionnels (notés de 1 à 5 sur le graphique), ce qui induit un rebond proche. Rebond qui sera important, puisque proportionnel à l'intensité de la chute qui le précède.
Reprise majeure attendue Après une légère poursuite du déclin actuel en direction du seuil psychologique des 1 000 $ par tonne, une reprise significative est en effet privilégiée, techniquement parlant.

Aussi, tant que les 825 $ ne sont pas nettement enfoncés, un rebond vers les 1 540 $ par tonne est à envisager dans un premier temps. Ce niveau correspond à la fois à la borne supérieure du canal baissier en place depuis le retournement et à la fois au plancher de juin dernier.
Au-dessus de ce niveau, la prochaine cible théorique se situe vers les 2 160 $ par tonne (retracement classique de Fibonacci de 38,2% de toute la baisse et sommet de juillet dernier). |
Tabac et alcool : la carte du vice s'éapanouit dans les Emergents |
Les derniers chiffres du chômageen France sont mauvais : + 45 000 pour octobre. Sans activités, ces chômeurs vont-ils se réfugier dans l'alcool et le tabac ?
Sobres Occidentaux Cela arrangerait sûrement les professionnels de l'alcool et du tabac, deux secteurs en quête de nouveaux consommateurs. Dans les pays occidentaux, les interdictions de fumer dans les lieux publics ont en effet pénalisé les fabricants de cigarettes, mais aussi les ventes d'alcool dans les bars. En France, le nombre de débits de tabac est ainsi passé de 33 000 en 2002 à 29 000 aujourd'hui, selon l'association des buralistes.
Au cours du premier semestre 2008, le marché du tabac a vu son volume diminuer de 4,4%, conséquence à la fois de l'interdiction de fumer dans les lieux publics et de la hausse de 6% du prix des cigarettes instaurée en août 2007. Le phénomène est le même aux Etats-Unis, où la baisse de la consommation pour l'année 2008 devrait se chiffrer à 3%.
Cette chute de la consommation, couplée à une recherche de coupe des coûts depuis son rachat d'Altadis, pousse le géant Imperial Tobacco à mener des plans de licenciements en France. A la suite de l'acquisition du Franco-espagnol, Imperial Tobacco a annoncé en juin dernier la suppression d'environ 2 440 emplois, dont 1 060 en France. Cela représente environ 6% de ses effectifs mondiaux. Le groupe a également prévu de fermer six usines en Europe, sur les 58 qu'il y possède.
Merrill Lynch prévoit pour 2009 un ralentissement global de l'activité alcool et tabac en Occident. Il s'attend à une baisse de 10% des gains réalisés dans cette zone par les entreprises du secteur.
Résultat, les cours de ces sociétés sont sévèrement touchés en Bourse. Pourtant, Merrill Lynch relativise et conseille même à l'achat deux titres du secteur : Diageo (spécialiste des alcools et spiritueux) et British American Tobacco (BAT). Les raisons : leur implantation dans des pays émergents. D'une manière générale, Merrill Lynch juge que les entreprises qui commercialisent des produits addictifs et possèdent des marques fortes devraient sortir de la crise moins abîmées que les autres.
Consommateurs émergents Absence de lois anti-tabac aussi contraignantes que les nôtres dans les pays émergents et apparition d'une classe moyenne qui abandonne les marques locales pour des produits internationaux, autant de facteurs qui soutiennent les ventes des produits du secteur alcool-tabac dans les pays émergents.
Dans le magazine anglais Investors Chronicle, Bruce Davidson, analyste chez Blue Oar, détaille la part des pays émergents dans les activités des géants du secteur.
BAT : 52% de son résultat d'exploitation provient des marchés émergents. En tête, l'Afrique du Sud (14%), suivi du Brésil (9%), de la Russie (3%), du Mexique (3%) et du Venezuela (3%).
Imperial Tobacco : sa présence sur les marchés émergents est beaucoup plus importante depuis son rachat d'Altadis. La moitié des ventes en volume de ce dernier se font en effet en Russie, au Maroc, en Pologne et au Moyen-Orient.
SABMiller : le spécialiste de la bière réalise 88% de son résultat d'exploitation dans les pays émergents.
Philip Morris International : lors de l'annonce de ses résultats du troisième trimestre, il a révélé que la croissance en volume avait nettement progressé en Russie (13%) et en Indonésie (8%).
Rémy Cointreau : le groupe français de vins et de spiritueux vient d'annoncer pour le premier semestre un bénéfice net en hausse de 26,7%. Il s'en explique : "Ce premier semestre a été marqué par l'amélioration de la rentabilité du champagne, la bonne progression des cognacs très haut de gamme ainsi que la croissance soutenue de l'activité sur les marchés émergents, notamment en Chine et en Russie". Les plus fortes progressions pour le cognac ont d'ailleurs été enregistrées "en Chine et sur l'ensemble du sud-est asiatique, tant en volume qu'en valeur".
