Rougeole : pourquoi elle revient?

Maladie très contagieuse, la rougeole n’est pas anodine, tant s’en faut. Huit décès ont été recensés au Canada depuis le début de l’année, 110 000 à travers le monde ! Alors qu’on la croyait quasiment disparue du fait de la vaccination, comment en est-on arrivé à cette situation ?

Une maladie en apparence bénigne

Les symptômes de la rougeole s’apparentent à une grippe : une forte fièvre, jusqu’à 40°C, le nez qui coule, de la toux, des yeux larmoyants avec, en plus, une éruption de boutons sur l’ensemble du corps. On observe aussi, avant l’apparition des plaques rouges, des petits points blanchâtres à l’intérieur des joues. La période d’incubation dure entre 10 et 12 jours avec une période très contagieuse 4 jours avant l’apparition des boutons et 4 jours après. La maladie étant virale, la transmission se fait par voie aérienne ou par contact direct, seule la mise en quarantaine peut éviter la contamination.

La difficulté réside dans le fait que ses complications peuvent être très graves, voire mortelles, les décès peuvent survenir surtout chez les enfants de moins de 5 ans et les adultes de plus de 30 ans (méningite ou pneumopathie surtout chez les jeunes adultes). La fréquence est augmentée chez les enfants malnutris. 

Le Québec organise une vaccination du nouveau-né systématique, mais cette première injection doit être suivie d’une autre 6 mois après. Or, on constate que seulement 85 % des enfants retournent se faire vacciner. C’est pourquoi il est recommandé d’être suivi dans une clinique médicale privée à Montréal afin de bénéficier d’une couverture maximale.

Des cas partout dans le monde

Selon l’OMS, 110 000 cas de décès imputés à la rougeole sont survenus de par le monde en 2017. Il ne s’agit pas là seulement d’un problème de pays sous-développés, mais aussi, selon l’OMS toujours, d’une méfiance vis-à-vis des vaccins en général. En France en particulier, la désinformation et la méfiance des gens se répandent via internet. Des théories sans fondement circulent alors qu’aucune relation de cause à effet n’a,  à ce jour, été établie par les scientifiques et le corps médical.

 Or, il faut savoir que la non-vaccination met la vie d’autrui en danger. La vaccination a en effet évité entre 2000 et 2016 environ 20,4 millions de décès. Mais dans les pays bouleversés par les conflits ou une catastrophe naturelle, les infrastructures sanitaires sont si fragilisées que la vaccination est malheureusement parfois interrompue.