Un possible ralentissement de la croissance des pays émergents vient tout de même réveiller les craintes pour 2009. Dans les pays émergents, les consommateurs pourraient se retourner vers les marques locales, nettement moins chères que les produits internationaux. Pour avoir fumé des cigarettes chinoises, j'imagine cependant que la qualité des grandes marques internationales, comparée aux produits locaux, pourrait fidéliser nombre de nouveaux consommateurs. |
L'Inde : un nouvel Eldorado pour l'investisseur ? |
L'Inde est courtisée. José Manuel Barroso déclarait la semaine dernière à Pékin que, pour trouver une réponse à la crise : "Nous avons besoin de l'Asie et plus particulièrement de pays comme la Chine, l'Inde ou le Japon."
Un rôle que le Premier ministre, Manmohan Singh, est prêt à donner à son pays, déjà dixième économie mondiale : "Les pays en développement comme l'Inde sont eux aussi touchés par la crise et doivent participer à son règlement." Effectivement, l'Inde subit certains effets de la crise : sa croissance ralentit. De 9%, elle pourrait descendre jusqu'à 6%.
Malgré ce ralentissement, l'Inde est en bonne position pour se sortir des turbulences avec les honneurs. Grand avantage sur nos économies occidentales : ses banques sont relativement épargnées, car elles sont restées éloignées des produits toxiques. Cette année, son agriculture se porte bien, grâce à une mousson plus que satisfaisante.
Et, tout simplement, le pays n'est que très faiblement endetté. Une rareté, par les temps qui courent. Certes, l'Inde vient d'emprunter 3,5 Mds€ au Japon. Ils sont cependant destinés à un beau projet : construire un nouveau chemin de fer entre New Delhi et Bombay. Cela améliorerait le transport des marchandises. Emprunter pour renforcer ses infrastructures, voilà qui peut même sembler sage.
L'Inde est dépendante de ses exportations et subira, dans un effet de domino, le marasme économique dans lequel s'enfoncent les économies occidentales, rétorqueront les détracteurs. En effet, et cela pourrait ralentir sa croissance. D'autant que la rentrée de capitaux a déjà été freinée. Depuis le début de l'année, les investisseurs étrangers ont vendu pour 9 Mds$ des actifs qu'ils possédaient en Inde.
Les Indiens : la véritable force du pays Relativisons. D'une part, les investissements étrangers en Inde entre 2003 et 2007 se sont élevés à 42,5 Mds$, d'après la société de gestion Franklin Templeton. D'autre part, l'Inde s'en sortirait bien même sans les étrangers. D'après le directeur de Templeton en Inde, Sukumar Rajah, la croissance indienne se monterait à 7,5% même si les investissements étrangers devaient cesser.
L'économie du pays est de plus en plus portée par les Indiens eux-mêmes. Il est loin le temps où les Indiens étaient principalement des agriculteurs. Aujourd'hui, l'agriculture ne représente plus que 15% des activités, tandis que l'industrie tourne aux alentours de 26%. La part des services s'élargit. Le nombre d'étudiants qualifiés ne cesse de croître. D'après Sukumar Rajah, l'Inde pourrait bientôt compter le plus grand nombre d'ingénieurs au monde.
La nouvelle force de l'Inde est son marché intérieur. Les produits de consommation et les services se destinent de plus en plus à la population locale. McKinsey estime que la consommation intérieure va quadrupler d'ici 2025, pour représenter un total de 1 521 Mds$. Il faut s'attendre à ce que l'Inde devienne le cinquième plus grand marché de consommateurs au monde.
Non seulement l'Inde aura de moins en moins besoin d'exporter, mais imaginez les opportunités que cela représente pour les entreprises. Cela vous donne envie d'investir sur le marché indien ? Malheureusement, après tant de bonnes nouvelles, il faut modérer son enthousiasme.
Il est encore un peu tôt pour investir sur le marché actions. De janvier à septembre 2008, la Bourse indienne a perdu environ 37 % et rien n'indique que la chute soit terminée. À cause du contexte mondial, la Bourse reste très volatile.
En revanche, certaines compagnies devraient à l'avenir connaître un véritable essor. Nous pensons en priorité aux entreprises qui fabriquent des biens de consommation courante, mais aussi à celles liées aux activités de construction. Les infrastructures représentent aujourd'hui 4,5% du PIB indien. Pour être en phase avec la croissance du pays, ce taux devrait être de 8 ou 9%. Investir en Inde n'est qu'une histoire de patience.
Première parution : 30/10/08 |
Bon génie et mauvaise idée : l'Europe n'a pas besoin de fonds souverain |
Nous sommes dans une situation vraiment extrême, qui a une probabilité inférieure à 2,5% de survenir.
L'Université de Yale a étudié l'indice américain Standard & Poors depuis 1825. 183 ans de performance, c'est ce qu'on appelle du long terme. Sur cette durée, 129 années ont été positives et seulement 54 négatives. En somme, vous avez 70% de chance de ne pas perdre d'argent placé sur le S&P500 sur une année. Reste les 30% de probabilité résiduelle.
2008 est une année record dans l'exécrable : le S&P 500 accuse une perte de -41,28%. Seule année "équivalente" : 1931.
Pour ceux qui ont l'optimisme chevillé au corps, cinq années affichaient des rendements de 50 à 60% : 1862, 1879, 1885, 1933, 1954. 55 ans après, il vous est permis d'espérer une année 2009 extraordinairement faste, mais nous n'y croyons pas vraiment.
Le génie de Gauss La "loi normale de distribution" s'applique à la Bourse. Cette loi statistique, établie par Gauss, permet de "prédire" une caractéristique appartenant à une population. C'est ce qu'on appelle une densité de probabilité. Dans notre cas, la population est constituée par les années boursières du S&P 500, la caractéristique étant la performance de cet indice. La caractéristique moyenne du S&P 500, et donc la plus probable, est une performance de l'ordre de 10%. Il existe une probabilité inférieure à 2,5% d'avoir une performance aussi misérable que celle que nous avons en 2008.
Oui, nous vivons une époque extraordinaire, improbable...
L'Europe n'a pas besoin de fonds souverain Je saute du coq à l'âne. La sagesse de l'Inde est réputée. Mon oeil a donc été accroché par un article de Kavaljit Singh (voxEU.org) qui critiquait l'idée de Nicolas Sarkozy concernant "notre" fonds souverain. L'article est intitulé "L'Europe n'a pas besoin de fonds souverain".
"Avec environ 3 000 milliards de dollars, les fonds étrangers souverains sont de larges réservoirs d'actifs possédés et gérés directement ou indirectement par des gouvernements", rappelle Kavaljit Singh.
Pauvre petit Sarkofonds Mmmmmm, oui, 3 000 milliards de dollars. A comparer aux 20 milliards d'euros du Sarkofonds.
"Ils peuvent être financés par des réserves monétaires, des exportation de matières premières, des privatisations et des excédents fiscaux. Les fonds souverains manipulent les devises étrangères indépendamment des réserves monétaires officielles. D'une façon générale, les fonds souverains sont créés pour diversifier et améliorer le rendement des réserves monétaires étrangères ou du produit de la vente des matières premières ; en outre ils protègent l'économie domestique des fluctuations des prix des matières premières", poursuit Kavaljit Singh.
Aïe : la description du Sarkofonds ne colle pas du tout avec celle de Kavaljit Singh. Où sont nos exportations de matières premières, nos excédents commerciaux et fiscaux ? Et surtout, la mission du Sarkofonds est très différente de la mission d'un fonds souverain. Il s'agit en fait d'un fonds de renflouage protectionniste et non pas d'un fonds de valorisation d'un trésor national déjà acquis.
Kavaljit Singh déclare que l'Europe n'a pas besoin de fonds souverain car "créer un fonds souverain afin de protéger des entreprises nationales n'est rien qu'un mouvement politique anti- commercial".
Mauvaise idée Kavaljit Singh est modéré, mais c'est un sage. Je me demande si le Sarkofonds est une bonne idée. Le protectionnisme avec peu de moyens est toujours un échec. Souvenons-nous : au bon vieux temps du protectionnisme communiste, d'un côté d'une frontière VEB Sachsenring Automobilwerke Zwickau produisait des Trabant, de l'autre, Mercedes construisait des... Mercedes.
Et en Allemagne, la blague de l'époque c'était : "pourquoi faut-il toujours prendre l'option dégivrage vitre arrière de la Trabant ? Pour ne pas se geler les mains en la poussant". Si la Trabant avait affronté la concurrence, elle aurait au moins pu rivaliser avec la Fiat 500.
A la longue, le protectionnisme n'a jamais payé. |
Comment sauver les systèmes de retraites ? |
Pour le moment, les dirigeants américains ne se sont guère souciés du sort des fonds de pension, trop occupés qu'ils étaient à renflouer la barque percée des institutions bancaires. Mais la prise de conscience se fait que la ruine du système des retraites est un mal profond pour l'économie, américaine d'abord, mondiale ensuite.
La crise s'annonce d'autant plus durable. "Il va falloir apprendre la frugalité et travailler plus longtemps ! Un des effets attendus de la crise actuelle sera une présence accrue des seniors sur le marché du travail.
Actuellement, 16,4% des Américains sont encore actifs, le pourcentage le plus élevé depuis trente-huit ans, selon les statistiques officielles", avertit Le Monde, alors qu'en France le travail des seniors est un chantier à peine entamé.
Les Américains peuvent à peine compter sur les tuteurs de leur système pour espérer voir la couleur de leur retraite. "Quand le fonds de pension est un fonds d'entreprise, il existe, en général, un système de garantie élaborée par l'État afin de se substituer à l'entreprise en cas de faillite, explique Le Monde.
C'est le cas, par exemple, aux États-Unis, où depuis 1974 existe le Pension Benefit Guaranty Corporation (PBGC). Financé par les cotisations des employeurs, il vise à couvrir les millions de salariés et de retraités bénéficiaires d'un plan de retraite à prestations définies." "Quand un employeur ne peut plus maintenir un plan de pension, souvent après l'annonce de sa banqueroute, le plan est stoppé et le PBGC hérite de ses actifs et de ses dettes et garantit les rentes qui sont souvent plus basses que promises", poursuit The Washington Times. Mais le PBGC "se retrouve en grand besoin d'argent", déplore The Washington Times.
Recapitaliser les fonds de pension En Pologne, le jeune système des fonds de pension semble mieux pensé. "Il y a plusieurs niveaux de garantie", explique l'économiste de l'OCDE, Rafal Kierzenkowski, au Monde. "Les quinze opérateurs privés actuellement sur le marché – polonais et étrangers – ont une obligation de performance minimale, ce qui est une première garantie. En cas de rentabilité insuffisante, l'opérateur doit puiser dans un fonds de réserves qu'il a dû constituer au fur et à mesure de son activité. Et si les sommes accumulées ne suffisent pas, il peut prélever le solde dans un fonds de garantie constitué par l'ensemble des fonds existants. En dernier recours, l'État intervient et couvre le déficit."
Surtout, en Pologne, "environ les deux tiers des fonds collectés sont investis dans des actifs sans risque – bons du Trésor et obligations d'État" et les fonds ont même réduit leur exposition aux marchés actions avec la crise, explique l'expert.
Un exemple pour les Pays-Bas où "il n'existe pas de système de garantie, mais (où) leur solvabilité est assurée, en principe, par des règles prudentielles très strictes. Ainsi, le niveau de couverture des engagements ne peut pas être inférieur à 105%", note Le Monde.
Toutefois, deux fonds de pension "sont tombés sous le ratio de solvabilité fixé par la banque centrale nationale, les obligeant à mettre en oeuvre des programmes de rétablissement", révèle The Wall Street Journal. Les retraites néerlandaises semblent mal embarquées. "Les fonds de pension affrontent la pire année de leur histoire", résume le Financial Times.
Des dégâts qui prendront bien plus que quelques mois à se réparer. Il y a encore de l'argent dans les caisses pour assurer le versement des retraites les prochains mois. Qu'en sera-t-il dans un an ? Nul ne le sait.
Avant la crise, les fonds de pension répertoriés dans le monde géraient environ 18 000 Mds$, selon une étude de DB Research de septembre 2007. Ces quinze derniers jours, "la tornade boursière", selon le terme des Échos, leur a fait perdre 2 000 Mds$. Échaudés par le krach, les fonds de pension devraient boycotter les marchés actions pendant un certain temps, qu'importent les mesures de soutien, comme la baisse des taux de la Réserve fédérale américaine.
Ce fly to safety qu'ils pourraient opérer vers des actifs réputés sûrs, comme des obligations d'État, est un écueil de plus sur le chemin du rebond boursier. Nous avons là un "krach dans le krach".
Première parution : 30/10/08
Articles conseillés : - Retraites : le système des fonds de pension mis à mal par la crise, par Alexandra Voinchet |
Crise financière : la guérison est encore loin |
"C'est historique". "Du jamais vu". Hier matin, les gérants de La Française des Placements n'avaient que ces mots à la bouche pour qualifier l'ampleur de la crise financière et économique à laquelle nous sommes confrontés.
Le plus dur est devant nous Les gérants de La Française des Placements ne manquaient pas d'arguments pour attester de l'unicité de la période que nous traversons.
Depuis cet été, tous les indicateurs montrent la déroute de l'économie américaine avec, parallèlement à une hausse du chômage, une chute de la consommation et de la production. Et cette récession devrait encore durer de longs trimestres, même si La Française des Placements estime que le plus dur est devant nous. Les dernières semaines de cette année et les premières de 2009 s'annoncent périlleuses.
Seul motif de réjouissance pour La Française des Placements : les Etats-Unis devraient échapper à une déflation durable bien que les prix soient sur la pente descendante.
"Avec un temps de retard, rien de meilleur en Europe...", prévient la société de gestion. En fidèles suiveurs, les Européens doivent donc s'attendre à des jours plus noirs. Comme si cette analyse ne suffisait pas à nous saper le moral, les marchés en ont rajouté une couche hier, avec toute une salve de données macroéconomiques sur l'état de santé de l'immobilier tricolore, sur le moral des industriels français ou sur la chute de la croissance allemande. Une litanie de chiffres propre à filer la migraine. Alors, de par le monde, les économies se gavent d'aspirine.
Céphalée carabinée... Le Royaume-Uni a pris une dose de cheval en injectant 20 milliards de livres, soit 1% de son PIB, et en décidant de baisser sa TVA à 15%. Gordon Brown, médecin malgré lui, n'y est pas allé de main morte. C'est les étrennes avant l'heure.
Aux Etats-Unis, Obama prépare une prescription médicale carabinée. "Obama veut un électrochoc pour l'économie", résume à juste titre Le Figaro.
Même le Pakistan, pays insignifiant sur la scène économique mondiale, est passé par la pharmacie du Fonds monétaire international pour obtenir un crédit stand-by de 7,6 milliards de dollars.
Mais l'aspirine a des effets secondaires. Prise à trop fortes doses, elle peut entraîner des maux bien plus graves qu'un simple mal de tête. Or les prescripteurs du moment semblent l'avoir oublié.
Pourtant, le stimulus fiscal de Londres ne sera pas indolore. Hier, nos collègues de la version anglaise de MoneyWeek lançaient une mise en garde : "plus d'emprunts, plus de dépenses, et – éventuellement –, plus de taxes pour payer tout cela". "Ce gouvernement encourage le shopping et décourage le travail". Et rien n'est gagné pour autant.
Et il ne faut pas compter sur la croissance outre-Manche pour aider au rétablissement du malade, au moins dans un premier temps.
... avec effets secondaires à la clé Le Royaume-Uni, qui se vantait autrefois d'être un champion de l'équilibre budgétaire, devra bien payer un jour pour ses cadeaux fiscaux. Il faudra attendre 2015-2016 pour renouer avec la discipline d'avant la crise, prévient le chancelier de l'Echiquier, Alistair Darling. Les mesures de relance "vont littéralement faire exploser les déficits et la dette britanniques", écrivait hier Le Monde.
Mais, "jusque-là, les prévisions de croissance et des finances publiques sont tout autant énigmatiques que les analyses", s'offusque The Guardian. D'ici à 2015-2016, "la dette publique du Royaume-Uni sera montée jusqu'à 57% du PIB en 2012, contre 41% cette année. Et encore ce chiffre ne tient-il pas compte des 37 milliards de livres dépensés par le gouvernement pour sauver de la faillite et pour partiellement nationaliser Lloyds TSB, Royal Bank of Scotland et Halifax Bank of Scotland", analyse Le Monde.
En France, déjà mauvais élève de la Zone euro, le déficit public grimpera à 3,9% en 2010, selon l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
Aux Etats-Unis, on ne compte même plus. Sous Georges Bush, la Maison Blanche a déjà signé un chèque de 700 milliards de dollars. Sous Barack Obama, elle en fera un autre du même montant environ. Il y a un an, de telles injections monétaires étaient inimaginables ; aujourd'hui, s'en passer serait un suicide. Les économistes de la banque Goldman Sachs l'attestent : une dépression coûterait beaucoup plus cher à l'Etat. Le choix est vite vu.
Est-il besoin de préciser que, comme au Royaume-Uni, le contrecoup pour les finances publiques va être rude ? Car ce qu'on donne aujourd'hui devra être remboursé demain. La note sera salée pour des Etats-Unis déjà endettés à hauteur de 77% de leur PIB. De plus, la reprise, qui s'annonce molle, ne sera pas d'un grand secours pour rembourser ces dettes.
Qui paiera le prix fort ? Nous mêmes, contribuables et consommateurs. Selon PricewaterhouseCoopers, cité par The Guardian, tout Britannique gagnant 40 000 livres sterling par an verra son impôt annuel augmenter de 1 000 livres en 2011 à cause des mesures de ce plan. Et la TVA reviendra dès 2010 à son niveau habituel. Décidément, le rétablissement sera long. |
La crise pèse sur le moral des petits patrons et sur l'emploi |
La crise est devenu l'ennemi public numéro un. Près de huit Français sur dix s'en inquiètent, selon un sondage TNS Sofres publié mi-novembre. 64% redoutent que cette crise financière n'entraîne une récession durable et profonde en France.
"Il faut savoir résister au pessimisme des autres", ironise l'humoriste grinçant Guy Bedos. Plus facile à dire qu'à faire. En ce moment, nous sommes noyés sous les sondages et autres enquêtes en tous genres qui nous rappellent à quel point l'économie va mal. Très mal ! Même la boulangère m'a tenu un monologue déprimant ce matin alors que je venais simplement lui acheter un croissant, en consommatrice fidèle.
Les petites entreprises connaissent aussi la crise La boulangerie du coin de ma rue a peut-être moins de soucis à se faire que certaines autres petites entreprises. Malgré la baisse du pouvoir d'achat, nous viendrons toujours lui acheter du pain. D'autres TPE sont plus mal loties.
Selon le baromètre Fiducial-Ifop de novembre, 62% des patrons de TPE (très petites entreprises, de moins de 20 salariés) redoutent la désertion de leurs clients. Les entrepreneurs ont vraiment le moral dans les chaussettes, à en croire cette étude. 29% craignent même de devoir déposer le bilan avant la fin de l'année. Et l'accès au crédit, qui pénalise pour le moment 12% d'entre eux, leur semble de plus en plus incertain.
Les petits patrons anticipent une phase de très forte récession (à 79%), craignent une hausse du chômage et des plans sociaux (à 72%) et, pire, une augmentation de la misère (à 52%). Pas de quoi mettre du baume au coeur.
53% des entrepreneurs se disent pessimistes. C'est un "niveau rencontré une seule fois auparavant, en février 2003, quelques jours avant le déclenchement de la guerre en Irak", analyse Fiducial.
Un tel malaise n'est vraiment pas bon signe pour l'économie tricolore. On compte 2,6 millions de TPE en France. Elles pèsent 28% du produit national brut et emploient 4 millions de salariés. Impossible de les laisser tomber. Début octobre, Nicolas Sarkozy avait annoncé le déblocage de 22 milliards d'euros pour les PME. Elles attendent toujours d'en voir la couleur. Les défaillances se multiplient, déplore l'assureur crédit Euler Hermes SFAC.
Les cadres s'inquiètent Il n'y a pas que les PME qui trinquent. Même les cadres ne sont plus à l'abri. En début d'année, on parlait encore pour les cols blancs de "plein emploi", avec un taux de chômage estimé à 3,8%, soit "deux fois moins que l'ensemble des salariés", selon des chiffres de l'APEC.
Aujourd'hui, La Défense craint d'être logée à la même enseigne que les usines de Renault. "Le secteur financier devrait licencier 200 000 personnes en 2008 aux Etats-Unis et en Europe", prévenait Le Monde il y a un mois.
On ne pourra "pas éviter qu'il y ait des licenciements", renchérit Nicolas Sarkozy. 95% des personnes interrogées par Fiducial estiment que la crise aura des conséquences importantes sur le chômage. Et ils ont bien raison. La barre symbolique des deux millions de chômeurs se rapproche. L'INSEE anticipe même un taux de chômage de 7,4% à la fin de l'année.
Chez les cadres, les scénarios d'embauche ont été revus à la baisse de près de 10%, selon l'enquête de l'APEC sur "Les cadres en Europe 2008-2009". Tout le monde se retrouve dans la même galère. Le Bureau international du travail s'attend à voir le nombre de chômeurs dans le monde augmenter de 20 millions, à 210 millions fin 2009.
Quand la finance veut aider l'emploi, méfiance Le gouvernement a promis de soutenir l'emploi avec des contrats aidés. Il en promet 60 000 de plus que prévu cette année et 100 000 pour l'an prochain. Nous voilà presque revenus à l'époque de Lionel Jospin.
Une banque fait également cette promesse. Il s'agit du Crédit Mutuel. Il propose un fonds commun de placement dédié à l'emploi en France. L'objectif de CM CIC France Emploi (Isin : FR0007481858) : "participer à la création et à la pérennisation d'emplois, ainsi que conforter et consolider les entreprises solidaires", peut-on lire sur son prospectus. Un exemple parfait de ce que certaines structures, comme Finansol, proclament haut et fort comme étant l'avenir de la finance : l'épargne solidaire.
A première vue, ce fonds a un certain mérite. Sa performance croît de 3,72% depuis le début de l'année. Tout le monde ne peut pas en dire autant !
En creusant à peine plus, on voit très vite l'emballage marketing qui l'entoure. CM CIC France Emploi se veut un fonds monétaire principalement investi sur des produits à taux fixes et a renforcé sa part de liquidités depuis septembre dernier. On voit mal comment, avec des produits à taux fixes, ce fonds peut servir la bonne cause dont il se réclame. Pour grappiller quelques euros, autant le faire avec un Livret A qui vous rapporte 4%, et c'est du sûr.
Entre l'aide à l'emploi via ce FCP et l'aide au logement social apportée par les fonds des Livrets A, on peut s'acheter une bonne conscience. Même si cela rapporte peu. |
L'assurance vie : en sécurité pour la retraite |
L'assurance vie est un excellent moyen de transmettre ses biens à ses héritiers sans avoir à payer de droits de succession. Elle permet, en effet, de transmettre 152 000 € sans être soumis à l'impôt.
Au-delà de ce montant, vos héritiers seront taxés à hauteur de 20%, alors que les droits de succession classiques s'élèvent à 60 %.
L'assurance vie sert donc très souvent à transmettre son héritage. Pourtant, de plus en plus de souscripteurs s'en servent comme d'un placement à long terme. La Caisse d'épargne a par exemple lancé l'an dernier une offre d'assurance vie dédiée aux trentenaires.
C'est le premier signe d'un changement de mentalité des épargnants qui ne voient plus ce produit d'épargne uniquement comme un produit de transmission.
Comme le PEA, l'assurance vie est récupérable au bout de huit ans. Elle peut soit être versée sous la forme d'un capital, soit à travers une rente viagère. Dans le premier cas, les intérêts seront soumis aux prélèvements sociaux. S'ils dépassent 4 600 € pour une personne seule (9 200 € pour un couple), ils se verront également appliquer une taxe de 7,5 %. Les rentes viagères sont quant à elles très peu touchées par l'impôt.
Le rendement de ce type de contrat est très avantageux par les temps qui courent et les montants placés sont assurés (comme les comptes bancaires) à hauteur de 70 000 € en cas de faillite de votre assureur.
Première parution : 23/10/08
Article conseillé : - Protéger son pécule : PEA et assurance vie à la rescousse, par Pierre Tenaud |
Actualit�s : MoneyWeek
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Paul H. Dembinski, Finance servante ou finance trompeuse ? |
Dans un langage d'universitaire qu'il faudra surmonter, ce livre donne des pistes pour répondre à une question très actuelle : "Comment pouvons-nous nous faire abuser par ce qui n'est qu'un outil ?"
L'auteur qualifie notre époque, qui a succédé aux Trente Glorieuses, d'années euphoriques. Même si les performances économiques sont moins bonnes que dans la période précédente, il est admis que "la seule institution sociale capable de garantir le bonheur tant collectif qu'individuel serait ainsi le libre jeu du marché".
Ainsi, la finance moderne s'est construite autour d'une monnaie mondialisée et délivrée de "tout étalon qui lui serait exogène", du couple "risque rendement", de la notion de couverture de risques. Elle a supprimé les contacts humains dans les transactions. Elle manipule une importante masse d'épargne provenant de la capitalisation des retraites.
Parallèlement, les pays riches recourent à la dette, pensant préserver l'étalon monétaire de l'érosion de l'inflation. Notre présent dépend des projections de notre avenir. "Paradoxalement, c'est par la consommation d'aujourd'hui que nous sommes censés nous assurer des lendemains qui chantent."
L'auteur montre comment la finance a fini par renverser le rôle de l'argent. "Les bénéfices ne sont plus le fruit normal de l'entreprise alimentée par l'argent, mais le fruit normal de l'argent alimenté par l'entreprise", dénonce l'auteur.
La façade de l'avenir toujours plus radieux calculé par des modèles financiers, et le recours à des montages enchaînant le présent à un avenir factice, s'écroulent. C'est le moment de redécouvrir la frugalité, c'est-à-dire l'autolimitation dans la consommation et la "liberté de l'imprévoyance".
> Finance servante ou finance trompeuse ?, Paul H. Dembinski, Desclée de Brouwer, coll. "Parole et Silence", 2008, 19 € |
Nassim Nicholas Taleb, Le cygne noir : savoir que le hasard existe |
Les opportunités les plus fortes, comme les conséquences les plus dramatiques proviennent de "cygnes noirs", des événements aléatoires, hautement improbables. Mais ce que la nature humaine refuse d'imaginer finit par survenir ; l'impact est d'autant plus important sur nos vies que nous sommes aveuglés par des prévisions de l'avenir erronées.
Tel est le thème du dernier opus de Nassim Nicholas Taleb, Américain d'origine libanaise. Cet essai philosophique sur l'importance du hasard est inclassable. L'auteur y multiplie les anecdotes personnelles, les exemples, pour mieux mettre à la portée de tous son point de vue.
Internet, la crise financière d'aujourd'hui, la saga Harry Potter, sont autant de cygnes noirs, positifs ou négatifs. À trop lorgner sur le passé, nous aidant de statistiques qui ne tiennent pas compte des données "hors normes", nous tirons des conclusions fausses sur ce qui est vrai. Car, s'il est toujours possible de confirmer qu'une chose est fausse, il est beaucoup plus difficile de dire qu'une chose est vraie.
De plus, notre vision de la réalité est déformée par les discours de gens "respectables", "formés à être ennuyeux et raisonnables", banquiers, journalistes…
Enfin, si tous nous savons que prévenir est mieux que guérir, dans la réalité nous taxons de gaspilleurs ceux qui voudraient prendre des mesures préventives.
Pour l'auteur, la clé du succès est de prévoir l'imprévisible, les scénarios impossibles, à l'instar d'un George Soros, qui avant d'investir cherche tous les arguments qui pourraient réfuter sa théorie. Un modèle pour Nassim Nicholas Taleb, ex-trader, qui dévoile sa philosophie : "Les marchés financiers prometteurs et les valeurs sûres m'inquiètent beaucoup plus que les opérations de spéculation. Les premières présentent des risques invisibles, les secondes n'offrent aucune surprise puisque l'on sait bien qu'elles sont volatiles."
Et si lui cherche à se mettre en contact avec des "cygnes noirs" positifs, il conseille à chacun de faire comme bon lui semble, sans s'occuper du regard des autres. Car après tout "rater un train n'est pénible que si l'on court après".
> Nassim Nicholas Taleb, Le Cygne noir, la puissance de l'imprévisible, Les Belles Lettres, 2008, 23 euros. |
Crises financières : devenez un as des krachs |
Toutes les mêmes, les crises ? C'est la question qu'explore Crises financières.
Les crises peuvent avoir pour origine des bulles sur des produits aussi variés que la tulipe ou les valeurs informatiques (dot.com), mais leurs mécanismes présentent des similitudes.
Difficile alors de comprendre pourquoi, à chaque fois, nous tombons dans les mêmes pièges, qui nous mènent de bulles en krachs.
La faute en incombe en partie aux politiques financières et monétaires qui sont mises en place. Crises financières les explique, sans tomber dans le jargon des spécialistes.
Le livre peut même être amusant. Un exemple ? Même Isaac Newton s'est fait avoir en Bourse, par la bulle de la South Sea Company. "Le 20 avril 1720, il vendit ses actions à 7 000 livres sterling […] pour un profit de 100%. Mais le marché continua de monter et Isaac Newton, craignant de manquer une opportunité, ré-entra dans le marché au sommet et perdit 20 000 livres, ce qui lui fit dire : 'Je peux calculer le mouvement des astres célestes, mais pas la folie des gens'."
Crises financières, Jacques Gravereau et Jacques Trauman (éditeurs), Economica, 2001 |
L'audit de MoneyWeek : George Lucas |
Comment a-t-il débuté ? En 1967, George Lucas sort diplômé de l'université de Californie du Sud spécialisée dans les arts du cinéma.
Son court-métrage Labyrinthe électronique : THX 1138 4EB, a remporté le prix des étudiants qui lui a ouvert les portes de Warner Bros pour assister Francis Ford Coppola. Lucas était payé 3 000 $.
Il a impressionné Coppola au point que celui-ci a poussé les studios à financer (à hauteur de 1 M$) l'adaptation de son court-métrage.
Pour tenir le budget, il a réalisé les explosions du film avec de simples feux d'artifice à 10 $ et un plateau miniature qu'il a fabriqué lui-même. Ce film rapporta 15 000 $ à George Lucas.
Son premier vrai film, American Graffiti (1973), lui a rapporté 50 000 $.
Comment a-t-il créé Star Wars ? Après deux ans d'écriture, Lucas a vendu son scénario pour près de 20 000 euros. Il a été rémunéré 85 000 euros pour le mettre en scène, avec une clause lui permettant de récupérer 40 % des bénéfices.
Le film a amassé 1,5 M$ pour son premier week-end. La saga Star Wars a rapporté 4,3 Mds$ depuis, alors que les produits dérivés ont engendré 13,5 Mds$. En 2007, il a empoché 200 millions d'euros en un seul jour, lorsque le fabricant de jouets Hasbro lui a racheté ses stock-options offertes dix ans plus tôt.
Comment dépense-t-il son argent ? Une grosse part de l'argent de Lucas est réinvestie dans ses différentes sociétés de production, à l'avant-garde des effets spéciaux durant les trente dernières années.
Il vit et travaille dans ses bureaux qui occupent plus de 2000 ha et sont surnommés le Ranch Skywalker. Ils auraient coûté 100 M$.
Il n'a pourtant pas oublié d'où il venait. En 2006, il a donné 175 M$ à son ancienne université. |
L'audit de MoneyWeek : Will Smith |
Comment est-il devenu riche ? Will Smith grandit à Philadelphie où il intègre l'une des plus prestigieuses écoles secondaires. Élève brillant, il obtient une bourse pour intégrer le fameux MIT. Mais il préfère se lancer dans une carrière artistique.
Il fonde avec son ami Jeff Townes un groupe de hip-hop qui connaît un gros succès aux Etats-Unis. Ensemble, ils obtiennent un Grammy Award en 1989. Will Smith a 21 ans. Il dilapide son magot (environ 6 M$) : "L'argent coulait à flots et je ne me rendais pas compte de sa valeur. Le fisc me réclamait près de 3 M$ et je n'avais plus que 2 $ en poche."
Comment est-il devenu acteur ? En 1993, Will Smith devient le héros de la série à succès Le Prince de Bel-Air qui lui permet de renflouer ses caisses. Il joue le rôle principal, celui d'un jeune enfant des rues de Philadelphie qui débarque chez son riche oncle de Los Angeles.
Le succès de sa série lui vaut l'un des rôles principaux dans le film Bad Boys en 1995. Le film d'action à gros budget lui permet d'être reconnu à Hollywood et d'empocher la coquette somme de 2 M$.
L'année suivante, il tient l'affiche du blockbuster Independence Day, cachet de 5 M$, la même somme que pour son autre grand succès, Men in Black un an plus tard.
Combien gagne le nouveau roi de Hollywood ? Selon Forbes, Will Smith est l'acteur le mieux payé du monde. Au cours de l'année dernière, il a empoché 80 M$. Il ne tourne plus de film si son cachet n'atteint pas les 20 M$.
Sa carrière musicale se poursuit en solo puisque les bandes originales de ses films lui sont souvent confiées, et qu'elles deviennent des tubes internationaux. Il a écoulé plus de vingt-cinq millions d'albums dans le monde. |
L'audit de MoneyWeek : Sophie Marceau |
Comment a-t-elle commencé le cinéma ? Sophie Marceau n'a que 42 ans, mais elle a déjà trente ans de cinéma derrière elle. À 14 ans elle, qui décharge des camions sur les marchés pour se faire un peu d'argent de poche décroche le rôle phare du célèbre film La Boum.
Le second opus l'installera dans le coeur des Français et lui fera gagner un césar. Avec son premier cachet, elle s'offre une petite voiture électrique qu'elle se fait voler peu après.
Comment est-elle passée du statut de jeune actrice à celui de star ? Son rôle dans La Boum lui permet d'être considérée comme un jeune talent prometteur. À 19 ans, elle tourne avec Maurice Pialat et Gérard Depardieu dans le film Police. Mais c'est surtout grâce au film L'Étudiante qu'elle prouvera sa capacité à interpréter les rôles de jeune fille romantique.
En 1995, les réalisateurs américains commencent à s'intéresser à la jeune Française. Elle participera au film Braveheart, avec Mel Gibson, un vrai carton. Un petit rôle à côté de celui qu'elle décroche dans Le monde ne suffit pas, épisode de la célèbre saga des James Bond.
Combien gagne-t-elle ? Sophie Marceau gagne entre 1 et 2 M€ par tournage. Entre 2004 et 2007, elle aurait gagné 2,4 M€, malgré des films au succès moyen, comme Anthony Zimmer et La Disparue de Deauville.
En plus de ses cachets, l'actrice réclame 50 000 € pour se déplacer lors d'un événement publicitaire. C'est ainsi que Nesspresso a dû renoncer à la faire venir pour son lancement sur les Champs-Élysées.
Sophie Marceau sait monnayer son image de "petite fiancée des Français". |
L'audit de MoneyWeek : Alexandre Dumas père |
Comment a-t-il commencé ? Alexandre, orphelin très jeune, est élevé par sa mère dans le culte du héros paternel, général de la Révolution. Ses études bâclées, il devient obscur clerc chez un notaire... En 1823, il entre au service du duc d'Orléans, l'homme le plus riche de France, qui mène grand train grâce à une liste civile (rente) de plus de 12 millions de francs.
Il lui inspire Henri III et sa cour, donnée à la Comédie-Française. Enfin le succès ! À 27 ans, Dumas devient l'auteur le plus lu et le mieux payé de France, devant Victor Hugo. Prolifique, le mulâtre s'entoure de "nègres" et publie plus d'une œuvre par an. Son œuvre, Les Trois Mousquetaires, en 1844, marque le sommet de sa fortune.
Que fit-il de son argent ? L'argent est "bon serviteur, mais mauvais maître". Il ne sut jamais l'apprivoiser. Dumas était un flambeur ; son vra | |